Les exigences de la preuve en matière criminelle et en matière environnementale

par Bernard Beauzamy avril 2026

Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice (Montesquieu : De l’esprit des lois, 1748)


En matière criminelle, les exigences de la preuve sont strictes : d’abord on constate le crime, puis on procède à des investigations, qui doivent reposer sur des faits avérés et vérifiés. Ce n’est pas parce qu’on trouve les traces d’un suspect sur la scène de crime qu’il est automatiquement coupable : ces traces peuvent avoir une origine légitime ou avoir été mises là par d’autres per-sonnes.

Le déroulement de l’instruction, puis du procès, sont soumis à des règles précises, en particulier le principe du contradictoire : la défense doit être informée de toutes les pièces disponibles. A défaut, le procès est entaché de nullité.

Enfin, chacun a en mémoire cette formule : le doute profite à l’accusé.

Toutes ces règles sont très anciennes ; elles n’assurent évidemment pas qu’il n’y aura pas d’er-reur judiciaire, mais elles s’efforcent de garantir les droits de la défense.

En matière d’environnement, c’est tout l’inverse ; on se tord de rire à cette évocation. L’accusé ne comprend pas de quoi on l’accuse : où est le méfait, en quoi consiste le crime ? Il est condamné sans jamais avoir été entendu, sur la base de « preuves » qui n’en sont pas : arguments pseudo-scientifiques imaginés par des stagiaires en mal de titularisation, repris par des thésards en mal de publication, estampillés par des centres de recherche en mal de subventions et transfor-més en lois et règlements par des politiques en mal de réélection.

A aucun moment l’accusé n’a été entendu et il n’a aucun moyen de se défendre. Un beau jour, on lui dit : Monsieur, Madame, votre activité, vos déplacements, votre existence même, sont une offense à la Planète, qu’il faut impérativement préserver ; vous êtes un ennemi de la Planète, tout comme, en d’autres temps, on était ennemi du peuple. Les procès de Moscou (Joseph Sta-line, 1936-1938) sont la norme en matière d’environnement.

Nous allons passer en revue quelques exemples très simples, tous issus de notre expérience. Nous nous interrogerons ensuite : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu, à ce point, oublier Montesquieu ? La réponse est simple : par lâcheté.

Pour bien comprendre l’absurdité des principes qui ont cours aujourd’hui, il est nécessaire de revenir aux bases des raisonnements.

A.    La pureté par principe

Dans le domaine de l’environnement, le credo depuis ces trente dernières années est simple : toute modification de l’environnement par l’homme, du fait de ses activités, de ses transports, de son existence même, est par définition suspecte et nuisible.

Le principe de base sur lequel s’appuient les décisions est celui de la pureté : plus l’atmosphère est pure, mieux cela vaut ; plus les sols, les eaux, sont purs, mieux cela vaut. Le contraire de « pureté » est « pollution », mot qui revient souvent, mais n’est jamais défini.

Or, sur le plan scientifique, ce principe de base est radicalement faux, même s’il est communé-ment accepté. En effet :

  • L’homme ne peut absolument pas vivre dans une atmosphère pure ; il a besoin, pour son métabolisme, d’un certain nombre de produits (par exemple des métaux rares) qui ne se trouvent pas en environnement purifié ;
  • Il possède des défenses naturelles qui lui permettent de se défendre contre les agressions externes, de toute nature. S’il vit dans une atmosphère contrôlée, ces défenses perdent leur ef-ficacité ;
  • La Nature ne réalise en aucun endroit une atmosphère pure ; il y a de très grandes va-riations de la composition de l’air, d’un lieu à l’autre, d’un jour à l’autre. Elle réalise de manière tout à fait normale et habituelle des accumulations locales de produits qui sont toxiques pour l’homme, par exemple le plomb, le cadmium. De même pour la radioactivité : il y a des zones où elle est naturellement élevée.

L’idéologie selon laquelle plus le milieu est pur, mieux cela vaut pour tout le monde est donc fondamentalement incorrecte. La Nature n’a jamais prévu un « milieu pur » ; elle réalise au contraire toute sorte de variantes et l’homme sait s’y adapter. Il est très possible (mais non scienti-fiquement établi) qu’une quantité minimale de radioactivité soit indispensable à la vie.

La pureté par principe s’apparente à ces doctrines religieuses qui voient le péché un peu partout et selon lesquelles seule une hygiène de vie très stricte, une obéissance absolue aux règles di-vines, préservera des souillures.

Mais l’absurdité initiale du principe ne justifie en rien les dérives de la mise en œuvre sociale, qui fait que les règles fondamentales du droit ne sont pas respectées. Nous allons maintenant les évoquer.

B.    Dérives juridiques

Si un meurtre est commis, l’accusation devra d’abord constater la matérialité des faits : où est le cadavre ? Si un couteau est retrouvé sur les lieux du crime, elle devra montrer que l’accusé a bien apporté et utilisé ce couteau.

Dans toutes les affaires liées à l’environnement, aucune preuve n’est nécessaire. Comment sait-on que l’activité en question nuit à la Planète ? On applique un principe « pollueur-payeur » dépourvu de fondements juridiques, mais bien commode : votre activité modifie l’environnement ? C’est une pollution ; vous vous écartez de la pureté originelle. Vous serez condamné, comme le voulait Savonarole à Florence au XVème siècle. Il n’y a pas de crime, il n’y a pas de couteau et aucune preuve n’est nécessaire.

C.    Analyse d’exemples

Pour bien étayer notre propos, nous allons passer en revue quelques exemples, où apparaîtra clairement la manière dont procède l’accusation. Ils sont d’importance inégale, mais ont un point commun : absurdité de la démarche juridique.

1.     Les séismes

Il y a des séismes en France, pas beaucoup mais un peu ; en tenir compte est essentiel pour définir la résistance des constructions, en particulier pour les centrales nucléaires. Il existe une carte de France de la sismicité ; elle est fausse, comme l’a montré notre travail pour le CEA en 2007, fausse en ce sens qu’elle voit plus de séismes qu’il n’y en a. Récemment, elle a été rendue encore plus fausse, non pas que de nouveaux séismes aient été enregistrés, mais simplement parce qu’on a changé le mode de calcul. En outre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire préconise la prise en compte d’un passé beaucoup plus ancien, portant sur des milliers d’années. Dans ces conditions, il est impossible de faire la preuve que telle région de France (mettons la Beauce, si l’on veut) n’a jamais été victime d’un séisme depuis l’époque glaciaire ; on en conclut facilement qu’il ne faut pas y construire de centrale nucléaire, ni là, ni ailleurs : l’argument est extensible à l’infini.

2.     La toxicité des aliments

Lorsqu’on fait sécher la luzerne (aliment consommé par le bétail), apparaît un composé chimique appelé « anthraquinone », qui, selon certaines études (menées par des stagiaires, confortées par des thésards, publiées par des instituts : voir plus haut), pourrait être cancérigène. Comment le sait-on ? On l’a administré, à haute dose, à des rats, dont certains ont remué la queue, d’autres ont montré des rougeurs sur les pattes. Les épidémiologistes en ont déduit, au moyen de « facteurs de transfert », arbitraires et artificiels, que l’anthraquinone devait être toxique pour l’homme et que, par conséquent, il fallait interdire ce mode de séchage de la luzerne.

Fort bien, mais il se trouve que les animaux sauvages raffolent de l’anthraquinone, naturellement présente dans certaines feuilles. L’homme en consomme aussi, même s’il ne mange pas de chèvre ayant mangé de la luzerne : il en consomme lorsqu’il boit du thé !

Cela illustre bien ce que dit Voltaire « Traité sur la Tolérance » : au milieu d’un amas confus de lois faites souvent au hasard et pour un besoin passager, différentes entre elles de province en province, de ville en ville, et presque toujours contradictoires entre elles dans le même lieu.

3.     Les nitrates

La norme fixe une quantité maximale de 50 mg/l pour les nitrates dans l’eau. Cette norme est absurde parce qu’elle repose à l’origine sur une erreur de diagnostic ; elle est maintenant incontestable parce qu’elle émane de l’OMS, puis de la Commission européenne, et qu’elle a été inscrite dans le droit des Etats membres. Elle est partout utilisée pour incriminer les activités agricoles.

4.     Les rayonnements électromagnétiques

Là, c’est effrayant, car il y en a partout. On cherche à incriminer, pêle-mêle, les smartphones, les lignes à haute tension, les fours à micro-ondes, les téléviseurs, etc.

Nous-mêmes avons été consultés, il y a quelques années, par RTE (Réseau de Transport d’Elec-tricité, filiale de EDF en charge des lignes HT) : on accusait les lignes HT d’être responsables d’un surcroît de leucémies de l’enfant. Nous avons montré sans difficulté que les articles incriminant les lignes HT étaient absurdes, scientifiquement parlant : à en croire les tableaux en première page, il y avait moins de leucémies au voisinage des lignes qu’à distance, ce qui n’em-pêchait pas les auteurs de conclure le contraire au bout de douze pages de calcul.

La leucémie de l’enfant est une maladie très rare et à déclaration obligatoire ; en s’appuyant sur des données anonymisées, il aurait été facile de voir dans quels départements elle apparaissait le plus souvent et de comparer cela à la carte de France des lignes HT (lesquelles sont fixes, comme chacun sait). Nous avons sollicité de nombreux organismes en proposant une telle étude ; aucun n’a donné suite.

Le problème n’a pas été correctement posé : quelle est la variabilité naturelle de la leucémie infantile, d’un département à l’autre, d’une année à l’autre, indépendamment des lignes HT ? Personne ne le sait, et la question n’a jamais été posée. On a cherché directement à incriminer les industriels. Mais notre intervention a tout de même eu un résultat : depuis, les attaques contre les lignes HT ont cessé. Les stagiaires et les thésards, auteurs des articles, ont compris qu’il fallait un minimum de connaissances en mathématiques pour être pris au sérieux.

Pour les smartphones, un argument très simple permet de dire : il y en a des milliards en acti-vité, depuis des dizaines d’années ; si cela devait avoir un effet sur la santé publique, il serait apparu depuis longtemps. Mais, trop simple, cet argument n’est pas recevable par la population, qui continue à se délecter de taux d’absorption par la tête, les membres, etc. ; tout ceci a évi-demment la plus belle apparence scientifique.

5.     Les particules dans l’atmosphère

Dans l’air ambiant, sont naturellement présentes des particules (appelées PM2.5 et PM10 en fonction de leur diamètre) qui peuvent être toxiques, en fonction de la quantité absorbée par inhalation. Puisqu’il s’agit d’un sujet de santé publique, d’innombrables études existent : présence de particules au voisinage des autoroutes, dans les rues, dans les écoles, dans les stations de métro et les gares, etc. On voit partout ce slogan, bien propre à inspirer la crainte auprès du public : « 40 000 morts par an dus à la pollution de l’air ». Tout ceci contribue à faire travailler les stagiaires et les thésards, et débouche inévitablement sur des normes, dont les fondements scientifiques sont au mieux incertains, pour rester poli.

Les mesures indiquent bien un surcroît de particules dans les stations de métro ou dans les gares, par rapport à une nature vierge. Mais personne ne passe sa vie dans le métro ou le train ; si l’on compare le trajet type d’un voyageur à la journée type d’un écolier, on s’aperçoit que l’écolier ingère beaucoup plus de particules que le voyageur. De ce point de vue, il est plus dangereux d’aller à l’école que de prendre le métro. La question a été mal posée depuis le début : ce n’est pas la concentration en particules qui compte, mais la quantité inhalée, ce qui est fondamentalement différent.

D.   Comment en sommes-nous arrivés là ?

Deux éléments distincts ont été nécessaires :

  • La capacité des scientifiques à fournir à la demande tous arguments que leur réclamait le pouvoir politique, quand bien même les méthodes et les conclusions seraient entièrement dépourvus de validité. Cette soumission des scientifiques aux injonctions du pouvoir politique se retrouve systématiquement pendant toutes les périodes d’obscurantisme. Voir mon livre « Meurs vieux lâche ! Il est trop tard » [1] et voir l’article de Wikipedia « la science sous le Troisième Reich » [2].
  • La capacité de la société civile tout entière, à commencer par les organismes normalement en charge de la surveillance des procédures (Conseil d’Etat, etc.) à admettre des déroulements qui bafouent à l’évidence les fondements mêmes du Droit : aucune preuve, aucun moyen de défense, etc. On se trouve devant une nouvelle version des procès de Moscou, organisés par Staline (1936-1938) [3]. L’ennemi de la Planète se substitue à l’ennemi du Peuple, avec les mêmes effets.

E.    Où est le cadavre ?

En matière criminelle, pour que quelqu’un soit accusé de meurtre, il faut un cadavre ; les investigations se portent sur la recherche du coupable, les circonstances du crime, les mobiles, etc.

Mais ici, on se tord de rire : il n’y a aucun cadavre ! La Planète n’a jamais protesté contre l’existence de l’humanité, dont elle s’accommode fort bien ; la Nature impose ses lois, comme elle le veut, quand elle le veut. Les exemples que nous citons plus haut ont été intégralement fabriqués par l’homme ; tous sont artificiels ; aucun n’a d’existence réelle.

Accusée lors d’un procès sans crime et dépourvue de tout moyen de défense, la civilisation industrielle aura bien du mal à échapper à l’échafaud.

F.    Que peut-on faire ?

Il sera très difficile de demander aux scientifiques de devenir honnêtes ; la plupart ne savent même pas ce que cela signifie. On leur demande de publier, alors ils publient, voilà tout. Leurs subventions et donc leur carrière tiennent à ces publications.

Par contre, la société civile, à commencer par les entreprises, peut demander un retour aux principes fondamentaux du droit. Si une norme est édictée, il ne faut pas hésiter à l’attaquer devant les tribunaux administratifs, obligeant ainsi l’administration à publier ses arguments. Comme elle en est en général incapable, la norme pourrait disparaître d’elle-même.

Ne soyons pas trop optimiste ni trop pressé : la justice elle-même est profondément imprégnée de principes absurdes, au nom desquels tout est bon puisqu’il s’agit de sauver la planète ; il faudra sans doute monter très haut dans la hiérarchie judiciaire pour qu’on entende enfin ces demandes pourtant évidentes : où sont les preuves ? où est le principe du contradictoire ?

6.     Cedant arma togae

On connaît le mot de Cicéron : que les armes laissent la place aux toges, c’est-à-dire au débat politique. Ici, c’est tout l’inverse, et on pourrait dire cedant armae togas : que les toges des juges, qui se sont révélées incapables de faire respecter les principes fondamentaux du droit, laissent la place aux armes. Les bâtons des ouvriers, les fourches des paysans, pourraient réussir là où le Conseil d’Etat est impuissant.

L’ordre moral n’a qu’un temps. La population finit toujours par s’apercevoir qu’on la trompe et qu’on la ruine. Savonarole a d’abord été torturé, puis étranglé, puis pendu, puis brûlé. Le salut pourrait venir plus tôt qu’on ne le croit.

7.     Références

Bernard Beauzamy : Meurs, vieux lâche ! Il est trop tard ! ISBN: 979-10-95773-04-7, ISSN: 1767-1175

Wikipedia : « La science sous le Troisième Reich »

Wikipedia : « Les procès de Moscou »

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17 réflexions au sujet de « Les exigences de la preuve en matière criminelle et en matière environnementale »

  1. Et que dire de la pollution à l’amiante quand on traîne les pieds sur le GR20 : pour ne pas prendre de risque partez avec votre bouteille d’air gonflée sur le continent et portez un masque perpétuellement.

  2. Un lien qui intéressera les lecteurs du site :

    https://phys.org/news/2026-04-anomaly-global-sea-deep-ocean.html

    Parmi les climatologies alternatives traitant de ce sujet, il y a à ma connaissance :
    – celle de Courtillot et cie sur l’influence interplanétaire sur les volcans (article de 2023)
    – celle de Roger Cunningham alias The Ethical Skeptic, qui propose un changement climatique lié au changement d’état du noyau terrestre et à l’effet Djanibekov. Son livre vient de paraitre (2026).

    C’est l’occasion de rappeler que l’astroclimatologie est une science encore jeune puisque les mesures suffisamment précises et globales remontent au déploiement des satellites, période justement où le climat terrestre a connu une bifurcation dynamique.

    Les lecteurs motivés souhaitant brasser des thèses alternatives/complémentaires au GIEC-radiatif pourront lire aussi bien sûr d’autres ouvrages :
    – la traduction du livre de Vinós pour le couplage soleil-ozone-courant jet. Un gros pavé qui vaut le coup pour ses nombreux graphiques
    – le livre de Vieillefosse sur la perturbation du cycle de l’eau
    – le Scafetta qui vient de paraitre et qui attend un traducteur est un bon complément au travail de Courtillot et cie sur le couplage interplanétaire visible dans les spectres de nombreuses séries temporelles climatiques
    – ceux qui souhaitent aller sur du plus exotique pourront aussi lire le Weatherman’s Guide de Ben Davidson, qui propose une approche solaro-électromagnétique du climat. Le livre est très synthétique et agréable à lire.

    Bonne lecture ! Votre curiosité et les plaisirs de la découverte valent plus que les intimidations des esprits péteux et chagrins !

  3. Avec l’aide de l’Intelligence Artificielle Gémini, voici un résumé de cet excellent article en quatre quatrains dans le style prophétique et sombre de Nostradamus, illustrant ce procès de la civilisation :
    I
    Le Droit antique par la peur sera banni,
    L’accusé sans défense au pilori fini.
    Point de cadavre au sol, ni de fer criminel,
    Mais un arrêt rendu par un juge irréel.
    II
    La Pureté promise, étrange idolâtrie,
    Sera le nouveau joug de la terre meurtrie.
    Savants asservis pour quelques deniers d’or,
    Feindront le grand péril pour sceller notre sort.
    III
    Nitrate et ondes vaines, faux fléaux de l’esprit,
    Par des clercs de passage seront mis par écrit.
    Le peuple en sa demeure, de bouger interdit,
    Sous des lois de Moscou se verra tout maudit.
    IV
    Mais quand le poids des normes fera rompre le pain,
    Le paysan lassé prendra l’arme à la main.
    Le Moine de Florence au brasier finira,
    Et l’ordre des toges enfin s’écroulera.

  4. « arguments pseudo-scientifiques imaginés par des stagiaires en mal de titularisation, repris par des thésards en mal de publication, estampillés par des centres de recherche en mal de subventions ». Une attaque délirante contre la recherche scientifique. La plupart des thésards font leur boulot, Monsieur, et ne sont pas des écologistes délirants mais juste des chercheurs qui essaient de comprendre ce qui se passe. Et si les centres de recherche sont en mal de subventions, la faute à qui sinon à l’état qui les étrangle depuis plus de quarante ans. Votre attaque poujadiste est absolument indigne. Mais de la part d’un PDG, pas surprenant.

    • Vous ne faîtes certainement pas mieux. Fréquentez un peu les sites universitaires (en dur, ou en web, ou en Listes de diffusion, ou en bulletins d’infos, etc) en Sciences Sociales ou en Histoire-Philo des Sciences et Techniques, et vous verrez que le monde universitaire produit des Masters ou des Doctorats où la mode des thèmes en cours est la règle (sur le genre, sur le climat, sur la colonisation passée de la France, sur le fascisme en France, sur le racisme) et permet à ces labos de recevoir des fonds sans trop se casser la tête à chercher des sujets novateurs (sur la création de richesse, sur la construction d’une nation, sur la joie de vivre, sur l’optimisme, etc) . C’est clair et net dans les recherches en Droit International de l’Environnement. En sciences physiques et naturelles, c’est moins évident, mais ça existe: un étudiant qui veut faire une thèse sur l’ère glaciaire (géologique) en cours n’a aucune chance d’être dirigé.(sur le fond, comme sur le financement puisque les crédits son attribués pour consolider les positions de l’ONU, donc celles du GIEC) sur le réchauffement climatique. Idem en Physique Chimie sur des recherches portant sur la ressemblance entre les CO2 naturel ou anthropique. Quant aux subventions qui baissent, posez vous au moins la question de l’Etat de la France ; 25ème Etat en terme de PIB/habitant, comparez avec ce que donnent les Etats mieux placés que la France à leur étudiants. Vous verrez qu’on est bien généreux en France. Mais bien sûr, vous faites partie des gens qui croient que notre pauvreté en route est la faute des PDG (voire des Fascistes qui courent les rues, ou des racistes, ou des catholiques qui nous écrasent, ou des USA).

  5. Je suis membre de votre association depuis près de dix ans mais avec ce genre de commentaires et ceux de Monsieur Prudhomme qui défend le génocide à Gaza, cela ne va probablement pas durer. Etre climatoréaliste implique-t-il d’être réactionnaire ?

    • « Réactionnaire » ??? Réaction à QUI, ou à QUOI ?
      Et pourquoi pas le très éculé « fasciste » tant que nous y sommes, utilisé depuis 1917 à toutes les sauces révolutionnaires les plus sanglantes et les plus indigestes ?
      Ou encore « néonazi » vide de sens puisqu’il il n’y a ni pogroms, ni camps, ni fours dans un rayon de 10000 km ?
      De grâce, épargnez-nous cette logorrhée et ce vocabulaire gauchiste qui n’ont STRICTEMENT RIEN à faire avec le climato-réalisme !

    • « Etre climatoréaliste implique-t-il d’être réactionnaire ? » : ça implique d’être lucide, en l’occurrence d’éviter de reprendre les éléments de langage du terrorisme islamiste en invoquant un « génocide à Gaza », ou d’essayer bêtement de disqualifier ceux qui ne partagent pas vos idées en les affublant insidieusement de qualificatifs très connotés qui se veulent infamants. Laissez donc votre idéologie et votre moraline au vestiaire.

      Concernant votre petit chantage, soyez rassuré, l’ACR se remettra de votre départ. Bonne route.

    • Logique. Vu votre commentaire précédent….. « Génocide » à Gaza : sur quelles bases vous utilisez ce mot ? Sur les images des bombardements ? Terribles et destructeurs: OUI. sanglants: OUI. Mais alors, ce mot vaut aussi pour les bombardements sur La Normandie (ravagée) par les bombardements contre les Nazis : y a-t-il eu un « génocide » des Français en 1944 ? Ou un « Génocide » commis par les Soviétiques dans leur massacre et l’élimination physique de Stalingrad ? En fait, le mot « génocide » est utilisé parce que les bombardements sur Gaza sont effectués par Israël : il faut retourner le mot « Génocide » dont ont été victimes les Juifs pour …le nier. Qualifier les Bombardements israéliens de « Génocide » relève de la volonté révisionniste et réactionnaire de décrédibiliser la réalité de l’Holocauste. Autre chose : il y a près de 1 million d’Arabes (Palestiniens) qui vivent en Israël : ils ont été… »génocidés » ? Ceux qui parlent de « Génocide » à Gaza insultent les victimes de tous les génocides réels dans le monde en les comparant à des bombardements. Je vous souhaite, JS Pierre , de ne jamais connaître un génocide directement, vous même : vous ferez la différence, ce jour là, avec une guerre..

  6. oui, il devient urgent de separer l’ecologie et l’etat….laissons l’ecologie libre, mais pas aux assemblées ni aux gouvernements! merci aux cerveaux de la societé de mathematiques de rediger ce texte de :
    SEPARATION DE L’ECOLOGIE ET DE L’ETAT
    2026

  7. Réponse au 1er message de Jean-Sébastien Pierre, 30 avril 2026 à 10 h 24 min
     » des chercheurs qui essaient de comprendre ce qui se passe » ? Vous fréquentez quelle fac ou quelle école ? Aujourd’hui, pour n’importe quel Master ou Doctorat, ce qui compte c’est le sujet qui passe, qui est dans les clous, qui sera accepté par la pensée dominante du moment. En SHS ou en Histoire et Philo des Sciences et Techniques, la plupart des sujets traités concernent le Genre qui torture au quotidien tous les Français, le fascisme et le racisme qui inondent chaque rue de France, ou la colonisation française qui massacre des enfants en Algérie ou en Indochine (c’est bien connu). C’est de la « recherche » ça ? Ou du militantisme ?
    Même en sciences Physiques ou Naturelles, y a un problème (alors que le militantisme y est plus difficile à diffuser) : un chercheur souhaitant travailler sur l’ère glaciaire (géologique) en cours aura du mal à trouver un Labo (ce qui compte, c’est le réchauffement climatique). Idem pour un chercheur attiré par l’examen, ou la ressemblance, entre les CO2 naturel et anthropique (ce qui compte c’est de parler du CO2…globalement).
    Quant aux subventions de l’Etat (c’est à dire: nos impôts) pour financer la recherche, sachez que la France est 25ème en terme de PIB/habitant: les Etats mieux placés que la France donnent moins qu’elle pour la Recherche . Pourquoi, à votre avis ? Recherchez….(sachant que, avec un peu d’humour svp : des Chercheurs qui cherchent on en trouve. Des Chercheurs qui trouvent, on en cherche )

  8. Un exemple caricatural tiré de mon expérience professionnelle qui aurait pu être ajouté à ceux listés dans l’article et lié à mon ancien métier, la terrible « dioxine de Seveso », celle qui n’a provoqué aucun décès (mais a provoqué des maladies de peau qui ont guéri), même Wikipedia le reconnait: https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Seveso.
    Un incinérateur (à Gilly/Isère ?) dépourvu de « vrai » traitement des fumées émettait des quantités « considérables » de dioxines. Une enquête avait été lancée pour évaluer les risques liés à l’alimentation, notamment une mesure des concentrations de dioxines dans les oeufs produits dans les poulaillers des riverains. La dioxine a bien été détectée, mais pas dans tous les poulaillers, et sans corrélation avec la distance à l’incinérateur ou l’exposition aux vents dominants. Finalement, on a trouvé la cause: les poulaillers contaminés étaient ceux où l’on avait répandu sur le sol des cendres de cheminée ou de poêle à bois, émetteurs bien plus « polluants » qu’une usine d’incinération archaïque !
    L’affaire a été bien sûr étouffée, le ministère de l’Environnement n’a pas relâché les normes, l’ADEME a continué à démolir l’incinération, les industriels étaient ravis (la décharge rapporte infiniment plus que l’incinération …).
    – Tout çà, c’était il y a plus de 20 ans … Les dioxines de l’incinération étaient censées être produites par la combustion des matières plastiques contenues dans les déchets ménagers. Aujourd’hui, on a fait des « progrès ». Les écolos au pouvoir nous obligent à trier dans la poubelle jaune tous les emballages plastiques. Initialement, après un tri sommaire, ces déchets partaient effectuer un « tri complémentaire » en Asie ou en Afrique dans lequel on récupère 5 ou 10%, et on balance le reste à la mer ou dans le fleuve, à moins qu’on mette le feu au tas (les plastiques qu’on retrouve dans les océans ne sont pas ceux utilisés dans le tiers monde, ce sont les nôtres qu’on a « valorisé » là-bas !). Ces pratiques permettent d’économiser les frais de mise en décharge des 90% inutilisables, ce qui fait de sacrées économies par rapport à nos coûts, là-bas l’élimination est gratuite ! Hélas, tout à une fin, d’abord la Chine, puis les autres pays ont fini par refuser ce « cadeau » que nous leur faisions … il a fallu trouver une autre solution.
    – Nos écolos ont alors inventé les « CSR » (Combustibles Solides de Récupération). Tous les déchets de la « poubelle jaune » qui ne sont pas récupérables sont broyés et transformés en CSR que l’on peut brûler dans des chaudières pourvues d’un traitement de fumées « allégé » (Voir l’annexe 1-II e). Par exemple si le déchet provient d’une poubelle « grise », on imposera à l’incinération: SO2 < 50 mg/Nm3, si par contre, il a transité dans la poubelle "jaune", on aura en général (hors cimenteries) SO2 < 400 mg/Nm3 (< 150 pour les plus grosses … qui à mon avis n'existent pas encore !). Et bien sûr, pour l'ADEME et similaires, il est toujours très dangereux de vivre près d'un incinérateur, et par contre vous pouvez balader votre bébé à proximité de la chaufferie "verte" qui brûle des CSR … c'est excellent pour sa santé !

    • Papijo,
      Donc vous êtes un spécialiste de la dioxyne de Seveso.
      Comme je n’ai aucune aucune compétence en la matière et que je suis capable de le reconnaître, je m’abstiens de commenter ce vous dites que je veux bien croire.
      Je ne mets aucunement en doute votre expérience professionnelle qui est certainement excellente.

      Par contre au vu de vos commentaires sur mon article paru dans le précédent bulletin sur le Climat de la Terre des derniers 140.000 ans j’ai compris que vous n’aviez aucune compétence en thermodynamique.

      Ce serait mieux pour vous de le reconnaître et éviter les commentaires désobligeants sur les compétences professionnelles des auteurs.

      Mais toujours d’accord avec vous sur Bruniquel.

      • Mes compétences en thermodynamique … il se trouve que j’ai passé la presque totalité de ma carrière d’ingénieur dans la thermodynamique, à faire des calculs et à construire des chaudières, fours, systèmes de production d’électricité par turbines à gaz ou à vapeur, dans le nucléaire, la sidérurgie ou l’incinération des déchets ménagers principalement … En clair, mon métier était donc « Ingénieur fumiste » … et j’en suis fier !
        Ceci étant dit, si vous repassez dans le secteur de Bruniquel, je prendrai plaisir à vous inviter à prendre un petit verre (me communiquer vos coordonnées via l’e-mail transmis à « climato-realistes.fr »)

        • Vos compétences de fumiste sont certainement excellentes, mais pour être un bon frigoriste il vous faudrait peut-être un recyclage.

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