Franchir (ou pas) les seuils de 1,5°C et 2°C

Traduction de l’article de Judith Curry intitulé « Crossing (or not) the 1.5 and 2°C thresholds » publié sur son site le 23 janvier 2022.

Dans cet article, Judith Curry tente d’évaluer l’influence des facteurs naturels (circulation océanique, activité solaire, volcanisme) sur l’évolution des températures mondiales. Elle montre que les effets conjugués de ces facteurs pourraient conduire à un refroidissement relatif de la planète pendant les trois prochaines décennies repoussant les dates de franchissement des seuils de 1,5°c et 2°C prévus par l’accord de Paris.


Les objectifs d’émissions de CO2 émises dans l’atmosphère sont au cœur de l’Accord de Paris du 12 décembre 2015. L’objectif était de limiter le réchauffement climatique par rapport aux niveaux préindustriels (la période de référence généralement considérée est 1851-1900) à 2°C, et de préférence 1,5 °C. Pour fixer les idées, le climat s’est réchauffé d’environ 1,2°C en 2020 par rapport à l’ère préindustrielle.

Dans le scénario d’émissions moyennes (SSP2-4.5) du rapport RE6 du GIEC, il y a une probabilité de 50 % que le seuil de 1,5o C soit franchi vers 2030 et que celui de 2°C soit franchi vers 2052 avec des plages d’incertitude de 2026-2042 pour le seuil de 1,5 o C et de 2038-2072 pour le seuil de 2oC. (L’incertitude est liée à celle de la sensibilité du climat au CO2 selon les différents modèles). 

Cet article s’efforce de montrer que la variabilité naturelle du climat est susceptible d’influencer l’évolution des températures de surface moyenne mondiale d’ici à 2050, et donc de raccourcir ou d’allonger le délai de franchissement des seuils de 1,5 et 2,0 o C. Plus précisément, nous envisageons des scénarios alternatifs d’éruptions volcaniques, de variabilité solaire et de variabilité climatique interne. Le risque qu’il y aurait à ne pas tenir compte de manière réaliste de la variabilité naturelle du climat est que certaines évolutions climatiques critiques futures pourraient être ignorées, ce qui pourrait entraîner la mise en œuvre de politiques d’adaptation inappropriées. Chacun des scénarios présentés ici est sans conteste plus plausible que les scénarios d’émission élevée RCP8.5/SSP4-8.5 (pour plus de détails voir cet article ou bien celui-là).

L’influence de la variabilité interne naturelle.

L’évolution de la température moyenne globale de surface est liée à des variations récurrentes multi décennales des circulations océaniques à grande échelle. Ne pas tenir compte de la variabilité interne multi décennale dans les prévisions de réchauffement futur risque de surestimer le réchauffement des deux à trois prochaines décennies, au moment où l’Oscillation multi décennale atlantique (AMO) entrera dans sa phase froide. 

Bien que les modèles climatiques simulent les circulations océaniques à grande échelle et la variabilité climatique interne, l’ampleur de ces fluctuations multi décennale est insuffisamment pris en compte dans la plupart des modèles et le phasage de la variabilité n’est pas synchronisé avec les variations climatiques réelles observées dans les simulations à long terme. En prenant la moyenne de plusieurs simulations de modèles climatiques on obtient une bonne estimation des variations internes, isolant la variabilité climatique forcée par le CO2.

Maher et al. (2020) ont utilisé pour les simulations du 21e siècle six grands ensembles de conditions initiales à modèle unique (SMILE) et constaté que sur une échelle de temps de 15 ans, les prévisions d’évolution de la température de surface sont dominées par la variabilité interne, la structure des différents modèles utilisés ou les scénarios d’émission n’exerçant qu’une influence limitée. Sur une échelle de temps de 30 ans, les différences structurelles des modèles et les incertitudes des scénarios d’émissions jouent un rôle plus important. Cependant, même sur une période au-delà de trente ans, la plus grande partie de la planète pourrait ne pas connaître de réchauffement du fait de l’influence de la variabilité interne, et cela malgré un forçage continu du CO2.

Ainsi, pour la période allant de 2020 à 2050, la question se pose de savoir si la variabilité interne naturelle contribuera à un réchauffement ou à un refroidissement par rapport au réchauffement sous-jacent dû aux émissions. La plupart des analyses ont identifié l’oscillation atlantique multi décennale (AMO) comme ayant un effet dominant sur les températures mondiales à l’échelle multi décennale. On a estimé l’impact du passage du pic au creux de l’AMO sur les températures de surface moyennes mondiales à une fourchette allant de 0,3 à 0,4o C. L’AMO est dans sa phase chaude depuis 1995, soit en 2021 une période de 26 ans depuis sa précédente alternance. L’analyse des enregistrements historiques et paléoclimatiques suggère qu’un passage à la phase froide de l’AMO devrait se produire dans les 12 prochaines années (d’ici 2032), avec une probabilité de 50 % que le changement se produise dans les 5 prochaines années (d’ici 2026).

Alors que l’AMO est actuellement dans sa phase chaude, nous en avons dépassé le pic. Par conséquent, nous considérons les trois scénarios suivants pour la contribution de la variabilité interne multi décennale au changement de la température de surface moyenne globale, moyennée sur la période 2021-2050 :

  • Le scénario (0° C) sans aucun impact net de la variabilité interne multi décennale sur la température de surface moyenne mondiale, ce qui est le scénario implicite du rapport AR6 du GIEC ;
  • Le scénario modéré (-0,2o C) qui suppose un impact modéré du passage à la phase froide de l’AMO dans les années 2030 ; 
  • Le scénario fort (-0,3o C) qui suppose un impact plus fort du passage en phase froide de l’AMO.  

Les scénarios modéré et fort reposent sur l’hypothèse selon laquelle l’AMO est le principal moteur de la variabilité climatique interne multi décennale et qu’un passage à la phase froide de l’AMO est attendu au cours de la prochaine décennie. D’autres facteurs de variabilité interne à l’échelle multi décennale et décennale pourraient jouer, mais ces trois scénarios fournissent des résultats plausibles pour les trois prochaines décennies.

Les scénarios présentés ici se concentrent sur le refroidissement qui pourrait intervenir au cours des trois prochaines décennies ; il convient de noter que ce même raisonnement conduit à une variabilité interne contribuant au réchauffement au cours des décennies de la 2ème moitié du 21e siècle.

Influence du volcanisme

La période instrumentale couvrant les 150 dernières années a été relativement calme en ce qui concerne les éruptions volcaniques, et il est donc tentant d’attribuer au volcanisme potentiel un rôle mineur dans les projections climatiques futures. Cependant, au cours des deux derniers millénaires, il y a eu des périodes d’activité volcanique considérablement plus fortes. Des séries d’éruptions tropicales fortes ont contribué à des périodes froides prolongées telles que le petit âge glaciaire. 

Les éruptions volcaniques ne sont pas prises en compte dans les scénarios climatiques, car elles sont imprévisibles. En raison de l’effet radiatif direct des particules d’aérosols volcaniques qui atteignent la stratosphère, les grandes éruptions volcaniques entraînent une diminution globale de la température de surface moyenne mondiale, qui peut s’étendre sur des échelles de temps multi décennales voire centenaires dans le cas d’amas de grandes éruptions volcaniques (voir le rapport AR6 du GIEC, Encadré 4.1).

Des éruptions volcaniques explosives de même ampleur ou supérieure à celle du Pinatubo en 1991 se sont produites en moyenne deux fois par siècle au cours des 2 500 dernières années. (Sigl et al., 2015). Environ 8 éruptions volcaniques extrêmement explosives (plus de 5 fois plus fortes que le Pinatubo) se sont produites au cours de cette période. Les plus importantes d’entre elles sont celle du Samalas en 1257 et du Tambora en 1815, cette dernière entraînant « l’année sans été » avec des mauvaises récoltes dans l’hémisphère Nord (Raible et al., 2016). Il a été estimé qu’une éruption de type Samalas peut se produire 1 à 2 fois par millénaire en moyenne. 

Compte tenu de l’imprévisibilité des éruptions individuelles, les simulations des modèles climatiques CMIP5/CMIP6 spécifient soit un forçage volcanique futur égal à zéro, soit une valeur de fond constante (Eyring 2016). La valeur de fond utilisée dans les simulations CMIP6 a été estimée à partir du record historique de 1850. Les estimations de fond du refroidissement volcanique déterminées à partir des modèles climatiques vont de 0,1o C (Bethke et al. 2017) à 0,27o C (Fyfe et al. 2021), les différences résultant de la structure des modèles utilisés.

Le GIEC AR6 indique qu’il est probable  qu’au moins une grande éruption se produira au cours du 21e siècle. L’AR6 considère en outre avec une faible probabilité un impact fort de plusieurs grandes éruptions qui modifieraient considérablement la trajectoire climatique du 21e siècle par rapport aux projections basées sur les émissions. (encadré 4.1). Quel niveau de refroidissement pourrait résulter d’éruptions volcaniques explosives au 21e siècle ? On estime qu’une série d’éruptions explosives telles que celles qui se sont produites dans la première moitié du 19e siècle ont provoqué un refroidissement de 0,5 oC en moyenne sur plusieurs décennies. (Figure 7.8 du rapport AR6).

Cette analyse considère trois scénarios de refroidissement volcanique pour le 21e siècle :

  • Un scénario de base bas, équivalent à une réponse faible au forçage volcanique moyen sur la période historique depuis 1850, estimé à -0,1o C ;
  • Un scénario de base élevé, estimé à -0,27o C ;
  • Une série d’éruptions explosives, analogue à celles survenues entre 1810 et 1840, dont on estime qu’elles ont provoqué un refroidissement décennal moyen de -0,5° C.

L’influence de l’activité solaire.

Une analyse détaillée des scénarios de variations de l’activité solaire a été faite dans un récent article de mon blog.

Il y a plusieurs raisons de s’attendre à une activité solaire plus faible au cours du 21e siècle, par rapport au 20e siècle. Le cycle solaire 24 récemment achevé a été le plus faible en taches solaires depuis 100 ans et le troisième d’une tendance à la diminution du nombre de taches solaires. Certains physiciens solaires s’attendent à ce que le cycle 25 soit encore plus faible que le cycle 24. De plus, un grand maximum est plus susceptible d’être suivi d’un grand minimum que d’un autre grand maximum. Des projections empiriques prévoient un nouveau minimum solaire commençant en 2002-2004 et se terminant en 2063-2075. La probabilité que le Soleil tombe dans un Grand Minimum au cours des 40 prochaines années a été estimé à 8%. Cependant, les prévisions sur l’intensité et la durée d’une phase de faible activité solaire au 21ème sont largement incertaines.

Si le Soleil tombait au milieu du 21ème dans un minimum de l’ampleur du minimum de Maunder, à quel niveau de refroidissement pourrions-nous nous attendre ? Les estimations des modèles climatiques et d’autres modèles analytiques s’attendent à ce que le refroidissement soit faible, allant de 0,09 à 0,3oC. Ces modèles supposent que l’interaction soleil-climat est limitée au seul forçage TSI (irradiance solaire totale ).

Des recherches récentes suggèrent que les effets solaires indirects pourraient amplifier une anomalie de l’insolation solaire d’un facteur allant de 3 à 7. Si un tel facteur d’amplification est inclus, alors une diminution de la température de surface allant jusqu’à 1o C (ou même plus) à partir d’un minimum de Maunder pourrait se produire.

À la lumière de ces considérations, trois scénarios de variabilité solaire au milieu du 21e siècle sont envisagés ici :

  • Scénario de référence CMIP6 : environ -0,1o C ;
  • Intermédiaire : -0,3o C, correspond à une estimation minimale de Maunder élevée sans effets d’amplification, ou à un minimum plus faible avec effets d’amplification ;
  • Haut : -0,6o C, un scénario solaire bas (qui n’est pas un minimum de Maunder) avec amplification par les effets solaires indirects. 

Projections de la température de surface mondiale jusqu’en 2050.

Des scénarios synthétiques s’appuyant sur des données historiques et paléolithique, des sorties de modèles climatiques, des modèles de processus et des scénarios basés sur un raisonnement physique fournissent une gamme plus large de scénarios de résultats que les simulations des modèles climatiques mondiaux, en particulier pour ce qui concerne la variabilité naturelle du climat.

Les scénarios présentés dans les sous-sections précédentes sont intégrés ici pour évaluer comment la variabilité naturelle du climat pourrait modifier nos prévisions quant à l’ampleur du réchauffement attendu d’ici 2050, et aux années au cours desquelles les seuils de 1,5 et 2,0°C seront franchis. 

Tous les scénarios de variabilité naturelle considérés ici vont dans le sens d’un refroidissement jusqu’en 2050, pour des raisons justifiées dans les sous-sections précédentes.

Cette analyse adopte le scénario d’émissions SSP2-4.5 comme le scénario le plus probable jusqu’en 2050 [lire ici ], sur la base des analyses de l’AIE (agence internationale de l’énergie)

Le changement de température final est la somme des changements de température induits par :

  • Les émissions SSP2-4.5 : les 3 scénarios couvrant la plage probable de l’AR6 (+1.6, +2.0, +2.5o C), par rapport à la période de référence 1851-1900 ;
  • Les volcans : 3 scénarios (0, -0,17, -0,4  o C) ;
  • Activité solaire : 3 scénarios (0, -0,2, -0,5o C) ;
  • Variabilité interne naturelle : 3 scénarios (0, -0,2, -0,3o C).

Avec quatre sources de variables et trois scénarios pour chaque variable, nous pouvons produire un total de 81 scénarios en ajoutant des combinaisons d’entrées de scénarios pour les variables individuelles. Trois de ces résultats correspondent directement aux valeurs AR6 associées au scénario SSP2-4.5, tandis que les autres incluent une combinaison des scénarios de variabilité naturelle du climat.

Le diagramme ci-dessous (figure 1) montre les 81 résultats de scénarios différents. Les fréquences des résultats sont indiquées sur l’axe des ordonnées. Pour référence, la température en 2020 est de 1,2 o C au-dessus de la ligne de base 1851-1900, ce qui est indiqué par la ligne verticale rouge. Le scénario avec le plus de réchauffement est de 2,5 o C, ce qui correspond à la limite supérieure de la plage probable  de l’AR6 (sans impacts supplémentaires de la variabilité naturelle). Le scénario avec le réchauffement le plus faible est de 0,4o C, ce qui correspond à la limite inférieure de la plage probable AR6  avec le scénario le plus extrême pour chacune des composantes de la variabilité naturelle. Ce scénario de résultat extrême pour 2050 est de 0,8oC, plus frais que la température en 2020. 

 

Figure 1.   Répartition des scénarios de changement de température globale pour 2050, par rapport à la période référence 1851-1900. La ligne rouge verticale correspond à 1,2 o C, représentant le réchauffement jusqu’en 2020. L’axe des ordonnées est la fréquence des résultats, basée sur 81 scénarios.

Il est peu justifié de fournir des probabilités pour ces résultats individuels. Bien que chacun de ces résultats soit plausible, la distribution des résultats dans la figure 1 ne reflète en aucun cas la probabilité des résultats. Certains de ces scénarios sont-ils plus probables que d’autres ? La sélection du scénario intermédiaire pour chaque variable produit un scénario de résultat de +1,43 o C, indiquant que nous ne franchirions pas le seuil de 1,5 o C avant 2050 (par rapport à un franchissement prévu vers 2030 en utilisant la meilleure estimation AR6 pour SSP2-4.5). On voit sur la figure 1 que pour les résultats du scénario intermédiaire entre 1,0 et 2,0 oC, il existe plusieurs voies vers les mêmes résultats de température, suggérant une plus forte probabilité pour ces résultats intermédiaires. Cependant, le jugement sur la probabilité des résultats individuels repose sur l’évaluation de la probabilité des scénarios individuels.

Toutes les composantes de la variabilité naturelle indiquent un refroidissement au cours de la période 2020-2050. Individuellement, ces composantes ne devraient pas être importantes dans les scénarios modérés. Cependant, une fois additionnées, leur ampleur approche, ou pourrait même dépasser, l’ampleur du réchauffement induit par les émissions pour les trois prochaines décennies. Les chances que les trois apports de variabilité naturelle se maintiennent aux niveaux de référence du GIEC jusqu’en 2050 me semblent faibles.

Les études utilisant des modèles climatiques mondiaux pour évaluer la probabilité que les décennies du 21e siècle connaissent un refroidissement net sont uniquement basés sur la variabilité interne naturelle (Maher et al. 2020 Knutson et al..2016), avec une seule étude qui prenne en compte les éruptions volcaniques et la variabilité interne (Bethke et al. 2017). Le refroidissement d’origine volcanique devient de plus en plus important pour faciliter les tendances de température neutres ou négatives sur des échelles de temps plus longues, en conjonction avec les effets naturels de la variabilité interne. Plusieurs études se sont penchées sur la combinaison de la variabilité interne et solaire. Outre le « joker » des éruptions volcaniques, la grande incertitude concerne les effets solaires indirects. La probabilité croissante d’un minimum solaire d’une certaine ampleur au milieu du 21e siècle souligne la nécessité de résoudre le débat sur les reconstructions solaires à faible ou forte variabilité et d’améliorer la compréhension des effets solaires indirects.

L’essentiel est que l’incertitude dans les projections de température mondiale jusqu’en 2050 est biaisée vers des valeurs inférieures, car l’incertitude dans les scénarios d’émissions à court terme diminue. L’effet cumulé du refroidissement dû au soleil, aux volcans et à la variabilité interne naturelle au cours de la période 2020-2050 pourrait prolonger de plusieurs décennies l’horizon temporel permettant de maintenir la température de surface moyenne mondiale en dessous des seuils de 1,5 et 2,0o C. Ce délai a des implications importantes sur l’évaluation de l’urgence qu’il y a à réduire les émissions et planifier des opérations de géo-ingénierie.

Les objectifs de 1,5 et 2o C sont faciles à comprendre et à communiquer, et sont efficaces pour galvaniser la volonté politique et le soutien du public. Cependant, ces objectifs ne sont que de vagues approximations de l’appréciation que nous pouvons faire du danger du changement climatique et dénaturent les connaissances scientifiques sur lesquelles ces chiffres sont censés reposer (voir Hulme, Fétichisez les chiffres). Ces objectifs exercent un pouvoir excessif sur l’idée que nous nous faisons de l’avenir climatique, et réduisent nos options en orientant l’élaboration des politiques. 

De plus, ces objectifs poussent à un déplacement des objectifs (Jerry Muller, The Tyranny of Metrics), ce qui se produit lorsque l’attention se concentre sur l’atteinte d’objectifs inappropriés, masquant les véritables raisons pour lesquelles nous sommes préoccupés par le changement climatique, à savoir le bien-être des humains et des écosystèmes.

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17 réflexions au sujet de « Franchir (ou pas) les seuils de 1,5°C et 2°C »

  1. L’article peut être vu comme une alternative allant dans le sens du GIEC (Groupe d’Intérêt Economique Contestable)…
    Il semble de plus en plus évident que les rapports du GIEC (depuis une vingtaine d’années) sont surévalués et peuvent être donc vu comme alarmistes. Cette “temporisation” permet de reprendre la main sur les prédictions et les renforcer dans l’esprit de tout le monde et notamment dans celui des peuples qui vont subir les conséquences desdites prédictions…
    “Que la Nature reprenne ses droits, remettre l’Homme à sa place… et renvoie ses prophètes de malheur à leur boule de cristal!”.

  2. Ah bon. Judith Curry accepte donc la sensibilité du climat aux forçages d’origine humaine telle qu’elle est évaluée par le GIEC, c’est ça ? Si j’ai bien compris, elle nous présente des scénarios où tous les facteurs naturels viendraient compenser ce réchauffement dû à l’Homme, menant à 0 réchauffement dans les 30 ans à venir. En somme, les volcans, le soleil et l’AMO viendraient “à notre secours” (si tant est qu’on a besoin d’être sauvés d’un réchauffement). Et elle semble accepter sans broncher que le réchauffement global actuel atteint 1.2°C. Ou est-ce que j’ai mal compris son article ? Dans ces conditions, peut-on sérieusement compter Judith Curry parmi les climato-sceptiques ? Rassurez-moi…

    • Arsène,

      Je pense que débattre du bien fondé des modèles du GIEC serait un peu hors sujet dans cet article. Même en acceptant l’hypothèse fondatrice des modèles, l’article conclut sur la non pertinence des objectifs vendus aux politiques. L’essentiel est dit. Je trouve cette approche assez pédagogique.

      Le contexte actuel est que le climato-scepticisme en Europe semble être une cause impossible à défendre. C’est un peu comme si des athées allaient en Iran tenter d’expliquer aux gens que dieu n’existe pas. La religion séculaire du climat est très largement adoptée par les Européens, cela va bien au-delà du vote écolo.

      Qui ose en public dire que le CO2 n’est pas un problème majeur, jusqu’à preuve du contraire ? Est-il possible de tenir ce discours sans se retrouver rapidement pris à parti, en difficulté, voire être exclu de son milieu social ? Réciter le catéchisme climatique, par contre, est très pratique. Dans certains lieux, certaines villes (je pense à l’ouest de la France entre autres), être bien rodé sur le discours climat-alarmiste est une condition nécessaire pour s’assimiler dans un groupe professionnel, familial, ou autre.

      • Merci TP. Oui, je vois. Ca a du sens.

        Je me permets quand même de vous signaler que l’amplitude du changement climatique futur prédite par le GIEC (la réponse climatique transitoire) n’est *pas* un résultat des modèles de climat. Elle se base sur des arguments différents (paléoclimat etc.). Voir l’article de Judith Curry sur ce site : “Le rapport AR6 du GIEC brise l’hégémonie des modèles climatiques mondiaux”.

  3. La thèse de départ de tout ce fatras consiste à affirmer que la température terrestre devrait rester figée une fois pour toutes à une certaine valeur, régulée au dixième de degré près. A notre convenance, bien entendu. Comme si la Nature fonctionnait de cette façon…
    Pour autant que je comprenne, on ne parle que de 1 ou 2 degrés. Pas de quoi, tout de même, bouleverser les conditions de la vie sur Terre. Nous n’allons pas nous retrouver comme sur Mars ou sur Vénus.
    Dans le passé, nos ancêtres prenaient les choses comme elles venaient et faisaient de leur mieux pour s’adapter aux circonstances. Et ils ont plutôt bien réussi, puisque nous sommes là. Il est vrai qu’ils ne disposaient pas d’une myriade de satellites et de stations météo bourrées d’instruments de mesure ultra précis.

    Si toute cette sinistre comédie n’avait pas de conséquences aussi graves sur les politiques publiques, il y aurait vraiment de quoi devenir “climato-indifférent”.

  4. Merci Pierre de votre première phrase qui décrit parfaitement la situation.

    Il n’a échappé à personne que depuis quelques années, le mot “compliqué” a remplacé
    le mot “difficile” chaque fois qu’une question simple mais binaire se pose: faire ou ne pas faire.

    Dans tout ce fatras seul compte le politiquement correct, et je bondis à chaque invocation du
    mot “scientifique”, ce mot dans la bouche de certains est indécent.

    Peu de raisonnements sont correctement argumentés dans beaucoup de domaines:

    – depuis 2 ans la thérapie “ARNm” est dite “vaccin”, c’est absolument faux pour un médecin…
    … mais “tout le monde” répète cela mille fois par jour et traite les curieux et/ou non-injectés
    d’antivax ! est-ce scientifique ?

    – Exit le Covid en panne ? il cède immédiatement maintenant la place au CO2… mille fois par jour.
    “tout le monde” en parle… même si aucun danger n’est à attendre avant plusieurs millénaires !

    – Les 130 Éoliennes à 85000 tonnes de béton l’unité au large de Saint-Brieuc qui ont fait l’objet de
    nos critiques sous tous leurs aspect depuis des années, par “tout le monde”, vont être installées
    par Mr Macron … et répliquées sur nos côtes ! Il n’a pas dû lire nos recommandations de l’ACR !

    – Un journaliste hier-soir sur la 5 affirme que la France a abandonné le nucléaire depuis 20 ans et
    que nous ne savons plus faire… mes amis d’EDF du CEA et de l’ASN apprécieront …le parc Francais
    de centrales serait donc dépourvu de spécialistes et d’ingénieurs !
    Je sort de la visite du site ITER à Cadarache… je n’ai pas vraiment eu cette impression!

    – J’aimerai bien savoir ce que ce gouvernement a cédé au USA pour récupérer la filiale chaudières d’ Alstom
    quand on a lu le récit de Frédéric Pierucci, et que notre Président avoue, hier, s’être trompé lors de la vente
    précédente. Il ne savait donc pas que les moteurs du Charles de Gaulle, des SNA et de leur nouvelles versions
    Barracuda étaient précisément ces chaudières ?

    On ne peut plus sérieusement compter Judith Curry parmi les climato-réalistes car elle doit subir les
    pressions universitaires classiques aujourd’hui et nous ferions bien de ne pas oublier que nos arguments
    concernent l’origine non “anthropique” du volume global de CO2 et que notre influence, maintes fois calculée
    et mesurée restera négligeable et vouée à l’échec.

    La répétition – ad libitum – de ce verbiage et autres idioties n’en feront jamais des vérités scientifiques, mais
    les profits réalisés par leurs initiateurs ne laissent eux, aucun doute.

    Conclusion, notre association a du “pain sur la planche” car la vérité n’apparaît jamais seule.

    Serge Montagnac + GPG Key 0xDF083D7B + http://www.obs-psr.com
    Nature, Not Human Activity, Rules the Climate.

    • Bonjour Monsieur Montagnac,
      Je suis très gêne par votre rhétorique.
      Vous affirmez que vous ne pouvez plus considérer Judith Curry comme “climato realiste” après cet article que je juge par ailleurs excellent.
      Mais je m’estime moi même “climato realiste” car je considère que le climat n’est pas du tout/entièrement (avec marge d’incertitude) piloté par nos rejets anthropiques, que les conclusions des alarmistes sont insupportables, et surtout que les politiques économiques préconisées sont aberrantes.
      Le lecture régulière des remarquables articles de ce site me conforte dans mes opinions: je ne peux que recommander également les publications disponibles sur ce même site.
      Pour autant je ne peux partager vos prises de position définitives sur les évolutions climatiques.
      Il y a visiblement plusieurs types de climato-realistes…
      Et enfin j’ajouterai que les polémiques climatiques n’ont rien à voir avec les polémiques actuelles autour de la pandémie du COVID.
      Tout mettre sur le même plan revient à verser dans le complotisme, c’est à dire à retourner contre les alarmistes du climat des arguments idéologiques de même nature.
      Bien cordialement
      Jean-François

      • “La répétition – ad libitum – de ce verbiage et autres idioties n’en feront jamais des vérités scientifiques, mais
        les profits réalisés par leurs initiateurs ne laissent eux, aucun doute.”

        Ce petit commentaire évidemment est mal placé et doit retourner avant ” On ne peut plus sérieusement compter…”

        ” Pour autant je ne peux partager vos prises de position définitives sur les évolutions climatiques.”

        Je n’en ai énoncé aucune. La référence au médical concerne la confusion volontaire de termes vaccins vs thérapie.

        Ayant ici-même traduit plusieurs articles de Judith Curry.
        Je l’apprécie beaucoup; pour autant il ne m’a pas échappé ainsi qu’à d’autres que la découverte de
        “constats identiques aux nôtres” dans les récents rapports du GIEC, est anecdotique et doit le rester.

        S’aligner peu à peu sur la réalité au fin fond de +500 pages est un peu facile après des décennies
        de déclarations alarmistes… voire fausses et qui persistent !!

        Je ne vois aucune différence d’appréciations Climato-réalistes entre nous et vous remercie du débat.
        Bien cordialement,
        Serge.

        P.s
        – Aiee!! “complotisme” … le mot a dû vous échapper… 😉, car ici il, n’est jamais employé et le “sujet”
        était justement, notre déception à tous de la rhétorique outrancière médiatique.

        J’ai utilisé trois phrases “factuelles”, que même la vulgarisation ne peut contredire:

        – La thérapie “ARNm” n’est pas un “vaccin”:
        Les termes médicaux ne souffrent aucune approximation syntaxique… (les vrais spécialistes ne vous louperont pas !)

        – Le CO2 n’est pas la vrai cause du réchauffement “atmosphérique”.
        Le réchauffement atmosphérique est “global” donc jamais ressenti par l’humain … “climatique” n’a aucun sens.

        – Le dérèglement climatique suppose des règles préalables !
        … une blague attribuée à Clint Eastwood — de mon temps… on appelait cela “saisons” ! —

        – Le climat lui relève plutôt de la théorie du chaos chère à Henry Poincaré, et donc limite nos prédictions.

        – Le rejet très “motivé” des Éoliennes est général par la population et reconnu inefficace par les spécialistes de l’énergie.

        Ces expressions d’apparence anodine ont été déformées puis proclamées par leur groupes d’intérêt, magnifiées par de gentils
        sauveurs de planète et enfin évangélisés par les “croyants” — alea jact est !

    • Le savoir faire de la filiale “Turbines” d’Alstom était au top mondial et la vente de cette filiale à GE par Macron fut jugée suicidaire à l’époque par les spécialistes du nucléaire. Si GE la rétrocède mainetant à EDF, pour de graves raisons économico-financières internes à cette multinationale, on peut saluer cela comme un “coup de bol” inespéré et un heureux présage du redémarrage de notre industrie nucléaire au niveau international, assoupie depuis 20 ans.
      Mais une hirondelle ne fait pas le printemps… On manque cruellement de certaines spécialités qu’il va falloir recréer à partir de zéro ou presque. Ainsi un bon soudeur qualifié nucléaire est actuellement introuvable, même avec un salaire mensuel à 4 zéros.

    • désolé pour cette intervention tardive, mais je viens de découvrir le post. J’apprécie énormément ce blog des climats-réalistes qui apportent un éclairage intéressant et le plus souvent mesuré et réfléchi, ne remettant pas bêtement en cause la notion de changement climatique. Ce sont les exagérations et les nombreux biais méthodologiques du constat qui sont mis en évidence, sans parler des aléas des conséquences dévastatrices que l’on nous promet à chaque instant sans en démontrer objectivement aucune à ce jour: tentative avortée de mettre la sècheresse du sud de Madagascar sur le dos du changement climatique juste (hasard?) avant la COP de Glasgow suivie d’une rétractation discrète après la dite COP, même chose avec les feux en Californie et en Australie, implication dans la sècheresse des régions traversée par le Colorado alors que ce sont la démographie galopante et la politique hydrologique qui sont responsables, pratiquement plus une goutte d’eau du Colorado n’arrive à l’océan! l’érosion de la côte sénégalaise due là aussi à une modification du trait de côte par des travaux de génie civil irréfléchis. Où sont les grandes inondations par submersion , les cyclones monstrueux et de plus en plus nombreux?…être climatolo-réaliste ce serait garder les pieds sur terre plutôt que faire du changement climatique un dogme qui peut nous entrainer dans des actions aberrantes , on le voit avec certains abus de la transition énergétique qui nous font oublier d’autres problèmes bien concrets comme le traitement des déchets (en particulier plastiques) ou la surpopulation :comment la vallée du Nil va t elle pouvoir nourrir ses habitants avec une population qui a triplée en 50 ans? la question peut se poser dans de nombreuses autres régions du monde, et ça c’est du concret .Et c’est bien aussi la simple pénétration par l’homme du milieu animal, de plus en plus prégnante ,qui est la grande responsable de l’altération de la biodiversité, pas le changement climatique comme on voudrait nous le faire croire (cf le scandaleux: “comment le réchauffement climatique a déjà bouleversé la vie d’Emma, née en 2015” sur francetvinfo.fr)
      Je voudrais par contre dire à Mr Serge Montagnac qu’il se trompe en oubliant le Larousse pour la définition d’un vaccin :”substance d’origine microbienne ou de synthèse (micro-organismes vivants ou atténués, par ex. ARN messager) qui, administrée à un individu où à un animal, lui confère une immunité à l’égard de l’infection déterminée”… et c’est un médecin qui vous le fait remarquer comme pourrait le faire la très grande majorité de mes confrères. Je ne sais pas d’où vient cette lubie de dire que les vaccins à ARNm ne seraient pas des vaccins, nous avons dépassé heureusement le stade empirique du broyât de microbes pour fabriquer un vaccin et ce n’est qu’un début. Et de plus je ne vois ce que cette remarque venait faire dans un blog sur le changement climatique, étrange.

  5. Bonsoir monsieur Montagnac

    Vos efforts pour faire entendre la voix de la raison sont fort louables, mais je crains qu’ils ne soient peine perdue.
    Il y a quelques années, une personne m’a affirmé que dans les téléphones portables ” il y a un produit exprès pour que ce soit sans fil “. Cette personne n’avait même pas fait le rapprochement avec un simple “transistor”, pourtant vendu à des milliards d’exemplaires depuis des décennies. La plus grande partie des gens sont ignorants. Ils ont tous un smartphone dans la main, mais ignorent qu’il est un descendant de la TSF. L’utiliser pour s’insulter, se menacer, ou raconter les pires âneries suffit à leur donner le sentiment d’être intelligents.

    Face à une telle inculture, il est facile de faire croire n’importe quoi, surtout les pires énormités. Si on les habille d’un ton qui semble scientifique, c’est encore plus facile.

    Il y a quelques années, je suis tombé par hasard sur le site d’un monsieur qui se disait diplômé en mathématiques d’une grande université parisienne. Il affirmait que les dinosaures avaient disparu à cause d’une brutale augmentation de la constante gravitationnelle G; Ces pauvres dinosaures étaient donc morts d’être devenus trop lourds. Et bien il y avait un tas de messages de gens qui y croyaient. Ca paraissait tellement scientifique ! Je n’ai vu aucun message qui relevait l’absurdité de cette affirmation. Même l’orbite de cette bonne vielle Terre n’était pas affectée.

    Les exemples d’âneries que j’ai pu voir ici ou là sont nombreux, hélas. Fort heureusement, la plupart du temps, ça ne va pas bien loin. Le réchauffement climatique à cause du CO2 dit anthropique fait partie de ces âneries. Manque de bol, les écologistes et les médias s’en sont emparé. Facteur aggravant, les simulations informatiques. Ce qui est affirmé a été calculé par ordinateur, donc c’est forcément vrai.
    On assortit tout cela de quelques mystérieux acronymes , CMIP6, SSP2-4.5 , et j’en passe, et le tour est joué.

    Cela fait des années que j’explique que la loi sur la transition énergétique est une absurdité, mais à l’heure où nos gouvernants l’ont enfin compris, je sais que personne ne viendra me dire que je ne me trompais pas.

    “Le réchauffement, tu n’y crois pas !! ??” me dit-on. Si c’est une affaire de croyance, alors c’est fichu.

    Bon courage.

    Pierre Thein (très) modeste électronicien.

    • Oui, Pierre, il faut se méfier des croyances et la réalité reste le test ultime. Si par exemple quelqu’un avait prédit un réchauffement il y a 50 ans et ce réchauffement se serait produit avec les caractéristiques prédits, on lui accorderait de la crédibilité et on lui filerait le Prix Nobel de Physique. Oups.

      Bon, j’ai écouté les deux côtés, j’ai vraiment essayé de prendre au sérieux les climato-“réalistes” en me disant qu’il devait y avoir des personnes compétentes et honnêtes là aussi. Mais quand on creuse vraiment un peu et quand on a un minimum de bagage scientifique (je suis physicien), on ne peut pas sérieusement vous suivre longtemps, même avec de la bonne volonté. Les arguments climato-sceptiques ne tiennent pas debout. La lecture du dernier livre de François Gervais m’a donné le reste. Mon Dieu, pas une page sans des erreurs grossières qui, à ce niveau, doivent procéder d’une volonté claire de désinformer. Il y a des vraies questions à discuter sur la transition énergétique et sans doute aussi sur la perception des impacts du changement climatique par le grand public, souvent mal informé, mais en ce qui concerne la physique du climat, la fin de partie est sifflée depuis longtemps.

      Il est donc temps pour moi de tirer ma révérence. Restez entre vous, tombez lentement et gentiment dans le conspirationnisme et amusez-vous bien. Je ne vous embêterai plus.

      Arsène (très) modeste physicien.

      • Arsène,

        …et on lui filerait le Prix Nobel de Physique.

        Aïe, mauvaise pioche.

        Manabe 1964 :

        The observed tropospheric lapse rate of température is approximately 6,5°C/km. The explanation for this fact is rather complicated. It is essencially the result of a balance between (a) the stabilizing effect of upward heat transport in moist and dry convection on both small and large scales and (b) the destabilizing effect of radiative transfer.

        Manabe 1967 :

        Free and forced convection, and mixing by the large-scale eddies, prevent the lapse rate from exceeding a critical lapse rate equal to 6.5C km-1.

        Les transferts radiatifs disparaissent de l’équation. Ce reniement de 1967 est ce qui a valu le Nobel à Manabe.

        …mais en ce qui concerne la physique du climat, la fin de partie est sifflée depuis longtemps.

        En effet. Elle a été sifflée il y a 55 ans quand Manabe a transformé la physique du climat en pseudo-science.

        Au revoir à vous et à vos doutes rhétoriques.

      • Cher Pr. Arsène 😉
        Votre révérence ne va pas supprimer vos écrits, je cite :

        “Si par exemple quelqu’un avait prédit un réchauffement il y a 50 ans et ce réchauffement se serait produit avec les caractéristiques prédits,….”

        – L’inexorable croissance de la température globale terrestre était connue bien avant la naissance de vos aïeux ! et le GIEC n’a rien découvert depuis sa création.

        ” … me disant qu’il devait y avoir des personnes compétentes et honnêtes ….
        … quand on a un minimum de bagage scientifique (je suis physicien) …”

        Le propos est insultant pour tous et nous ne nous abaisserons pas à décliner nos titres et qualités…

        Passons sous silence l’expérience “pratique” irremplaçable de beaucoup de nos membres qui ne sont pas que des théoriciens et modélistes, mais aussi des professionnels, qui se respectent. Expérience qui semble vous manquer.

        Votre “je suis physicien” me fait penser à certains professeurs de Philosophie qui se proclame “Philosophe” sans aucun complexe !
        Votre “lecture” de François Gervais inspire quelques doutes…

        Le final ne déroge pas à l’idéologie du moment … “conspirationnisme”.
        …. c’est le seul terme qui m’incite à vous répondre, car, qu’apportent vos 3 paragraphes aux bases factuelles discutées ici ?

        Votre (très ) déçu interlocuteur.

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