La Nature a horreur du GIEC

Ou les dérèglements scientifiques des « experts climatiques »

Guillaume de Rouville, membre du bureau de l’association des climato-réalistes


Nous entendons établir que le GIEC ne part pas d’une hypothèse qu’il chercherait à mettre à l’épreuve, mais d’un axiome — le CO2 anthropique est la cause principale d’un changement climatique jugé négatif pour l’homme et la Nature — que son mandat lui interdit de remettre en question, et qu’il s’emploie depuis trente ans à démontrer envers et contre toutes les observations qui le contredisent. Chercher en permanence à confirmer un axiome préétabli et fixé dans le marbre, ce n’est plus faire de la science : c’est prêcher une théologie — une théologie apocalyptique du climat, professée avec la ferveur d’un dogme (celui de l’infaillibilité du GIEC et de ses apôtres).

 Le GIEC — Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat — porte dans son nom même l’aveu de ce qu’il n’est pas : ni académie des sciences, ni consortium de laboratoires et d’experts indépendants, mais une émanation directe des États qui l’ont créé et financé, chargée d’évaluer une littérature scientifique[1] dont le périmètre a été fixé par avance par un texte de droit international. Nous montrerons que cette architecture est à l’origine d’un dérèglement plus grave encore, selon nous, que le dérèglement climatique : celui de la méthode scientifique appliquée au climat.

Voici, dans l’ordre, les premières pièces à conviction de ce dossier que nous versons aux débats et au tribunal de la pensée critique (s’il en reste encore un peu) et que nous examinerons une à une :

  1. Le péché originel d’une convention internationale qui a désigné son coupable (le CO2 émis par l’homme) avant même d’avoir ouvert l’enquête ;
  2. Les biais méthodologiques qui orientent d’avance chaque lecture des données climatiques ;
  3. Des cycles solaires, orbitaux et cosmiques, écartés au nom d’une complexité qui n’est curieusement jamais invoquée lorsqu’il s’agit du CO2 et de ses effets supposés ;
  4. Des modèles climatiques numériques que l’on ajuste jusqu’à ce qu’ils confirment ce qu’on voulait démontrer dès le départ ;
  5. Des catastrophes naturelles qui, sur toutes les séries statistiques longues disponibles, refusent obstinément de suivre la courbe du CO2 et de montrer une tendance anormale et inquiétante ;
  6. Une prédiction présentée comme le test décisif de la théorie que les observations ne confirment pas.

À la lecture de ces quelques points, centrés sur les aspects scientifiques d’un débat qui, faute d’arène où en exposer et décortiquer les termes, n’a en réalité jamais vraiment eu lieu (et n’aura sans doute pas lieu), vous finirez peut-être, comme nous, par conclure que la Nature a horreur du GIEC et que le CO2 est (au-delà du doute raisonnable) innocent des crimes qu’on lui impute et bien éloigné de la caricature qui en est faite par tous les procurateurs qui se piquent de science climatique en ce domaine.

1. La CCNUCC : une convention qui présuppose sa propre conclusion

La Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 avant même que le GIEC n’ait pu approfondir ses travaux, a commis un péché originel : elle a défini par avance ce qu’il fallait chercher et ce qu’il fallait trouver. En quelques articles apparemment anodins, des juristes et technocrates internationaux ont réussi à transformer la science climatique en un exercice de validation d’axiomes politiques, fermant ainsi la porte à toute véritable démarche scientifique.

L’anthropocentrisme érigé en dogme : une définition qui élimine la nature

L’article 1 de la Convention Cadre propose une définition du changement climatique qui défie toute logique scientifique :

« On entend par “changements climatiques” des changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables. »

Par cette définition, le changement climatique c’est l’homme. Et ce n’est que lui[2].

Cette formulation opère une double amputation conceptuelle. Premièrement, elle instaure une dichotomie artificielle entre « changements climatiques » (nécessairement anthropiques) et « variabilité naturelle » (phénomènes non-humains). Selon cette logique, avant l’apparition d’Homo Sapiens, il n’existait pas de changements climatiques, seulement des variations oscillant dans un cadre naturel prédéfini et harmonieux. Les glaciations, les périodes interglaciaires, l’optimum climatique médiéval[3] ou le petit âge glaciaire[4] ne seraient donc que de simples « variabilités » sans conséquence structurelle.

Cette distinction sémantique n’est pas un détail technique. Elle évacue méthodologiquement toute possibilité que les facteurs naturels puissent être responsables de véritables changements climatiques à l’époque contemporaine. Les rayons cosmiques interstellaires, l’activité solaire, les cycles de Milankovitch (excentricité orbitale, obliquité axiale, précession), la gravitation des grandes planètes du système solaire (Jupiter, Saturne, Neptune), les variations de la circulation thermohaline, la tectonique des plaques, les champs géomagnétiques, l’effet albédo des surfaces terrestres et océaniques, ou encore les éruptions volcaniques majeures : tous ces facteurs sont relégués dans la catégorie inférieure des « variabilités naturelles ».

L’homme est devenu si puissant, si imbu de sa grandeur qu’il s’attribue désormais tous les changements climatiques depuis qu’il a pointé son nez à la surface de la Terre.

Deuxièmement, la Convention postule implicitement que les influences humaines viennent nécessairement « s’ajouter » aux phénomènes naturels. Cette vision additive et unidirectionnelle ignore complètement les mécanismes de rétroaction négative qui caractérisent les systèmes complexes. Elle ne semble pas envisager que Dame Nature puisse compenser, atténuer ou contrebalancer les perturbations anthropiques par ses propres mécanismes homéostatiques. Le système climatique terrestre, qui a survécu à des bouleversements autrement plus violents que ceux attribués à nos émissions de CO2 , serait soudainement devenu un système linéaire et fragile, incapable d’autorégulation face aux actions humaines.

 L’article 2 : quand la Convention désigne le coupable avant l’enquête

Si l’article 1 pose le cadre conceptuel, l’article 2 désigne explicitement l’arme du crime :

« L’objectif ultime de la présente Convention […] est de stabiliser […] les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. »

L’arme du crime est désignée sans détour : les concentrations de gaz à effet de serre, et plus particulièrement le CO2 .

Le GIEC, dont le premier rapport d’évaluation avait été publié en 1990, avait effectivement identifié le CO2 anthropique comme un facteur potentiellement important. Mais dans ce rapport inaugural, on sentait encore une certaine prudence épistémologique, une liberté de ton, une ouverture au débat contradictoire. Cette indépendance intellectuelle ne pouvait qu’inquiéter les architectes de la gouvernance climatique internationale, pour qui l’incertitude scientifique représentait un obstacle politique inacceptable.

La Convention Cadre a donc servi de carcan normatif pour encadrer au plus près les scientifiques du GIEC et, par extension, tous les chercheurs travaillant pour des institutions d’États signataires ou dépendant de financements publics internationaux. En définissant juridiquement les causes du problème avant même d’avoir pleinement compris le phénomène, la Convention a inversé la logique scientifique.

Dans une démarche scientifique authentique, on observe, on formule des hypothèses multiples, on les teste rigoureusement, on accepte les résultats même s’ils contredisent nos attentes. Ici, la conclusion est posée a priori : le CO2 anthropique est le coupable.Le rôle assigné aux scientifiques devient celui de quantifier la culpabilité du CO2 , non de questionner son implication.

 Le lyssenkisme climatique : quand l’idéologie dicte ses vérités à la science

 En quelques phrases et deux articles (de foi) juridiques, la Convention a réussi à tuer la science climatique en tant que recherche libre et ouverte. Elle a imposé une théorie axiomatique du climat qui ne laisse guère de place à la recherche exploratoire, à la controverse constructive et au débat contradictoire.

La Convention Cadre sur le Climat, c’est le goulag de la pensée scientifique.

Cette situation présente des similitudes troublantes avec le lyssenkisme soviétique, cette doctrine pseudo-scientifique qui prévalut en URSS de 1928 à 1964. Trofim Lyssenko avait convaincu Staline que la génétique mendélienne était une science bourgeoise, et que les caractères acquis pouvaient être transmis héréditairement. Cette théorie, conforme à l’idéologie marxiste-léniniste, devint vérité d’État. Les scientifiques qui la contestaient étaient écartés, emprisonnés ou exécutés. Le résultat ? Des décennies de stagnation scientifique, des famines, et un retard considérable de l’agronomie soviétique.

Le parallèle est frappant : une doctrine établie par des considérations politiques, une science mise au service de cette doctrine, des chercheurs contraints de produire des résultats conformes aux attentes idéologiques, une marginalisation des voix dissidentes, et une certitude affichée qui cache mal la fragilité des fondements théoriques.

Les « experts » et « scientifiques » du climat mondial se sont trouvés — ou se sont placés volontairement — au service d’une norme juridique dont l’aspect normatif et prescriptif l’emporte largement sur les frontières ouvertes de la recherche scientifique. Ils sont devenus les producteurs d’une science réglementaire, dont les conclusions sont attendues et encadrées par les textes fondateurs.

Avec de tels articles, l’esprit scientifique devrait se sentir contraint, à l’étroit, enfermé, étouffé. Il ne devrait pas pouvoir accepter de capituler sans combat devant une telle parodie scientifique.

On pourrait s’arrêter là, tant ce péché originel des Réchauffistes est disqualifiant, mais osons nous aventurer ensemble dans tous les recoins peu recommandables de la pensée « scientifique » du GIEC !

  • Rédiger le réquisitoire avant l’instruction, ce n’est plus enquêter : c’est condamner d’abord, et chercher les preuves ensuite.

2. Trois autres problèmes méthodologiques majeurs

Au-delà du biais institutionnel (juridico-normatif) décrit au point précédent, nous pouvons relever trois défauts de méthode plus généraux, de nature à biaiser la lecture même des données climatiques.

Le GIEC instruit à sens unique contre le CO2  : Il documente systématiquement les risques attribués à la hausse du CO2 atmosphérique, mais n’établit à aucun moment un bilan symétrique de ses effets bénéfiques pourtant documentés par la littérature scientifique — fertilisation de la végétation, meilleure efficience de l’eau chez les plantes, hausse des rendements agricoles, etc. Une instruction scientifique équilibrée suppose la mise en balance des coûts et des bénéfices d’un même facteur, non l’accumulation à charge d’un seul côté du bilan (pour justifier un biais normatif de départ).

Le GIEC part d’un postulat implicite selon lequel tout réchauffement est nécessairement mauvais : Il part de l’hypothèse que toute élévation de température[5] constitue en soi une dégradation de la situation (un « dérèglement »). Or l’histoire géologique et climatique montre au contraire que la biodiversité marine et terrestre a toujours prospéré durant les périodes chaudes (Optimum climatique de l’Holocène, Optimum romain, Optimum médiéval), et que les grandes extinctions sont associées aux épisodes glaciaires, non aux réchauffements. De la même manière, les données de mortalité humaine montrent que le froid tue davantage que la chaleur dans la totalité des pays tempérés. Présenter le réchauffement comme intrinsèquement négatif relève d’un présupposé non démontré, et non d’une conclusion tirée des données.

Enfin, le GIEC choisit un point de départ situé au creux du Petit Âge Glaciaire : Mesurer le réchauffement moderne à partir d’une période de référence correspondant à la fin du Petit Âge Glaciaire (fin du XVIIIe-début du XIXe siècle), l’une des périodes les plus froides des deux derniers millénaires, introduit un biais statistique structurel : toute sortie naturelle d’un minimum climatique se traduit mécaniquement par une tendance de réchauffement apparente, indépendamment de sa cause.

Pour une bande d’éminents experts internationaux, ça fait beaucoup d’erreurs méthodologiques, vous ne trouvez pas ?

  • Instruire uniquement à charge, ce n’est plus juger : c’est présupposer la culpabilité.

3. Les cycles solaires, orbitaux et planétaires minorés  

Les variations climatiques passées, assez bien documentées sur toutes les échelles de temps géologiques, sont associées à un ensemble de cycles astronomiques et solaires bien identifiés (même si leurs interactions et leurs effets le sont moins).

Les cycles[6]

Les cycles de Milanković regroupent trois paramètres orbitaux distincts, chacun avec sa propre périodicité et son propre effet sur l’ensoleillement terrestre. L’excentricité orbitale, qui varie sur des cycles de 100 000 et 413 000 ans, décrit la forme de l’orbite terrestre autour du Soleil, tantôt presque circulaire, tantôt plus elliptique : plus l’orbite est elliptique, plus l’écart entre la quantité de rayonnement reçue au point le plus proche du Soleil (périhélie) et au point le plus éloigné (aphélie) est marqué, ce qui amplifie le contraste saisonnier d’un hémisphère à l’autre. L’obliquité de l’axe de rotation, qui oscille entre 22,1° et 24,5° sur un cycle de 41 000 ans, correspond à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de son orbite — c’est cette inclinaison qui crée les saisons : plus elle est marquée, plus les contrastes entre été et hiver sont importants aux hautes latitudes, ce qui influence directement la formation ou la fonte des calottes glaciaires. La précession des équinoxes, sur un cycle d’environ 23 000 à 26 000 ans, correspond au lent mouvement de « toupie » de l’axe terrestre, qui modifie progressivement la période de l’année où la Terre se trouve au plus près du Soleil : c’est ce mécanisme qui détermine, par exemple, si l’hémisphère Nord connaît son été au moment où la Terre est la plus proche ou la plus éloignée du Soleil, avec des conséquences directes sur l’intensité des saisons. La combinaison de ces trois cycles, en phase ou en opposition selon les époques, explique statistiquement l’alternance des grandes glaciations et des périodes interglaciaires sur les derniers millions d’années.

Les cycles solaires internes agissent sur des échelles de temps beaucoup plus courtes, mais avec une logique comparable de superposition d’oscillations. Le cycle de Schwabe, la période de 11 ans la plus connue, correspond au cycle d’activité des taches solaires et du champ magnétique du Soleil. Les cycles de Gleissberg (87 ans) et de De Vries-Suess (210 ans) modulent l’amplitude de ce cycle de base — certains cycles de Schwabe sont plus intenses, d’autres plus faibles, selon la phase où l’on se trouve dans ces cycles plus longs. La combinaison de ces trois périodicités solaires produit, par interférence, une oscillation résultante d’environ 1500 ans, effectivement retrouvée dans les carottes de glace du Groenland sous la forme d’alternances climatiques chaud/froid documentées sur plusieurs dizaines de milliers d’années — une correspondance qui suggère un pilotage solaire de ces cycles multiséculaires, plutôt qu’un simple hasard statistique.

Comment se forment les nuages

Enfin, des cycles de plus longue période sont associés aux positions relatives de Jupiter et Saturne : ces deux planètes géantes, par leur masse considérable, exercent une attraction gravitationnelle qui influence légèrement la position du Soleil lui-même par rapport au centre de masse[7] du système solaire, et pourrait moduler son activité interne (cycles magnétiques, activité des taches) sur des échelles de plusieurs décennies à quelques siècles — un mécanisme mis en avant notamment par les travaux de Nicola Scafetta[8] pour expliquer certaines oscillations climatiques de périodicité 20 et 60 ans identifiées dans les séries de température depuis 1850.

Ces mécanismes ne relèvent pas de la spéculation : ils reposent sur des lois de la mécanique céleste connues depuis Newton et Kepler et leur influence passée sur le climat terrestre est documentée par des dizaines de proxys indépendants — carottes de glace, sédiments marins, cernes d’arbres, spéléothèmes[9].

Parmi les mécanismes proposés pour relier activité solaire et climat, nous trouvons celui du flux de rayons cosmiques formalisé par le physicien danois Henrik Svensmark. Le principe en est le suivant : notre galaxie baigne en permanence dans un flux de rayons cosmiques — des particules de haute énergie issues d’explosions d’étoiles lointaines — qui, en traversant l’atmosphère terrestre, ionisent les molécules d’air sur leur passage. Cette ionisation joue un rôle déterminant dans la formation des nuages : les ions produits par le passage des rayons cosmiques servent de noyaux de condensation, c’est-à-dire de points d’ancrage microscopiques autour desquels la vapeur d’eau se condense pour former les gouttelettes qui constituent les nuages bas. Plus le flux de rayons cosmiques atteignant l’atmosphère est élevé, plus la nucléation de ces gouttelettes est favorisée, et plus la couverture nuageuse basse tend à s’étendre.

C’est ici qu’intervient l’interaction avec le Soleil. Le vent solaire — le flux continu de particules chargées éjectées par le Soleil — transporte avec lui le champ magnétique solaire, qui enveloppe l’ensemble du système solaire d’une bulle magnétique protectrice appelée héliosphère. Lorsque l’activité solaire est forte (champ magnétique intense, nombreuses éruptions), cette bulle magnétique se renforce et dévie une part plus importante des rayons cosmiques galactiques avant qu’ils n’atteignent l’atmosphère terrestre : moins de rayons cosmiques pénètrent, moins de noyaux de condensation se forment, moins de nuages bas se constituent, et davantage de rayonnement solaire atteint directement la surface — nous sommes en présence d’un effet réchauffant.

À l’inverse, lorsque l’activité solaire faiblit, le bouclier magnétique s’affaiblit, davantage de rayons cosmiques atteignent l’atmosphère, la nébulosité basse augmente, l’albédo planétaire s’accroît, et la surface reçoit moins de rayonnement solaire — nous avons à faire à un effet refroidissant. Le Soleil module ainsi le climat terrestre non seulement par sa luminosité directe (le « Total Solar Irradiance », qui varie de façon négligeable, à ± 0,1 % près, sur un cycle de 11 ans), mais surtout, et de façon beaucoup plus significative, par son champ magnétique, qui agit comme un régulateur de la nébulosité terrestre via ce mécanisme d’ionisation cosmique. Cette théorie a reçu un appui expérimental direct avec l’expérience CLOUD menée au CERN, qui a confirmé en laboratoire que l’ionisation par des particules de haute énergie favorise effectivement la nucléation de nouvelles particules atmosphériques.

La paresse scientifique du GIEC ou le rejet de la complexité

Le GIEC ne conteste généralement pas l’existence de ces cycles en tant que tels — leur réalité astronomique et physique est bien établie —, mais il les traite comme des facteurs (de forçage) climatique globalement neutres ou négligeables à l’échelle de temps qui nous intéresse aujourd’hui. Les cycles de Milanković sont considérés comme opérant sur des échelles de dizaines de milliers d’années, trop lentes (d’après le GIEC) pour expliquer un réchauffement concentré sur un siècle et demi. L’irradiance solaire directe, mesurée par satellite depuis les années 1970, est jugée trop stable (variation de l’ordre de ± 0,1 % sur un cycle de 11 ans) pour constituer un forçage (avoir un effet) significatif.

Reste alors la question de leur combinaison. Pris isolément, chacun de ces cycles peut sembler d’amplitude modeste ; mais rien ne dit que leurs effets, une fois superposés, restent négligeables. Or, plutôt que d’examiner sérieusement cette combinaison — un exercice, certes, complexe —, le GIEC préfère l’écarter d’un revers de main et affirmer, par une forme de paresse intellectuelle, que l’ensemble de ces cycles s’annule ou reste sans effet notable sur le réchauffement actuel. C’est précisément l’inverse de la démarche scientifique : au lieu de pousser l’analyse jusqu’au bout, on postule la neutralité de ce qu’on renonce à calculer.

Quant au mécanisme de Svensmark reliant rayons cosmiques et nébulosité, ou aux hypothèses de modulation planétaire proposées par Scafetta[10], le GIEC les qualifie explicitement, dans ses rapports d’évaluation successifs, de mécanismes trop incertains, trop peu quantifiés ou trop complexes pour être intégrés avec confiance dans les modèles de circulation générale — une prudence méthodologique revendiquée comme telle, mais qui a pour conséquence directe d’exclure ces facteurs du bilan radiatif final, sans qu’ils soient jamais formellement réfutés.

Cette mise à l’écart n’est pourtant pas justifiée, et elle constitue un nouveau défaut de méthode, de même nature que ceux déjà relevés aux points précédents.

D’abord, sur le plan logique : déclarer un mécanisme « trop incertain » ou « trop complexe » pour être quantifié n’équivaut pas à démontrer que son effet est négligeable. Ce sont deux affirmations de nature radicalement différente — l’une porte sur les limites de nos outils de mesure et de calcul, l’autre sur la réalité physique elle-même. En traitant l’incertitude méthodologique comme une preuve de neutralité climatique, le GIEC transforme silencieusement une lacune de ses modèles en conclusion scientifique.

Ensuite, sur le plan de la cohérence temporelle : l’argument selon lequel les cycles de Milanković seraient « trop lents » pour expliquer le réchauffement actuel ignore que ces cycles n’agissent jamais seuls, mais en interaction avec les cycles solaires plus courts et les mécanismes océaniques[11] — c’est précisément la combinaison de plusieurs échelles de temps superposées qui produit, historiquement, les inflexions climatiques les plus marquées (sorties de glaciation, optimums holocènes). Écarter chaque cycle pris isolément au motif qu’il est trop lent ou trop rapide pour expliquer, à lui seul, la totalité du signal observé revient à tester la résistance de chaque fil d’une corde séparément en concluant, à chaque fois, qu’aucun ne supporte la charge totale — sans jamais les laisser agir ensemble.

Une approche asymétrique

Enfin, et surtout, cette mise à l’écart illustre une asymétrie méthodologique frappante avec le traitement réservé au CO2 lui-même. Le forçage radiatif du CO2 (son effet), dont l’ampleur exacte reste débattue (la valeur du paramètre de sensibilité climatique[12] – son effet total si l’on veut – varie encore, dans les rapports du GIEC eux-mêmes[13], entre 2,5 °C et 4 °C pour un doublement de sa concentration dans l’atmosphère — un facteur d’incertitude de près de deux), n’est jamais écarté au nom de sa complexité ou de son incertitude : il reste au contraire la variable centrale et quasi-exclusive de tous les scénarios. Le même degré d’incertitude qui suffit à exclure les cycles solaires et/ou cosmiques d’un rôle causal significatif est jugé compatible, pour le CO2, avec un rôle de cause principale et quasi unique du réchauffement observé.

Des mécanismes affectés d’une incertitude comparable reçoivent ainsi un traitement diamétralement opposé — les uns sont neutralisés par précaution, l’autre (le forçage radiatif du CO2 ) est promu au rang de facteur dominant malgré la même précaution qui aurait dû s’appliquer. Cette asymétrie de traitement, entre un principe de précaution appliqué aux facteurs naturels et un principe de conviction appliqué au facteur anthropique, est le signe d’un choix méthodologique orienté plutôt que d’une évaluation strictement proportionnée aux niveaux d’incertitude réels de chaque mécanisme.

Ces mécanismes — astronomiques, solaires et cosmiques — sont systématiquement écartés ou fortement sous-pondérés dans les modèles du GIEC alors même que leur périodicité correspond de façon frappante aux oscillations chaud/froid observées durant l’Holocène (Optimum romain, Optimum médiéval, Petit Âge Glaciaire). Une étude de Scafetta (2010)[14] attribue à la combinaison de ces oscillations astronomiques au moins 60 % du réchauffement observé depuis 1970 — une attribution radicalement différente de celle du GIEC, qui impute l’essentiel du réchauffement post-1950 aux gaz à effet de serre anthropiques. Exclure ces mécanismes des modèles climatiques au seul motif qu’ils sont difficiles à paramétrer revient à choisir, par commodité de calcul, d’ignorer une part potentiellement majeure du signal climatique réel — non à démontrer que cette part n’existe pas.

  • On ne prononce pas de non-lieu en faveur d’un suspect qu’on n’a jamais interrogé proprement : l’absence d’audition n’a jamais tenu lieu d’acquittement.

4. Des modèles ajustables : le problème de la paramétrisation des rétroactions positives

Ce que sont les rétroactions climatiques

Un modèle climatique[15] ne se contente pas de calculer l’effet radiatif direct (et d’ailleurs décroissant[16]) du CO2 — un réchauffement d’environ 1°C par doublement de sa concentration dans l’atmosphère (une valeur avancée par le GIEC que nous accepterons par souci de simplification, même si le débat sur ce chiffre reste également ouvert). L’essentiel des prévisions climatiques modélisées repose ailleurs : sur les rétroactions (feedbacks), c’est-à-dire les mécanismes par lesquels le système climatique amplifie (rétroaction positive) ou atténue (rétroaction négative) ce réchauffement initial.

La littérature climatique en identifie plusieurs, dont les principales sont :

  • La vapeur d’eau : une hausse de température intensifie l’évaporation, augmentant la quantité de vapeur d’eau atmosphérique — elle-même le plus puissant des gaz à effet de serre — ce qui amplifie le réchauffement initial ;
  • L’albédo : la fonte de la neige et de la glace réduit la réflectivité de la surface terrestre, qui absorbe alors davantage de rayonnement solaire ;
  • Les nuages : selon leur altitude, leur épaisseur et leur type, ils peuvent aussi bien refroidir (en réfléchissant la lumière solaire) que réchauffer (en piégeant le rayonnement infrarouge) — c’est l’une des plus grandes sources d’incertitude des modèles ;
  • Le gradient vertical de température (répartition verticale des températures) : il module la capacité de l’atmosphère à évacuer la chaleur ;
  • Le cycle du carbone : le réchauffement favorise le relargage de CO2 par les sols, les océans et le pergélisol, entretenant un cercle potentiellement vicieux ;
  • La végétation : les changements de couverture végétale modifient à leur tour les flux radiatifs et biogéochimiques.

C’est la combinaison de ces rétroactions — et non l’effet direct duCO2 — qui détermine la sensibilité climatique (la hausse de température attendue pour un doublement du CO2 ), et donc l’ampleur des scénarios de réchauffement présentés au public.

Une incertitude considérable

Or, si l’effet radiatif direct du CO2 anthropique est aujourd’hui estimé par le GIEC à un peu plus de 1°C[17] (et peut être accepté comme hypothèse de travail), l’ampleur de son amplification par les rétroactions, elle, reste entourée d’une incertitude considérable : selon les modèles retenus, le facteur d’amplification global peut varier dans un rapport d’un à cinq. Autrement dit, la partie du réchauffement la mieux comprise est aussi la plus modeste ; la partie qui produit les scénarios les plus alarmants est celle entourée de la plus grande incertitude.

Le tour de passe-passe consiste alors à systématiquement sur-représenter les rétroactions positives — précisément celles dont l’ampleur demeure la moins assurée — et à sous-représenter les rétroactions négatives qui refroidissent le système. Cet énième biais méthodologique (on n’en finit pas de les énumérer) est ce qui permet de produire les scénarios les plus apocalyptiques : non pas parce que la physique de base du CO2 l’impose[18], mais parce que le curseur des rétroactions, laissé largement libre par l’état actuel des connaissances, a été positionné du côté le plus alarmiste.

Des paramètres ajustables

Au-delà même des rétroactions (quelles soient positives ou négatives), un modèle climatique informatique contient plusieurs dizaines de paramètres libres — coefficients de convection, formation des nuages, mélange océanique, aérosols — dont la valeur exacte n’est pas directement mesurable et doit être « calée » de sorte que le modèle reproduise, une fois tous ses paramètres ajustés simultanément, le climat moyen observé du XXe siècle.

Cette pratique, documentée et assumée par les modélisateurs eux-mêmes dans la littérature technique, pose un problème épistémologique classique, résumé par la formule attribuée à John von Neumann : « avec quatre paramètres je peux ajuster un éléphant, et avec cinq je peux le faire remuer la trompe ».

Prenons quelques exemples.

Les aérosols anthropiques (particules issues de la combustion, à l’effet refroidissant) illustrent bien ce mécanisme. Leur forçage radiatif (effet) reste l’un des moins bien cernés de tous les paramètres des modèles — le GIEC lui-même lui attribue une fourchette d’incertitude parmi les plus larges de ses rapports. Un modélisateur disposant d’une sensibilité au CO2 élevée, mais devant néanmoins reproduire la relative modération du réchauffement observé au XXe siècle, dispose ainsi d’une marge de manœuvre commode : il lui suffit de renforcer l’effet refroidissant supposé des aérosols pour compenser l’excès de chaleur produit par sa sensibilité élevée, et faire correspondre a posteriori le résultat du modèle à la courbe de température observée — sans que cette correspondance constitue une validation indépendante de l’hypothèse initiale sur la sensibilité au CO2. Un modèle paramétré pour retrouver (plus ou moins) le passé observé ne démontre pas, en toute rigueur logique, sa capacité à prédire correctement l’avenir : il démontre seulement sa capacité à être ajusté.

L’albédo (la fraction du rayonnement solaire réfléchie vers l’espace sans être absorbée) constitue, de l’aveu même des rapports du GIEC, l’une des principales sources d’incertitude des modèles de circulation générale (GCM). Il dépend de multiples surfaces réfléchissantes — glace, neige, déserts, océans, végétation — dont l’étendue et la réflectivité varient dans le temps et restent difficiles à représenter avec précision à l’échelle globale. Une variation de quelques points de pourcentage de l’albédo terrestre suffit à masquer ou au contraire à amplifier l’intégralité du forçage radiatif attribué au CO2 depuis l’ère préindustrielle — ce qui donne la mesure de l’enjeu que représente ce paramètre à lui seul.

Les nuages constituent une autre variable, différente de l’albédo au sens strict, et également identifiée par le GIEC comme une source majeure d’incertitude des modèles climatiques. Ils jouent en effet un double rôle contradictoire : les nuages bas (stratocumulus) réfléchissent le rayonnement solaire entrant et refroidissent la planète, tandis que les nuages hauts (cirrus) piègent le rayonnement infrarouge sortant et la réchauffent (sans que le CO2 entre en compte ici). Leur formation, leur altitude, leur épaisseur optique et leur durée de vie dépendent de processus microphysiques (nucléation des gouttelettes, convection locale) qui se déroulent à des échelles spatiales très inférieures à la résolution des grilles de calcul des modèles climatiques (typiquement 100 à 250 km de côté) : les nuages n’y sont donc pas simulés directement à partir des lois physiques fondamentales, mais représentés par des « paramétrisations » — des formules empiriques ajustées pour reproduire, en moyenne, un comportement observé, plutôt que dérivées de premiers principes.

C’est la combinaison de ces deux sources d’incertitude distinctes — l’albédo de surface d’une part, la paramétrisation nuageuse d’autre part — qui explique une bonne part de la fourchette considérable des sensibilités climatiques[19] (entre 1,8 °C et plus de 5,7 °C de réchauffement en plus pour un doublement du CO2 – par rapport à la situation actuelle) obtenues par les différents modèles, alors que tous prétendent représenter la même physique de base.

  • Un expert qui règle son rapport sur la conclusion qu’on attend de lui n’est plus un expert : c’est un témoin à charge déguisé en scientifique neutre et objectif.
  • Additionner des doutes et en faire ressortir une conviction, telle est la méthode appliquée par les enquêteurs !

5. Réchauffement et catastrophes naturelles : une corrélation non établie

Encore des biais méthodologiques

Avant même d’examiner les séries statistiques, une question de bon sens s’impose : pourquoi un ou deux degrés de plus que la période appelée Petit Âge Glaciaire (1350-1750) — l’une des périodes les plus froides des deux derniers millénaires et les plus hostiles à l’homme — devrait-il entraîner des conséquences catastrophiques en termes de climat ? Existe-t-il une loi de la physique qui établisse un lien de cause à effet entre une hausse de température de cet ordre[20] et la multiplication des sécheresses, des inondations ou des typhons ? Aucune ne l’établit : le réchauffement modifie certes la répartition de l’énergie dans le système climatique, mais aucune formule physique ne prédit qu’un degré ou deux supplémentaires doivent produire davantage d’événements extrêmes.

L’histoire climatique apporte au contraire un enseignement inverse. Les grandes périodes chaudes du passé récent — l’Optimum romain, l’Optimum médiéval — ne se caractérisent pas par une multiplication des sécheresses, des inondations ou des tempêtes ; elles sont au contraire associées à des périodes de stabilité climatique relative, de prospérité agricole et d’expansion démographique. Ce sont, à l’inverse, les périodes froides qui sont associées aux famines, aux hivers destructeurs, aux mauvaises récoltes répétées et à une variabilité climatique plus marquée d’une année sur l’autre. C’est le froid, historiquement, qui déstabilise le système climatique (du point de vue de l’homme) et engendre des événements violents — non le chaud.

Pourquoi, dès lors, la relation serait-elle inversée aujourd’hui ? Parce qu’une norme juridique le déclare haut et fort ? La seule différence avancée pour justifier ce retournement de logique est l’origine anthropique d’une fraction du CO2 atmosphérique — lui-même un contributeur secondaire à l’effet de serre naturel (la vapeur d’eau étant le principal). Rien, dans la physique du carbone ou dans les données historiques, ne permet d’affirmer qu’un réchauffement d’origine partiellement humaine produirait des conséquences qualitativement différentes d’un réchauffement d’origine naturelle de même ampleur. C’est précisément cette rupture non justifiée dans le raisonnement que les données statistiques longues, présentées ci-dessous, viennent contredire.

Contrairement au discours dominant, les séries statistiques longues ne montrent aucune tendance à l’aggravation des catastrophes naturelles avec le réchauffement — et parfois ont même une évolution inverse :

  • Cyclones tropicaux[21] : les données de fréquence globale (Global Tropical Cyclone Activity) et d’énergie cyclonique accumulée (ACE) ne montrent aucune tendance haussière significative depuis les années 1970 par exemple ; le nombre d’ouragans touchant terre aux États-Unis et leur intensité sont en diminution régulière depuis 1950 selon le NOAA National Hurricane Center (tendance très bien documentée).
  • Sécheresses[22] : par exemple, les données du National Climate Data Center ne montrent aucune tendance à la hausse du pourcentage de territoire américain en situation de sécheresse sévère à extrême depuis 1900 ; en Europe, les reconstructions dendrochronologiques indiquent des « méga sécheresses » médiévales bien plus sévères et prolongées (près de deux siècles) que tout épisode du XXe ou du XXIe siècle.
  • Feux de forêt[23] : à l’échelle globale, les études satellitaires (Riano et al., 2007) ne montrent aucune corrélation entre réchauffement et surface totale brûlée sur la période 1981-2000, les hausses observées dans certaines régions (Eurasie, ouest américain) étant compensées par des baisses ailleurs (Asie du Sud-Est, Amérique centrale) ; les statistiques longues sur le dernier siècle montrent même une tendance de fond à la baisse de la surface brûlée aux États-Unis lorsqu’on prend en compte une échelle de temps suffisamment large : une étude de référence publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences[24], fondée sur 3 000 ans de reconstructions par charbon de bois sédimentaire dans l’Ouest américain, établit que les niveaux de combustion les plus bas de cette période de trois millénaires ont été atteints précisément au XXe siècle — un phénomène que les chercheurs eux-mêmes qualifient de « déficit de feu », par contraste avec des pics bien plus élevés durant l’Optimum climatique médiéval et le XIXe siècle (Marlon et al., 2012).
  • Élévation du niveau des mers[25] : les mesures marégraphiques de long terme (Holgate, 2007) montrent un rythme d’élévation cyclique, plus rapide en première moitié du XXe siècle (2,03 mm/an, 1904-1953) qu’en seconde moitié (1,45 mm/an, 1954-2003) — sans accélération continue démontrée sur le temps long, malgré une hausse continue des émissions de CO2 .

Le GIEC lui-même (cela surprendra sans doute plus d’un lecteur) n’ose pas contredire ces éléments sur trois points importants : les cyclones tropicaux, les sécheresses et les feux de forêt. Mais, comme tout organe bureaucratique plus politique que scientifique, il sait manier à l’envi l’art de l’ambiguïté (en consignant ces constats dans son corps technique[26]), tout en réservant à sa communication publique un tout autre registre.

Le Résumé pour décideurs politiques (SPM) établi par le GIEC (le seul qui compte d’un point de vue médiatique) consacre en effet davantage de place aux projections futures à haut risque et aux formulations générales sur l’intensification des extrêmes qu’à l’absence de tendances claires concernant les cyclones tropicaux, les sécheresses ou les feux de forêt.

Autres explications :

En outre, il y a bien d’autres explications qui peuvent être avancées. En effet, nous pouvons attribuer une part importante des « événements » observés (inondations, sécheresses, canicules — qu’ils soient plus nombreux ou pas) non pas au réchauffement radiatif du CO2 anthropique, mais à la déforestation, au bétonnage des sols et à la disparition de la couverture végétale par exemple (impacts anthropiques, mais de nature bien différente).

Pour les canicules :

Le mécanisme physique précis repose sur le partage réel de l’énergie évacuée par le sol : l’évaporation retire à elle seule environ 53 % de la chaleur du sol, contre 34 % pour le rayonnement infrarouge (celui que retient en partie le CO2 ) et 13 % seulement pour la convection sensible — l’évaporation assure ainsi, à elle seule, la plus grande part du refroidissement terrestre[27]. Bloquer cette évaporation, en imperméabilisant les sols ou en supprimant la végétation, revient directement à obstruer le principal mécanisme de refroidissement de la planète : voilà ce qui explique l’îlot de chaleur dans nos cités (jusqu’à 10 °C de surchauffe estivale supplémentaire en zone urbaine imperméabilisée), le réchauffement mesuré des régions déforestées, et celui des terres agricoles dépourvues de végétation.

À l’inverse, les surfaces couvertes de végétation absorbent davantage de chaleur solaire sans se réchauffer pour autant, car elles transpirent.

Pour les inondations :

Le même mécanisme d’imperméabilisation des sols fournit une explication alternative directe à la multiplication apparente des inondations et des crues éclair. Un sol vivant, couvert de végétation, se comporte comme une éponge : la matière organique, les racines et la porosité naturelle du sol lui confèrent une capacité d’infiltration et de rétention considérable, qui absorbe une part importante des précipitations avant qu’elles ne ruissellent, et la restitue ensuite progressivement, sur plusieurs jours ou semaines, par évapotranspiration et par écoulement souterrain lent. Un sol bétonné, bitumé ou tassé par l’agriculture intensive perd cette capacité d’absorption : l’eau de pluie, qui ne peut plus s’infiltrer, ruisselle immédiatement en surface et se concentre en quelques minutes dans les réseaux d’évacuation, les cours d’eau et les points bas — produisant des crues brutales et localisées à partir d’épisodes pluvieux qui, sur un sol resté perméable, se seraient dissipés sans dommage notable.

Cette dynamique est aggravée par l’extension continue des surfaces artificialisées (parkings, zones commerciales, lotissements, routes) le long des axes de ruissellement naturel, ainsi que par la déforestation en amont des bassins versants, qui prive les sols en altitude de leur rôle de tampon hydrique. Le même volume de précipitations produit ainsi un risque d’inondation croissant au fil des décennies, non parce que les pluies elles-mêmes s’intensifient sous l’effet du réchauffement, mais parce que la capacité des sols à absorber cette eau diminue mécaniquement à mesure que l’urbanisation progresse.

Une hausse de la fréquence des inondations rapportée dans les statistiques d’assurance ou les bilans d’événements climatiques peut donc, selon cette lecture, refléter avant tout l’évolution de l’occupation des sols plutôt qu’une évolution du régime des précipitations lui-même — un facteur rarement isolé dans les attributions médiatiques au « dérèglement climatique ».

La consécration du CO2 anthropique comme cause unique de tous les malheurs du monde est, on le voit, aberrante. L’obsession du GIEC pour le CO2 anthropique — qui n’est d’ailleurs qu’une toute petite partie du CO2 atmosphérique — est proche du délire, presque religieux.

  • Ni aveu, ni preuve matérielle, ni même une corrélation sérieuse : ce dossier ne tient que sur des présomptions imaginaires, et l’on ne condamne pas sur de simples présomptions surtout si elles sont préétablies.

6. Une prédiction majeure des modèles démentie par l’observation

Au-delà des débats théoriques, l’hypothèse d’un réchauffement anthropique dominé par l’effet de serre radiatif duCO2 formule une prédiction testable (d’après les partisans du réchauffement anthropique eux-mêmes), que nous pouvons confronter aux observations disponibles :

  • Prédiction : Un « point chaud tropical » (hot spot) devrait apparaître dans la moyenne troposphère tropicale, avec un réchauffement 2 à 3 fois plus rapide qu’en surface, signature caractéristique de l’effet de serre selon les modèles du GIEC. Observation : ni les radiosondages par ballon-sonde, ni les deux systèmes satellitaires indépendants (UAH, RSS) ne détectent ce point chaud prédit par les modèles (Douglass et al., 2007)[28].

Cette prédiction n’est pas un détail technique parmi d’autres : elle occupe une place particulière dans l’architecture même de la théorie, pour deux raisons.

Premièrement, le point chaud tropical découle d’un mécanisme physique largement indépendant des paramétrisations : le gradient thermique vertical dans une atmosphère humide impose qu’une convection tropicale plus intense, résultant d’un réchauffement de surface quel qu’en soit l’origine, doive amplifier ce réchauffement en altitude. C’est précisément parce que cette signature échappe au piège de l’ajustement qu’elle constitue un test véritablement indépendant de la théorie — l’un des rares qui ne puisse pas être « calé » après coup pour coller aux observations.

Deuxièmement, cette absence est corroborée par trois systèmes de mesure indépendants — radiosondages, et deux constellations satellitaires concurrentes (UAH et RSS, qui utilisent des méthodes de traitement des données différentes et sont opérées par des équipes distinctes) — ce qui écarte l’hypothèse d’une simple erreur instrumentale propre à un seul instrument ou une seule équipe.

Une théorie dont une prédiction caractéristique majeure ne se vérifie pas dans les observations disponibles doit, selon les canons ordinaires de la méthode scientifique, être révisée ou abandonnée.

  • Quand l’accusation échoue à produire la preuve principale de sa démonstration infaillible, il est peut-être temps d’abandonner les poursuites et d’aller chercher ailleurs les coupables !

Synthèse & ce que nous demandons

Résumons les points principaux de cette ténébreuse affaire.

Nous avons :

  1. Une convention internationale qui désigne son coupable avant d’avoir ouvert l’enquête.
  2. Trois biais méthodologiques majeurs qui orientent chaque lecture des données vers la même conclusion prédéterminée.
  3. Des cycles solaires, orbitaux et cosmiques, mesurables et documentés depuis Newton et Kepler, écartés au nom de leur complexité (ou de leur neutralité supposée) — la même complexité qui n’empêche pourtant jamais le CO2 d’être promu au rang de cause principale.
  4. Des modèles numériques que l’on ajuste jusqu’à ce qu’ils confirment ce qu’on voulait déjà démontrer.
  5. Des catastrophes naturelles qui, sur toutes les séries statistiques longues disponibles, refusent obstinément de suivre la courbe du CO2 et de se montrer inquiétantes.
  6. Une prédiction majeure de la théorie du réchauffement centrée sur le CO2 anthropique démentie par les faits.

Pour une science qui se présente comme le « consensus » le plus solide de l’histoire moderne, avouons que cela fait beaucoup d’angles morts, de biais de départ et de contradictions internes non résolues. Une théorie qui a besoin d’autant d’arrangements, de choix arbitraires et de biais méthodologiques pour tenir debout n’est peut-être pas un consensus « scientifique » bien solide : cela ressemble plutôt à un dogme quelque peu boiteux et claudiquant.

Mais soyons cléments (et même charitables – car nous n’avons pas évoqué ici toutes les fraudes scientifiques avérées dans lesquelles certains membres éminents du GIEC ont trempé à plusieurs reprises)[29].

Nous ne demandons pas que le GIEC change d’avis. Nous demandons qu’il accepte que d’autres en aient un différent, sans que cela fasse d’eux des hérétiques. Nous demandons le droit ordinaire de tout débat scientifique digne de ce nom : le droit de douter, le droit d’être minoritaire sans être délégitimé et le droit d’attendre, de la part d’experts qui prétendent façonner nos politiques énergétiques pour les décennies à venir, un peu moins d’arrogance dans leurs conclusions et un peu plus d’humilité devant la complexité du système qu’ils prétendent avoir entièrement percé à jour.

Tant que ce débat n’aura pas été ouvert, nous n’aurons de cesse de dire, de proclamer et de plaider, preuves à l’appui, que la Nature a horreur du GIEC.

Parce que le GIEC semble avoir une sainte horreur des méthodes scientifiques les plus élémentaires (n’est-ce pas mon cher Watson ?[30]).

  • Pour conclure en une phrase ce procès historique, je laisse aux membres du jury, cette interrogation grave et profonde : Après tout ce que vous avez entendu, en votre âme et conscience, dites-nous donc, des deux, qui est le plus déréglé ? Le climat ou le GIEC ?

Guillaume de Rouville[31] – 18 septembre 2026


Article du même auteur :

  1. Petit catalogue raisonné des folies écolo-climatiques

Ouvrages sur le climat :

  1. Manuel de Combat Climatique
  2. Promenade dans les Abysses Écologiques

PS : De nombreux autres points (que nous réservons pour un ou plusieurs articles) mériteraient d’être également abordés en détail :

  1. Les problèmes liés aux mesures de température et les ajustements successifs des séries de données, terrestres comme satellitaires ;
  2. Les relations océan-atmosphère, et notamment l’incapacité physique d’un flux radiatif aussi ténu que le forçage du CO2 à réchauffer un réservoir thermique aussi massif que l’océan ;
  3. La notion parascientifique de Point de Bascule et l’absence de fondement scientifique derrière les frontières des 1,5°C ou de 2°C (de réchauffement anthropique), présentées par le GIEC comme des seuils de changements significatifs basés sur les lois de la physique alors qu’il s’agit de simples repères de négociation diplomatique ;
  4. La prépondérance de la vapeur d’eau dans l’effet de serre naturel, et la quasi-saturation de l’effet radiatif du CO2 , dont la relation logarithmique avec la température implique un effet marginal décroissant à mesure que sa concentration augmente ;
  5. L’absence d’accélération démontrée du réchauffement actuel par rapport à d’autres épisodes de réchauffement rapide bien documentés dans le registre paléoclimatique (sortie du Dryas récent, événements de Dansgaard-Oeschger, sortie de l’Optimum médiéval).

[1] Le GIEC n’est pas à l’origine des études scientifiques climatiques ; il se contente de les sélectionner et d’en tirer les conclusions (qu’il souhaite) dans le cadre d’un processus très peu transparent.

[2] Interprétation confirmée par le GIEC qui ne voit dans le réchauffement moderne des 175 dernières années que la main de l’homme.

[3] L’Optimum climatique médiéval désigne une période chaude, entre environ 950 et 1300, durant laquelle les températures ont atteint des niveaux comparables ou supérieurs à ceux d’aujourd’hui.

[4] Le Petit Âge Glaciaire s’étend globalement du XIIIe-XIVe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, marquée par l’avancée des glaciers alpins, le gel régulier de la Tamise et de nombreux hivers rigoureux. Refroidissement estimé entre 0,6°C (moyenne globale) et 1 à 2°C (Europe, Amérique du Nord, Groenland) selon les phases et les régions, avec des pointes locales pouvant dépasser 3°C lors de certains hivers extrêmes.

[5] Même à partir d’un des points les plus bas de l’histoire humaine des cinq derniers siècles !

[6] Pour explorer le sujet en profondeur, voir, notamment, les travaux de Vincent Courtillot, Jean-Louis Le Mouël et Fernando Lopes : https://www.climato-realistes.fr/consequences-geophysiques-de-la-mecanique-celeste/ et le livre très détaillé de Nicola Scafetta : The Frontier of Climate Science – Solar Variability, natural cycles and model uncertainty (2026 – Complexity Insight Press).

[7] Le centre de masse (ou barycentre) du système solaire est le point d’équilibre autour duquel gravitent l’ensemble des corps du système, Soleil compris — à distinguer du centre de gravité, notion propre à un champ gravitationnel uniforme, non pertinente à cette échelle. Sous l’effet de Jupiter et Saturne notamment, le Soleil orbite lui-même autour de ce point, qui peut se situer à l’intérieur ou à l’extérieur de sa surface selon les configurations planétaires.

[8] Scafetta, N. (2012). Multi-scale harmonic model for solar and climate cyclical variation throughout the Holocene based on Jupiter-Saturn tidal frequencies plus the 11-year solar dynamo cycle. Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics, 80, 296–311 : https://doi.org/10.1016/j.jastp.2011.12.005 – Scafetta, N. et al. (2022). The Planetary Theory of Solar Activity Variability: A Review. Frontiers in Astronomy and Space Sciences :  https://doi.org/10.3389/fspas.2022.937930

[9] Formations minérales qui se développent dans les grottes par précipitation lente de calcite (stalactites, stalagmites, etc.). Leur croissance, couche après couche, enregistre la composition chimique et isotopique de l’eau d’infiltration au moment de leur formation — ce qui permet, par datation radiométrique et analyse des isotopes de l’oxygène, de reconstituer les températures et les régimes de précipitations passés sur des dizaines de milliers d’années.

[10] Nicola Scafetta, physicien italien (Université Fédéric-II de Naples), est l’auteur de plusieurs travaux avançant l’existence de cycles climatiques de 20 et 60 ans corrélés aux périodes orbitales de Jupiter et Saturne, via leur influence gravitationnelle sur le mouvement du Soleil autour du barycentre du système solaire (cf. note ⁵).

[11] Désigne ici les oscillations climatiques internes liées à la circulation et à la variabilité thermique des océans — telles que l’Oscillation Multidécennale Atlantique (AMO, cycles d’environ 60-70 ans) ou l’Oscillation Décennale du Pacifique (PDO) — qui redistribuent la chaleur accumulée dans les grands réservoirs océaniques sur des échelles de temps de quelques décennies, entre les cycles solaires courts (11 ans) et les cycles orbitaux longs (dizaines de milliers d’années).

[12] La sensibilité climatique désigne la hausse de température moyenne du globe attendue si la concentration de CO2 venait à doubler par rapport à son niveau préindustriel. Elle intègre non seulement l’effet radiatif direct du CO2 (environ 1 °C, d’après le GIEC), mais aussi l’ensemble des rétroactions du système climatique (vapeur d’eau, nuages, albédo…) qui peuvent l’amplifier ou l’atténuer. La fourchette citée ici (2,5 °C à 4 °C) correspond à l’intervalle « probable » (66 % de confiance) retenu par le GIEC dans son dernier rapport (AR6, 2021) ; son intervalle « très probable » (90 % de confiance) est plus large encore : 2 °C à 5 °C. Voir le Point 4 pour plus de détails sur le sujet.

[13] Si le GIEC a resserré sa propre estimation officielle de sensibilité climatique (2,5°C à 4°C dans l’AR6, contre 1,5°C à 4,5°C dans l’AR5), il continue paradoxalement à intégrer dans nombre de ses projections d’impacts les modèles CMIP6 les plus sensibles — jusqu’à 5,7°C — que sa propre évaluation qualifie pourtant d’excessifs et exclut de sa fourchette « très probable ».

[14] Scafetta, N. (2010). Empirical evidence for a celestial origin of the climate oscillations and its implications. Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics, 72(13), 951–970. DOI.

[15] Pour une critique détaillée des modèles informatiques du GIEC : Climat, la part d’incertitude – Steven Koonin – L’Artilleur – Novembre 2022.

[16] L’effet radiatif direct du CO2 ne suit pas une loi linéaire, mais logarithmique : chaque doublement successif de concentration (par exemple 280→560 ppm, puis 560→1120 ppm) produit un réchauffement d’ampleur comparable, plutôt qu’un réchauffement proportionnel à la quantité de CO2 ajoutée. Concrètement, cela signifie que l’effet marginal de chaque ppm supplémentaire décroît à mesure que la concentration augmente : les premières molécules de CO2 ajoutées à l’atmosphère ont un impact radiatif bien plus fort que celles qui s’y ajoutent aujourd’hui, l’essentiel du spectre d’absorption infrarouge du CO2 étant déjà largement saturé aux concentrations actuelles.

[17] Entre 1 et 1,4°C.

[18] Et celle de ses interactions avec les autres éléments de la biosphère.

[19] Rappelons à nouveau ici que si le GIEC a resserré sa propre estimation officielle de sensibilité climatique (2,5°C à 4°C dans l’AR6, contre 1,5°C à 4,5°C dans l’AR5), il continue paradoxalement à intégrer dans nombre de ses projections d’impacts les modèles CMIP6 les plus sensibles — jusqu’à 5,7°C — que sa propre évaluation qualifie pourtant d’excessifs et exclut de sa fourchette « très probable ».

[20] Pour rappel, le GIEC estime que nous avons gagné 1°C sur les 175 dernières années.

[21] Ces données proviennent du site Global Tropical Cyclone Activity (climatlas.com/tropical), maintenu par le climatologue Ryan N. Maue (docteur en météorologie, Florida State University), qui compile depuis plus de deux décennies les statistiques mondiales de fréquence et d’énergie cyclonique accumulée (ACE) à partir de la base de données IBTrACS. Voir notamment : Maue, R.N. (2011), Recent historically low global tropical cyclone activity, Geophysical Research Letters, 38, L14803 (https://doi.org/10.1029/2011GL047711), et sa mise à jour continue sur https://climatlas.com/tropical/. Klotzbach, P.J. et al. (2022), Trends in Global Tropical Cyclone Activity: 1990–2021, Geophysical Research Letters, 49 (https://doi.org/10.1029/2021GL095774), confirme l’absence de tendance haussière significative sur la période récente à observation satellitaire homogène. Pour les données américaines : NOAA National Hurricane Center, Continental United States Hurricane Impacts/Landfalls 1851-Present — https://www.nhc.noaa.gov/climo/

[22] Pour les données américaines : National Centers for Environmental Information (NCEI, ex-NCDC), Historical Palmer Drought Indices — https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/historical-palmers/ ; voir aussi Dai, A. (2011), Characteristics and trends in various forms of the Palmer Drought Severity Index (PDSI) during 1900-2008, Journal of Geophysical Research, 116, D12115. Pour les mégasécheresses médiévales européennes : Helama, S., Meriläinen, J. & Tuomenvirta, H. (2009), Multicentennial megadrought in northern Europe coincided with a global El Niño–Southern Oscillation drought pattern during the Medieval Climate Anomaly, Geology, 37(2), 175-178 (https://doi.org/10.1130/G25329A.1), qui documente une sécheresse pluriséculaire en Europe du Nord durant l’Anomalie climatique médiévale. Voir également Cook, E.R. et al. (2015), Old World megadroughts and pluvials during the Common Era, Science Advances, 1(10) (https://doi.org/10.1126/sciadv.1500561), qui établit, à partir de l’« Old World Drought Atlas » (reconstructions dendrochronologiques), que les sécheresses en Europe du Nord et centrale aux XIe et XVe siècles ont été plus sévères, plus étendues et plus prolongées que tout épisode du XXe siècle.

[23] Riaño, D., Moreno Ruiz, J.A., Isidoro, D. & Ustin, S.L. (2007). Global spatial patterns and temporal trends of burned area between 1981 and 2000 using NOAA-NASA Pathfinder. Global Change Biology, 13(1), 40-50. https://doi.org/10.1111/j.1365-2486.2006.01268.x

[24] Marlon, J.R., Bartlein, P.J., Gavin, D.G. et al. (2012). Long-term perspective on wildfires in the western USA. Proceedings of the National Academy of Sciences, 109(9), E535-E543. https://doi.org/10.1073/pnas.1112839109 – Voir également : Farris, C. et al. (2026). New methods provide a 300-year perspective on modern area burned in two wilderness areas of the southwest United States. Ecosphere. https://doi.org/10.1002/ecs2.70471

[25] Holgate, S.J. (2007). On the decadal rates of sea level change during the twentieth century. Geophysical Research Letters, 34, L01602. https://doi.org/10.1029/2006GL028492 – Church, J.A. & White, N.J. (2011). Sea level rise from the late 19th to the early 21st century. Surveys in Geophysics, 32, 585-602.https://doi.org/10.1007/s10712-011-9119-1

[26] AR6, 2021 (GIEC, Groupe de travail I) : « Il existe une confiance faible dans la plupart des tendances de long terme rapportées dans les métriques de fréquence ou d’intensité des cyclones tropicaux » (section 11.7.1) ; « il existe une confiance faible pour une contribution humaine aux tendances observées des sécheresses météorologiques à l’échelle régionale » et « une confiance faible dans les changements de sécheresse à l’échelle globale » (section 11.6) ; « une confiance faible dans les tendances globales de long terme concernant la surface brûlée », le rapport indiquant par ailleurs, avec une confiance élevée, que la surface terrestre brûlée à l’échelle mondiale a diminué au cours des dernières décennies (section 12.4). https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_Chapter_11.pdf/https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_FGD_Chapter12.pdf

[27] Sur ce sujet et sur ces chiffres, voir le livre de Michel Vieillefosse : Climat : comprendre sans simplifier. L’Harmattan. 2025.

[28] Douglass, D.H., Christy, J.R., Pearson, B.D. & Singer, S.F. (2008). A comparison of tropical temperature trends with model predictions. International Journal of Climatology, 28(13), 1693-1701. https://doi.org/10.1002/joc.1651

[29] Amusez-vous à explorer les différents « Climate Gate » par exemple.

[30] Robert T. Watson, climatologue et chimiste britannique, qui a présidé le GIEC de 1997 à 2002 — lors du troisième rapport d’évaluation (2001).

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77 réflexions au sujet de « La Nature a horreur du GIEC »

  1. « Nous entendons établir que le GIEC ne part pas d’une hypothèse qu’il chercherait à mettre à l’épreuve, mais d’un axiome …qu’il s’emploie depuis trente ans à démontrer envers et contre toutes les observations qui le contredisent. »

    D’accord, donc vous dites que vous partez d’un postulat que vous voulez prouver.

    Donc vous prêchez une théologie, puisque vous dites vous-même tout de suite après : « Chercher en permanence à confirmer un axiome préétabli et fixé dans le marbre, ce n’est plus faire de la science : c’est prêcher une théologie. »

    Hop, poubelle.

    • Mon pauvre Anton, il faut vraiment être totalement dépourvu d’arguments pour sombrer dans un sophisme aussi lamentable.

      Vos interventions en deviennent surréalistes de bêtise.

      • Je ne vois nullement dans cette intervention un sophisme, mais simplement un parallèle qui tend à montrer que vous vous contredites au sein d’un même article – ou, comme ici, dans un même paragraphe.

      • Aucun sophisme chez Anton. Il pointe simplement l’effet boomerang : Rouville accuse le GIEC de partir d’une conclusion fixée d’avance, puis son propre article commence en annonçant ce qu’il entend « établir », avant d’empiler uniquement les éléments qui vont dans ce sens. Selon son propre critère, cela ressemble donc beaucoup à ce qu’il reproche au GIEC. C’est ballot. 🙃

        En revanche, des sophismes, l’article de Rouville en contient à la pelle.

        D’abord, le sophisme d’équivoque. Il utilise « changement climatique » avec deux sens différents. La CCNUCC donne une définition juridique, destinée à préciser le champ de la Convention. Rouville la transforme en affirmation scientifique : « la science considère que seuls les humains peuvent modifier le climat ». Or le glossaire de l’AR6 WGI du GIEC dit explicitement l’inverse : le changement climatique peut être dû à des processus internes naturels, à des forçages externes naturels comme les cycles solaires ou les éruptions volcaniques, ainsi qu’à des modifications anthropiques persistantes de l’atmosphère ou de l’occupation des sols. Glossaire AR6 WGI, Annexe VII

        Ensuite, le sophisme de l’homme de paille. Quand Rouville écrit « la consécration du CO2 anthropique comme cause unique de tous les malheurs du monde », il caricature la position scientifique. Le GIEC ne dit pas que « le CO2 explique tout ». Il conclut que les activités humaines sont la cause principale du réchauffement récent. Ce n’est pas du tout la même affirmation. Montrer que le Soleil, les océans, l’urbanisation ou la déforestation jouent aussi un rôle ne démontre absolument pas que le CO2 n’est pas une cause majeure. « Pas la seule cause » ne signifie pas « pas la cause principale ». 🔬

        Enfin, il y a l’appel à l’ignorance. Rouville reproche au GIEC de ne pas avoir « formellement réfuté » certains mécanismes solaires, cosmiques ou planétaires, puis souligne qu’un mécanisme mal quantifié n’est pas nécessairement nul. Jusque-là, très bien : l’absence de quantification parfaite n’est pas une preuve d’absence.

        Mais il glisse ensuite vers l’idée que ces mécanismes pourraient donc expliquer une part majeure du réchauffement. Et là, patatras. « On n’a pas démontré que l’effet est nul » ne signifie pas « l’effet est important ». Pour établir qu’un mécanisme explique une part significative du réchauffement, il faut en quantifier l’amplitude, montrer qu’elle correspond aux observations, et comparer cette contribution aux autres forçages.

        Autrement dit : une hypothèse non réfutée n’est pas une explication validée. En science, on compare les contributions quantitatives. En climato-négationnisme, apparemment, on agite le Soleil comme une lampe torche pour éviter de regarder les chiffres. ☀️

        • Merci pour toutes ces clarifications nécessaires. Malheureusement, ça prend du temps parce qu’il est plus facile de diffuser des bobards que de les réfuter.

  2. L’histoire des constats d’attribution du GIEC réfute en elle-même ce que M de Rouville entend prouver. Voici l’évolution de ce constat :

    FAR (1990) : « L’ampleur de ce réchauffement est largement compatible avec les prévisions des modèles climatiques, mais il est également de la même ampleur que la variabilité naturelle du climat ».

    SAR (1995) : « L’ensemble des données disponibles suggère une influence humaine perceptible sur le climat mondial ».

    TAR (2001) : « Il existe des preuves nouvelles et plus solides que la majeure partie du réchauffement observé au cours des 50 dernières années est imputable aux activités humaines ».

    AR4 (2007) : « La majeure partie de l’augmentation observée des températures moyennes mondiales depuis le milieu du 20e siècle est très probablement due à l’augmentation observée des concentrations de gaz à effet de serre d’origine anthropique ».

    AR5 (2013) : « Il est extrêmement probable que l’influence humaine soit la cause principale du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle. »

    AR6 (2021) : « Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres. Des changements rapides et généralisés se sont produits dans l’atmosphère, l’océan, la cryosphère et la biosphère. »

    On voit que le constat a évolué, d’une question ouverte en 1990 à une question résolue en 2021. La cause est simple : En 30 ans, le réchauffement global a continué (exactement comme prédit) et la science a fait des progrès, si bien qu’aujourd’hui on ne peut plus, si on est de bonne foi et sain d’esprit, contester la réalité des changements et la cause humaine. C’est aussi simple que cela. Si le GIEC était parti d’un constat fixé à l’avance, son évaluation de la question d’attribution n’aurait pas évolué.

    • Si on lit bien, on passe d’une preuve solide en 2001, à du probable en 2007 et 2013, puis à nouveau à une certitude en 2021. Souvent GIEC varie, bien fol qui s’y fie.
      Mon Dieu, sois sympa, délivre-nous d’Anton !

      • Mon brave Serge, vous venez surtout de démontrer que vous ne comprenez pas le langage calibré du GIEC. En 2001, le TAR ne disait pas « certitude absolue », il disait probablement, c’est-à-dire plus de deux chances sur trois. En 2007, l’AR4 passe à très probablement, plus de 9 chances sur 10. En 2013, l’AR5 passe à extrêmement probablement, plus de 95 chances sur 100. Puis l’AR6 WGI de 2021 conclut que l’influence humaine sur l’atmosphère, l’océan et les terres est sans équivoque. Vous ne voyez pas une contradiction, vous ratez une progression. C’est différent. 🔍

        Autrement dit, vous transformez une progression du niveau de confiance en prétendue variation contradictoire. C’est exactement l’inverse de ce que montrent les rapports. En 1990, la question restait largement ouverte ; en 1995, l’influence humaine devient perceptible ; en 2001, elle est probable ; en 2007, très probable ; en 2013, extrêmement probable ; en 2021, elle est établie sans équivoque par l’AR6 WGI, le rapport sur les bases physiques du climat, rédigé par 234 auteurs et synthétisant environ 14 000 études. Mais visiblement, chez certains climato-négationnistes, une probabilité qui monte de rapport en rapport devient mystérieusement une girouette. Magie noire statistique ? 🪄

        Le « sans équivoque » de l’AR6 WGI ne sort pas d’un chapeau, ni d’un slogan militant : il vient de la cohérence des observations sur l’atmosphère, les océans, la cryosphère et les terres. Le réchauffement climatique observé ne s’explique pas correctement sans l’influence humaine, point. Vous pouvez ironiser sur Anton, mais il a compris la logique élémentaire que vous piétinez : quand les preuves s’accumulent, le niveau de confiance augmente. C’est ce qu’on appelle la science. Le reste, c’est du théâtre climato-négationniste avec perruque et tambourin. 🎭

        • je me suis déjà exprimé sur cette question de croissance de la confiance du GIEC au cours du temps à travers la formule globalisante, mais mal étayée du GIEC qui est donnée plus haut. Alex et Anton y ont répondu, mais en partie seulement.
          Cet article me donne l’occasion d’y revenir, car si l’on creuse en pointant chaque expression de degré de confiance formulée par le GIEC lui même sur ses propres résultats, je trouve pour le rapport AR6* :
          RT GT1: confiance moyenne 35% des expressions; confiance faible 8%
          SPM GT1: confiance moyenne 31% des expressions; confiance faible 5%
          SPM GT2: confiance moyenne 16% des expressions; confiance faible 0%
          SPM GT3: confiance moyenne 12% des expressions; confiance faible 0%
          SPM synthèse: confiance moyenne 18% des expressions; confiance faible 1%
          Les autres taux formulés sont « élevée » et « très élevée »
          On notera sans peine le gain d’auto-confiance du GIEC à mesure qu’on s’éloigne de la base technique du TS1.
          On s’étonnera aussi de ce que la combinaison d’incertitudes diminue l’incertitude, mais on imagine mal que les rédacteurs des rapports 1, 2 et 3 se soient mis ensemble pour matricer leurs résultats et donner des taux de confiance combinés finaux. Les rédacteurs des rapports 2 et 3 ont donc dû considérer que tout était sûr à 100% dans la base technique. Pas un gros biais, ça?

          On pourrait traduire ça par: « Nous, GIEC, ne savons pas très bien comment fonctionne le climat de la Terre, ni ce qui va advenir en termes de température, pluviosité, montée du niveau des mers, etc, mais savons beaucoup mieux quel en sera l’impact et quelles sont les mesures nécessaires d’adaptation et/ou de lutte contre ces évolutions »

          Et de « beaucoup mieux à très bien » puis de « très bien à absolument, car la science est établie », les marches gravies par le GIEC lui même dans ses communiqués de presse, l’ONU, nos médias dominants, etc, ne plus bien hautes
          Ce n’est pas du climato-obscurantisme, ça?

          * décompte fait par lecture de chacun des rapports, pour éliminer les doublons , par exemple les expressions qui figurent dans le texte et les titres de chapitre. La chasse aux biais, c’est mon dada. Certes, cet indicateur n’est pas parfait, mais il est factuel et son origine ne donne pas lieu à débat

          • Joe, vous appelez ça « la chasse aux biais » ? Amusant : on dirait surtout que le biais a pris le fusil. 😏

            Vous refaites exactement la même entourloupe comptable : compter des mentions low confidence, medium confidence, high confidence, puis prétendre avoir mesuré la « confiance du GIEC ». Sauf que le GIEC écrit lui-même que la confiance est une mesure qualitative de la validité d’un finding, c’est-à-dire d’un constat précis, pas d’un rapport entier. Source : AR6 WGI, chapitre 1

            Donc non, votre tableur ne révèle pas un aveu d’ignorance du GIEC. Il révèle seulement que vous additionnez des objets sans unité commune : AMOC, niveau marin, sécheresses régionales, coûts d’atténuation, faisabilité technologique, impacts sectoriels… Faire une moyenne de tout ça pour fabriquer un « niveau global de confiance », c’est de la numérologie climato-dénialiste avec une calculatrice. 🔮

            L’AMOC suffit à faire tomber votre château de cartes : selon la proposition exacte, le GIEC peut avoir une confiance faible sur la quantification passée, élevée sur certaines observations insuffisantes pour l’attribution, élevée sur un déclin futur qualitatif, et moyenne sur l’absence d’effondrement brutal avant 2100. Même sujet, plusieurs questions, plusieurs niveaux de confiance. Le mot important, que votre compteur efface, c’est : confiance dans quoi ?

            Vous comparez ensuite WG1, WG2 et WG3 comme si une projection physique du niveau marin, une vulnérabilité agricole et une option énergétique étaient commensurables. Là, ce n’est plus une analyse, c’est un smoothie méthodologique. L’AR6 WGI traite les bases physiques du climat ; WG2 les impacts et l’adaptation ; WG3 l’atténuation. Les mélanger pour parler d’« auto-confiance » du GIEC, c’est confondre un thermomètre, un rapport médical et une ordonnance.

            Et cerise sur le gâteau : le GIEC précise aussi que les constats suffisamment établis peuvent être formulés sans qualificatif d’incertitude. Source : AR6 WGI, Technical Summary Votre compteur peut donc rater précisément les résultats les plus solides. Magnifique instrument : il mesure surtout ce qu’il ne comprend pas. 🧪

            Bref, vous n’avez pas trouvé une faille dans le GIEC. Vous avez transformé un langage scientifique calibré en concours de mots-clés. Ce n’est pas du scepticisme, c’est du climato-négationnisme arithmétique.

      • Serge : « plus solides », pas « béton », en 2001. Il suffit de lire et de vouloir comprendre (et je pars du principe que vous en avez les moyens intellectuels).

    • Anton,
      En quoi des citations de nature purement politique pourraient éclairer la situation au niveau scientifique?

      Quel curieux mélange des genres!
      Votre but est-il de confirmer une lecture théologique des rapports du GIEC?

      Si vous entendez argumeter sur des critiques à caractère scientifique, vous devez rester sur ce terrain.

      • Fascinant, Phi : quand la science devient trop solide pour les climato-négationnistes, elle devient soudain « politique » ou « théologique ». Classique : quand le thermomètre dérange, on accuse le thermomètre d’avoir une religion. 🌡️

        Dans les faits, le GIEC est effectivement un organisme hybride : politique par son origine, puisqu’il répond à une demande d’expertise des gouvernements ; mais scientifique par son mode de travail, puisqu’il synthétise la littérature scientifique publiée, chapitre par chapitre, avec des degrés de confiance explicites et traçables. Ce n’est pas une messe : c’est une revue critique géante de la littérature scientifique. Nuance subtile, je vous l’accorde. 🧐

        Les rapports complets et les résumés techniques sont rédigés par les auteurs scientifiques. Le « Résumé pour décideurs » est bien approuvé phrase par phrase avec les gouvernements, mais il ne peut pas inventer une conclusion absente du rapport complet : il doit rester cohérent avec l’évaluation scientifique sous-jacente. C’est écrit noir sur blanc dans les procédures du GIEC : préparation des rapports du GIEC. Donc l’argument « c’est politique donc ce n’est pas scientifique » est surtout une jolie pirouette pour éviter le contenu. 🎪

        Et le contenu, justement, est clair dans l’AR6 WGI de 2021, le rapport sur les bases physiques du climat : « It is unequivocal that human influence has warmed the atmosphere, ocean and land. » Autrement dit : l’influence humaine a sans équivoque réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres. Ce constat ne repose pas sur une phrase « politique », mais sur la cohérence des observations dans tous les compartiments du système climatique : air, océans, glaces, continents, biosphère.

        Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et auteur principal du GIEC, a d’ailleurs rappelé que des pays producteurs d’énergies fossiles ont contesté ce « sans équivoque », mais que cette contestation n’a pas résisté à l’accumulation des preuves. Donc votre thèse s’effondre joliment : si c’était une conclusion dictée par les gouvernements, les pays fossiles l’auraient précisément édulcorée. Ils ont essayé. Les preuves ont gagné. C’est ballot. 😌

        • Alex Kibkalooo,
          Beaucoup de mots pour ne rien dire. Rendez vous utile, ce fil est consacré à un article qui aborde une question divisée didactiquement en 6 points, avez-vous des arguments contradictoires à propos d’un de ces 6 points? Exposez-les et nous pourrons en discuter.

          Pour ce qui est de l’attribution, Anton a osé ressortir Donohoe 2014. Votre expertise l’aidera peut-être a se sortir de cette gonfle parce qu’il s’est prudemment retenu de me répondre à ce sujet sur deux fils différents.

          Pour le moment, on ne peut pas dire que vous et Anton vous distinguiez particulièrement par votre acuité intellectuelle.

          • Phi, « beaucoup de mots pour ne rien dire », c’est assez savoureux venant de quelqu’un qui répond à une réfutation sourcée par un haussement d’épaules et une attaque personnelle. J’ai répondu à votre intox : les conclusions du GIEC ne sont pas « purement politiques ». Vous n’avez pas réfuté l’argument, vous avez juste changé de trottoir. 🎪

            Vous me demandez des arguments contradictoires sur les six points de Rouville. Très bien : inutile de démonter les six étages quand le rez-de-chaussée s’effondre déjà. Prenons donc le point 1.

            Il repose sur un sophisme d’équivoque gros comme un iceberg : Rouville prend la définition juridique de la CCNUCC, faite pour délimiter le champ d’une convention internationale, puis la transforme en thèse scientifique selon laquelle le GIEC nierait les causes naturelles du climat. C’est faux.

            Le glossaire de l’AR6 WGI dit explicitement que le changement climatique peut venir de processus internes naturels, de forçages externes naturels comme les variations solaires et les éruptions volcaniques, mais aussi de modifications anthropiques de l’atmosphère et de l’usage des sols. Glossaire AR6 WGI, Annexe VII Voilà pour la prétendue « élimination de la nature ». Elle existe surtout dans le scénario de Rouville.

            Et c’est là que le numéro devient franchement comique : l’AR6 WGI ne « cache » pas les facteurs naturels, il les teste. La figure SPM.1 compare les observations aux simulations avec facteurs naturels seuls et avec facteurs naturels + humains. Figure SPM.1 La figure SPM.2 chiffre séparément les gaz à effet de serre, les autres facteurs humains, les facteurs naturels et la variabilité interne. Figure SPM.2

            Donc non, le GIEC ne part pas d’un dogme qui exclurait le Soleil, les volcans ou la variabilité naturelle. Il les examine, les quantifie, puis constate qu’ils n’expliquent pas le réchauffement climatique récent. Cruel détail : quand on teste une hypothèse et qu’elle échoue, ce n’est pas de la théologie, c’est de la science. 🔬

            Bref, le point 1 n’est pas un argument scientifique. C’est une confusion entre droit international et climatologie, emballée dans du théâtre anti-GIEC. Si le premier point tombe sur une erreur aussi élémentaire, la « démonstration en six points » commence surtout comme un château de cartes sous ventilateur.

          • Alex Kibaloo,

            Quelle réfutation sourcée? Quel intox?

            J’ai l’impression que vous n’avez pas lu ce que vour critiquez, l’article ne confond nullement CCUNC et GIEC.

            L’image du château de carte est valide pour une théorie (comme celle du RCA) pas pour les critiques d’une théorie.

            La méthode scientifique et ses implications ne semblent pas être votre point fort.

          • Merci Phi pour cette éclatante démonstration de méthode climato-dénialiste : nier ce qui vient d’être réfuté, déplacer le sujet, puis expliquer doctement que les autres n’ont pas compris. Le triple axel de la mauvaise foi, mais sans l’atterrissage. 😌

            J’ai répondu à votre intox précise : les constats d’attribution cités par Anton ne sont pas « purement politiques ». Ils viennent de l’évaluation scientifique du GIEC, notamment de l’AR6 WGI, consacré aux bases physiques du climat. Et cet AR6 WGI ne dit pas « faites-nous confiance » : il compare observations, facteurs humains, facteurs naturels et variabilité interne. Spoiler cruel : les facteurs naturels seuls n’expliquent pas le réchauffement climatique récent. 🔬

            Votre pirouette sur la CCNUCC est un homme de paille assez dodu. Je n’ai pas écrit que Rouville « confondait simplement » CCNUCC et GIEC. J’ai écrit qu’il transforme une définition juridique de la CCNUCC en soupçon méthodologique contre le GIEC. Or le glossaire de l’AR6 WGI dit explicitement que le changement climatique peut venir de processus internes naturels, de forçages naturels comme le Soleil et les volcans, ou de causes humaines. Pour une institution censée effacer la nature, elle a une drôle de manie de la définir, de la mesurer et de la tester. 🌋☀️

            Quant à votre leçon sur « la méthode scientifique », elle est charmante. En science, on publie des travaux évalués par les pairs, avec méthodes, données, incertitudes et reproductibilité. On n’empile pas des procès d’intention dans un billet militant en appelant cela une réfutation du climat. Rouville fait de la plaidoirie climato-négationniste, pas de la climatologie. 🎪

            Donc non, l’image du château de cartes ne sauve pas votre argument : elle le décrit. Le premier étage de l’article repose déjà sur une confusion entre droit international et attribution physique. Votre contribution consiste surtout à souffler dessus en criant « méthode scientifique ». C’est courageux. Pas très utile, mais courageux. 🃏

          • Alex Kibkaloo,

            Vous n’avez rien réfuté du tout, vous n’avez pas compris l’article.

            Pour les citations d’Anton, elles sont de nature purement politique, rédigées sur des bases politiques pour des politiques. Par exemple (AR5) : « Il est extrêmement probable que l’influence humaine soit la cause principale du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle » est purement politique et ne correspond en rien à l’état des connaissances. Un exemple parmi tant d’autres : https://www.zupimages.net/up/26/20/hvhk.png

            Pour ce qui est de l’AR6 : « Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres. Des changements rapides et généralisés se sont produits dans l’atmosphère, l’océan, la cryosphère et la biosphère. » Ce texte est tellement vague qu’il couvre de 0.1% à 100% de responsabilité humaine. De toute façon, voir plus bas la cuisine décrite dans le commentaire de Dany : https://www.climato-realistes.fr/conference-avec-richard-lindzen-le-mercredi-14-octobre-a-18h/#comment-17987
            Question réglée!

            Quand vous écrivez : « les facteurs naturels seuls n’expliquent pas le réchauffement climatique récent. » Ce n’est pas un constat scientifique car, si on a effectivement pu isoler et évaluer le facteur humain pour des microclimats (échelle d’une dizaine de kilomètres et sans rapport direct avec le CO2 atmosphérique) cela n’a pas été possible pour les climats régionaux et encore moins pour le climat global.

            « J’ai écrit qu’il transforme une définition juridique de la CCNUCC en soupçon méthodologique contre le GIEC. »
            L’auteur de l’article explique comment il comprend l’effet d’une telle définition sur l’orientation du GIEC, il dit que ces définitions ont imposé une théorie axiomatique du climat. Cela semble logique et si vous entendez le contester, il faut développer et pas faire des sophismes en prétendant qu’une définition que vous qualifiez de juridique est sans effet sur un organisme hiérarchiquement inférieur et d’essence politique.

            Sinon, la science n’est pas une structure sociale mais une méthode. Est scientifique, ce qui respecte la méthode scientifique et cela indépendamment du lieu, de la manière et du caractère de l’auteur d’une proposition.

            Finalement, je surpris que vous ne compreniez pas l’inanité de votre image du château de cartes. Une théorie est une construction. Pour les RCA, on part, ou prétend partir, des lois fondamentales et on empile les notions et relations les unes sur les autres pour arriver à des conclusions. Si vous démolissez un élément de cette structure, vous courrez le risque d’un effondrement. La critique a beau jeu, elle envoie des boulets et si le premier rate sa cible, chacun des suivants peut encore suffire à faire le travail pour autant que cette théorie soit fragile.

    • Anton, vous vous faites l’avocat du diable avec une admirable abnégation.
      Le problème, c’est l’article 1 de la CCNUCC. Que les choses aient été amenées progressivement, c’est un fait, mais c’était prévu par cet article. Cela s’appelle de la politique.
      Quant aux prédictions, je suppose que vous plaisantez.
      Malgré l’envolée des émissions de CO2 anthropique de ces 30 dernières années, il ne se passe pas grand chose de spectaculaire. A noter que les 1.5° fatidiques sont déjà dépassés sur l’hémisphère nord depuis plusieurs années, et pour autant, pas de catastrophes en vue.

      Reste à voir si cette histoire de température moyenne a vraiment un sens.

      • H2G2, vous reprenez surtout l’argument de Guillaume de Rouville avec sa confusion habituelle entre définition juridique et définition scientifique. C’est pratique : on mélange la CCNUCC, le GIEC, la science, la politique, on secoue très fort, et hop, on obtient une soupe climato-négationniste servie tiède. 🍲

        Le problème, c’est que le GIEC ne reprend pas la définition restrictive de la CCNUCC. Dans son glossaire de l’AR6, il définit le changement climatique comme pouvant résulter de processus naturels internes, de variations solaires, d’éruptions volcaniques ou de changements anthropiques persistants. Il précise ensuite que la CCNUCC emploie, elle, une définition juridique différente, centrée sur les changements attribuables aux activités humaines : glossaire AR6 du GIEC. Donc votre « article 1 » ne démontre pas un complot scientifique : il démontre surtout que vous confondez un texte de convention avec une évaluation scientifique. Nuance énorme, visiblement passée sous le radar. 📡

        Pour rappel, les auteurs du GIEC ne produisent pas leurs conclusions à partir de la CCNUCC, mais à partir de la littérature scientifique publiée. Chaque chapitre indique ses degrés de confiance, ses incertitudes et les éléments probants. L’AR6 WGI de 2021, consacré aux bases physiques du climat, conclut que l’influence humaine a sans équivoque réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres : AR6 WGI, résumé pour décideurs. Ce n’est pas de la politique déguisée en science. C’est simplement la partie où les observations gagnent contre le bavardage.

        Quant à votre « il ne se passe pas grand chose de spectaculaire », c’est presque touchant. En France, Météo-France recense désormais 54 vagues de chaleur depuis 1947, dont environ deux tiers depuis le début du XXIe siècle : Météo-France sur les vagues de chaleur. L’été 2026 a même connu trois vagues de chaleur totalisant 53 jours, un fait inédit : bilan climatique de l’été 2026. Mais à part ça, rien à signaler, circulez, le thermomètre fait de la politique. 🌡️

        Même discrétion du côté des glaciers, bien sûr : une étude publiée dans Nature estime que les glaciers du globe ont perdu en moyenne 273 milliards de tonnes de glace par an entre 2000 et 2023, avec une perte qui s’accélère entre les deux moitiés de la période : Community estimate of global glacier mass changes from 2000 to 2023. Rien de spectaculaire, donc, sauf si l’on considère que faire disparaitre des masses de glace à l’échelle planétaire est un petit détail décoratif. 🧊

        Et votre doute final sur la température moyenne mondiale est le grand classique du caniveau climato-négationniste. Dire que la température moyenne mondiale n’a pas de sens parce que Paris, Dakar et le pôle Nord n’ont pas la même température, c’est comme dire que la taille moyenne des Français n’a pas de sens parce que tous les Français n’ont pas la même taille. Une moyenne sert précisément à résumer des valeurs différentes et à suivre l’évolution de l’ensemble. Si cette température moyenne était un artefact arbitraire, comment expliquez-vous que Berkeley Earth, HadCRUT5, ERA5, JRA-3Q, NOAAGlobalTemp et d’autres séries indépendantes retrouvent pratiquement la même trajectoire de réchauffement depuis plus d’un siècle ? Hasard, complot, ou simplement physique ? Je vous laisse choisir la porte de sortie la moins ridicule. 🚪

        • Monsieur Kibkalooo, vous êtes un excellent rameur, continuez, c’est bon pour la planète.

          Vos 273 milliards de tonnes de glace par an n’ont pas disparu, ils ont juste fondu, c’est à dire retrouvé un état liquide. A vous lire, ils se seraient presque volatilisés.
          Si j’en crois vos chiffres, cela représenterait donc environ 6,279 × 10¹² tonnes de glace qui ont fondu entre 2000 et 2023, c’est effectivement un chiffre spectaculaire.
          La masse totale de la cryosphère étant estimée à 2,62 × 10¹⁹ tonnes, ça fait environ 0,000024 % de la glace terrestre qui aurait fondu en presque un quart de siècle, et ce, par rapport à une masse qui serait « estimée » avec une précision qui devrait donc en principe être bien meilleure que +/- 0,000024 % .
          Je vous concède que c’est beaucoup moins décoratif en terme de catastrophisme.

          Les moyennes de température ne sont pas un artefact arbitraire, elles sont le résultat d’un calcul très complexe effectué par un super calculateur. Le problème, c’est qu’il est parfaitement possible d’obtenir des résultats identiques à partir de séquences d’amplitudes et de temporalités très différentes. Une moyenne n’est qu’une moyenne, et rien de plus. Il existe des méthodes plus pertinentes pour appréhender la réalité dans toute sa complexité.
          Et pour rappel, ce n’est pas parce qu’il a fait chaud cet été en France, que toute la planète était en ébullition. Les archives historiques relatent nombres d’épisodes de chaleur exceptionnels, datant de bien avant 1947.

          Ce qui est spectaculairement ridicule, c’est votre ton, à la fois péremptoire et poisseux de suffisance.
          Mais merci pour votre commentaire, au moins avec vous, on comprend tout de suite ce que sont les afficionados du RCA.

          • H2G2, merci pour cette grande leçon de physique de comptoir : oui, la glace fondue devient de l’eau liquide. Personne n’a prétendu qu’elle partait en fumée dans une dimension parallèle. Vous venez de réfuter une phrase que personne n’a écrite : performance classique, mais toujours attendrissante. 🧊

            Le problème, c’est que l’étude Nature parle des glaciers, pas de toute la cryosphère avec l’Antarctique jeté dans le dénominateur pour fabriquer un pourcentage microscopique. Elle conclut que les glaciers ont perdu environ 5 % de leur glace depuis 2000, avec des pertes régionales de 2 à 39 %. En Europe centrale, c’est environ 39 %. Votre « 0,000024 % », c’est donc l’art subtil de noyer un glacier dans l’Antarctique pour prétendre qu’il ne fond pas. Magnifique tour de passe-passe climato-négationniste. 🎩

            Sur la température moyenne, vous découvrez qu’une moyenne est une moyenne. Merci, Euclide respire mieux. Mais une moyenne globale n’est pas censée raconter la météo de votre terrasse : c’est un indicateur agrégé de l’évolution thermique planétaire. Et les climatologues ne s’arrêtent pas là : ils regardent aussi les océans, les glaciers, la neige, les extrêmes, l’humidité, le niveau marin et le bilan énergétique. La NASA rappelle que GISTEMP, NOAA, HadCRUT et Berkeley Earth retrouvent la même trajectoire de réchauffement. Curieux hasard : tous les thermomètres conspirent dans le même sens. 🌡️

            Quant au « il a déjà fait chaud avant 1947 », c’est l’argument fossile par excellence. Personne ne dit qu’il n’a jamais fait chaud avant. La question est : les vagues de chaleur deviennent-elles plus fréquentes, plus longues et plus intenses dans un climat qui se réchauffe ? En France, Météo-France indique que l’été 2026 est le plus chaud depuis 1900, avec trois vagues de chaleur totalisant 53 jours. Ce n’est pas « toute la planète en ébullition », c’est un impact régional observé. Pour le global, l’OMM constate que 2015-2025 sont les onze années les plus chaudes mesurées et que le contenu thermique de l’océan a encore battu un record en 2025. Là encore, pas besoin de théâtre : les données suffisent. 📈

            Bref, votre commentaire donne l’impression de manier les ordres de grandeur, mais il change surtout de grandeur quand ça l’arrange. Vous ne corrigez pas un argument : vous déplacez le dénominateur, vous caricaturez la moyenne, puis vous appelez cela de la méthode. C’est moins de la climatologie que de la prestidigitation climato-négationniste. Et même là, on voit les ficelles. 🪄

        •  » Dire que la température moyenne mondiale n’a pas de sens parce que Paris, Dakar et le pôle Nord n’ont pas la même température, c’est comme dire que la taille moyenne des Français n’a pas de sens parce que tous les Français n’ont pas la même taille. Une moyenne sert précisément à résumer des valeurs différentes et à suivre l’évolution de l’ensemble. »
          Là je crois que vous êtes tombé dans le caniveau réchauffiste ! Il vous manque quelques notions de base.
          La taille se mesure en mètres qui est une grandeur extensive. On peut donc additionner des mètres et en faire des moyennes.
          La température est une grandeur intensive. Prenez une boite avec de l’air à 20 °C. Prenez une autre boite avec de l’air à 20 °C. Raccordez les deux, dans des conditions adiabatiques vous aurez 1 boite dont la température sera toujours 20 °C.
          On peut ne peut pas additionner ou soustraire des températures, cela n’a aucun sens.
          On peut constituer un indicateur « température moyenne », à condition que l’on ne change rien aux conditions dans lesquelles ces températures sont acquises au cours du temps. Ce n’est pas le cas dans le cadre du climat compte tenu de tous les ajustements et bidouillages qui ont eu lieu sur les données stockées en bases, sans parler des conditions des mesures qui ont évoluées dans le temps : constructions autour des stations historiques créant des effets d’ilots de chaleur, disparition de stations ce qui change le maillage, passage des abris Stevenson aux coupoles métalliques…
          A vouloir absolument démontrer qu’il y a un réchauffement significatif, vous avez cassé le thermomètre !
          De plus, les séries que vous citez ne sont pas indépendantes car elles s’appuient sur les même réseaux de mesures ou instruments de mesure et sur les même bidouillages qui conduisent toujours à des augmentations, jamais à des baisses de valeurs. Il est donc normal qu’elles aboutissent aux même résultats.

          • Arthur 28 septembre 2026 at 18 h 34 min

            Vos explications sont intéressantes. Toutefois, le réchauffement est bien réel, comme on peut le constater en observant l’évolution de la banquise.
            Soit dit en passant, cette évolution est assez mal corrélée au « forçage du CO2 », puisque depuis 2012, son étendue a augmenté, puis semble se stabiliser depuis plusieurs années. Pourtant, les émissions de CO2 sont plutôt en augmentation.
            Le réchauffement n’est peut-être pas tel qu’on veut nous le vendre… (?)

            A croire qu’un thermomètre, avant tout, se mesure lui-même.

        • Alex
          L’activité humaine a réchauffé sans équivoque, sans équivoque, sans équivoque. Vous martelez ça à longueur de posts.
          « Sans équivoque » qu’on trouve dans certains rapports ne veut pas dire total
          de même que « cause principale » qu’on trouve dans d’autres ne veut pas dire « supérieur à 50% »

          • Réponse à
            H2G2 29 septembre 2026 at 13 h 18 min
            Oui, un thermomètre mesure avant tout sa température, c’est çà dire le degrés d’agitation de ses molécules. S’il y a un bon échange thermique (par conduction, convection et ou rayonnement) à l’équilibre il prend la température du milieu qui se traduit généralement par une variation de résistance que l’on traduit en variation de température.
            Je ne conteste pas le réchauffement, mais son origine et sa mesure. Il n’est pas homogène au niveau de la planète comme on veut nous faire croire en particulier lors des vagues de chaleur sur la France, et concernant la banquise arctique, sa fonte est liée en grande partie aux courants océaniques. Elle s’est d’ailleurs stabilisée depuis 2008 alors que les émissions de CO2 n’ont cessé de s’accroître.

          • Joe, là ce n’est même plus du chipotage : c’est une erreur factuelle vérifiable en dix secondes. 😏

            Vous écrivez que « cause principale » ne veut pas dire « supérieur à 50 % ». Or dans le SPM de l’AR6 WGI, la note 12 dit explicitement : Throughout this SPM, « main driver » means responsible for more than 50% of the change. Autrement dit : dans ce résumé, « cause principale » signifie bien responsable de plus de 50 % du changement. AR6 WGI, SPM

            Donc votre phrase est exactement fausse. Pas « discutable », pas « nuancée », pas « mal comprise » : fausse. C’est gênant quand on prétend donner des leçons de lecture du GIEC. 🧮

            Et sur l’attribution chiffrée, l’AR6 WGI est encore plus cruel pour votre argument : réchauffement observé 1850-1900 à 2010-2019 : 1,06 °C ; influence humaine estimée : 0,8 à 1,3 °C, meilleure estimation 1,07 °C ; facteurs naturels : -0,1 à +0,1 °C ; variabilité interne : -0,2 à +0,2 °C. Figure SPM.2

            Donc non, « sans équivoque » n’est pas un mantra. C’est la conclusion d’une attribution physique chiffrée : en meilleure estimation, l’influence humaine est pratiquement égale à la totalité du réchauffement climatique observé récent, tandis que les facteurs naturels sont proches de zéro. Vous essayez de sauver votre climato-négationnisme avec une pirouette sémantique, mais même la note de bas de page vous contredit. 🎯

    • « on ne peut plus, si on est de bonne foi et sain d’esprit, contester la réalité des changements et la cause humaine. C’est aussi simple que cela. » : c’est simple pour les esprits simples comme vous, les autres préfèrent la Science.

      Considérer que celui qui a un avis différent n’est pas « sain d’esprit » est le principe fondateur des sectes ; il constitue une prison mentale pour les adeptes.

      Ce qui n’est pas sain d’esprit, c’est confondre convictions et réalité, science et Foi, et persévérer dans l’erreur malgré des dizaines de prédictions jamais réalisées.

      • Si vous préfériez vraiment la Science, Lescure, vous iriez publier vos réfutations dans Nature, Science, Nature Climate Change ou Geophysical Research Letters, là où paraissent les résultats climatiques majeurs. Mais non : vous venez déposer des sentences dans les commentaires d’un site de climato-négationnistes, entre deux indignations sur la « Foi » et les « sectes ». C’est moins Galilée devant l’Inquisition que café du commerce avec blouse blanche imaginaire. 🎪

        La communauté scientifique ne se moque pas des « avis différents » : elle demande des données, des méthodes, des incertitudes, des publications, des DOI, des auteurs, des revues. Bref, des preuves. Ce que vous opposez ici, ce n’est pas de la science, c’est votre conviction personnelle contre l’AR6 WGI, le rapport du GIEC sur les bases physiques du climat : 234 scientifiques experts du climat, environ 14 000 études synthétisées, des décennies d’observations, de mesures et de physique atmosphérique. Votre opinion pèse peut-être lourd dans une section commentaires ; dans la littérature scientifique, elle pèse le poids exact de ses références. Pour l’instant : plume d’autruche. 🪶

        Quant aux « dizaines de prédictions jamais réalisées », nous attendons toujours la version adulte de l’argument : références scientifiques, DOI, auteurs, revue, date, citation exacte, comparaison avec les observations et scénario d’émissions utilisé. Parce que les projections climatiques ne sont pas des horoscopes griffonnés sur une nappe : ce sont des scénarios conditionnels. Mais bon, pour le savoir, il faudrait déjà avoir ouvert autre chose qu’un billet de blog climato-négationniste. 📚

        Donc non, vous ne défendez pas la Science contre la Foi. Vous défendez votre foi personnelle contre la science publiée. Et vous appelez ça « esprit critique », comme d’autres appellent un parapluie troué une stratégie anti-cyclone. ☔

        • Précisément, les périodiques que vous citez et que je consulte régulièrement contiennent aussi de nombreux articles bien entendu peer-reviewés qui ne vont pas dans le sens réchauffiste dû à l’homme. Ceux-là vous en faites l’impasse. Alors la ”bonne” science façon Alex-etc, hein ? ….. Restons poli.

          • Bonjour Monsieur Ferry,

            « Précisément, les périodiques que vous citez et que je consulte régulièrement contiennent aussi de nombreux articles bien entendu peer-reviewés qui ne vont pas dans le sens réchauffiste dû à l’homme. »

            Je veux bien voir ces articles dans Science, Nature, Nature Climate Change, GRL (ou d’autres journaux reconnus de qualité) qui réfutent l’essentiel de nos connaissances sur le climat. J’en ai hâte ! Vraiment ! Ils m’ont visiblement échappé.

            Parce que personnellement ça m’arrangerait que les climatologues se trompent. Surtout n’hésitez pas à nous citer ces articles, vite. Merci !

          • Lescure, magnifique : 14 000 études scientifiques synthétisées par 234 auteurs de l’AR6 WGI deviennent chez vous des « versets ». Quand un climato-négationniste/ ne comprend pas la littérature scientifique, il l’appelle religion. C’est plus confortable que de lire. 📚

            Petit détail, mais il a son importance : l’AR6 WGI ne sort pas d’une chapelle, mais d’une évaluation de la littérature publiée sur les bases physiques du climat. AR6 WGI On y trouve des observations, des bilans d’énergie, de la physique radiative, des modèles, des mesures océaniques, satellitaires et paléoclimatiques. Des versets avec incertitudes quantifiées, méthodes, références et données, c’est une religion très bizarre.

            Et non, je ne vais pas « réviser les 14 000 études » tout seul entre deux commentaires. C’est précisément pour cela qu’existent les revues de synthèse et les rapports d’évaluation. 234 spécialistes l’ont fait, avec relectures, objections, réponses et traçabilité. Vous, vous remplacez ce travail collectif par une vanne sur les thermomètres. Scientifiquement, c’est léger. Comiquement, c’est moyen. 🎪

            L’esprit critique, ce n’est pas décréter depuis son clavier que le consensus mondial est une messe parce qu’il vous déplaît. C’est comprendre pourquoi l’AR6 WGI conclut que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres. AR6 WGI, Headline Statements

            Bref, vous confondez prudence scientifique et catéchisme, expertise et foi, synthèse de littérature et sermon. Le Royaume des Thermomètres, lui, a au moins une qualité
             : il mesure quelque chose.
            Votre commentaire, pour l’instant, mesure surtout la profondeur du refus de comprendre. 🌡️

          • « Et non, je ne vais pas réviser les 14 000 études » : comment ??? On comptait tellement sur vous ! Vous n’êtes donc qu’un imposteur ???

            Et vous allez continuer à palabrer sur ce que vous n’avez pas lu ?

            À soutenir des études que vous n’avez jamais consultées ?

            À valider des recherches que vous êtes incapable d’évaluer ?

            À confirmer des données que vous ne savez pas interpréter ?

            À dispenser des cours de physique sans l’avoir jamais étudiée ?

            En bref, vous allez continuer à affirmer une vérité scientifique sans aucune compétence pour la vérifier ?

            Vous ne faites donc que répéter comme un perroquet ce que le GIEC vous murmure à l’oreille sans rien comprendre de ce que vous publiez ? Sans un doute, sans une hésitation, sans une question ? Ce malgré les innombrables fraudes, erreurs et prédictions jamais réalisées ?

            Et vous allez continuez à prendre une théorie non démontrée pour une réalité ? À prendre le GIEC pour LA SCIENCE ?

            Mais ça s’appelle de la bigoterie fanatique, ça, mon petit Kibkalooo. C’est le comportement d’un adepte lobotomisé, d’un gogo sous l’emprise mentale d’une secte.

            Merci pour l’aveu de votre imposture. Chacun peut désormais prendre vos coms pour ce qu’ils sont : le délire d’un climato-évangéliste ignare.

            Remarquez, tout ça n’est pas vraiment une révélation…

      • S’interroger est une excellente chose, et c’est exactement ce que font les milliers de chercheurs du GIEC. La science passe son temps à douter. Mais il y a une différence entre le doute méthodique (qui cherche des preuves) et le déni systématique (qui rejette les preuves quand elles dérangent).

        Le GIEC ne formule pas des dogmes. Il synthétise des millions de données mesurées par des satellites, des thermomètres et des carottes de glace. S’interroger sur leurs conclusions implique d’apporter des mesures plus précises qui prouvent le contraire. Où sont ces mesures ?

        • Chapeltok 28 septembre 2026 9 h 35 min

          « Le GIEC ne formule pas des dogmes. » : merci pour ce moment.

          Quand son Grand Manitou explique que « si l’activité humaine n’est pas en cause alors ce ne peut être que le soleil. Mais aucune explication scientifique ne va dans ce sens. », on peut dire que sans être tout à fait un dogme, y aurait quand même comme un cousinage.

          La démarche scientifique de base ne consiste pas à « chercher des preuves » mais à observer, comprendre et expliquer les phénomènes, formuler des prévisions vérifiables et plus si affinités. « Chercher des preuves » c’est le boulot de la police et de la justice, et vous avez raison de souligner que le GIEC est à la fois policier, juge et procureur : il tente d’établir la matérialité d’un crime (le réchauffement exterminateur), l’utilisation d’une arme (le CO2), la culpabilité d’un criminel (l’Homme) et une condamnation (la décarbonation).

          Que vous préfériez réduire la science climatique aux satellites, aux thermomètres et aux carottes de glace, et considérer que le GIEC est La Science, c’est votre affaire.

          Enfin, si vous voulez des mesures et des études contradictoires, demandez-donc à vos copains de ne pas bannir les scientifiques qui contrarient vos prophéties. Un exemple parmi d’autres : https://backboneaustralia.com/article/dr-peter-ridd-fighting-for-academic-freedom/.

        • Chapeltok,
          Il n’y a pas des milliers de chercheurs au GIEC. Avec son budget de quelques millions d’Euros, comment le pourrait il.
          Et à ce qu’on peut lire ici ou là, le GIEC ne synthétise pas. Il trie
          Il semble même incapable, à voir les degrés de confiance qu’il exprime dans ses résultats (voir mon post plus haut), qu’il ne sache pas faire une bonne synthèse entre ses trois groupes de travail

  3. Bon article, mais l’argumentaire n’est pas nouveau et il est reste inoperant depuis plus de dix ans.
    Pour ce qui nous concerne ici en France, il serait peut-etre plus interessant d’insister sur le fait qu’on subit un changement climatique tres marque depuis une dizaine d’annees avec des remontees d’air chaud recurentes et durables en provenance de l’Afrique. C’est la consequence d’une modification de la circulation atmospherique avec un jet stream aux ondulations (ondes de rossby) tres marquees.
    En bref, le climat de la France etait sous influence oceanique dominante, desormais cette influence oceanique s’est reduite au profit d’une influence africaine plus marquee.
    On ne connait pas bien la raison precise de ce changement, mais il est clair que le CO2 n’a rien a voir avec ce changement.

  4. Climato-négationnistes ? Diable.. et pourquoi pas climato-nazis ou climato-fascistes ? La décence et le respect n’étouffent manifestement pas certains intervenants qui, pour discréditer leurs contradicteurs, reprennent sans vergogne un concept juridique concernant les crimes contre l’humanité. Le modérateur est-il toujours en vacances ?

    • Au risque de vous décevoir, le terme « climato-négationniste » n’est pas une fantaisie inventée pour vous contrarier entre deux cafés ☕. Il est référencé par l’Office québécois de la langue française, qui le définit comme une personne niant l’existence des changements climatiques ou contestant la véracité des faits scientifiques à ce sujet.

      La page Déni du changement climatique rappelle aussi l’usage des termes climato-dénialistes, climato-négationnistes et négateurs du changement climatique anthropogène. Donc non, le parallèle avec « climato-nazi » ou « climato-fasciste » n’est pas un argument : c’est une pirouette rhétorique un peu bruyante pour éviter le fond. 🎪

      Quant à contredire les conclusions scientifiques du GIEC, c’est évidemment possible. Cela s’appelle faire de la science : publier dans des revues à comité de lecture, avec méthodes, données, incertitudes et reproductibilité. Depuis des siècles, c’est ainsi que les connaissances progressent, pas par billets d’humeur, vidéos militantes ou commentaires indignés sur un site climato-dénialiste.

      Bref, vous pouvez ne pas aimer le mot. Mais quand un discours nie, minimise ou brouille des faits scientifiques établis sur le changement climatique, « climato-négationniste » reste un terme parfaitement pertinent. Vous pouvez attaquer le mot ; cela ne fera pas baisser la concentration de CO2 d’une seule ppm. 🌍

      • Alex Kibkalooo 29 septembre 2026 17 h 10 min

        Alors, Kiki-la-Science, et ce dictionnaire dont vous avez découvert l’existence voilà quelques jours ? Déjà oublié ? Allez, un clic pour comprendre de quoi vous parlez : https://fr.wikipedia.org/wiki/Négationnisme

        Tous les dictionnaires donnent le sens originel du terme; vous l’avez soigneusement choisi parmi d’autres possibles; votre volonté de nazifier ne fait donc aucun doute.

        • Mon brave Lescure, vous venez de découvrir qu’un mot peut avoir un sens général, puis des emplois spécialisés. C’est émouvant, presque lexical. 😊

          Dans « climato-négationniste », il y a « climato ». Détail manifestement discret, mais décisif : le terme ne renvoie pas aux crimes contre l’humanité, il renvoie au déni des connaissances scientifiques sur le changement climatique. L’Office québécois de la langue française définit précisément le mot comme une personne qui nie les changements climatiques ou conteste la véracité des faits scientifiques à ce sujet.

          Votre numéro sur la « nazification » est donc une belle diversion : bruyante, outrée, mais hors sujet. 🎪

          La littérature scientifique parle bien de climate change denial. Dunlap, dans Climate Change Skepticism and Denial, explique même pourquoi le mot « sceptique » est souvent trompeur : le scepticisme est une vertu scientifique, alors que le déni consiste à recycler des arguments pour fabriquer artificiellement du doute.

          Vous pouvez préférer « climato-dénialiste », « pseudo-sceptique climatique » ou « négateur du changement climatique anthropique ». Très bien. Mais l’idée reste la même : quand on nie, minimise ou brouille les bases physiques établies du réchauffement climatique, on ne fait pas du scepticisme, on fait du climato-négationnisme.

          Rassurez-vous : ce n’est pas une insulte, c’est une catégorie étudiée par les sciences sociales. Vous voilà donc promu sujet d’étude. Félicitations. 🧪

          • Mon pauvre Kibkalooo, inutile de tortiller, tout le monde a parfaitement compris votre intention de nazifier le contradicteur.

            Même le dernier des incultes sait immédiatement à quoi « négationnisme » fait référence. Vous planquer derrière je ne sais quelle définition improbable dénichée ici ou là ne vous sera hélas d’aucun secours. Car la réalité est que ce néologisme a été forgé en 1987 par l’historien Henry Rousso pour désigner spécifiquement la négation de la Shoah. L’utiliser autrement est soit une imbécillité, soit une stratégie de stigmatisation.

            Assimiler le RCA à la Shoah pour faire de ses opposants les complices d’un génocide est un grand classique du carbonisme jamais avare d’une abjection pour faire avancer son mensonge. C’est un exemple parmi d’autres de votre « biais originel » : confondre volontairement un fait documenté avec une théorie non démontrée.

            « Climato-négationniste » est donc le terme idéal pour vos militants ânonneurs de slogans : RCA = crime contre l’humanité = Shoah ; Climato-réalisme = négationnisme = fasciste. Leurs parents braillaient déjà « CRS, SS », la nazification comme tradition, en somme.

            Il est vrai que la délation est une des grandes passions réchauffiste. Interdire, censurer, dénoncer, exclure, traquer, ficher est l’idéal de votre obédience. Elle a même son sycophante en chef, Jules Xénard, qui dédie son existence à nazifier publiquement les personnalités médiatiques et scientifiques.

            C’est moins l’indécence de votre insulte qui gêne que la banalisation d’une abomination.

            Insulte qui constitue par ailleurs un danger potentiel : en plaçant cette cible dans le dos de vos contradicteurs, avec l’idée qu’à un fasciste/nazi on peut tout infliger, le risque de passage à l’acte violent de vos adeptes radicalisés existe. Il y a des précédents.

            Mais rassurez-vous, vous connaissant, on ne va pas vous demander de réfléchir à tout ça. Et encore moins à ce que peuvent ressentir les familles des millions de victimes exterminées dans les camps choquées par l’instrumentalisation que vous en faites. Un « détail » pour vous…

        • « On s’en fout », dites-vous. Formule élégante, mais visiblement Torra, Lescure et vous-même vous y accrochez avec l’énergie d’un poulpe sur une vitre. Donc non, manifestement, on ne s’en fout pas tant que ça. 🐙

          Et oui, « climato-obscurantisme » existe comme notion dans le débat scientifique public. Christophe Cassou, climatologue, directeur de recherche au CNRS et rattaché au Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’ENS-PSL, l’emploie dans un texte publié par l’ENS. Il y décrit des attaques contre la fabrique même de la science, les chercheurs, les institutions, avec désinformation, manipulation des faits, discrédit, distraction, démagogie et intimidation.

          Le climato-négationnisme nie ou brouille les faits climatiques ; le climato-obscurantisme attaque ceux qui les produisent et les diffusent.

          En clair : quand vous contestez les bases physiques établies du réchauffement climatique, vous êtes dans le registre climato-négationniste. Quand vous cherchez à délégitimer les scientifiques, les institutions et la méthode scientifique elle-même, vous basculez vers le climato-obscurantisme. Deux étages du même parking souterrain, en somme. 🚗

          Merci donc pour la question : elle permet de préciser le vocabulaire. C’est rare qu’un commentaire aussi bref réussisse à être involontairement utile.

          • En gros, il faudrait laisser parler Mr Cassou et lui seul, car il a raison dans tout ce qu’il dit et les autres sont des ignares qui n’y connaissent rien?
            C’est ce que pensait également Trofim Lyssenko dans sa vision de l’agriculture en Union Soviétique. On sait où ça a mené.
            Quand recréez-vous des camps de concentration pour les dissidents que nous sommes?

    • Torra 28 septembre 2026 10 h 47 min

      Je vous rejoins, la banalisation du génocide est une abjection, et ce n’est pas la première fois.

      Mais la modération semble bien décidée à faire de l’ACR une poubelle : saturation des coms par un troll, aucune réaction; nazification, aucune réaction. Les insultes racistes, antisémites, homophobes ou sexistes sont-elles également tolérées ?

    • Perso verrai bien 2 possibilités;

      – laisser braire , les Chiens aboient la caravane passe . Un troisième ou xeme volet des saisons de « Derouville » où de « Corentin » pourrait lui faire péter un câble ; déjà qu’il se mélange les pinceaux.

      – ? Possibilité que l’ACR porte plainte contre X pour diffamation (*) avec constitution de partie civile . Bien entendu pour le besoin de l’enquête , un juge d’instruction autorise l’identification à partir de son IP …etc. Chance d’aboutir ?

      (*) on va mettre de côté sa manière (Dévalorisation de l’interlocuteur/Ridiculisation/Mise en cause de la crédibilité personnelle/Attribution d’une identité idéologique/Sarcasme condescendance et ironie)
      en développant la matière ;

      a) sur ce fil ; Alex a utilisé 7 fois le terme « climato négationniste » avec hyperlien vers l’ACR wiki . Outre les contributeurs , il pointe l’ACR nommément de climato négationniste
      . Citation de wiki ; ACR met en doute l’origine anthropique et les conséquences néfastes 
      . Charte de l’ACR ; elle affirme officiellement défendre un débat ouvert et libre sur l’évolution du climat et les questions climatiques.
      Bref doute , échanges ouverts mais jamais de négation !

      b) Dans le contexte américain, où “denier” signifie littéralement celui qui nie, l’Associated Press a estimé nécessaire d’éviter ce terme en raison de sa charge péjorative et de sa connotation avec “Holocaust denier”. Cette prudence sémantique constitue un élément de contexte pertinent pour apprécier la portée de “climato-négationniste” en français, où le terme “négationniste” possède une charge historique particulièrement forte.

      https://www.ap.org/the-definitive-source/announcements/an-addition-to-ap-stylebook-entry-on-global-warming/

      c) Alex se justifie à sa manière cf supra en s’invitant au Québec

      Justement ;
      https://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/VocabulairesPDF/vocabulaire-changements-climatiques.pdf?utm_source=chatgpt.com

      Voir les définitions 20 et 21

      climatonégationnisme ; Courant de pensée qui consiste à nier l’existence des changements climatiques et à contester la véracité des faits scientifiques à ce propos
      En anglais climate denialism

      climatoscepticisme Courant de pensée qui consiste à mettre en doute l’existence du réchauffement planétaire et de la menace qu’il pourrait représenter, ou encore l’incidence de l’activité humaine sur celui-ci.

      En résumer douter et remettre en question ne signifie jamais nier

      d) L’Académie française définit notamment le climatosceptique comme celui qui met en doute la réalité du réchauffement climatique ou conteste l’origine humaine de celui-ci. C’est donc bien une distinction lexicalement identifiable en français.

      e) Bref s’Il n’est pas contestable qu’on puisse critiquer l’ACR, toutefois le fait d’attribuer publiquement à l’ACR et à ses contributeurs une négation du changement climatique, alors qu’ils reconnaissent son existence et discutent son interprétation, peut constituer une imputation diffamatoire .

      • Mon brave Dany, je suis touché par tant d’attention. Me voici donc promu dossier d’instruction, avec IP, juge et grande mise en scène procédurale. Le feuilleton judiciaire du pauvre, mais avec moins de droit et plus de mousse. ⚖️

        J’ai lié « climato-négationniste » à la page Wikipédia de l’Association des climato-réalistes parce qu’elle qualifie l’ACR d’association « climato-dénialiste ». Le terme « climato-négationniste » est très proche : il renvoie, comme « climato-dénialiste », au rejet ou au brouillage de connaissances scientifiques établies sur le changement climatique.

        Votre invocation de l’Associated Press est amusante : l’AP évite « denier » par prudence journalistique, mais recommande aussi d’éviter « skeptic » et parle de « ceux qui rejettent la science climatique dominante ». C’est moins piquant, mais le fond reste le même.

        Quant au joli panneau « débat ouvert et libre » de l’ACR, il ne suffit pas à transformer un sophisme en science. Dans l’article discuté, Guillaume de Rouville prend une définition juridique de la CCNUCC, destinée à délimiter le champ d’un traité, puis la fait passer pour une définition scientifique. Or le glossaire de l’AR6 WGI reconnaît explicitement des causes naturelles et anthropiques au changement climatique, et l’AR6 WGI conclut « sans équivoque » que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres.

        Un débat ouvert commence par ne pas caricaturer la définition qu’on prétend réfuter.

        Donc non : contester systématiquement l’origine anthropique du réchauffement n’est pas un simple « doute » poli avec noeud papillon. C’est contester un fait scientifique central. Vous pouvez appeler cela « doute », « questionnement » ou « débat libre » ; moi j’appelle cela du climato-dénialisme. Et quand ce déni se pare d’un vernis juridique de brocante, « climato-négationnisme » reste parfaitement défendable. 🌍

        • Mon brave Alex

          Avec vos œillères ,sourcées dans votre « raffinerie » habituelle , vous vous êtes vautré dans une diffamation constituée . Votre avis ne m’intéresse pas , gardez votre salive des fois qu’on vienne toquer à votre porte ..

          1 ) ma contribution argumentée s’adressait d’abord à la modération avant diffusion . Si l’ACR envisage recadrage et/ou coercitif dur donc plainte à votre encontre , à leur service juridique de plancher ou pas

          2 ) ils peuvent aussi agir en soft . Ainsi M Rittaud et M Crestey étaient intervenus en 2024-25 sur MMM pour tenter de corriger les débordements de MLA qui je dois dire n’arrive pas à votre cheville ; d’abord bloquée , dans sa réapparition elle a été plus submersive que jamais et donc bannie.

          3 ) Alors dans le « be or not to be », ´vous êtes une attraction , vous dopez l’audience . On vient vous lire puis hop on fait saut sur les parutions. Vous seriez ainsi , le chauffeur de salle ,l’appeau idéal .
          Ils sont adultes à l’ACR , et puis ne suis qu’un humble contributeur . Ceci dit « Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque. »

        • Alex Kibkalooo 30 septembre 2026 21 h 44 min

          « Me voici donc promu dossier d’instruction, avec IP, juge et grande mise en scène procédurale. » : c’est que voyez-vous, la diffamation publique est un délit ; accuser quiconque du délit de négationnisme est diffamatoire, donc effectivement passible des tribunaux.

          Vous voir ramer non-stop pour tenter de justifier votre abjection est édifiant. Continuez à vous enfoncer.

          Que votre Bible reconnaisse « explicitement » ou « sans équivoque » des causes anthropiques au changement climatique n’est qu’une affirmation fantaisiste. Et le restera en l’absence de démonstration formelle.

          Vous pouvez croire à votre AR6 ainsi qu’au dahu, au yéti, au monstre du Loch Ness, aux sirènes, aux licornes ou au RCP 8.5 tant que vous voudrez.

          Les esprits rationnels attendront simplement que la science tranche la question.

          • Mon brave Lescure, vous venez donc de découvrir le droit pénal dans un Kinder Surprise. Touchant. ⚖️

            Je n’accuse personne du « délit de négationnisme ». Je qualifie des arguments climato-négationnistes. Ce n’est pas la même chose, sauf dans votre tribunal de théâtre où les mots changent de sens dès qu’ils vous dérangent.

            Votre confusion est pourtant simple. L’article de Guillaume de Rouville prétend que l’article 1 de la CCNUCC prouverait que le GIEC exclut par construction les causes naturelles. Or le glossaire de l’AR6 WGI dit explicitement l’inverse : le changement climatique peut provenir de processus naturels internes, de variations solaires, d’éruptions volcaniques, ou de changements anthropiques persistants de l’atmosphère et de l’usage des sols. Puis il précise que la CCNUCC emploie une définition conventionnelle différente. Voilà. Fin du tour de magie. 🎩

            Prendre une définition juridique de traité pour faire croire que la science du GIEC serait verrouillée d’avance, ce n’est pas une démonstration : c’est du bricolage climato-négationniste avec des gommettes.

            Et l’article ne s’arrête pas là : il parle de « science tuée », de « lyssenkisme », de « goulag de la pensée scientifique », puis affirme que les chercheurs ajusteraient les modèles pour confirmer une conclusion politique. Mais bien sûr : 234 auteurs de l’AR6 WGI, environ 14 000 études synthétisées, et Lescure arrive avec son dahu, son yéti et sa lampe frontale pour nous expliquer que tout cela attend encore « que la science tranche ». 🦄

            La science a tranché sur l’attribution historique du réchauffement observé. L’AR6 WGI conclut que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres. Ce n’est pas une « preuve formelle » au sens mathématique, parce que la climatologie n’est pas un exercice de géométrie euclidienne pour collégien perdu ; ce sont des analyses de détection et d’attribution, statistiques, physiques et observationnelles, qui convergent.

            Quant à votre invocation du RCP 8.5 ou de SSP5-8.5, elle montre surtout que vous mélangez tout avec l’entrain d’un mixeur sans couvercle. La plausibilité d’un scénario futur d’émissions jusqu’en 2100 ne réfute pas l’attribution du réchauffement déjà observé depuis le XIXe siècle. Confondre attribution historique et trajectoire prospective, c’est comme contester un constat d’incendie parce qu’on discute encore de la taille du prochain barbecue. 🔥

            Donc oui : appeler cela « climato-négationniste », ou « climato-dénialiste » si le premier terme vous pique trop les yeux, est parfaitement défendable. Vous pouvez l’enrober de menaces judiciaires, de licornes et de posture pseudo-rationnelle ; au fond, il reste la même chose : un refus obstiné de lire correctement les sources que vous prétendez réfuter.

          • Fuite pathétique pavé après pavé… Quel naufrage !

            Continuez à vous enfoncer, c’est jubilatoire.

        • Mon brave Kibkal000
          Quand votre charabIA se pare d’un vernis scientifique de brocante, « climato-crétinisme » est parfaitement approprié. Sans équivoque.

  5. Il suffit de lire l’Annexe VII : Glossaire de l’AR6 WGI du GIEC, c’est-à-dire le rapport consacré aux bases physiques du climat, pour voir s’effondrer le petit château de cartes d’Arthur Corentin sur l’article 1 de la CCNUCC. Le passage se trouve à l’entrée « Climate change », page 8 du PDF de l’annexe, soit page 2 222 dans la pagination du rapport complet : Glossaire AR6 WGI, Annexe VII. 📚

    Le GIEC y cite la définition juridique de la Convention, mais il ne l’adopte pas comme définition scientifique générale du changement climatique. Nuance manifestement trop subtile pour la prose climato-négationniste. 🙃

    Le glossaire écrit noir sur blanc que le changement climatique « peut être dû à des processus internes naturels ou à des forçages externes tels que les variations des cycles solaires, les éruptions volcaniques et les modifications anthropiques persistantes de la composition de l’atmosphère ou de l’occupation des sols ». Autrement dit : le GIEC distingue parfaitement les causes naturelles et anthropiques. Et l’AR6 WGI conclut ensuite, sur la base des observations et de la physique du climat, que le réchauffement récent est dominé par les émissions humaines de gaz à effet de serre.

    Encore une intox climato-négationniste pulvérisée par… une simple lecture. 🔥

    • Monsieur Kibkalooo,

      Quelle « physique du climat » ?
      Il y a les lois de la physique, telles qu’elles sont connues et admises, et un climat, ensemble de phénomènes qui sont le résultat d’interactions complexes entre elles à la surface de la planète. (atmosphère, hydrosphère, cryosphère, lithosphère)
      En parcourant ce site, j’ai pu voir l’un de vos écrits, je ne sais plus où, dans lequel vous affirmez que le CO2 rayonne des infrarouges toute l’année, partout, nuit et jour. Ou du moins un truc de ce genre. Comme une sorte d’omniprésence qui ne nous veut que du mal. Vous les voyez les infrarouges émis par le vilain CO2 ? Vous en rêvez la nuit ?

      Alors votre « physique du climat », connais pas. Ce doit être une sorte d’évangile qui consiste à remplacer la recherche de la compréhension du complexe par une croyance simplificatrice, et rédemptrice, tant qu’à faire.
      Bref, un truc bidon pour bobos trop bien nourris et complètement timbrés.

      • Que vous ne connaissiez pas la physique du climat, c’est une chose. Que vous en fassiez une démonstration publique avec autant d’enthousiasme, c’est presque pédagogique. 🙃

        La physique du climat n’est pas une physique parallèle, ni une secte, ni un évangile pour « bobos ». C’est l’application des lois physiques connues à un système complexe : thermodynamique, mécanique des fluides, transfert radiatif, spectroscopie moléculaire, physique des nuages, océanographie physique, cryosphère, etc. Dire « je connais la physique, mais pas la physique du climat », c’est un peu comme dire « je connais la biologie, mais pas la médecine » ou « je connais la mécanique, mais pas l’aérodynamique ». Cela sonne bravache ; cela prouve surtout que vous confondez discipline appliquée et catéchisme.

        Ma phrase, que vous avez manifestement eu du mal à retenir, était simplement : « Le CO2 absorbe et réémet l’infrarouge, été comme hiver, jour comme nuit. » Ce n’est ni mystique, ni moral, ni maléfique : c’est de la spectroscopie moléculaire. La NASA rappelle que les gaz à effet de serre, dont la vapeur d’eau et le CO2, absorbent une grande partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce qui réchauffe la basse atmosphère. Source NASA

        Votre grande objection « vous les voyez les infrarouges ? » est donc délicieuse. Non, l’oeil humain ne voit pas les infrarouges. Il ne voit pas non plus les ultraviolets, les ondes radio ou les rayons X. Pourtant, des instruments les mesurent très bien : spectromètres, radiomètres, satellites, caméras infrarouges. L’invisible n’est pas l’inexistant. C’est même pour cela qu’on a inventé autre chose que le sarcasme pour faire de la science. 🔬

        Vous confondez aussi « système complexe » et « système inconnaissable ». Oui, le climat est complexe. Non, cela ne le rend pas magique. On ne prédit pas la trajectoire exacte de chaque molécule d’air, mais on sait calculer des bilans d’énergie, des flux radiatifs, des tendances statistiques et l’effet d’une augmentation des gaz à effet de serre sur l’équilibre radiatif terrestre. Le flou rhétorique ne dissout pas les photons infrarouges.

        Enfin, votre diversion ne répond toujours pas au sophisme d’équivoque de Guillaume de Rouville sur la définition de « changement climatique ». La CCNUCC donne une définition juridique, destinée à préciser le champ de la Convention. L’auteur la transforme en affirmation scientifique, comme si la science disait que seuls les humains pouvaient modifier le climat. Or le glossaire de l’AR6 WGI du GIEC dit explicitement l’inverse : le changement climatique peut être dû à des processus internes naturels, à des forçages externes naturels comme les cycles solaires ou les éruptions volcaniques, ainsi qu’à des modifications anthropiques persistantes de l’atmosphère ou de l’occupation des sols. Glossaire AR6 WGI, Annexe VII

        Bref, vous pouvez appeler cela « évangile » si cela vous rassure. Mais entre une mesure infrarouge, un bilan radiatif et une définition du GIEC que vous n’avez pas lue, le problème n’est pas la physique du climat. Le problème, c’est votre allergie assez spectaculaire à ce qu’elle dit. 🌡️

        • M. Kibkalooo, je vous site, si vous le permettez:

          « …les gaz à effet de serre, dont la vapeur d’eau et le CO2, absorbent une grande partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce qui réchauffe la basse atmosphère. »
          C’est combien « une grande partie » ? Ce n’est pourtant pas du tout ce que l’on voit sur les spectrogrammes mesurés en altitude par les satellites. Seules de très petites parties du spectre d’émission manquent à l’appel.
          Les gens de la NASA ne sont pas des idiots, ils savent très bien ce qu’il convient de dire pour pouvoir garder leurs financements. Et vous, vous répétez bêtement n’importe quoi, pourvu que ça vous conforte dans vos délires obsessionnels.

          Je n’ai nul besoin de vos leçons de physique à deux balles, quand je vous demande si vous voyez les infrarouges, c’est une moquerie en référence à votre hystérie carboniphobe.
          Allez donc plutôt raconter vos idioties à vos aficionados décérébrés, expliquez leur que 0,000024 % de la glace a fondu et que c’est catastrophique. Vous pouvez toujours essayer de les convertir en ppm, ce sera peut-être plus effrayant. Et pendant que vous y êtes, expliquez nous donc le graphique présenté par le contributeur phi, le 27 septembre 2026 at 21 h 15 min. Pourquoi n’en dites-vous rien ? La réponse est évidente.

          Vous n’êtes qu’un beau parleur virtuose du sarcasme à bon marché, qui ne dit vraiment rien de bien intéressant.

        • Alex Kibkalooo,
          « La physique du climat n’est pas une physique parallèle… »

          Mais, oui, justement, elle est une physique parallèle.

          Par exemple, la notion de forçage radiatif n’existe pas en physique et cette notion ne respecte pas les principes de la thermodynamique. Il est incontestable et incontesté que la notion de forçage radiatif résout le calcul de l’effet de serre en évacuant la variation d’entropie et donc en évacuant la thermodynamique.

          « La NASA rappelle que les gaz à effet de serre, dont la vapeur d’eau et le CO2, absorbent une grande partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce qui réchauffe la basse atmosphère. »

          C’est bien possible qu’une pareille stupidité ait été mise en orbite par les climatologues de la NASA. En réalité, la basse atmosphère est essentiellement chauffée par l’énergie latente de la vapeur d’eau et refroidie uniquement par les GES. Autre preuve que la physique des climatologues est une physique parallèle et même une physique inversée.

    • Correction : l’auteur de l’article est bien Guillaume de Rouville, et non Arthur Corentin. Cela ne change évidemment rien au fond : l’argument sur l’article 1 de la CCNUCC reste démonté par l’Annexe VII : Glossaire de l’AR6 WGI du GIEC, à l’entrée « Climate change », page 8 du PDF, soit page 2 222 du rapport complet. Le GIEC y distingue explicitement les causes naturelles et anthropiques du changement climatique. 📚

    • Le choix des mots, en outre celui de climato-négationniste que vous martelez avec agitation, comme le choix des armes, renseigne sur la nature du prétendu contradicteur : les coups bas, les sales arguments, renseignent clairement sur la volonté de blesser, de rabaisser, d’insulter et pourquoi pas de criminaliser. Cela ne participe nullement de la volonté de débattre sainement et avec respect, seulement de celle de répandre sa morgue et sa morve en de longs pavés de texte indigestes.

      Quant aux partis pris d’une « autorité québécoise » que vous citez à l’envi pour vous abriter courageusement derrière, je ne vois pas bien par quel miracle ils pourraient avoir valeur d’argument, sauf à supposer que ce qui est « officiel » est toujours à ranger du « bon côté » – mais en tant que climato-crédule, ce mode de pensée est sûrement le vôtre. Marchez donc au pas, pensez ce que l’on vous somme de penser, récitez votre credo sur le consensus scientifique, aboyez quand on vous dit d’aboyer, mais n’hésitez surtout pas à vous essayer à cet art difficile dont parlait l’Abbé Dinouart : celui de se taire.

      Je regrette du reste que l’on vous laisse si abondamment polluer les colonnes de ce forum… mais peut-être les modérateurs veulent-ils permettre à tout un chacun de se rendre compte par soi-même du triste spectacle qu’offrent les partisans du réchauffisme, le registre ordurier qu’ils utilisent à répétition tel un enfant agitant son hochet et le dénigrement auquel ils ont recours comme seul et dernier argument. Dans ce registre, je dois avouer que vos prestations sont singulièrement éclatantes.

  6. Le livre de Claude Duverney, Le mensonge climatique, commandé à la FNAC, est arrivé dans ma boite à lettres. J’avais déjà offert aux petits-fils le bouquin de Steve Koonin qui les avait déniaisés.
    J’en recommanderais bien la lecture aux trolls habituels de ce site, Leurs Condescendances Anton et Alex-etc., mais je doute qu’ils se paient ce genre de bouquin. Ils se dopent à l’IA pour faire sérieux mais n’ont aucun esprit critique.

  7. Suite :
    Le livre de Claude Duverney est surtout intéressant dans la manière dont il décortique le caviardage des données, le choix des reviewers ”amis” et le rejet d’experts scientifiques critiques reconnus internationalement.
    Le foutage de gueule à l’état pur.

  8. Les théologiens et les historiens du XXXIe siècle auront de quoi être perplexes, entre la vie hypothétique de Harry Potter et l’incroyable délire CO2phobique des écologistes.

  9. Je vois qu’Alex répond a peu près à tous les messages postés sur ce fil avec des réponses générales qui se ressemblent toutes. Que d’énergie, et quel gâchis, car on ne voit pas progresser le débat.
    Je note pour ma part qu’après deux messages (sur deux fils différents dont celui ci) Alex ne répond rien sur les taux de confiance que le GIEC attribue à ses propres résultats. Il contourne la question en revenant aux mêmes mantras.
    Alex un petit effort pour éviter que nous perdions tous notre temps?
    Mais peut être écrivez vous, non pas pour débattre ou combattre les climato-noms-doiseaux que nous sommes, mais pour paumer ou leurrer les gens qui n’ont pas encore d’avis sur le sujet. Peut être aussi qu’en répétant mille fois la même chose, l’IA que vous utilisez régurgitera plus fort les « vérités consensuelles » et autres attrapes.
    Remarquez, je fais pareil, mais à partir de chiffres factuels écrits par le GIEC, à partir desquels chaque citoyen de bonne volonté et de bonne foi pourra se faire une culture objectivée.

    • @Joe : vous avez parfaitement compris. Il ne répondra rien. Il n’est pas là pour débattre. Il est là pour pourrir le forum, le saturer de coms jusqu’à ce qu’il soit illisible et décourager les interventions.

      C’est une stratégie de trollage classique à laquelle les modérateurs de forums mettent généralement un terme rapidement.

      De mémoire, MLA/Brionne/Arsène/etc. a tenu ainsi sur un fil pendant 3500 coms ! Revenu sous le pseudo Kibkalooo, il reprend son travail de sape aidé par l’IA qui lui facilite les choses en lui fournissant un pavé en quelques secondes et 2/3 clics.

      Hélas, les responsables de l’ACR ne semblent pas prendre la mesure du problème.

    • Joe, j’ai répondu précisément. Le problème, c’est que vous appelez « réponse générale » toute réponse qui détruit votre petit tableur. Pratique, mais pas très scientifique. 😏

      Le GIEC ne dit pas que la confiance est une note globale attribuée à un rapport. Il dit exactement ceci : confidence is a qualitative measure of the validity of a finding. D’un finding, Joe. D’un constat précis. Pas de l’AR6 entier, pas du WG1 entier, pas du SPM entier, pas de votre impression personnelle après coloriage Excel. AR6 WGI, chapitre 1

      Votre méthode consiste donc à compter des étiquettes low, medium, high confidence en supprimant la seule question importante : confiance dans quoi ? AMOC, niveau marin, sécheresses régionales, attribution d’événements extrêmes, impacts, coûts d’atténuation, faisabilité technologique… Vous additionnez des constats sans unité commune, puis vous baptisez ça « culture objectivée ». Non, c’est juste de la comptabilité climato-négationniste hors contexte. 🧮

      Et le plus savoureux : le GIEC précise aussi que, lorsqu’un résultat est suffisamment établi, il peut être formulé comme un fait, sans qualificatif d’incertitude. AR6 WGI, Technical Summary Votre compteur peut donc rater précisément les conclusions les plus robustes. Très bel outil : il loupe la porte, mais compte les paillassons.

      Pendant que vous comptez les adjectifs, l’AR6 WGI dit : It is unequivocal that human influence has warmed the atmosphere, ocean and land. AR6 WGI, Headline Statements La synthèse AR6 dit aussi que les activités humaines, principalement les gaz à effet de serre, ont sans équivoque causé le réchauffement climatique global. AR6 SYR, SPM

      Donc non, vous ne « creusez » pas. Vous grattez la surface avec une petite cuillère, vous mélangez tout, puis vous accusez les autres de ne pas admirer le trou. Ce n’est pas un débat scientifique, c’est un numéro de prestidigitation avec des pourcentages. 🎩

      • Quel charabIA !
        Vous n’avez que ça à faire, Alex Triple Zéro? Raconter des c*nneries ?
        Comment expliquez-vous alors la prolifération des triblles cryophiles au nord du Cercle Polaire Arctique sur pratiquement toutes les longitudes ? Vous n’êtes pourtant pas sans savoir que ces créatures se mettent en hibernation lorsque la T° dépasse 250°K.

        Le GIEC ne sait pas l’expliquer, mais vous ?

  10. Hilarant!

    Alex Kibkalooo résume à merveille la situation (Alex Kibkalooo 30 septembre 2026 at 20 h 50 min ) :

    —-
    Le climato-négationnisme nie ou brouille les faits climatiques ; le climato-obscurantisme attaque ceux qui les produisent et les diffusent.
    —-
    Le subconscient travaille dur chez notre ami ou alors quelle extraordinaire lucidité!

  11. Tout à fait par hasard, j’ai trouvé cette pépite postée dans les commentaires d’une vidéo YouTube, par un militant écolo-gauchiste. (ce qui est son droit) Le voici tel quel, fautes d’orthographe comprises, quoique moins nombreuses que d’habitude.
    —————————————————————————-
    @Vivreensemble-r1i il y a 11 jours
    Retour d’expérience pour convaincre autour de nous :
    A mon sens il faut, dès qu’une conversation glisse sur le terrain politique (et c’est encore mieux si c’est la personne en face qui amène ce sujet), faire en sorte de faire s’accorder ensemble sur « c’est quoi l’enjeu numéro 1 pour notre société ». Là dessus il faut arriver à faire admettre que c’est celui du réchauffement climatique et de notre adaptation à celui-ci (toutes les autres thématiques sont désormais secondaires => pas d’économie sur une planète brulé, notre été caniculaire en est la preuve si besoin). Dès que ce constat est posé et que l’on s’accorde là dessus, il faut en premier questionner la personne sur « quel programme est le plus à même de répondre à cette enjeux (argument à l’appui) => souvent les gens se trouvent eux même dans l’impasse. Puis il faut leur dire qu’à ce sujet autant s’en remettre aux avis des experts en la matière (Scientifique du GIEC, Jancovic (shift project), ONG comme Greenpeace, OXFAM ou autre,…) et dire qu’il est sain d’esprit de suivre à minima leur avis (de façon de ne pas montrer que c’est votre avis personnel mais celui de personnes calées en la matière et ainsi ne pas vous mettre en porte à faux).
    Aussi, ne pas essayer de dénoncer/débunker une à une les absurdités dites jours et nuits mais s’en remettre en permanence à ce sujet prioritaire (ou un autre qui vous semble prioritaire) et ne pas en démordre et ne pas laisser la personne vous amener tour à tour sur d’autres sujets, sur lesquelles nous avons également tant de choses à dire , mais c’est un engrenage qui souvent fait qu’on ne s’accorde sur rien car la personne à tendance à aller sur un autre sujet dès qu’elle est à cours d’argument et donc ne change pas d’avis.
    ——————————————————————–
    Conclusion: l’été dernier, le soleil a vraiment tapé très fort, et l’auteur de ce chef-d’œuvre a oublié de marcher à l’ombre. Il semble que ce soit également le cas de certains contributeurs ici même.

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