Climat : nous n’y pouvons rien, les ordres de grandeur s’y opposent
Ce manifeste, est largement issu du récent livre écrit par Christian Gérondeau Ingénieur polytechnicien : « La décarbonation ne sert à rien et nous ruine », avec le concours de Rémy Prud’homme Professeur émérite des Universités et de Vincent Courtillot, membre de l’Académie des sciences.
La masse du CO2 de l’atmosphère terrestre s’élève actuellement à 3 300 milliards de tonnes. Les émissions de CO2 de l’Union Européenne (6 % des émissions mondiales) accroissent cette masse de 1 milliard de tonnes par an.
Les pays en développement (à l’origine d’environ 70 % des émissions mondiales) ne réduisent pas globalement leur recours aux énergies fossiles et l’accroissent même au cours des ans : il y va de leur sortie de la pauvreté.
La plupart des pays développés non européens continuent à recourir massivement aux énergies fossiles et à exploiter celles de leur sous-sol. Même quand ils les réduisent quelque peu, ils ne mettent en œuvre aucune politique visant à supprimer leurs émissions, et ceci quels que soient leurs dirigeants.
Il en résulte que les mesures de décarbonation prises en application du « Pacte Vert » qui fixe à l’Union Européenne et aux pays qui la composent un objectif de suppression de leurs émissions en 2050 sans jamais chercher à quantifier son impact sont illusoires : on ne peut avoir aucune influence significative sur un phénomène quand on pèse 1 en regard de 3 300.
Ces mesures entraînent de multiples et lourdes dépenses et contraintes qui touchent pratiquement tous les domaines de l’économie et sont l’une des principales causes de la faible productivité de l’Europe relativement à celles des États-Unis et de la Chine (dénoncée par le rapport Draghi) qui conduit l’Europe et les pays qui la composent sur la voie du déclin.
L’idée erronée qu’il serait possible d’agir sur l’évolution du climat a également pour conséquence un sentiment de culpabilité injustifié et une vision injustifiée et pessimiste du présent et de l’avenir, notamment au sein de la jeunesse qu’elle prive parfois du désir d’enfants.
La question centrale n’est donc pas de savoir si l’Homme a une influence sur le climat mais de constater qu’il ne peut agir sur celui-ci dans le monde tel qu’il est.
