L’intervew de Samuel Furfari, Rémy Prud’homme, François de Rugy par le magazine Atlantico a suscité de la part certains de nos adhérents, des réactions négatives concernant notamment les prises de positions de François de Rugy.
Nous avons été plusieurs à nous étonner des réponses que François de Rugy a données à Atlantico, à propos des prévisions d’augmentation de température pour la fin du siècle.
La portée de L’évolution des prévisions du GIEC constitue un avancée importante : elle affirme que le scénario le plus pessimiste (RCP 8.5) est désormais considéré comme « invraisemblable ».
Il s’agit clairement d’un pavé dans la mare et François de Rugy feint de ne pas le constater ! Le GIEC est obligé de reconnaître que ses prévisions précédentes étaient exagérées. De plus, c’est ce scénario qui a été le plus largement commenté dans les médias et qui est à l’origine de l’empressement aux transitions énergétiques.
Il serait probablement fort judicieux de prolonger la réflexion critique sur les autres simulations du GIEC.
François de Rugy prend cette évolution comme une forme « d’honnêteté » du GIEC, illustrant le fait que la science chercherait toujours à s’améliorer. Pour lui, rien ne devrait changer dans notre détermination à poursuivre les actions hâtivement décidées par les conclusions précédentes du GIEC.
Il convient de relire les commentaires avisés de Samuel Furfari et de Rémy Prud’homme, dans ce même article, dont l’association a souhaité communiquer l’intégralité à ses lecteurs. Il est tout à fait souhaitable de se passer des commentaires de François de Rugy.
La lettre d’information du Dr Fritz Vahrenholt publiée le 12 mai 2026 sur le site de Clintel jettent un regard autrement lucide sur ces évolutions du GIEC.

pas tout à fait d’accord avec vous
Quoi qu’il en soit des motivations de M. de Rugy et de sa personnalité, il va dans le sens des climato-réalistes, et pour moi, ça compte.
Je crois sincèrement que vous vous méprenez… ou alors êtes bien trop crédule… !
De Rugy a été partie prenante depuis le début, il va pas reconnaître comme ça et avec facilité la supercherie.
Car quand on y regarde de plus près il faut rappeler que non seulement ce Giec n’est pas composé en majorité d’experts (ils ont été autoproclamés ainsi dans la définition française de l’organisme, mais en langue originale il n’est absolument pas question « d’experts »).
Enfin ça fait maintenant 30 ans et même un peu plus (1er rapport initié en 1991 et modifié en 1995) que les rapports prédisent une catastrophe si on ne fait pas ce qu’ils disent et à peu près autant que les vrais scientifiques disent que tout est faux ou presque dans la façon dont été élaborés modèles, scénarios et rapports… avec en particulier des hypothèses irréalistes et un manque de données d’observations important conjugué à des extrapolations (points de mesures déplacés au fil du temps où carrément « inventés », etc)… les critiques ne manquent pas et on est sur certains points à la limite de la fraude scientifique.
De Rugy depuis le temps, comme les autres Pompilli, Hulot, Jadot, et d’autres sait bien sûr tout ça. Il est à noter qu’il a bien sûr attendu d’abord que le Giec se positionne pour entériner le « changement de doctrine »… Pas fou le gars va pas se saborder comme ça…
Donc perso, le pointage de ce 2 poids, 2 mesures, 2 positions qui est une façon comme une autre de faire l’anguille ne doit pouvoir prêter à aucune autre interprétation. Il répond en bon politique le gus, c’est tout !
Il essaie juste de noyer le poisson, y’a rien chez les écolos qui change dans la doctrine…
Le réchauffement c’est toujours le CO2 de la faute de l’homme, même si à la limite il doit bien sentir que côté réchauffement ça risque de pas voler très haut. Se poser de fait la question de savoir si 1°C c’est bien une catastrophe sachant que depuis 50 à 70 ans on s’était pas trop posé la question d’où émissions sans compter… Par contre le CO2 là dedans…
Moi j’attends autre chose que des évaluations ou des modèles; des mesures efficientes par exemple…
Cette rectification de l’article « Furfary -Prudhomme – De Rugy » par la suggestion d’un nouvel article « Furfary – Prudhomme » qui effacerait sélectivement De Rugy constitue un exploit diplomatique délicieux, qui à la fois critique le choix des 2 auteurs préservés d’avoir collaboré avec De Rugy et condamne le contenu du discours de De Rugy. »
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »
Bravo C. Buson pour cette cruauté indolore.
ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément, disait Descartes.
gardons R. Prudhomme et S. Furfari. Oublions F. De Rugy
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément
Boileau
François de Rugy fait de la politique. La sincérité n’étant pas ce qui caractérise sa corporation, il ne faut pas trop en attendre de lui. D’autant qu’il connaît les méthodes expéditives de la Stasi climatique qui compose son parti. Il a donc l’obligation de se modérer pour s’éviter l’excommunication dont sa meute est coutumière. Relativiser le retrait piteux d’un scénario délirant qui jusque-là constituait une référence scientifique de l’instance suprême carboniste s’imposait donc à lui.
Pour autant, je ne crois pas souhaitable, comme le suggère le communiqué de quelques indignés, de censurer ses propos dès lors qu’il exprime ses convictions sans outrance. Réservons la censure à ce qui nuit au débat, pas au débat lui-même.
Laissons à ceux d’en face leurs méthodes totalitaires.
Mais ce gars n’a pas de « conviction sur le sujet, sinon il les défendrait bec et ongles…
C’est un (mauvais) politique, c’est tout; comme tous les « écologistes » de plateau TV… on est quand même plus près du lobbying que de l’écologie, il me semble…