Le « dôme de chaleur », la nouvelle lubie des activistes du climat

Paul Pettré (*)

(*) Paul Pettré est Ingénieur en Chef de la Météorologie Honoraire. Sa formation scientifique s’est déroulée à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) où il a obtenu un doctorat de géophysique avec le Professeur Paul Queney. Sa carrière s’est déroulée à Météo- France.


En météorologie le dôme de chaleur ne peut pas exister parce que l’air chaud se dilate, sa densité diminue et il s’élève sous l’effet du gradient de densité. C’est la convection.

Comme dans l’atmosphère terrestre la température de l’air diminue avec l’altitude, l’air chaud qui s’élève se refroidit et sa densité augmente jusqu’à être en équilibre avec l’air ambiant.

Donc la phrase cité par exemple dans National Geographic :

Ce « dôme » s’apparente à un couvercle. Il empêche la chaleur de s’échapper et bloque la formation des nuages, ce qui entraîne des températures continuellement élevées et peu de répit,

explique Brandon Buckingham, météorologue chez AccuWeather.

Lorsque l’air chaud tente de monter, il se retrouve bloqué par la crête de haute pression. En s’affaissant, il se compresse et devient encore plus chaud, créant ainsi des conditions de chaleur extrême en surface sur des zones de plusieurs centaines de kilomètres

Cette explication est totalement absurde puisque dans l’atmosphère il n’y a aucun couvercle.

En météorologie classique, avant les modèles de prévision, on utilisait le plus fréquemment la carte du géopotentiel à 500 hPa. La carte représente par des courbes de niveau l’altitude à laquelle se trouve la pression 500 hPa pour une particule d’air. C’est une carte géographique. Le terme « haute pression » ne désigne pas une pression élevée, mais une haute altitude du niveau de pression. Inversement, les basses pressions désignent les régions où l’altitude du niveau de pression est basse.

La pression à une altitude donnée résulte du poids de la colonne d’air qui se trouve au dessus. S’il y a de l’humidité ou des nuages la colonne d’air est plus lourde et par conséquent les basses pressions correspondent en gros à la position des dépressions. Inversement, si l’air est clair la colonne est légère et le même niveau de pression se trouve à une altitude plus élevée.

Il faut se souvenir que pour pour calculer le géopotentiel on a recours à l’approximation hydrostatique, c’est à dire qu’on suppose que l’air n’est pas compressible.

L’intérêt de ces cartes de géopotentiel concerne ce qu’on appelle le vent géostrophique. L’approximation géostrophique suppose que les mouvements verticaux sont négligeables devant les mouvements horizontaux.

Pour obtenir le vent géostrophique, on utilise, toujours en météorologie classique, la loi de Buys-Ballot :  » Dans un mouvement géostrophique, le vent est tangent à l’isobare horizontale, et de sens tel que la pression soit croissante vers sa droite dans l’hémisphère Nord, vers sa gauche dans l’hémisphère Sud. « .

On comprend l’intérêt de ces cartes de géopotentiel pour les vieux météorologistes : d’un seul coup d’œil on a une idée de la position géographique des dépressions (mauvais temps) et des hautes pressions (beau temps) et de la direction principale des vents dont l’intensité dépend des gradients du géopotentiel.

La prévision numérique a balayé tout ça, mais c’est surtout les images des satellites qui ont bouleversé la prévision. Les modèles produisent toujours le géopotentiel à 500 hPa, mais la physique est oubliée et si on superpose des courbes de températures cela fausse tout.

En résumé : l’air chaud ne tente pas de monter, il monte sous l’effet du gradient de densité et se refroidit en montant parce que dans l’atmosphère la température diminue avec l’altitude. La crête de haute pression n’a aucune réalité physique et ne peut pas bloquer l’air chaud. L’air chaud ne peut pas s’affaisser et se comprimer. Cette description est purement imaginaire.

Le dôme de chaleur est un nouvel avatar de l’effet de serre dont l’idée principale est de faire croire que la chaleur peut descendre du ciel.

On retrouve le même discours alarmiste qui remplace avantageusement le précédent devenu moins crédible depuis le recul du GIEC lui-même.

La chaleur ne peut pas s’accumuler, seule l’énergie peut le faire. De mon point de vue les températures élevées observées résultent de la déplétion d’ozone qui a pour conséquence que le rayonnement UV, le plus porteur d’énergie, est moins arrêté par l’ozone stratosphérique.

L’énergie provenant du soleil s’accumule dans le sol et les océans et réchauffe l’atmosphère dans la couche limite par conduction.

J’estime d’après les données historiques que les températures extrêmes ont gagné 2°C en raison de la déplétion d’ozone depuis 1975.

La météo Suisse a un très bon dossier sur l’ozone stratosphérique.

Je pense que les mesures d’ozone à Arosa/Davos sont représentatives pour l’Europe et même si il y a une tendance à la reconstitution de la couche d’ozone, on voit bien qu’elle est faible et qu’un retour à la normale n’est pas pour demain.

Je pense qu’il y a une tromperie générale à ce sujet parce que quand on consulte les sites dédiés habituels sur l’ozone, en particulier Copernicus qui est chargé de ça en Europe, on ne voit jamais ces observations.

Je recommande de consulter le dossier de Météo Suisse

Partager

33 réflexions au sujet de « Le « dôme de chaleur », la nouvelle lubie des activistes du climat »

  1. Merci pour cet article. J’avoue humblement que j’étais loin de connaitre la définition du géopotentiel de pression.
    Heureusement que les présentateurs météo sont plus instruits que moi !

  2. Paul, un grand merci pour ton texte, très clair pour ce qui me concerne.
    Il était vraiment nécessaire par les temps qui courent !
    Une partie de ce que tu écris (variabilité naturelle) est partagé par Judith Curry qui vient de clore son site célèbre.
    Les grands esprits scientifiques se rencontrent.
    Je m’assure de la lecture de ton texte par Patrice Poyet, actuellement à Chypre (où, contrairement à ce que l’on entend, l’eau de la Méditerranée est très froide)

    • Professeur,
      à tout le moins, ça permet d’ouvrir un débat, une controverse, et peut être au bout le consensus de certains contre le consensus d’autres
      C’est déjà pas mal, car si l’on se nourrit exclusivement de ce que disent ou écrivent nos journaux et media audiovisuels on est cantonnés à mille lieues du début d’un débat

      • Sur ce point je suis d’accord avec vous. Mais pour ouvrir le débat avec d’autres scientifiques spécialistes du domaine du climat (ce que je ne suis pas) il existe un moyen. On publie les résultats de ces investigations dans une revue à comité de lecture.

    • J’ai hésité à répondre à un a physicien, personnage de fiction. La science et la « communauté scientifique » sont deux choses fort différentes, e.g; Wegener a été combattu toute sa vie par la « communauté scientifique » de son temps mais il avait raison et c’est lui que la science retient, bien après sa mort. Un vrai scientifique n’a pas grand chose à faire de la « communauté scientifique ». Il veut comprendre, émet des hypothèses et cherche des preuves qui confirment ou invalident des idées, les siennes ou d’autres. Si vous êtes en désaccord avec Paul Pettré soyez capable d’expliquer pourquoi et d’argumenter correctement. Sinon, c’est un ad-hominem sournois sans objet et sans portée, émis par un anonyme.

      • Plusieurs choses. D’abord Wegener c’est 1912. On a progressé depuis. Quand vous émettez une théorie qui va à l’encontre du consensus générale vaut mieux qu’elle soit très solide. Je remarque souvent que pour la défendre leurs auteurs se gardent bien de la publier dans des revues à comité de lecture.
        Entre ce qui plaît et ce qui est vrai j’ai choisi.

  3. La Chaleur, en thermodynamique, est une forme de l’énergie. Il n’y a aucun doute pour moi qu’elle puisse s’accumuler

    Quoi qu’il en soit, je remarque, sur le réseau Téria, une forte activité ionosphérique. Savez-vous si des études ont porté sur les liens entre l’activité ionosphérique et les températures et les pression ?

  4. Merci à Paul Pettré pour ces rappels for utiles. Je me permets de faire quelques remarques qui rendront peut être service aux profanes. En effet, la phrase « Le terme « haute pression » ne désigne pas une pression élevée… » surprendra le marin qui a ou avait l’habitude de regarder son baromètre pour essayer de savoir vers quel type de temps il se dirige(ait). Pendant fort longtemps, c’est avec l’heure et l’orientation du vent la seule chose dont on disposait à bord pour choisir une route (et son sextant et les HO249). Cette formulation pourrait prêter à confusion si on la lit hors contexte, car dans le langage météorologique courant en français, l’expression « haute pression » désigne effectivement un anticyclone caractérisé par une pression élevée en surface.

    La formulation suivante permet de réconcilier le marin et le météorologue « Sur une carte du géopotentiel à 500 hPa, la pression est identique en tout point (500 hPa). Ce que représentent les courbes est l’altitude (ou plus exactement le géopotentiel) de cette surface de pression. Les « hauts géopotentiels » correspondent à une surface 500 hPa située plus haut, tandis que les « bas géopotentiels » correspondent à une surface 500 hPa située plus bas. »

    À première vue, la conception qu’en a le marin est tout à fait correcte :
    Un anticyclone présente une pression en surface élevée (par exemple, 1 030 à 1 040 hPa).
    Une dépression présente une pression en surface faible (par exemple, 980 à 995 hPa).
    C’est ce que mesure votre baromètre.

    Cependant, les météorologues étudient également ce qui se passe en altitude en observant des surfaces de pression constante telles que : 850 hPa, 700 hPa, 500 hPa, 300 hPa. Ce ne sont pas des plans horizontaux. Ils ondulent. Imaginez que vous posiez la question suivante :

    « À quelle altitude rencontre-t-on une pression exactement égale à 500 hPa ? »

    La réponse varie d’un endroit à l’autre. Pourquoi ?
    Parce que l’équilibre hydrostatique nous indique que dp/dz = −ρg

    L’air chaud se dilate et devient moins dense. Par conséquent, pour faire passer la pression de (disons) 1 010 hPa à la surface à 500 hPa, il faut monter plus haut à travers de l’air chaud et dilaté qu’à travers de l’air froid et comprimé.

    Par exemple :
    au-dessus d’air tropical chaud :
    le niveau de 500 hPa peut se situer à environ 5 900 m
    au-dessus d’air polaire froid :
    le niveau de 500 hPa peut se situer à environ 5 100 m

    D’où la fameuse « hauteur de 500 hPa ».

    Ainsi, lorsque Paul Pettré écrit : « Le terme “haute pression” ne désigne pas une pression élevée, mais une haute altitude du niveau de pression. »

    il fait uniquement référence à une carte géopotentielle de 500 hPa, et non à la pression elle-même.
    La pression est de 500 hPa partout sur cette carte.
    La variable est l’altitude de la surface de 500 hPa.

    Les météorologues parlent donc :
    de « hauts géopotentiels »
    de « bas géopotentiels »

    plutôt que de haute ou de basse pression.

    Pourquoi les basses pressions en surface coïncident-elles souvent avec de faibles hauteurs à 500 hPa ?
    Bien qu’il s’agisse de grandeurs différentes, elles sont souvent liées sur le plan dynamique.
    Un cyclone profond comporte généralement un creux à noyau froid en altitude.

    Par exemple:
    En surface : pression au centre = 980 hPa
    En altitude : hauteur à 500 hPa = 5 200 m

    Anticyclone voisin :
    En surface : 1 035 hPa
    En altitude : Hauteur à 500 hPa = 5 800 m

    Ainsi, un même système météorologique peut présenter
    une basse pression en surface, et
    une faible hauteur géopotentielle à 500 hPa,

    ce qui explique pourquoi ces deux notions sont souvent associées.

    Pourquoi le niveau à 500 hPa est-il si utile ? À environ 500 hPa (soit une altitude d’environ 5 à 6 km), l’atmosphère se trouve suffisamment loin de la surface terrestre pour que les frottements soient faibles. Le flux est donc proche de l’équilibre géostrophique, ce qui facilite l’interprétation de la circulation à grande échelle. Avant que la prévision numérique du temps ne devienne courante, les prévisionnistes s’appuyaient largement sur les cartes géopotentielles à 500 hPa (synoptiques), car celles-ci révélaient les crêtes, les creux et le flux directeur contrôlant le mouvement des systèmes météorologiques.

    Mais la partie importante de ce message est que Paul Pettré soutient que la description courante d’un « dôme de chaleur », présenté comme un couvercle physique retenant l’air chaud, est physiquement erronée et il a bien sûr raison. En effet, rien ne peut empêcher l’air chaud de s’élever sous l’effet d’une « crête de haute pression », car la poussée d’Archimède le fait monter jusqu’à ce qu’il atteigne l’équilibre de densité ; l’idée d’un dôme agissant comme un couvercle est donc une métaphore trompeuse plutôt qu’un véritable mécanisme atmosphérique.

    On retrouve le même type d’idioties avec les descriptions du soi-disant effet de serre et du CO₂ qui agirait comme un « isolant », une « couverture » bloquant les IRs (il y a beaucoup à dire). Pour faire court, j’explique dans mon dernier ouvrage pourquoi je préfère pour Vénus parler de « barometric runaway that leads to a thermobaric escalation – p. 248 » ou pour Mars « barometric rundown that leads to a cryobaric escalation – p. 379 ». C’est l’épaisseur de l’atmosphère qui détermine la pression au sol, le « lapse rate » qui permet de fixer la hauteur des émissions vers l’espace et donc le profil de l’atmosphère et in fine la température au sol. Rien à voir avec un « effet de serre »!

    Mon livre gratuit est ici: https://www.researchgate.net/publication/403387930_Stairway_to_Heaven-Cosmos_and_Life

    Je vous en souhaite bonne lecture.

    Merci à Paul Pettré pour nous avoir rappelé à quel point on se moque de nous.

    Patrice

      • Nul besoin d’attendre trois ans, on a déjà régulièrement quelques marabouts et astrologues carbonistes.

        Et rassurez-vous, il y aura toujours une place pour vos caquetages imbéciles. Peut-être même que d’ici trois ans vous aurez appris à défendre les « sciebtifiques » sans faire quatre fautes par phrase, qui sait.

      • «  » »Je donne pas 3 ans à ce site pour qu’il y ait des publications de Marabouts et autre astrologues pour contredire les sciebtifiques » » »
        n’est-ce pas déjà le cas ??

        • Déjà répondu le 5 mais je confirme : oui, c’est hélas le cas depuis que vous et vos frères en réchauffisme viennent régulièrement ici prêcher l’Apocalypse selon St-Giec.

          Au fait, selon vos astro-marabouts, elle est reportée à quand la fin du monde, cette fois ? Parce que depuis l’abandon du RCP8.5, vos adeptes s’inquiètent de ne plus s’inquiéter.

        •  » sciebtifiques » … le problème des correcteurs d’orthographe… même les meilleurs se font piéger

          le « dôme de chaleur » le « réchauffement climatique de la faute de l’Homme », les sottises débitées en continu dans les médias main stream, et surtout les mesures prises par l’UE et la France pour « la transition du climat » , qui ne feront jamais baisser la « température générale » d’un iota de degré, c’est tellement con, excuse-moi , tellement bête, tellement binaire de chez binette, que même quelqu’un qui n’est ni scientifique ni âne coiffé , juste un peu sensible et connecté à la nature, juste un peu attaché à vivre d’une manière moins idiote, peut s’en rendre compte b

      • Les gaulois voyaient le ciel comme un couvercle, et croyaient qu’il allait tomber sur eux …
        il semble qu’on n’ait guère avancé, du moins pour certains …ajoutez à cela le mouvement des moutons de Panurge, et l’affaire est ficelée… tous dans la grand utopie du désastre climatique annoncé …

  5. @Paul Pettré qui affirme ou Patrice Poyet qui confirme
    «  » » » » » »Cette explication est totalement absurde puisque dans l’atmosphère il n’y a aucun couvercle. » » » » » » »
    mais ne peut-on pas transformer  » couvercle » en « couvert » ce qui ne fait que faire varier la capacité de cet objet à agir sur les transferts énergétiques dans l’atmosphère ; et puis oublions le CO2 et ne parlons que de l’H2O autre gaz à effet de serre, avec des possibilités bien plus variantes que celles du CO2.
    En effet, entre absorption des rayonnements et rejets ( albédo) de ceux-ci on a toutes les possibilité pour se chauffer avec une couverture ou se tenir au frais avec un couvercle miroitant
    Frederic sommer

  6. Il n’y a peut-être pas de couvercle mais de l’air chaud tropical en altitude. Cela inhibe la convection. Une situation qui de rapproche paradoxalement d’une atmosphère sans GES et donc uniformément chaude.

  7. L’affirmation centrale (que les températures extrêmes auraient gagné 2 °C depuis 1975 à cause de la déplétion d’ozone stratosphérique laissant passer davantage d’UV) n’est pas soutenue par la physique du bilan radiatif. Le rayonnement UV ne représente qu’une fraction de l’énergie solaire incidente, et les variations d’ozone n’expliquent pas les ordres de grandeur du réchauffement observé. C’est une hypothèse personnelle (« de mon point de vue », « j’estime ») présentée sans démonstration quantitative.
    Le passage sur une « tromperie générale » et le « recul du GIEC » relève de l’argumentation d’opinion, pas de l’analyse scientifique. Bien sur, la critique de la vulgarisation est en partie justifiée (le mot « couvercle » est trompeur pris au pied de la lettre), mais elle sert à évacuer une physique parfaitement établie au profit d’une explication alternative non étayée.

    • Alexandre,
      « une physique parfaitement établie »

      Certainement pas parfaitement établie en regard du renforcement des canicules. L’éventuelle augmentation de l’isolation par le CO2 se traduit par un effet prépondérant sur les températures minimales et pas sur les maximales qui sont directement liées à la source chaude. L’isolation diminue les différentiels. En fait, dans la mesure où il y a renforcement des canicules, l’origine du réchauffement est à chercher dans l’augmentation du flux solaire absorbé et absolument pas dans un renforcement de l’effet de serre. Ces discussions sur les canicules ne sont qu’un incroyable étalement d’ignorance de la physique de l’atmosphère.

      • Votre argument a un cœur physique réel, mais il prouve moins que ce que vous en tirez.
        Ce qui est correct
        L’effet de serre agit surtout la nuit et sur les minimales. C’est vrai et bien documenté : le forçage infrarouge réduit le refroidissement nocturne, donc les Tmin montent structurellement plus vite que les Tmax dans le signal climatique moyen. Le rétrécissement du DTR (diurnal temperature range) au XXe siècle est un fait observé. Sur ce point précis vous avez raison, et c’est un raisonnement plus fin que la vulgarisation habituelle.
        Où le saut logique se produit
        De « le CO₂ agit surtout sur les minimales » vous concluez « donc le renforcement des canicules ne peut pas venir de l’effet de serre, il vient nécessairement du flux solaire absorbé ». Ce n’est pas une déduction, c’est une dichotomie forcée. Plusieurs points la fragilisent :
        D’abord, l’effet de serre n’est pas une simple « isolation » passive qui ne ferait que réduire les différentiels. Le forçage augmente le contenu énergétique et la température de base de toute la colonne. Une canicule est une excursion au-dessus d’une moyenne qui, elle, dérive vers le haut. Même si le mécanisme instantané d’une vague de chaleur est dynamique (blocage, subsidence, advection), le décalage de la distribution suffit à rendre les extrêmes chauds beaucoup plus fréquents et intenses — c’est un effet de queue de distribution, pas un mécanisme concurrent.
        Ensuite, les canicules ont une composante de rétroaction locale qui touche directement les maximales : dessèchement des sols. Quand l’humidité du sol s’épuise, le flux de chaleur latente (évaporation) s’effondre au profit du flux sensible, et ce sont précisément les Tmax qui s’envolent. Ce couplage sol-atmosphère est central dans les grandes canicules européennes (2003, 2022) et il est amplifié par un climat de fond plus chaud et plus évaporatif — donc indirectement par le forçage radiatif.
        Enfin, sur « l’augmentation du flux solaire absorbé » : c’est une hypothèse recevable en principe, mais elle demande une source. Le flux solaire incident n’a pas de tendance haussière significative depuis les années 1980 (les cycles solaires sont plats voire déclinants sur la période). Une hausse de l’énergie absorbée à irradiance constante impliquerait une baisse d’albédo — ce qui existe réellement (recul de la neige/glace, changements de nébulosité, le fameux dimming/brightening), mais ces mécanismes sont eux-mêmes en partie des rétroactions du réchauffement, pas une cause première indépendante. La thèse ozone/UV ne fournit pas non plus le budget énergétique nécessaire.
        Le mécanisme déclencheur d’une canicule est presque toujours dynamique. Mais l’intensité atteinte dépend de l’état de fond — température moyenne, humidité des sols, contenu thermique — sur lequel le forçage radiatif agit. Déclencheur et amplitude ne sont pas la même question.
        Donc : la formule « incroyable étalement d’ignorance » vise juste quand elle critique l’image du couvercle et l’idée qu’une canicule serait « causée » par le CO₂ au sens mécaniste. Elle rate sa cible quand elle en déduit que le forçage radiatif est hors-jeu. L’argument Tmin/Tmax établit que le serre n’est pas le moteur immédiat de l’extrême ; il n’établit pas qu’il n’en est pas un amplificateur.

        • Alexandre,

          Vu la complexité des phénomènes en jeu, je ne prétends pas que l’augmentation des canicules soit une preuve de l’origine solaire. Je dis juste que les médias et la plupart des climatologues utilisent cet argument à contre-sens en relation avec l’origine du réchauffement récent.

          Sinon, mais c’est une autre histoire, aucun climatologue n’est censé ignorer que la fonte des glaciers est dépendante de la variation de l’énergie solaire absorbée et indépendante du taux de CO2. De là à conclure que le réchauffement récent n’a rien à voir avec le gaz carbonique, il n’y a qu’un tout petit pas.

          https://www.zupimages.net/up/26/20/hvhk.png

  8. Vous voulez que je vous dise ? on ferait mieux de s’occuper de choses plus intéressantes que le f.. « réchauffement climatique » … déjà mettre notre énergie à essayer de stopper les guerres (quelqu’un a t-il pensé à mesurer l’impact des guerres dans l’augmentation de la température du globe ?) 🌝 ensuite mettre notre énergie à mieux gérer l’argent qui vient de nos impôts , (on pourrait faire des miracles, littéralement…si cet argent était mieux géré) , et si on veut faire des économies, si on veut intercéder pour une manière de vivre intelligente, ce n’est certainement pas en créant de nouveaux besoins (comme de mettre au rebut des équipements encore très viables pour les remplacer à marche forcée , à coups de subventions (carotte) et coups de bâton (interdictions, nouveaux impôts) par de nouveaux produits sous prétexte d’écologie . Déjà si on arrive à rétablir la situation sur seulement ces deux points, je vous garantis que le climat général s’en trouvera amélioré …je parle du climat d’imbécillité actuel sur le sujet de la « transition du climat » , bien sur …

    • Bien d’accord avec vous, mais le PFH est présent et fortement influent dans toutes les équations relatives aux sujets que vous citez
      J’ai découvert ce qu’est le PHF dans un écrit (ou une intervieuw) de Hubert Reeves. Il s’agit du « Putain de Facteur Humain »
      Un ancien PDG de Sulzer, société suisse de mécanique, a fait un bouquin destiné à la formation des cadres d’entreprise. Il y écrit qu’une entreprise industrielle a toujours les moyens de résoudre un problème technique. Ce qui l’empêche bien souvent de le résoudre normalement, c’est l’interaction des acteurs en charge de la résolution du problème technique.
      Autre témoignage plus personnel: Un collège venant d’une entreprise de lanceurs spatiaux civils et militaires arrivant dans une entreprise d’aéronautique (du même grand groupe) s’est dit impressionné (1) par la plus grande qualité des experts dans ce dernier et (2) par leur extraordinaire capacité à s’auto-neutraliser.
      PHF, PFH….

  9. Ce Mr Pettré, météorologue psychotique doit impérativement se faire soigner. Ses hallucinations scientistes sont graves et il trouve quelques personnes pour échanger avec lui. Je regrette que l’Association des climato-realistes ait sélectionné cet article alors que l’article de Gilles Granereau a bien circonscrit ce sujet

  10. Je me référe au premier message de Pettré. Je n’ai jamais vu autant d’âneries en si peu de lignes :
    La pression à une altitude donnée résulte du poids de la colonne d’air qui se trouve au dessus. S’il y a de l’humidité ou des nuages la colonne d’air est plus lourde et par conséquent les basses pressions correspondent en gros à la position des dépressions. Inversement, si l’air est clair la colonne est légère et le même niveau de pression se trouve à une altitude plus élevée.
    La première phrase attribuant le pression au poids de l’air est l’hypothèse de Pascal enseignée à l’école et on peut partiellement excuser Pettré de s’y tenir, mais c’est une hypothése erronée. Depuis Pascal il y a eu Ludwick Boltzmann et la théorie cinétique des gaz qui explique que la pression est proportionnelle à la température et une fonction de la vitesse quadratique moyenne des molécules. Ce qui est effarant c’est que l’hypothèse de Pascal reste parole d’évangile pour des « scientifiques » porteurs de doctorats !!! Surtout pour des météorologues dont l’air et ses mouvements sont à la base de leurs science
    Il faut se souvenir que pour pour calculer le géopotentiel on a recours à l’approximation hydrostatique, c’est à dire qu’on suppose que l’air n’est pas compressible.
    Je n’ai jamais entendu parler de ce géopotentiel mais toute ghéorie qui considére que l’air est incompréhensible ne peut être que stupide. C’est comme dessiner un sous-marin en supposant que l’eau est solide !
    En résumé : l’air chaud ne tente pas de monter, il monte sous l’effet du gradient de densité et se refroidit en montant parce que dans l’atmosphère la température diminue avec l’altitude. La crête de haute pression n’a aucune réalité physique et ne peut pas bloquer l’air chaud. L’air chaud ne peut pas s’affaisser et se comprimer. Cette description est purement imaginaire.
    L’air chaud ne tente pas de monter, il monte sous l’effet de …. Comme si l’air avait une volonté propre, l’expression est pour le moins ridicule.
    Le dôme de chaleur est un nouvel avatar de l’effet de serre dont l’idée principale est de faire croire que la chaleur peut descendre du ciel.
    Quel non sens ! Un météorologue qui ne sait pas ce que c’est l’effet de serre ! Que ce soit la thése erronée du GIEC selon laquelle les gaz rayonnent ou comme je le soutiens la désexcitaion in-situ des ges dans l’atmosphère, l’énergie de l’effet de serre ne peut provenir que du ciel.
    La chaleur ne peut pas s’accumuler, seule l’énergie peut le faire.
    Est-il pensable que ce Monsieur puisse ignorer que la chaleur est une forme d’énergie ????
    J’estime d’après les données historiques que les températures extrêmes ont gagné 2°C en raison de la déplétion d’ozone depuis 1975.
    Il n’y a pas le moindre rapport entre l’ozone et la température !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

captcha