par Robert Girouard
Parce qu’il promettait de lutter contre le réchauffement climatique tout en préservant le réseau gazier existant, le gaz de source renouvelable (GSR) — stratégiquement rebaptisé « gaz vert » par les professionnels de la communication — s’annonçait comme le grand miracle de la transition énergétique québécoise.
Pensée sous le gouvernement de la Coalition Avenir Québec et inscrite dans la réglementation dès 2019, la stratégie était en apparence limpide. Il s’agissait d’imposer aux distributeurs de gaz, principalement Énergir, l’injection d’une proportion croissante de GSR issus de la décomposition de nos déchets organiques, qu’il s’agisse de fumier, de contenus de bacs bruns ou de boues d’épuration. Les cibles affichées se voulaient progressives mais ambitieuses, visant 1 % d’intégration en 2020, 5 % en 2025, puis 10 % à l’horizon 2030.
Cette politique a été adoptée sous la pression constante de groupes environnementaux et, plus tard, de coalitions structurées telles que Sortons le gaz! (réunissant Équiterre, la Fondation David Suzuki, Nature Québec et d’autres acteurs). En réclamant une sortie urgente des énergies fossiles et des cibles de décarbonation utopiques, ces groupes ont contribué à imposer une exigence de résultat rapide et à éviter un débat rationnel sur les coûts-bénéfices d’une telle politique.
Quelques années plus tard, le constat est sans appel. La production des usines de biométhanisation québécoises plafonne à un niveau marginal, les coûts de production se révèlent astronomiques, et le gouvernement a été contraint de reculer en reportant officiellement ses propres échéances réglementaires. Au-delà d’un simple raté d’approvisionnement, ce dossier offre un cas d’école de bêtise institutionnelle, où l’aveuglement idéologique, le militantisme, le corporatisme et la technocratie se sont alliés pour suspendre les lois de l’arithmétique et de la physique aux dépens des contribuables et des entreprises.
La négation de la physique et de l’économie de base
Une politique devient stupide lorsqu’elle entraîne une destruction nette de valeur pour la collectivité sans apporter de bénéfice réel et lorsqu’elle repose sur des postulats déconnectésés du réel. C’est le cas ici.
Le premier postulat concerne l’aberration thermodynamique du modèle. Pour chauffer des bâtiments résidentiels ou commerciaux, le Québec dispose déjà d’un réseau électrique quasi entièrement décarboné. Une thermopompe moderne offre un coefficient de performance exceptionnel, capable de transformer un kilowattheure d’électricité en trois ou quatre kilowattheures de chaleur. À l’inverse, fabriquer du biométhane exige de collecter de la biomasse aux quatre coins du territoire, de construire des usines de traitement complexes et coûteuses, puis d’acheminer le gaz dans des tuyaux sous terre pour le brûler dans une chaudière avec des pertes calorifiques considérables. Utiliser une ressource organique rare pour un usage que l’électricité accomplit à une fraction du coût énergétique relève du non-sens le plus complet.
Le second concerne la chimère de l’offre. Décréter par règlement qu’il y aura 10 % de gaz vert dans le réseau d’ici 2030 supposait l’émergence quasi magique de dizaines d’usines de traitement. Or, le gisement de déchets organiques au Québec est physiquement limité et logistiquement complexe à mobiliser. Faute de volumes suffisants sur le territoire québécois, le distributeur a dû se résoudre à importer du GSR américain ou d’autres provinces canadiennes pour tenter de remplir ses quotas.
Le choix du récit contre la réalité
Selon certaines informations, le gouvernement a agi à l’encontre de l’avis de nombreux experts, chercheurs indépendants du secteur de l’énergie et économistes du marché du carbone. Leurs analyses démontraient en effet que la biomasse québécoise était physiquement trop rare et que le coût par tonne de CO2 évitée dépassait l’entendement.
Le pouvoir a plutôt préféré acheter le conte de fées de l’économie circulaire proposé par des firmes-conseils et porté par des cabinets de relations publiques chargés de vendre la biométhanisation citoyenne. Il s’est laissé séduire par une promesse en apparence politiquement rentable, mais irréaliste.
Un désastre financier réparti sur deux guichets
Pour les citoyens et l’économie locale, la facture de cette complaisance verte s’avère particulièrement lourde, car le coût du fiasco est prélevé à la fois sur leurs impôts et sur leurs factures d’énergie.
En tant que contribuables, les Québécois ont vu des centaines de millions de dollars d’argent public injectés via le Plan pour une économie verte afin de financer la construction d’usines municipales de biométhanisation. Nombre de ces infrastructures publiques ont accumulé des retards majeurs, des dépassements de coûts et des pannes techniques avant même de produire leurs premiers mètres cubes de gaz.
En tant que consommateurs, ces mêmes citoyens réassument le surcoût du GSR sur leur compte mensuel de gaz. La Régie de l’énergie ayant autorisé l’intégration des dépenses de transition dans les tarifs généraux par le mécanisme de la « socialisation des coûts », les factures augmentent mécaniquement pour tous les usagers, alors que le gaz de source renouvelable coûte trois à cinq fois plus cher que le gaz fossile conventionnel.
Quant aux utilisateurs industriels, ils se retrouvent piégés dans un étau économique. Obligés d’absorber une énergie hors de prix ou d’assumer des frais de compensation, ils subissent une perte de compétitivité directe face à leurs concurrents de l’Ontario ou des États-Unis, qui conservent un accès direct au gaz conventionnel bon marché. Et lorsque ces usines souhaitent quitter le réseau gazier pour s’électrifier, elles se heurtent souvent aux délais de raccordement et à la rareté des blocs d’électricité disponibles chez Hydro-Québec.
En matière de lutte contre les changements climatiques, la seule métrique rigoureuse reste le coût par tonne de dioxyde de carbone évitée. Là où l’efficacité énergétique directe — comme l’isolation des bâtiments ou leur conversion à l’électricité — permet d’éliminer une tonne de carbone pour 50 $ à 100 $, substituer du gaz vert au gaz fossile dans le réseau général en coûte régulièrement entre 200 $ et 400 $. C’est l’un des moyens les plus inefficaces d’employer les fonds publics.
La stupidité fonctionnelle des institutions
Comment une idée aussi bancale sur le plan économique a-t-elle pu s’imposer sans rencontrer de résistance institutionnelle majeure ? La sociologie des organisations explique ce phénomène par le concept de la stupidité fonctionnelle, c’est-à-dire la capacité d’un système à paralyser le sens critique de ses propres acteurs pour préserver un dogme ou un consensus de façade.
Dans le cas du gaz vert, une alliance d’intérêts tacite s’est nouée entre différents pouvoirs. Pour le monopole gazier, le concept de gaz vert offrait une justification écologique idéale afin de préserver la valeur de son réseau de conduites sous terre et de repousser l’échéance d’une sortie définitive du gaz. Pour le pouvoir politique et municipal, satisfaire aux revendications des groupes environnementaux tout en racontant aux électeurs que leurs restes de table allaient chauffer les maisons de leur quartier offrait un récit technico-écologique gratifiant, sans contrainte apparente. Pour l’appareil technocratique enfin, fixer des cibles chiffrées permettait d’afficher un volontarisme politique dans les salons internationaux sans devoir auditer rigoureusement la viabilité de la chaîne d’approvisionnement.
Pendant des années, quiconque soulignait l’incohérence du modèle se voyait écarté au nom du consensus climatique. Le mot « vert » a agi comme un anesthésiant intellectuel, occultant complètement la notion d’allocation optimale des ressources. Une fois de plus, l’impératif de « sauver la planète » l’aura emporté sur la rationalité.
Une leçon pour l’avenir ?
Le recul du gouvernement du Québec marque la fin d’une illusion technocratique. Le verdissement du réseau gazier n’aura pas lieu. Le GSR n’est pas et ne sera jamais une énergie de masse destinée à chauffer des résidences ou des commerces de détail.
Au-delà de l’échec énergétique et comptable, la véritable leçon de ce fiasco est politique et démocratique. Elle réside dans l’urgence de briser le verrouillage du débat public. Lorsqu’une société transforme des objectifs environnementaux en articles de foi incritiquables, elle s’interdit le débat rationnel, l’analyse coûts-bénéfices et l’écoute des signaux d’alarme.
L’erreur aura coûté cher aux contribuables et aux entreprises : ignorer les contraintes de la réalité économique et physique pour préserver un récit idéologique finit toujours mal. Pour éviter de répéter de telles erreurs, le Québec doit réapprendre à débattre sereinement : privilégier les faits sur les symboles, accepter la contradiction scientifique et réintégrer la rigueur budgétaire au cœur de ses choix collectifs. Cela suppose un changement de mentalité qui a malheureusement peu de chance de se matérialiser à court ou moyen terme. L’idéologie a la couenne dure.

Bon article, mais qui ne pose pas la question de fond : comment en arrive t-on là dans un pays où les écologistes font moins de 20% des voix ?
Je ne peux pas m’exprimer sur le cas du Québec que je ne connais pas bien mais je suppose qu’il souffre des même dérives que le système démocratique français.
Car c’est tout à fait les gabegies financières et désastres que nous vivons dans de nombreuses questions liées à l’environnement en France et pourtant nous n’avons jamais élu une majorité de députés écologistes à l’AN, loin de là !
Alors ?
Nous nous déplaçons pour élire des députés qui votent des lois.
Mais que pèsent encore ces députés face aux Conseils d’Etat ou Constitutionnel qui ont acquis des pouvoirs qui n’étaient pas inclus dans la constitution de la Vème république à son origine et se sont fait un art de la censure ou face à la juristocratie qui a pris le pouvoir en France, via les magistrats rouges et verts aussi inamovibles qu’irresponsables ?
Que pèsent également nos députés face aux innombrables comités théodules qui ont confisqué des décisions à tous les niveaux, ou face aux conventions citoyennes, qui sont la négation même du principe démocratique ! ou face à des associations qui utilisent tous les ficelles légales pour peser de tout leur poids.
Ici sur ce blog, qui a déjà réfléchit, par exemple, à la toute puissance de France Nature Ecologie et à son mécanisme de fonctionnement qui s’est joué de notre démocratie.
L’association revendique 1 million d’adhérents, mais combien parmi ces adhérents savent qu’ils appartiennent à la FNE ?
J’ai adhéré il y a une quinzaine d’années à une association sur les insectes uniquement pour recevoir sa parution régulière sur les insectes, absolument passionnante.
J’ai eu une carte de membre de l’association avec un joli petit sigle tricolore et 3 lettres FNE auxquelles je n’ai prêté attention que quelques années plus tard. En adhérant à cette association, j’avais adhéré à la FNE sans en avoir la moindre idée, comme l’ont sans doute fait plusieurs centaines de milliers de personnes en France.
Le génie de la FNE est d’avoir procédé à un vaste hold up associatif.
Sous l’étiquette FNE, en procédant parfois à plusieurs niveaux de fédérations associatives, la FNE a capturé plus de 8200 associations françaises. Vous pouvez vous retrouver à la FNE non seulement parce que vous appartenez à une association de défense de la nature à proprement parler mais aussi parce que vous êtes à une banale association de randonnée, à un groupe de passionnés qui préservent des vergers conservatoires, à un club de sport alpin et même à un club scout.
Dans mes découvertes sur les adhérents de la FNE qui s’ignorent, le bouquet aura été des amis d’une association de pêche qui se battaient pour la préservation de leurs étangs résultant de digues sur un cours d’eau et qui étaient à la FNE sans savoir que leurs étangs étaient menacés par la politique de la FNE qui lutte pour faire appliquer la directive écologiste radicale européenne de « continuité écologique des cours d’eau » donc la suppression de tout barrage, toute digue, tout seuil.
Tous ces adhérents, qui s’ignorent, n’ont pas voix dans le fonctionnement et les décisions de la FNE car les statuts de l’association ont prévu un collège décisionnel très limité aux niveaux supérieurs de l’association.
Fort de ce nombre d’adhérents en grande partie capturés, l’association « reconnue d’utilité publique » bénéficie de subventions d’état, jusqu’à 40% de son budget annuel et surtout siège dans un nombre incroyable de comités théodules nationaux à commencer par le CESE ou le Comité National de l’Eau ou encore le Conseil National de la Transition Ecologique. Elle siège également dans une multitude de comités départementaux.
Outre son poids dans toutes ces institutions, le FNE fait du lobbying politique et pratique une politique d’actions juridiques systématiques.
La magistrature française étant rouge et verte à la fois, comme la FNE, celle ci gagne beaucoup de procès et donc récupère de l’argent ce qui lui permet de maintenir constant son niveau d’engagement dans de nouveaux procès.
La FNE s’est opposée ces dernières années et continue à s’opposer par d’incessantes actions juridiques, par des manifestations et par des campagnes d’opinion :
-au nucléaire
-à tout nouveau barrage hydraulique
-aux bassines et à toutes les réserves d’eau et est à la pointe de la lutte contre les barrages, digues et seuils sur les cours d’eau de France dans le cadre de son soutien indéfectible programme européen de « continuité écologique des cours d’eau » qui est un désastre (mais on continue !)
-au débroussaillage et ramassage de bois morts dans les forêts (ce qui n’est pas sans conséquences actuellement)
-aux OGM et maintenant aux NGT
-aux travaux permettant de limiter l’érosion et de prévenir les effets de la montée des mers
-à l’autoroute A 69
Elle est au coeur des mouvements qui se préparent pour s’opposer au grand canal Seine-Nord qui pourrait pourtant permettre de circuler à des méga-péniches transportant le contenu de 200 camions.
Tout cela est dramatique mais qui en parle ? Même ici ?
Aucun parti politique, actuellement, n’inclut dans son programme la lutte contre la juristocratie, les comités théodules, les CESE et autres conseils parasites, les conventions citoyennes, la fin généralisée du subventionnement associatif.
Si personne ne se réveille, nous nous réveillerons dans une dictature verte dans les années à venir et le pire est que ce ne sera pas du tout une bonne nouvelle pour l’environnement en France.
Gare à vous, fermeture de vos comptes bancaires pour « ingérence intérieure ».
Le 23 juillet dernier en pleine canicule et en pleine vague d’incendies, le tribunal administratif de Poitiers a ordonné la destruction de 4 mégabassines en Charente Maritime. Ces 4 bassines avaient passé tous les comités Théodules imaginables au terme d’une longue procédure d’agrément et obtenu une autorisation en bonne et due forme. L’Etat avait financé à 62% avec nos impôts.
Peu importe que tout ait été fait légalement, peu importe que nos impôts aient financé, FNE 17 satellite de la FNE, spécialiste des actions judiciaires, a gagné grâce à la complicité de la juristocratie qui a pris le pouvoir en France.
Alors oui, en ce moment je pète un câble, trop c’est trop.
« » » » »je pète un câble, trop c’est trop. » » » » » »
Vaut mieux que ce soit le vôtre que celui qui alimente une voiture électrique et y mette le feu
pas de smilies
Ah, parce que des voitures à essence ou diesel ne brûlent pas ? Etonnant, ils sont pourtant remplis d’un liquide inflammable. C’est même le principe de base de leur fonctionnement.
Mais je suis peut-être un peu naïf.
Le seul pb est qu ‘une voiture électrique qui brûle ne peut pas être éteinte, à la différence d’un diesel ou d’une essence, j’en ai eu l’exemple sur l’avenue en bas de chez moi : les pompiers ont délimité un périmètre de sécurité et l’ont regardée brûler : un vrai feu de joie !
Anton, vous confondez avec les voitures américaines. Ce sont elles qui explosent au moindre choc. J’en ai vu plein dans des séries à la TV.
Le problème est que TOUS les médias tv (de TF1 à France 5 en passant par LCI ou BFMtv ) sont infiltrés, infestés et infectés par des journalistes issus de la Secte écolo…et ce sont surtout eux qui diffusent dans l’esprit des téléspectateurs ce lent poison qu’est la désinformation climatique. Une nouvelle présidente de la République en 2027 permettrait un profond et grand nettoyage au karcher de tous ces médias corrompus et malfaisants (tout du moins sur les chaines publiques Fr2, Fr3, Fr4, Fr5, FranceInfo, Arte)…à suivre
Je ne crois pas une seconde que Marine Le Pen changerait quelque chose. Il n’y a rien à attendre d’un parti qui vient de passer plusieurs mois à voter avec LFI-Les Verts juste pour faire obstruction. C’est une honte.
Vous avez hélas raison, je le crains.
message laissé sur skyfall avant de lire votre message à vous
« » » » »construire de nouveaux barrages, c’est pas bien « » » » »
Pourquoi? Cela compense la remontée du niveau de la mer suite à la fonte des calottes glaciaires due au réchauffement climatique lié au CO2 qui entretient les incendies ce qui provoque un cercle vicieux
comment en arrive t-on là dans un pays où les écologistes font moins de 20% des voix ? C’est le sujet de mon livre à venir «Idéologie et dérive de la raison». Je démontre que pour réussir, l’idéologie n’a pas à convaincre tous les individus, il lui suffit de contaminer les institutions. L’irrationalité est foncièrement collective et institutionnelle. La suite dans un an !
Une solution pour contrer la « dictature verte » dont vous faites allision :
https://i59.servimg.com/u/f59/17/37/48/07/image294.jpg
Climatiquement vôtre. JEAN
Marrant, mais c’est pas une petite fusée qu’il faut, c’est un paquebot.
En effet, adhérent à la FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne), je suis affilié à la FNE. 🙁
En France, les écologistes ne dépassent guère les 5% des suffrages et pourtant, leur pouvoir de nuisance est considérable. En voici l’explication.
Au-delà de la FNE, il semble se révéler qu’il existe un gigantesque réseau d’associations politisées grassement subventionnées qui ne sont rien d’autre que des pompes à finance.
L’argent du contribuable pourrait être bien mieux employé. Espérons un sursaut aux prochaines échéances électorales.
Je suis effaré, quand je lis les propositions de partis politiques ou d’O.N.G., de voir qu’un (léger) détail n’est pas pris en compte : le renouvellement de la biomasse. Cela n’a aucun sens de vouloir produire de l’énergie en consommant plus que la « production » annuelle, ce qui revient à entamer le stock ou à importer, ce qui n’a guère de sens (vu qu’on nous serine qu’il faut consommer local).
Quand je lis des propositions qui vont jusqu’à 1/4 des besoins énergétiques d’un pays provenant de la biomasse, je me demande s’ils comprennent bien les conséquences de leurs délires.
Un bel exemple de prise de conscience est la centrale de Cordemais. Il a fallu du temps, mais EDF a décidé d’arrêter en 2027 cette centrale à charbon qu’on a essayé de transformer en centrale à « charbon vert » : « les conditions technico-économiques de réalisation du projet « Ecocombust » n’étant pas réunies »
« mot « vert » a agi comme un anesthésiant intellectuel »
C’est tout à fait ça.
J’ai un ami, loin d’être bête, qui est devenu Pdt de de gestion des déchets de la région par la grâce des élections locales. Il s’est fait néanmoins embarquer dans un projet de traitement « révolutionnaire » vert de tri des déchets.
Résultat: Fiasco intégral, ça ne marche pas. Coût: 25 M € pour la collectivité.
@hbsc xris
Je suis d’accord avec vous, l’arrivée du RN aux manettes n’est pas une garantie de changement sur le point précis que vous évoquez de FNE qui a acquis un poids insupportable dans les milieux écolos par des moyens frauduleux. Même opinion que vous également sur le gouvernement des juges, Conseil Constitutionnel et Conseil d’Etat qui se sont arrogés enl’espace d’une soixantaine d’années un éventail de compétences qu’ils n’avaient pas en 1958 et qui leur permettent maintenant de bloquer l’action du Parlement selon leur fantaisie, et ce sans qu’aucune autorité de l’État n’ose donner un coup d’arrêt à leur boulimie de pouvoir !
Mais maintenir au gouvernement de la France l’intégralité des partis depuis la droite ex-gaulliste jusqu’aux communistes et crypto trotskystes qui gouvernent la France depuis un demi siècle et l’ont menée à la catastrophe qui se déroule actuellement sous nos yeux incrédules , serait pire que tout.
Si nous voulons avoir un faible espoir de remettre ce pays sur les rails, il faut « renverser la table ». Seul l’avènement d’une nouvelle majorité de vraie droite devrait permettre un complet renouvellement de cette classe politique incapable, impuissante, velléitaire, corrompue, trouillarde et jemenfoutiste.
Le ciel vous entende. Mais vous savez il y a beaucoup de Suzanne (nom changé on ne sait jamais) dans ce pays. Le “Suzanne” est mon étalon de mesure de conformité politique, il fait référence à une voisine dont le leit motiv politique est «oui mais QUI mettre à la place ?» Les bras m’en sont tellement tombés de soumission à la fatalité que je dois ressembler à un gorille. Pauvre pays.
Je suis assez de votre avis, mais on a une droite pitoyable entre girouettes ne méritant aucune confiance, éléphants arriérés totalement dépassés par les batailles d’influenceurs sur le net et conflits d’égo.
Pour renverser la table, il faut une révision de la constitution, soit une majorité des 3/5 de l’Assemblée Nationale et du Sénat réuni en congrès, et là franchement, pour y arriver, il faut mener une véritable guerre contre la presse très majoritairement de gauche, contre tout ces influenceurs et influenceuses à 3 balles qui racontent n’importe quoi sur le net (plus c’est basique-con, mieux cela passe…) contre Wikipedia totalement contrôlé sur TOUTES les questions environnementales par une minorité d’activistes anti capitalistes et écologistes, contre les IA généralistes aussi qui cherchent près de la moitié de leurs informations sur Wikipédia…
Ce site, par exemple, est très intéressant, et j’ai un profond respect pour ceux qui l’ont fait et l’alimentent, mais ce n’est pas avec lui qu’on gagnera la bataille de l’information.
Les articles et certains commentateurs qui débattent sont incompréhensibles pour 90% (au moins) de nos concitoyens, en admettant déjà que les gens soient arrivés jusqu’au site, ce qui implique de se poser des questions et cela devient rare.
Il faudrait des versions BD basiques et ludiques, des séquences courtes et faciles sur You Tube, jouer également sur l’émotion et parfois sur l’humour pour capter.
Maintenant, se dévoiler sur You Tube ou un autre média implique des risques que tout le monde ne peut pas prendre, les gardes verts veillent et effectivement, on peut y perdre son compte bancaire et bien plus, preuve que la dictature verte est déjà bien avancée.
Vous pourrez bientôt écrire le même article à propos de l’hydrogène vert !
Jean-Paul30 juillet 2026 at 15 h 16 min
« » » » » » » »L’hydrogène vert est un gaz propre produit sans polluer. Il est fabriqué grâce à l’électrolyse de l’eau en utilisant de l’électricité renouvelable (comme le vent ou le soleil) » » » » » » »
Il y a bien plus vert que l’hydrogène vert: c’est les énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon) , fabriquées par la nature et pas besoin de fabriquer des éoliennes et des panneaux solaires et remplir le monde de fils de cuivre
Air Products a abandonné son mégaprojet d’hydrogène de 4,5 milliards de dollars en Louisiane.
Annoncé en octobre 2021 comme la plus grande installation d’hydrogène bas carbone au monde, ce projet a finalement été abandonné cinq ans plus tard, l’entreprise concluant que les retours sur investissement escomptés ne justifiaient pas sa poursuite.
L’abandon du projet en Louisiane, ainsi que de plusieurs projets verts de moindre envergure, entraînera des dépréciations d’actifs de 2,9 milliards de dollars.
Air Products abandonne également une usine d’hydrogène en Arizona, invoquant là encore une faible demande et un contexte commercial défavorable.
Suite à l’annonce de ces annulations, le cours de l’action de la société a bondi de 8,6 %.
Les investisseurs n’ont pas sanctionné Air Products pour son renoncement à la neutralité carbone ; au contraire, ils l’ont récompensée.
Source : Traduit d’après https://x.com/Electroversenet/status/2082556773525795043
Jean-Paul30 juillet 2026 at 15 h 16 min
On n’a pas besoin du biométhane vert, on a H2 blanc
Sous la ville de Folschviller, en Moselle, 46 millions de tonnes d’hydrogène blanc viennent d’être mises au jour. Une ressource naturelle rare et précieuse, évaluée à 92 milliards d’euros, qui pourrait révolutionner notre indépendance énergétique et accélérer la transition écologique.
L’hydrogène blanc n’est pour l’instant qu’une hypothèse. On peut toujours compter les œufs dans le cul de la poule mais est-ce bien raisonnable ?
Quand je lis « hydrogène », je pense « Hindenburg » et ça troue la fouille!
Pour avoir travaillé dans une installation comprenant de l’hydrogène sous pression, je sais que les risques inhérents à ce gaz peuvent être parfaitement maitrisés en milieu industriel grâce à un process rigoureux. Je n’imagine pas qu’il puisse être utilisé à grande échelle en usage domestique.
Pour info, l’agglo de Pau va abandonner ses bus à hydrogène qui ont pourtant coûté une fortune aux contribuables. Monsieur Bayrou accusait les boomers d’avoir ruiné le pays mais ils ne sont pas les seuls !
juste pour faire vivre le blog, à moins qu’il ai brulé comme la forêt en gironde
andré quintin3 août 2026 at 8 h 22 min
l’hydrogène, quand on fouille on la trouve, le problème c’est de la stocker
le problème c’est pas les tuyaux et le stockage, ce sont les raccords.
Gustave Malheur7 août 2026 at 19 h 23 min
le problème ………………….. ce sont les raccords.
On demandera aux politiques, ils sont doués pour cela
La non prise en compte des événements catastrophiques passés (sécheresses, etc.), pourtant accessible dans les chroniques historiques, et soutenus par des publications scientifiques, démontre que l’alarmisme climatique est plus destructeur au plan économique (décisions politiques stupides) que le réchauffement climatique lui-même. Mais heureusement, l’IA les exhume, et dévoile indirectement la qualité déplorable du journalisme dit « mainstream ».
Il faut se méfier de l’IA sur les questions environnementales. Ses sources principales sont Wikipédia et les associations écologistes, tik tok, face de bouc et you tube…
Il faut rédiger ses questions en signifiant l’exclusion d’un certain nombre de sites d’associations écologistes et tous les réseaux sociaux. Cela modifie la teneur des réponses.