Petit catalogue raisonné des folies écolo-climatiques

Guillaume Gervais de Rouville

Le paradoxe réchauffiste : Détruire la Nature pour sauver le Climat

Disons-le sans détour : la transition écologique que le Réchauffiste[1] défend avec une ardeur hors du commun est la plus grande catastrophe environnementale jamais organisée par l’humanité. Elle est, dans ses effets concrets et mesurables, une machine à détruire le vivant et la biodiversité, renforçant et aggravant les problèmes environnementaux qu’elle est censée résoudre.

Centrée principalement sur la lutte contre le CO₂ anthropique tenu pour responsable d’un dérèglement climatique qui serait préjudiciable à la Nature et à l’Homme, la transition écologique est obsédée par un réchauffement que nous considérons, quant à nous, bien plus comme un adoucissement salvateur bienvenu que comme une catastrophe.

Nous illustrerons notre point de vue (environnementaliste) à travers quelques exemples choisis parmi d’autres et nous conclurons par l’évocation des vrais problèmes environnementaux : ceux qui existent, sont documentés, mesurables et quelques fois urgents, mais qui n’ont strictement rien à voir avec les émissions de gaz à effet de serre anthropiques (obsession unique et maladive du GIEC et de ses experts en apocalypses) et leurs conséquences supposées néfastes (d’après des modèles informatiques qui seraient infaillibles).

  • La planète a de vrais problèmes écologiques. Le CO₂ n’en fait pas partie.
  • Le problème écologique contemporain le plus aigu n’est pas le CO₂, mais le GIEC et la transition énergétique !
  • Les écologistes réchauffistes ont fait le choix du climat contre la biodiversité !

1. La haine du CO₂

Rappelons d’abord un fait enseigné, jadis, dès le collège : le CO₂ est la matière première de la photosynthèse, ce processus fondamental par lequel les plantes captent la lumière solaire pour transformer le CO₂ atmosphérique en sucres, en biomasse et en oxygène. Sans CO₂, pas de photosynthèse. Sans photosynthèse, pas de plantes. Sans plantes, pas d’herbivores ni de carnivores. Et, par conséquent, pas d’homo sapiens (ni de Réchauffiste !?) et personne pour organiser la prochaine COP à l’autre bout de la Terre au son des trompettes de l’apocalypse. Le CO₂ n’est pas seulement utile à la vie : il en est, littéralement, la condition première et universelle. C’est la brique élémentaire du vivant, le carburant invisible de toute la biomasse terrestre et océanique, l’humble molécule sans laquelle la Terre serait déserte et silencieuse comme un cratère lunaire.

Rappelons également quelques vérités élémentaires :

  • La Terre a connu par le passé des concentrations de CO₂ dix à vingt fois supérieures aux niveaux actuels, pendant lesquelles la vie, loin de s’éteindre, a au contraire proliféré avec un enthousiasme remarquable (l’Âge des dinosaures en est un bel exemple).
  • La biomasse végétale mondiale augmente grâce au CO₂ – les satellites l’ont mesuré et cela est bien documenté : la Terre verdit littéralement depuis quarante ans (permettant de nourrir une population mondiale croissante sur des surfaces cultivées stables), fait soigneusement passé sous silence par les thuriféraires de l’apocalypse. En 40 ans la Terre a gagné l’équivalent d’une surface de biomasse supplémentaire grande comme le Groenland. Les agronomes, eux, savent depuis longtemps que l’enrichissement en CO₂ de l’atmosphère des serres agricoles accélère spectaculairement la croissance des plantes.

Le CO₂ est, de surcroît, la solution que la Nature elle-même a trouvée pour s’adapter au réchauffement climatique, avec l’ingéniosité silencieuse qui la caractérise depuis des centaines de millions d’années :

  • En concentrations plus élevées, les plantes utilisent l’eau de manière plus efficace – elles ouvrent moins leurs stomates, transpirent moins et résistent mieux aux sécheresses.
  • Avec l’augmentation du CO₂, les plantes accroissent leur assise au sol, résistant mieux aux aléas climatiques violents (comme les tempêtes et les inondations) et stabilisent les sols qui font mieux face aux différentes formes d’érosion.

Le CO₂ est, en somme, l’engrais universel et gratuit de la planète dont l’augmentation des concentrations dans notre atmosphère apporte des bienfaits avérés et qui est transformé par le Réchauffisme en poison mortel avec une désinvolture scientifique[2] que n’aurait pas reniée Lyssenko.

  • Le Réchauffisme, c’est la haine de la vie !
  • Osons le dire : La Nature a horreur du GIEC !

2. Un point de départ trompeur ou le petit âge glaciaire comme étalon du paradis perdu

L’atmosphère terrestre se serait réchauffée de 1,1 degré Celsius depuis 1800-1850. La belle affaire !

Le Réchauffisme repose sur un postulat implicite aussi audacieux qu’incongru : le climat de 1800-1850 serait l’état naturel, idéal et définitif de la planète, dont tout écart constituerait une anomalie criminelle et imputable à l’Homme. Choix pour le moins singulier et révélateur d’une méconnaissance historique assez spectaculaire pour un mouvement qui se réclame de la science.

Car 1800-1850, c’est précisément la période de sortie du Petit Âge Glaciaire – cette période de refroidissement brutal qui, entre le XIVème et le XIXème siècle, a couvert les vignes de Bourgogne de neige en juillet, gelé la Tamise suffisamment longtemps pour y organiser des foires hivernales, provoqué des famines à répétition en Europe, décimé des populations entières et contraint les Vikings d’abandonner leurs colonies du Groenland – alors praticables et verdoyantes – devenues subitement inhospitalières. Le Petit Âge Glaciaire n’était pas un optimum climatique : c’était une catastrophe agricole, démographique et sociale.

Prendre ce nadir climatique comme référence absolue et pleurer le moindre écart à la hausse revient à choisir comme modèle de santé idéale un convalescent sortant d’hypothermie et s’alarmer de ce que sa température remonte vers la normale. Les périodes plus chaudes qui ont précédé le Petit Âge Glaciaire – l’Optimum Médiéval, l’Optimum Romain – étaient au contraire des périodes de prospérité agricole, de foisonnement culturel et d’expansion démographique. Les plantes poussaient mieux, les récoltes étaient plus abondantes, les hivers moins meurtriers et les hommes, globalement, se portaient mieux.

La Terre, qui a connu au cours des 500 derniers millions d’années des températures infiniment plus élevées, des taux de CO₂ dix fois supérieurs et des bouleversements climatiques d’une ampleur inimaginable (même en quelques décennies[3]), appréciera sans doute cette vision stabilisatrice – et singulièrement mal informée – de son histoire. Le Réchauffisme a ainsi réussi l’exploit de transformer la sortie du Petit Âge Glaciaire en catastrophe planétaire – et de nous faire regretter collectivement l’une des périodes les plus rudes et les plus meurtrières de l’histoire climatique européenne.

  • Les Réchauffistes sont des partisans du Grand Froid en Avant !

3. L’Écologie contre Darwin

Le Réchauffisme veut figer le vivant, stabiliser le climat et sanctuariser la nature. C’est oublier un peu vite que la vie sur Terre n’a jamais évolué dans un environnement stable : c’est précisément la pression des changements environnementaux – variations climatiques, glaciations, réchauffements, bouleversements géologiques – qui contraint les espèces à s’adapter, à se diversifier ou à disparaître, alimentant ainsi sans discontinuer depuis des centaines de millions d’années le moteur de la sélection naturelle et de l’évolution des espèces. Sans changement climatique, pas de pression sélective. Sans pression sélective, pas d’évolution. Sans évolution, pas de biodiversité.

Les changements climatiques sont la condition de l’évolution des espèces et donc de la biodiversité.

Les Réchauffistes sont des Fixistes ! A la différence des crustacés (mêmes les plus enfouis au fond des abysses), ils n’évolueront sans doute jamais !

  • Entre Darwin et le GIEC, il faut choisir !

4. L’éternel retour du catastrophisme

En 1970, on nous promettait le refroidissement climatique et la famine mondiale pour 1990 en raison d’une glaciation généralisée imminente.

Puis la peur du réchauffement est apparue au début des années 1980, vu que le Grand Hiver Universel rechignait à se manifester.  

En 1990, la banquise devait avoir disparu en 2000. En 2000, les ours polaires devaient être éteints en 2010[4]. En 2010, le point de basculement (Tipping Point)[5] était pour 2020. Chaque échéance passée sans apocalypse est aussitôt remplacée par une nouvelle échéance – repoussée, reformulée, mais toujours aussi certaine et imminente.

Le catastrophisme climatique est la seule science dont les prédictions peuvent être indéfiniment fausses sans jamais entamer la crédibilité de ceux qui les formulent. Alors, le Réchauffisme, science ou idéologie ?

  • Le Réchauffisme, c’est l’apocalypse permanente !

5. La religion du consensus ou l’inquisition climatique

Le Réchauffisme a réussi l’exploit de transformer une hypothèse scientifique[6] en dogme intouchable, et le doute – vertu cardinale de toute démarche scientifique – en crime de lèse-climat. Tout chercheur, scientifique, économiste ou simple citoyen osant questionner les modèles, les données ou les conclusions du GIEC est aussitôt qualifié de « climatosceptique » – terme dont la fonction sociale est exactement celle qu’avait le mot « hérétique » au moment de la chasse aux sorcières, avec les mêmes effets sur la liberté de pensée. La censure n’est d’ailleurs plus seulement morale : dans plusieurs pays (dont la France), des cadres réglementaires permettent désormais de sanctionner financièrement les médias qui donneraient la parole à des voix non conformes au consensus officiel. En 2022, Radio France a diffusé une charte affirmant : « Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres ». Le débat est clos, le dogme est scellé, et quiconque s’aventurerait à rouvrir le dossier s’exposerait désormais à être qualifié, au choix, de climatosceptique, de complotiste ou de collaborateur des lobbies pétroliers, trois insultes pour le prix d’une.

Galilée, qui avait lui aussi des problèmes avec le consensus scientifique officiel de son époque, apprécierait.

  • Le Réchauffisme est une religion sans Dieu et une « science » sans débat !

6. Inutilité & simplisme ou la pensée magique au pouvoir

Le Réchauffisme a élevé la pensée magique au rang de politique publique avec une audace qu’on ne peut qu’admirer. Son théorème de base, déclinable à l’infini, repose sur une équation d’une simplicité désarmante : le geste individuel symbolique du citoyen vertueux compenserait, par une mystérieuse alchimie morale, les émissions colossales des économies industrielles mondiales.

Ainsi : éteindre la lumière en sortant d’une pièce sauvera la banquise – pendant que la Chine inaugure une centrale à charbon par semaine. Trier scrupuleusement ses déchets en cinq poubelles distinctes compensera les émissions de l’industrie lourde indienne – dont la croissance annuelle équivaut à plusieurs fois l’effort climatique européen total. Rouler en vélo à Paris résoudra la question énergétique mondiale – pendant que trois milliards d’Asiatiques et d’Africains accèdent légitimement à l’électricité, au chauffage et à la mobilité.

La pensée magique a ceci de commode qu’elle ne se mesure jamais – et que ses échecs successifs ne font qu’appeler de nouveaux gestes symboliques, de nouvelles taxes comportementales et de nouveaux discours culpabilisateurs[7].

  •  Le Réchauffisme, c’est l’impuissance organisée, subventionnée, bureaucratisée, labellisée et vendue comme une révolution salvatrice !

7. Le Néocolonialisme Vert ou la sobriété pour les autres

Au nom de la planète, l’Occident réchauffiste explique doctement aux pays en développement qu’ils n’ont plus le droit d’utiliser le charbon, le pétrole et le gaz que lui-même a massivement brûlés pendant deux siècles pour s’enrichir, s’industrialiser, se chauffer, se nourrir et porter son espérance de vie de 40 à 80 ans. Le raisonnement est d’une cohérence morale stupéfiante : nous avons fait notre révolution industrielle au charbon, nous en avons tiré toute la prospérité dont nous jouissons aujourd’hui, et nous vous expliquons désormais, depuis nos métropoles chauffées, éclairées et connectées, que vous n’avez pas le droit de faire pareil !

L’Afrique subsaharienne se voit ainsi conseiller la transition directe vers les énergies renouvelables – sans passer par la case industrialisation, sans infrastructure, sans réseau électrique stable, sans capitaux. Les banques de développement occidentales, sous pression réchauffiste, refusent désormais de financer les centrales à gaz et à charbon en Afrique et en Asie – condamnant des centaines de millions de personnes à l’obscurité, à la déforestation de subsistance et aux « barbecues de la mort » (voir le point suivant)[8].

  • Le Réchauffisme est un néocolonialisme !

8. La mort renouvelable

Près de quatre millions de personnes meurent chaque année dans les pays en développement asphyxiées par la fumée du bois qu’elles brûlent pour cuisiner et se chauffer, faute d’accès à l’énergie fossile qu’on leur interdit au nom de la planète. Le bois de chauffe est certes une énergie renouvelable, mais c’est aussi, sans l’ombre d’un doute, la plus meurtrière de toutes les énergies utilisées par l’Homme.

  • Le Réchauffisme est un cynisme !

9. Géo-ingénierie ou jouer à dieu avec la météo

Le Réchauffisme propose de refroidir la planète en injectant des aérosols dans la stratosphère. Une solution (de génie !) dont les effets sur les moussons, les récoltes et la famine mondiale restent, par un heureux hasard, soigneusement non modélisés. Les Réchauffistes s’attaquent directement à deux des trois éléments fondamentaux de la photosynthèse : le CO₂ et le soleil. S’ils parvenaient à mettre en applications leurs projets à un niveau global, nous verrions, il faut le craindre, le retour des famines à grandes échelles.

  • Le Réchauffisme est une folie, avant, peut-être, de devenir un crime contre l’humanité !
  • L’écologie contemporaine à la mode réchauffiste est une idéologie mortifère.

10. L’extractivisme sans frein ou l’écologie capitaliste & industrielle

La transition écologique réchauffiste repose sur le paradoxe suivant : remplacer les énergies fossiles nécessite d’extraire des quantités astronomiques de lithium, cobalt, nickel, cuivre et terres rares – avec des méthodes extrêmement polluantes (utilisation de solvants, métaux lourds, etc.) et énergivores.

Entrons dans le détail, que le Réchauffiste ne saurait voir ni évoquer (sans rougir de honte).

Une seule voiture électrique nécessite dans sa batterie environ 8 kg de lithium, 13 kg de cobalt, 35 kg de nickel, 25 kg de manganèse et 85 kg de cuivre – soit en moyenne six fois plus de minerais qu’un véhicule thermique équivalent. Une éolienne de taille standard requiert 900 kg de terres rares pour ses aimants permanents, plusieurs tonnes de cuivre pour ses câbles et son alternateur, et des quantités considérables d’acier et de béton pour sa structure et ses fondations. Un panneau solaire mobilise silicium, argent, indium, tellure et cadmium – ce dernier étant, soit dit en passant, un métal lourd hautement toxique dont la gestion en fin de vie reste, à ce jour, un problème soigneusement non résolu par les partisans de la transition.

L’Agence Internationale de l’Énergie elle-même – peu suspecte de climato-scepticisme – a calculé que la demande mondiale de lithium devra être multipliée par 40 d’ici 2040 (4000 % !) pour satisfaire les seuls objectifs de transition énergétique. Celle de cobalt par 20. Celle de nickel par 20. Celle de terres rares par 7. Des chiffres vertigineux que personne ne mentionne lors des conférences sur la sobriété heureuse et pacifiste.

L’extraction de ces minerais est, dans ses effets environnementaux concrets, l’une des activités industrielles les plus dévastatrices qui soit. Les mines de lithium du Triangle andin – Argentine, Bolivie, Chili – pompent des millions de litres d’eau souterraine dans l’un des déserts les plus arides de la planète, asséchant des lagunes salées millénaires, détruisant des écosystèmes uniques et privant les communautés indigènes de leur ressource vitale – le tout pour alimenter la conscience verte des automobilistes européens. Au Congo, les mines de cobalt artisanales – où travaillent des enfants dans des conditions que l’OIT qualifie d’esclavage moderne – produisent leur minerai dans des rivières rougies par les résidus acides et des sols contaminés pour des générations[9].

L’écologie punitive a ainsi inventé l’extractivisme vertueux dans toute sa splendeur : détruire méthodiquement la nature, les communautés et les ressources hydriques de pays pauvres et lointains pour installer des équipements estampillés « verts » dans des pays riches – et appeler ça de la transition énergétique. Le tout avec une subvention publique, un label européen et une bonne conscience en prime.

D’ici 2050, l’Occident (de la transition énergétique) va devoir extraire du sol de la Terre plus de minéraux que l’homme n’en n’a extrait depuis plus de 20 000 ans !

Que restera-t-il de la biodiversité des sols, sous-sols et aquifères lorsqu’ils auront tous été pollués par les solvants et rejets de métaux lourds de l’industrie minière au service de la transition écologique occidentale ?

  • Le Réchauffisme, c’est l’écologie industrielle !
  • Sous la révolution verte, le béton !

11. Éolien & Solaire : Brasser du vent et tomber dans le panneau

Artificialisation des sols & réchauffement

En promouvant l’installation massive des éoliennes et des panneaux solaires sur les meilleures terres agricoles, les prairies naturelles et les paysages préservés (et même des forêts), le Réchauffiste accélère précisément les problèmes qu’il prétend combattre : augmentation des chaleurs locales, destruction des habitats, imperméabilisation des sols, effondrement de la biodiversité.

Chaque éolienne nécessite plusieurs centaines de tonnes de béton coulées dans le sol pour l’éternité, des pistes d’accès goudronnées et des câbles enterrés sur des kilomètres – autant de surfaces imperméabilisées qui perturbent les écoulements naturels (renforçant les risques d’inondation), détruisent les réseaux mycorhiziens et éliminent les habitats de la faune et de la flore locales. Ses pales, brassant l’air à grande vitesse, créent des turbulences thermiques qui réchauffent localement les températures nocturnes.

Les panneaux solaires au sol ne sont pas en reste : installés sur des prairies ou des terres agricoles, ils suppriment la végétation naturelle, imperméabilisent ou ombragent les sols sur de grandes surfaces, modifient l’albédo local et créent des effets de chaleur par absorption du rayonnement solaire – le tout en détruisant des écosystèmes parmi les plus riches en biodiversité qui soient, et qui mettent des décennies à se reconstituer. Leur surface polarisée attire et tue les insectes aquatiques et les oiseaux migrateurs qui les confondent avec des étendues d’eau. La biodiversité des sols sous les installations chute de 40 à 60% dès les premières années, sans perspective de récupération tant que les panneaux restent en place.

L’artificialisation des sols (bétonnage, urbanisation, imperméabilisation) modifie localement l’albédo, perturbe les cycles de l’eau et contribue très significativement aux îlots de chaleur urbains, un effet bien plus mesurable et immédiat que celui du CO₂ atmosphérique sur les températures locales (celles qui comptent pour la faune et la flore). Les deux-tiers du refroidissement des sols est assuré par l’évaporation de l’eau et non par le phénomène radiatif lié aux gaz à effet de serre – dont le principal est d’ailleurs la vapeur d’eau : bétonner les espaces naturels revient ainsi à augmenter les températures et à accentuer les risques de sécheresse et d’inondation.

  • Le Réchauffisme c’est l’aggravation de l’artificialisation des sols (l’une des principales causes de la destruction de la biodiversité et du réchauffement de l’atmosphère).

L’hécatombe silencieuse

Les éoliennes constituent l’une des causes les moins médiatisées de la disparition des oiseaux et des chauves-souris : ainsi, des millions d’individus sont tués chaque année, des espèces protégées sont décimées en toute légalité au nom de la transition énergétique par ces monstres non-recyclables.

  • Le Réchauffisme, c’est le printemps silencieux (mais, à vrai dire, aussi l’été, l’automne et l’hiver) !

12. Lutte des classes, subventions & dépendances

La hausse dramatique du prix de l’électricité, conséquence directe des politiques réchauffistes, constitue peut-être la plus cruelle des ironies vertes : les plus modestes, qui ne peuvent ni s’offrir une voiture électrique, ni isoler leur pavillon, ni installer des panneaux solaires, paient proportionnellement le prix le plus élevé d’une transition dont ils ne verront jamais les bénéfices. Le Réchauffisme est ainsi la première idéologie progressiste de l’histoire à avoir organisé méthodiquement le transfert de richesse des pauvres vers les riches, en le finançant sur la facture d’électricité.

Le résultat est à la hauteur de l’ambition : des filières entières sous perfusion publique, des éoliennes dont on enfouit les pales non recyclables dans le sol alsacien, des panneaux solaires fabriqués au charbon en Chine et subventionnés par le contribuable européen, et une dépendance stratégique aux technologies chinoises soigneusement ignorée au nom de la souveraineté énergétique.

  • Le Réchauffisme, c’est le retour de la lutte des classes… au profit des riches !
  • Le Réchauffisme, c’est le bureaucratisme, les prébendes et les petits arrangements crapuleux entre amis !

13. Les nouvelles guerres écologiques

Le Réchauffisme, c’est la guerre, une guerre bien réelle, bien que soigneusement absente des discours des COP et des tribunes de la presse de nos écolo-bourgeois cultivés !

Car la transition énergétique réchauffiste ne tombe pas du ciel sous forme de panneaux solaires et de batteries propres : elle s’extrait, au sens le plus littéral du terme, des entrailles de la Terre. Le cobalt, indispensable aux batteries lithium-ion qui équipent nos véhicules électriques vertueux, provient à 70% de la République Démocratique du Congo – pays ravagé depuis trente ans par des guerres civiles dont l’une des causes profondes est précisément le contrôle de ces ressources minières. Des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés, des enfants de six ans descendus dans des mines artisanales pour extraire à la main le cobalt qui chargera demain la Tesla d’un cadre supérieur parisien soucieux de son empreinte carbone.

Dans le Triangle du Lithium (voir point 10), les conflits avec les populations locales y sont devenus la norme : blocages de mines, manifestations violemment réprimées, dirigeants communautaires assassinés, terres ancestrales expropriées par décret au bénéfice de multinationales dont certaines arborent fièrement un label ESG sur leur rapport annuel. En Bolivie, un coup d’État en 2019 a été directement associé par plusieurs observateurs aux convoitises internationales sur les réserves de lithium. Le cuivre, dont la demande va tripler d’ici 2050 selon les projections les plus optimistes, alimente déjà des tensions géopolitiques majeures en Amérique du Sud, en Afrique centrale et en Asie centrale.

Les guerres pour les énergies fossiles ne s’arrêteront certes pas, mais elles seront désormais accompagnées par les guerres pour les métaux de la transition verte. Le complexe militaro-écolo-industriel a de l’avenir devant lui !

  • Le Réchauffisme, c’est la guerre (éco-certifiée ?) ! Cela méritait bien d’être répété !

14. Pour conclure – Les vrais problèmes environnementaux

Le Réchauffisme a réussi un tour de passe-passe intellectuel d’une habileté diabolique : en focalisant l’intégralité de l’attention, des budgets et de l’énergie militante sur le CO₂ et le climat, il a soigneusement détourné le regard des véritables catastrophes environnementales de notre époque, lesquelles n’ont strictement rien à voir avec le CO₂ ni même avec le climat.

Voici une petite liste (non exhaustive) de problèmes environnementaux tangibles :

  1. L’effondrement de la biodiversité – oiseaux, insectes, amphibiens, poissons – lié à la destruction des habitats et à l’artificialisation des terres.
  2. La pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau.
  3. La déforestation massive en Amazonie, en Asie du Sud-Est et en Afrique subsaharienne – motivée par l’agriculture intensive, l’élevage et, ironie suprême, par la production de biocarburants labellisés « verts » par l’Union Européenne.
  4. La surpêche industrielle qui vide méthodiquement les océans de ses ressources (chaluts géants raclant les fonds marins, quotas régulièrement dépassés ou contournés, flottes industrielles subventionnées écumant les eaux des pays pauvres au large de l’Afrique de l’Ouest, stocks de thon, de cabillaud et de nombreuses autres espèces effondrés dans plusieurs zones du globe).
  5. La pollution plastique des océans (des centaines de millions de tonnes de déchets plastiques accumulées dans les océans, dont environ 90% proviennent d’une dizaine de fleuves asiatiques et africains charriant les déchets non collectés de mégalopoles sans infrastructure de traitement).

Tous ces problèmes sont réels, documentés, mesurables et traitables avec les technologies et les moyens dont nous disposons aujourd’hui.

L’écologie, ce n’est pas le Réchauffisme ! Défendre la biodiversité et l’écologie réelle, c’est combattre l’idéologie réchauffiste !


[1] Écologiste monothéiste pour qui le CO₂ anthropique est le diable, le réchauffement climatique est l’enfer, et la décroissance est le paradis. Tout le reste est hérésie.

[2] Sur la base de modèles informatiques à qui l’on fait dire ce que l’on veut.

[3] L’idée que les changements climatiques rapides sont une nouveauté absolue est contredite par les données paléoclimatiques. Le passage du Younger Dryas (cette période de refroidissement brutal survenue il y a environ 12 000 ans) s’est terminé par un réchauffement d’une dizaine de degrés en moins de cinquante ans, selon les carottes de glace du Groenland : soit une vitesse de changement climatique sans commune mesure avec le réchauffement actuel, survenu sans la moindre émission humaine de CO₂. Plus loin dans le temps, l’événement thermique du Paléocène-Éocène, il y a 55 millions d’années, a vu les températures mondiales bondir de 5 à 8 degrés en moins de 20 000 ans sous l’effet de mécanismes naturels mal compris à ce jour.

[4] Les populations d’ours polaires se sont globalement maintenues ou ont augmenté depuis les années 1970 malgré la fonte de la banquise, contredisant ainsi les prédictions catastrophistes qui en ont fait l’icône médiatique du réchauffement climatique. Voir les travaux de Susan Crockford, notamment : The Polar Bear Catastrophe That Never Happened (2019).

[5] Notion parascientifique destinée à impressionner et à faire trembler dans les chaumières !

[6] Rôle prépondérant du CO₂ anthropique sur l’augmentation des températures terrestres depuis 170 ans et conséquences exclusivement délétères.

[7] L’arnaque est d’une élégance redoutable : en faisant porter sur les épaules du consommateur individuel la responsabilité de problèmes systémiques qui le dépassent infiniment, le Réchauffisme accomplit deux prodiges simultanément. Il exonère les véritables acteurs industriels et politiques de toute obligation de résultat – puisque c’est vous, avec votre sac plastique et votre chaudière au fioul, le vrai problème. Et il transforme l’impuissance collective en culpabilité individuelle – avec le talent pédagogique supplémentaire de brocarder publiquement ceux qui osent faire remarquer l’écart entre le geste symbolique et l’effet réel.

[8] Pendant ce temps, la Chine – qui construit chaque semaine une nouvelle centrale à charbon et finance sans état d’âme les infrastructures énergétiques africaines refusées par l’Occident – observe la scène avec la satisfaction tranquille de celui qui a compris que le Réchauffisme occidental est le meilleur allié de son expansion géopolitique.

[9] Le raffinage des terres rares, quasi exclusivement réalisé en Chine, génère des quantités massives de déchets radioactifs (thorium et uranium) dont le stockage dans des lacs de boues toxiques à ciel ouvert constitue l’une des catastrophes environnementales les moins photographiées de notre époque. La ville de Baotou, en Mongolie intérieure, abrite le plus grand lac de résidus toxiques du monde – plusieurs kilomètres carrés de boues radioactives noires issues du raffinage des terres rares destinées aux éoliennes et aux moteurs électriques européens. Les habitants des villages environnants, eux, boivent une eau dont les taux de métaux lourds dépassent de plusieurs centaines de fois les normes de l’OMS.

Le cuivre, dont la demande va tripler d’ici 2050, nécessite de traiter des quantités colossales de roche – une tonne de cuivre requiert l’extraction et le traitement de 200 à 500 tonnes de minerai, générant des montagnes de résidus acides qui contaminent les nappes phréatiques et les cours d’eau sur des décennies. Les mines de cuivre chiliennes et péruviennes consomment déjà 10% des ressources en eau de régions entières – dans des pays où l’eau est une ressource rare et disputée.

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3 réflexions au sujet de « Petit catalogue raisonné des folies écolo-climatiques »

  1. En 2007, nous produisions en France 570 TWh d’électricité.
    En 2025, après avoir englouti plus de 100 milliards de subventions, nous en produisons 547 TWh.
    N’importe quel abruti comme moi est capable de comprendre qu’on a peut-être commis une erreur voire qu’on nous a volés. Nos dirigeants eux se félicitent d’avoir décarboné notre économie. S’ils étaient honnêtes, ils reconnaitraient qu’ils l’ont plutôt carbonisée !

  2. Quel peut bien être le but réel derrière tout cela?
    On vit une époque formidable : déclin économique, déclin cognitif, manipulations climatiques, mentales…
    Toujours une succession de crimes sans auteurs, on se croirait au prise avec la justice française!

  3. Merci aux « climato-réalistes » pour ce grand moment de comédie involontaire. L’article est presque une encyclopédie du climato-négationnisme : « le CO₂ nourrit les plantes donc il est innocent », « il y a déjà eu plus de CO₂ avant donc tout va bien », « la transition a des impacts donc les fossiles sont absous », le tout emballé dans une prose de pamphlet qui se rêve scientifique. 🤡

    Le plus drôle, c’est qu’il n’y a presque rien à débunker : zéro attribution sérieuse, zéro bilan radiatif, zéro physique du climat, mais beaucoup d’hommes de paille sur un prétendu GIEC à « obsession unique et maladive » du CO₂, alors que l’AR6 traite précisément les forçages, les observations, les océans, la cryosphère, les écosystèmes, les impacts, l’adaptation et l’atténuation.

    Bref, merci pour le fou rire : quand un texte prétend défendre la Nature en niant le rôle physique du CO₂, les observations et des décennies de littérature scientifique, on n’est plus dans la controverse. On est dans le karaoké climato-négationniste : micro coupé, ego à fond. 🔥

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