COP-OUT

Par MD

« cop-out : se défiler, faux-fuyant, dérobade », etc.

En prévision de l’imminente COP27, voici un petit vade-mecum qui pourrait utilement être distribué aux congressistes. Il n’en sera évidemment rien car les données climatiques factuelles ne sont pas toutes politiquement correctes, et il ne faut surtout pas ébranler les convictions avant le prêche.
Tentons tout de même l’exercice. Rappelons que la fameuse COP21 réunie fin 2015 à Paris constitue une référence universelle en raison des « engagements » solennels qui ont été pris à cette occasion.  C’est pourquoi il est intéressant de comparer les données qui étaient connues à l’époque avec les dernières données en date (octobre 2022). On nous objectera que huit années d’observations ne constituent pas une tendance. Certes, mais nous rétorquerons que, par les temps qui courent, tout événement météorologique sortant de l’ordinaire suffit à ameuter le microcosme scientifique, politique et médiatique. Match nul.

Pour plus de clarté, dans les graphiques qui suivent, les observations relevées au cours de cet intervalle de huit ans seront généralement mises en évidence en gras.

Températures globales

(depuis 1979année origine des relevés par satellites et ballons-sondes).
Les données sont exprimées en « anomalies » par rapport à des périodes de références. Elles proviennent de quatre organismes bien connus utilisant des méthodes différentes : Hadley CenterRemote sensing system (RSS), University of Alabama à Huntsville (UAH), GISS (NASA).

Les quatre séries de données se distinguent par leurs périodes de références, mais les allures générales sont à peu près concordantes. Voici le détail des huit dernières années (octobre 2014-septembre 2022).

Sur cette dernière période, on peut vérifier que toutes les droites de tendance sont rigoureusement horizontales.

Comparaison avec les projections du GIEC.

A l’époque de la COP21 on pouvait trouver dans le cinquième rapport du GIEC (AR5, fig. TS14, p.87) un graphique d’évolution des températures jusqu’en 2050 projetées par 138 « modèles » scientifiques basés sur quatre hypothèses d’évolution des concentrations en CO2. Il n’y a pas l’équivalent dans le dernier rapport (AR6) mais on peut reprendre le graphique AR5 en lui superposant l’évolution des températures selon HadCRUT5, (avec l’ancienne série HadCRUT4 indiquée pour mémoire en tireté) (pour 2022, extrapolation à partir des 9 premiers mois).

Jusqu’à présent les températures réelles observées s’inscrivent à l’intérieur du faisceau projeté par les modèles, mais en partie basse.

Températures par grandes zones de la planète.

Hadley center fournit des indicateurs séparés pour les océans (HadSST4) et les terres émergées (CRUTEM5) dans chacun des deux hémisphères.

Depuis 1979, les terres se sont réchauffées plus que les océans, et par conséquent l’hémisphère nord plus que l’hémisphère sud (très majoritairement océanique). Les températures des terres émergées présentent une grande variabilité interannuelle, contrairement aux océans, notamment du fait d’une plus grande inertie thermique (rappelons qu’ils occupent 70% de la surface de la planète).
Voici le détail des huit dernières années (octobre 2014-septembre 2022).

Niveau de la mer.

Les séries marégraphiques les plus récemment mises à jour sont celles de l’université d’Hawaï (UHSLC) (les échelles d’altitudes sont conventionnelles). Voici à titre d’exemple l’une des plus longues séries historiques, la station de Brest.

Et pour l’anecdote la station située aux antipodes exactes de Brest, l’ile de Chatham (Nouvelle-Zélande).

Le niveau de la mer augmente à peu près partout dans le monde depuis l’origine des mesures, au rythme d’environ 2 à 2,5 mm par an, sans signe d’accélération durant ces dernières années. On pourrait faire la même observation sur de nombreux autres exemples.

Précipitations.

Séries longues selon le KNMI néerlandais. Voici l’évolution de la hauteur moyenne mondiale des précipitations.

Les écarts interannuels peuvent être notables, mais aucune tendance n’est discernable.

Couverture neigeuse.

Cet indicateur est suivi par l’Université Rutgers. Voici l’évolution des surfaces enneigées en période hivernale (décembre-février) dans l’hémisphère nord.

Glaces de mer.

Cette notion désigne les surfaces de la mer où la concentration en glace est supérieure à 15%. Les extensions minimales sont observées en septembre dans l’hémisphère nord et en février dans l’hémisphère sud.

On constate ces dernières années une baisse importante dans l’Antarctique, contrairement à l’Arctique qui semble s’être stabilisé après une baisse régulière dans les années 1990-2000.

Catastrophes naturelles.

La chronique des catastrophes naturelles est tenue à jour par l’organisme EMDAT (l’exhaustivité du recueil des statistiques semblant avoir trouvé sa maturité au tournant des années 2000). Comme l’année 2022 n’est pas achevée, elle a été figurée en tireté. Voici les nombres d’évènements répertoriés à ce jour.

Et voici les nombres de décès : compte tenu de l’extrême variabilité des chiffres, on a fait choix d’une échelle logarithmique (une graduation en ordonnées correspond à une multiplication par 4).

Aucune tendance claire ne se manifeste.

Cyclones.

Ces données sont notamment publiées par l’université du Colorado. Voici l’évolution des nombres de cyclones de catégories supérieures à 3 (plus de 178 km/h au maximum).

Et voici l’énergie cumulative des cyclones tropicaux (accumulated cyclone energy ou ACE), indicateur traditionnel calculé à partir des vitesses maximales observées lors des cyclones tropicaux.

La saison cyclonique 2022 n’est pas achevée dans certains océans, mais elle semble devoir être peu différente de celle de 2021.

Production de céréales.

La FAO fournit les données depuis la campagne 2013-2014.

La campagne 2022-2023 se situe dans la moyenne des toutes dernières années.

Concentrations en CO2.

Variations mensuelles.

Ces concentrations sont notamment mesurées par la NOAA (station de Mauna Loa, Hawaï). Le graphique ci-dessous met en évidence les variations saisonnières au cours de l’année avec un maximum vers mai et un minimum vers septembre.  L’unité de mesure classiquement utilisée est le ppm (partie par million en volume).

On peut comparer la concentration en CO2 lors d’un mois donné de l’année n avec le même mois de l’année précédente n-1, ce qui donne l’évolution par année glissante.

La concentration en CO2 augmente à un rythme irrégulier mais maintenant centré sur environ +2 à +2,5 ppm par an (soit environ +0,5% par an rapporté à la concentration actuelle d’environ 420 ppm).

Emissions anthropiques de CO2.

Après la baisse conjoncturelle de 2020, ces émissions ont retrouvé leur croissance antérieure.

Conclusions.
Les indicateurs précédents ne constituent qu’un échantillon des innombrables données disponibles relatives au climat. Chacune d’elles justifierait des analyses plus développées (quelques-unes ont déjà été esquissées sur ce forum). Toutefois, l’impression générale qui se dégage à première vue est celle d’une certaine stabilité des évolutions, au moins pendant les huit années sous revue et parfois depuis beaucoup plus longtemps. L’année 2022 qui s’achève a connu son lot habituel de phénomènes météorologiques régionaux – encore frais dans les mémoires – mais dans l’ensemble n’aura pas été spécialement marquante.

L’« objectif » (sic) fixé par la COP21 de 2015 était surtout que les températures globales se stabilisent. Par le plus grand des hasards, c’est bien ce qui s’est produit jusqu’à présent. Est-ce un simple répit ou l’amorce d’une tendance ? Personne n’en sait évidemment rien. Dans l’intervalle, les émissions et la concentration en CO2 ont continué à augmenter inexorablement sans égard aux objurgations officielles. Apparemment « le climat » n’en a eu cure.

Climatiquement parlant, l’année 2022 aura surtout été celle des extravagances verbales en tous genres [1]. L’échauffement a surtout été celui des esprits, les tempêtes ont surtout été sous les crânes et le seul véritable « emballement » aura été médiatique et politique. Un matraquage incessant qui a commencé à produire des effets néfastes notamment chez les jeunes générations. Ce saccage organisé ne présage rien de bon. On attend avec inquiétude ce que la COP27 va nous sortir de son chapeau.


[1] Une des dernières en date qui vaut son pesant de CO2 : le chef de l’Organisation météorologique mondiale (OMM ou WMO) de l’ONU a déclaré que la guerre d’Ukraine était une bénédiction (« blessing ») pour le climat. Quant au secrétaire général de la même ONU, on aura la charité de ne pas reproduire ses innombrables excès de langage.

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61 réflexions au sujet de « COP-OUT »

    • Que voulez-vous démontrer avec cette statistique “9 des 10 années les + chaudes ont eu lieu dans la dernière décennie” ? Tout le monde voit que les courbes montent et, inévitablement, une stabilisation ou une légère décroissance des températures les laissent à un niveau plus élevé. Ce qui est intéressant est l’explication de cette hausse. Une stabilisation, même de quelques années, diminue le coefficient de corrélation avec l’évolution du taux de CO2 qui, lui, continue de croître. Or, les modèles statistiques sont basés sur une forte corrélation.

    • Sauf qu’il n’y a pas de base de données fiable et suffisamment large pour affirmer ça. En 1880 on ne mesurait pas la température océanique (ou de manière anecdotique), et le nombre de stations meteo était très faible. Comparer des relevés de quelques stations meteo avec du matériel hétéroclite et des conditions de mesure à peine standardisées avec des relevés satellitaires et des milliers de balises océaniques relevant la température n’a aucun sens.

  1. Astuces contre astuces les médias s’échinent bien à faire passer n’importe quel aléa climatique pour la preuve définitive du réchauffement climatique anthropique. Bien que les températures moyennes terrestres stagnent, voire régressent depuis 2016, et que la progression du co2 atmosphérique ne faiblit pas. D’ailleurs l’éruption d’un volcan sous marin situé dans le pacifique sud a envoyé en 2021 dans l’atmosphère à lui seul 2 ppm, soit l’équivalent du flux annuel net attribué pour l’essentiel aux activités humaines. j’ai tenté un post dans un média récemment pour souligner ce fait, et bizarrement j’ai été censuré. Cachez cette vérité que je ne saurais voir.

    • Effectivement, l’explosion du volcan des Tonga en janvier dernier, un volcan qui était encore sous-marin il y a quelques mois, aurait expédié dans l’atmosphère l’équivalent annuel en CO2 de ce qu’on attribue aux activités humaines, soit 2ppm de concentration supplémentaire.
      Sachant que le nombre total de volcans sous-marins serait de l’ordre de 70% du total des volcans de la planète (certains vont même jusqu’au chiffre de 90%) tous très mal recensés et encore moins surveillés pour ce qui concerne leurs émissions de CO2, il serait vraiment étonnant que le volcan des Tonga soit le seul à recracher du CO2, même si pour les autres volcans c’est en quantités respectives bien moindres que ce dernier.
      Cela conduit forcément à être très dubitatif sur la part réelle du CO2 hâtivement attribuée aux activités humaines dans l’accroissement de la concentration de ce gaz dans l’atmosphère.

      • Pour rebondir sur le sujet, il est vrai que les 70.000 km de dorsales sous-marines sont le siège d’une activité volcanique et hydrothermale (rejets alimentant les champs de nodules polymétalliques abyssaux) qui reste mal évaluée, et on comprends pourquoi.
        Mais cela soulève une question plus vaste, celle de la régularité ou non des processus tectoniques à grande échelle. Car la vitesse de l’expansion aux dorsales conditionne la vitesse des déformations lithosphériques (subsidence/soulèvement) dans les zones de convergence et de collision des plaques. Les tectoniciens, en fonction des outils qu’ils utilisent pour leurs évaluations, s’accordent pour penser que ces vitesses sont lentes et surtout plutôt régulières ( de l’ordre du mm ou du cm/an pour les déplacements verticaux). Lorsqu’on aborde le problème différemment, en corrélant à grande échelle les déformations verticales sur les marges des bassins sédimentaires via les archives que sont les facies des dépôts dans les successions verticales, on arrive à une conclusion différente. Je passe sur les détails mais la tectonique qui contrôle les mouvements verticaux du substratum, n’est pas un fleuve aussi tranquille qu’il n’y paraît. Elle semble procéder par pulsations de courte durée (qq centaines de milliers d’années, insensibles à l’échelle humaine cependant). Mais des pulsations qui se feraient sentir à grande échelle.
        Dès lors, on peut se demander si l’augmentation rapide actuelle du CO2, dont la contribution humaine semble discutée, ne serait pas due à une recrudescence de l’activité mantellique d’ensemble, donc d’un volcanisme accru.
        Mais pour le prouver, comme dirait (ou aurait dit) le Général, vaste programme.
        Cela étant, il y a dans la littérature géologique récente un boom des articles liant les crises du passé à des événements volcaniques.
        A verser au débat.

  2. Sur la Fig. 1, on voit bien le plateau du début des années 2000 (2001-2013) dont tous les climato-sceptiques ont parlé, puis un saut de 0,2° de 2013 à 2016, puis un nouveau plateau après le très fort El Nino de 2016 (plateau peut-être légèrement descendant, il faut dire). Pendant ce temps l’augmentation du CO2 a été continue, continuité qui ne se voit pas sur l’évolution des températures de la Fig. 1.
    Sur la courbe de la Fig. 19 (CO2), on constate une augmentation de 100 ppm depuis le début des années 70. Rappel: 100 ppm (0,01%) est la variation constatée dans les carottes de glace polaire pendant le dernier cycle glaciaire avec 120 m de chute du niveau marin au plus fort du pic de froid (-20.000 ans à la louche) et des icebergs qui venaient vêler leurs gros cailloux exotiques à la latitude du Portugal. Tous les bateaux océanographiques les ont dragués.
    100 ppm dans les deux cas. Vous ne trouvez pas qu’on se fiche du monde avec l’effet du CO2 sur les températures (dramatique pendant le dernier cycle glaciaire, à l’évidence insignifiant, s’il en a un, au cours des 50 dernières années) ?
    Deuxièmement, les graphiques débutent aux années 70 pour une raison technique (types de mesures) et MD ne peut guère faire autrement pour une question d’homogénéité des données. Cela a pour effet de montrer une tendance globalement ascendante sur les graphiques. Mais si on tenait compte des températures antérieures mesurées dans les stations météo du monde entier (bien qu’il s’agisse d’une autre catégorie de données), on verrait que cette tendance haussière n’existe que parce qu’on démarre aux années 70. Dans de nombreux endroits en effet (pas partout évidemment), il existe un plateau chaud antérieur qui se termine à la fin des années 60.
    Au total, bernique, circulez il n’y a rien ou quasi rien à voir, sauf à pratiquer la tétracapillotomie de mauvaise foi (et longitudinale, en plus).
    Les températures de notre interglaciaire changent un peu (davantage lors des optima médiéval, romain,… que lors des 50 dernières années) mais personne n’y comprends toujours rien, sauf les climatologues modélisateurs, la face dans le gazon. Sans oublier Evelyne Dheliat.

    Une dernière remarque: il aurait été intéressant de pointer les événements El Nino sur le graphique de la Fig. 1. Simplement pour montrer comment une simple bascule des pressions atmosphériques sur le Pacifique peut en définitive, par effet domino, grandement affecter les températures mondiales, bien plus que le CO2.

    • “Les températures de notre interglaciaire (Holocène) changent un peu”…
      Les 3 “optimums” climatiques historiquement récents, minoen, romain et médiéval sont les mieux connus, mais d’autres bien antérieurs et plus prononcés ont été mis en évidence par diverses études sans que la section archéo-paléontologique du GIEC (pour autant qu’elle existe) s’en émeuve.
      J’ai à ce sujet en mémoire la découverte il y a quelques années de carcasses de baleines datées au C14 de plus de 6000 ans localisées au fond de l’océan en arctique, près du pôle, en des endroits où les baleines de 2022 ne peuvent en aucun cas accéder du fait de la banquise permanente. Ce qui tendrait à prouver que l’Océan Arctique était libre de glaces au moins en été à cette époque, une situation que Al Gore nous avait imprudemment promise pour 2013 et toujours pas réalisée.

  3. Bravo Serge, avec El Niño, vous êtes sur la bonne piste. A votre avis, au prochain El Niño, ça va donner quoi ? Pour vous aider dans votre réflexion : la Niña courante n’a pas permis d’établir un record de froid. Personnellement, je suis prêt à parier que le prochain Niño nous donnera encore un nouveau record, comme le dernier (en 2016, justement). Et comme 1998, un fort Niño à la suite duquel il y avait carrément des experts du dimanche qui parlaient d’un arrêt du réchauffement pendant quelques années… comme actuellement… à mourir de rire !

    • Les océanographes ne semblent pas en mesure de calculer l’évolution de la PDO à 3 mois, encore moins de savoir la température de chaque filet d’eau de ce courant.
      Pour ce qui est de l’évolution des températures de ces 8 dernières années, le GIEC estime qu’en moyenne le “réchauffement climatique” fait augmenter les températures de 0,03 °C par an et qu’il contribue pour moitié au moins (mais probable beaucoup plus selon lui) à l’évolution des températures. Supposons donc que chaque année, le réchauffement dû au CO₂ contribue pour 0,03 °C et le réchauffement naturel ±0,03 °C
      Les températures ne pourraient que croître. Ce n’est pas ce qui est arrivé à plusieurs reprises ces 25 dernières années.

  4. Il est probable qu’un jour lointain le taux de CO2 atmosphérique atteigne celui qu’il y a actuellement dans un sous marin ,soit 5000 ppm (0,5%).
    Tous les pays qui pourront se développer grâce au pétrole, gaz et charbon le feront !
    Se casser la tête avec les courbes de température des uns et des autres, ça occupe, sans plus !

    • Il n’y a strictement aucune “chance” que les concentrations de CO₂ atteignent 5 000 ppm en brûlant des combustibles fossiles. Il n’y en a pas assez. Il n’y a même pas la possibilité d’un doublement.

  5. Effectivement, il y a moins de glace en Antarctique, mais je ne vois pas pourquoi elle devrait rester rigoureusement constante. Cela a bien dû se produire dans le passé, mais comme personne n’allait voir, on ne s’en souciait pas.

    Le niveau des mers, lui, ne bouge pas beaucoup, surtout si on tient compte du mouvement des plateaux continentaux, déjà évoqué sur le site. Toujours pareil, dans le passé, que la mer monte ou descende de 10 cm, on ne le voyait pas et on s’en fichait.

    Selon Wikipédia, l’antarctique se serait réchauffé de 0.5°C en 50 ans. Sur une température moyenne de -57°C. Et puis comme c’est à 3000m d’altitude, c’est pas près de fondre.

    Il ne se passe rien de spécial, rien de surnaturel ou d’exceptionnel. Quelques dixièmes de degrés de plus ou de moins, ça n’a aucun intérêt. Que l’on fasse toutes ces observations dans un but scientifique, c’est plutôt intéressant. Que l’on instrumentalise les résultats obtenus pour foutre la pagaille dans la société et inciter les dirigeants à prendre des décisions insensées aux conséquences, pour le coup, catastrophiques, c’est du pur délire.

    Quand on se souvient que dans les 1970, on voulait réchauffer les pôles pour empêcher la Terre de geler…
    Tout cela est ridicule, et ce serait vraiment bien qu’on nous fiche la paix avec ces idioties.

    Le monde ne s’en porterait que mieux.

    • Comme je partage votre avis !
      Si nos ancêtres revenaient et verraient que l’on a créé de l’éco-anxiété à force de propagande climatique, ils auraient honte de nous avoir engendrés !

      • A chaque époque de l’histoire, ses peurs superstitieuses.
        Nos ancêtres, les Gaulois, avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête, et nous, nous avons peur que le climat change 😉

  6. Ohmdeboi, dans les années 70 un scientifique proposait de larguer des bombes nucléaires sur les pôles pour freiner le refroidissement. Chaque époque produit ses illuminés.

    • En effet, taylor. Dans les années 2020, il y a encore un ou deux scientifiques qui maintiennent que le réchauffement récent n’est pas dû à l’Homme. Chaque époque produit ses illuminés.

      • @Anton, les questions suivantes sont totalement distinctes:
        – Est-ce qu’un réchauffement est lié à l’homme ?
        – Dans quelle proportion ce réchauffement est-il lié à l’homme ?
        – Dans quelle proportion ce réchauffement est-il lié au CO2 ?
        – Dans quelle proportion ce réchauffement est-il une conséquence d’émissions humaines de CO2 ?
        – Le climat possède t-il un état stable en température ?
        – Peut-on savoir, avec les données disponibles et les incertitudes des mesures, si le réchauffement est il exceptionnel en intensité ?
        – Est-ce une catastrophe ou bien les effets positifs compensent les effets négatifs ?

        Concernant l’empilement des noms de scientifiques et autres autorités pour éviter de surtout entrer dans le fond de chaque question, réalisez-vous que c’est précisément ce qui discrédite la climatologie ? AUCUN autre domaine scientifique sérieux n’a recours a de tels sophismes.

        Aucun autre domaine scientifique sérieux pollue ses introductions et conclusions d’articles par des messages politiques, ou encore envoie ses membres défendre des hypothèses ou prédictions — i.e., transmettre la bonne parole — dans les médias généralistes à l’aide de l’argument de la peur.

        • Vous perdez votre temps.
          AUCUN argument, si pertinent soit-il, ne fera changer d’avis les convaincus.
          Ils sont si nombreux que c’est fichu. Au bout de plus de trente ans de balivernes rabâchées, de catastrophes annoncées qu’on attend toujours, c’est cuit.
          Al Gore nous prédisait la Grande Submersion pour 2012 et regardez où on en est, en 2022. On se chipotte les millimètres et les dixièmes de degrés. Et ça marche, les croyants ont la foi. Il y a aujourd’hui des adultes qui n’ont entendu que ça depuis leur naissance.
          Just Stop Oil vandalise les oeuvres d’art, les écologistes sont plus enragés que jamais.

          “La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu ? Ne vous inquiétez pas, je vais vous en prédire une autre.”

          • @Laurent Saez
            Répondre à première question est possible puisqu’elle est théorique. “Il existe” un réchauffement d’origine anthropique, oui. La dernière semble avoir pour réponse non. Il n’y a pas eu de catastrophe à l’échelle planétaire issue du réchauffement global de 1,5 degrés en 150 ans. Toutes les autres sont des questions ouvertes.

        • A l’exception peut-être de la médecine : on a vu quand même de grandes choses à l’occasion de la dernière pandémie, avec d’éminents professeurs, chefs de service et autre prix Nobel traînés dans la boue ou mis sur la touche comme de vulgaires charlatans (notamment dans les médias officiels) pour ne pas avoir eu l’heur de plaire au pouvoir en place faute d’avoir abondé dans le sens du discours officiel concernant les bienfaits indépassables du vaccin inocule à l’abattage, sans aucune analyse préalable (j’en sais quelque chose), ou le port du masque en extérieur notamment, mais c’est une autre histoire… pas si éloignée néanmoins que ça d’une certaine façon politique d’aborder la question du climat propre aux “écologistes”, qui ne sont pas des “écologues” !

        • “AUCUN autre domaine scientifique sérieux n’a recours a de tels sophismes.”
          Si la médecine et en particulier l’épidémiologie …. nous en avons eu un bel exemple depuis 2020 !

      • Anton doit confondre “science” avec “démocratie” : comme si en science le “nombre” avait une quelconque importance !
        En science le consensus c’est l’unanimité, pas la majorité.
        Surtout ne pas répondre à ce type d’arguments qui est l’expression d’une volonté de puissance qui n’a rien de “scientifique”.
        Sérieusement, vous voulez des exemples dans l’histoire ?
        Et en plus vous donnez vous-même le nom d’éminents climatologues qui contredisent votre thèse, alors qu’il en suffirait d’un seul pour jeter à bas tout votre échafaudage… merci Anton !

  7. Et pendant ce temps les compagnies pétrolières brûlent 144 milliards de m3 de méthane en torchere malgré les engagements COP qui avaient pour objectif de réduire a zéro en 2030 ce chiffre. Ce chiffre n a pas baissé depuis 10 ans et les 10 mauvais élèves de la planète n ont aucune intention de soumettre les exploitants a le faire . Ce chiffre correspond à 400 millions d équivalent co2 de rejet dans l atmosphère dont 360 millions sous forme de co2 et 40 millions sous forme de methanec(25 fois plus efficient que le co2 en terme d effet de serre).
    Pour info la France consomme 40 milliard de m3 de gaz, on crame donc inutilement et parce que l on ne veut pas moderniservl extraction du pétrole 3,5 fois la consommation de la France. On nous parle de taxer les super profits comme ci l argent allait aller dans les bonnes poches mais on refuse de contraindre les compagnies pétrolières.

  8. Le hiatus de la température moyenne de la basse troposphère de 1997-98 à disons 2014, voire 2018, est surtout du à une entrée en phase froide de la PDO et à la stabilisation de l’AMO. En prenant les données de UAH et de RSS. C’est une période assez courte pour en déduire une vraie évolution climatique globale, même si cette quinzaine d’années a vu plus du tiers du CO2 humain émis depuis 1850-1870 être relâché dans l’atmosphère. Mais, depuis, le réchauffement semble être reparti.

  9. 2018 car de 2014 à 2016, il y a eu un puissant El Nino, puis un ton petit rebond en 2017, et une nouvelle La Nina qui a fait redescendre la température au niveau (ou presque au niveau) de celui depuis 97-98.

  10. “[Les courbes de température] proviennent de quatre organismes bien connus utilisant des méthodes différentes : Hadley Center, Remote sensing system (RSS), University of Alabama à Huntsville (UAH), GISS (NASA).”

    Notons que RSS et UAH travaillent sur les mêmes données (sondeurs micro-ondes). Seulement, UAH trouve des tendances de température bien plus faibles que RSS (et les autres). Va savoir pourquoi. C’est vrai que c’est un peu compliqué de produire des séries de température atmosphérique à partir d’un signal multi-satellite, pas exclusivement lié à la température, et très sensible aux variations orbitales et aux évolutions technologiques des satellites successifs. D’autant plus que les radiomètres sont difficiles à calibrer. Un bon vieux thermomètre est plus facile, c’est sûr.

    Mais sûrement UAH est la seule bonne série et tous les autres ont tort.

  11. Pour ce qui est de la divergence UAH/RSS voir par exemple ici : https://www.climato-realistes.fr/le-rechauffement-climatique-augmente-de-140-depuis-1998-le-commentaire-de-roy-spencer/

    “Un bon vieux thermomètre est plus facile, c’est sûr.”

    Les mesures par thermomètres sont très inhomogènes. Elles sont mal adaptées pour évaluer l’évolution à long terme des températures. Les diverses corrections et ajustements pratiqués sur les données brutes sont de l’ordre de grandeur du réchauffement mis en évidence. De plus, ces indices (HadCRUT, GISS, BEST, etc.) ne cherchent pas à rendre compte de l’évolution des températures mesurées mais sont basées sur la conservation des tendances à courts termes. Autant dire que c’est pratiquement la pire des méthodes quand on s’intéresse aux évolutions à longs termes.

    • Bonjour phi !

      Il y a aussi GNSS/RO. Dommage seulement que les séries sont encore un peu courtes (20 ans). Je pense que vous n’avez pas hâte de voir ce type de mesure s’imposer petit à petit comme référence, mais je crains que vous serez déçu(e). Voir “Monitoring global climate change using GNSS radio occultation”, https://doi.org/10.1038/s41612-022-00229-7.

      Allez, un extrait du résumé, puisque c’est si beau : “The emerging signal of climate change is now clearly evident in Global Navigation Satellite System (GNSS) radio occultation (RO) data, matching predictions made by climate models 15 years ago. The observed RO trends represent well-understood responses to global warming, in particular the widespread cooling of the lower stratosphere and warming of the troposphere.”

      Ou le paragraphe de conclusions, très beau aussi : “To conclude, analysis of the now 20-year record of GNSS-RO measurements suggests the following: climate trends consistent with our understanding of the response to global warming are clearly identified in the observed monthly mean RO bending angles (Fig. 2a) and in the geophysical variables (Fig. 2c, d) retrieved from the bending angles; these climate signals are seen in regions where the information content of the RO measurements is largest and where the value of RO in both NWP and climate reanalyses is firmly established; the observed bending-angle trends match predictions made with the HadGEM1 climate model a decade and a half ago (Fig. 2b), implying that both the observed signals and models are grounded in robust, well-understood physics. This final point is analogous to that made by Stouffer and Manabe [2017] in relation to projections of surface temperature change made with earlier generations of climate models. It confirms the expected capabilities of RO data expressed two decades ago, and suggests that the satellite-derived bending angles provide a valuable observational data source for climate model development and evaluation.”

      Le Manabe qui est cité ici, c’est le type qui a eu le Prix Nobel de Physique pour la prédiction fiable du changement climatique dans les années 60. Rings a bell?

      Ma prédiction : les mesures GNSS/RO vont être ignorées pendant longtemps par vos sources de désinformation habituelles, ici et ailleurs, car elle ne les arrangent vraiment pas. On parie ?

      • @Anton, en ignorant les phrases marketing et le superlatifs qui n’engagent pas scientifiquement l’auteur, sa terminologie est sans ambiguïté.
        Il souligne une corrélation dans les observations compatible avec des modèles. Cela signifie que les prédictions et donc l’hypothèse de causalité ne sont pas invalidées par les observations. Cela ne signifie pas que l’hypothèse de causalité est démontrée.
        Votre interprétation politique est une opinion qu’il partage, je n’en doute pas ! mais il ne l’a pas écrit…

        • TP, c’est quand même un peu plus subtil que ça. Bien sûr, en sciences de l’Univers (météo, climato, géologie, astrophysique…), on ne peut pas faire des expériences contrôlées répétées.

          Mais ce qu’on peut faire, et ce qui est fait ici, ce sont des prédictions non-triviales qui peuvent être testées.

          Et ce n’est pas une simple correlation. N’importe qui peut trouver des correlations au hasard. Gervais l’a fait avec son cycle de 60 ans que le temps a ensuite permis de réfuter. Svensmark l’a fait en 1991 avec sa théorie de l’effet des GCR sur les nuages que le temps a ensuite permis de réfuter aussi. (Comment, vous ne savez pas ? Peut-être vos sources ne sont pas à jour, ou omettent de rapporter des résultats qui ne leur plaisent pas alors.)

          Non, ici, c’est une prédiction non-triviale basée sur la compréhension fine de la physique, évaluée 15 ans plus tard. Les similitudes de l’amplitude et des structures spatiales des signaux entre les prédictions des modèles et les observations au bout de 15 ans sont bien plus puissantes qu’un simple correlation à la Gervais ou Svensmark. Ce qui est possible quand on a des prédictions non-triviales, c’est de les tester. Comme la relativité générale d’Einstein, testée lors d’une occultation, et dont la prédiction correcte a été vue comme une preuve puissante. Ici, avec les données GNSS-RO, c’est la même démarche. Une preuve de concept convaincante.

          Par ailleurs, vous êtes dans la situation de celui qui dit à l’astrophysicien que le Soleil est un tas de charbon brûlant, avec l’argument imparable que personne n’a jamais été voir à l’intérieur du soleil ce qui se passe, et que votre théorie fumeuse a donc la même valeur que celle des astrophysiciens. Vous ne trouveriez pas ça ridicule ?

          • Vos analogies sont tellement hors sujet… Nous parlons bien de modèles basés sur l’hypothèse d’un lien quasi mono-causal entre émissions humaines d le CO2 et réchauffement, mono-causalité sur laquelle il n’existe aucune évidence physique, très loin de là, à cause du nombre de facteurs connus et inconnus. Ce sont des sciences de données. Ensuite nous parlons d’observations vérifiant des corrélations entre quantités; peu importe lesquelles d’ailleurs, à la limite. Évitez s’il vous plaît de prétendre que les subtilités échappent à vos contradicteurs quand même des points somme toute basiques vous échappent. Je pourrais être convaincu, ce n’est pas une religion pour moi, mais pas par du grand n’importe quoi !

      • “Le Manabe qui est cité ici, c’est le type qui a eu le Prix Nobel de Physique pour la prédiction fiable du changement climatique dans les années 60. ”
        MANABE est à la climatologie ce qu’OBAMA a été pour la PAIX dans le Monde.
        Deux prix Nobel !

  12. Depuis quelques années, je pose les mêmes questions aux “spécialistes” alarmistes du climat, sans jamais recevoir de réponse. Mes propres recherches sur des sites scientifiques me disent que le taux de CO2 dans l’atmosphère terrestre est d’environ, en arrondissant par le haut, de 420 ppm (parties par million), ce qui correspond à 0,042 %. Les sites spécialisés sur la nocivité des gaz à effet de serre disent à propos du CO2, que pour que des gens présentant déjà des problèmes respiratoires, aient une accélération du rythme respiratoire, ce taux doit atteindre les 3%, soit 30.000 ppm !
    Donc : en admettant que le taux actuel se multiplie par dix, ce qui est déjà pas mal, nous arriverions donc à un taux de CO2 dans l’atmosphère terrestre de 4.200 ppm, soit, 0,42 % et donc toujours bien en dessous de 1%. OÙ DONC SE TROUVE LA CATASTROPHE ANNONCÉE PAR LA HAUSSE DU CO2 ? Et si l’on tien compte que la cause anthropique des émissions de CO2 serait de 5 %, ce serait donc 5% de 0,042 % ???

    Merci de m’éclairer à ce sujet.

    • Les expériences de l’US Navy simulant des pannes prolongées des systèmes d’épuration du CO2 dans l’atmosphère confinée des sous-marins nucléaires n’ont mis en évidence aucun problème grave menaçant les équipages avec de concentrations atteignant, voire même dépassant les 10000 ppm.
      Le seul danger de ces fortes concentrations se manifeste par une toxicité du CO2 au delà d’un certain seuil et quand la pression de l’atmosphère respirée augmente, ce qui ne peut se produire qu’en cas de voie d’eau et que le submersible ne peut regagner la surface.

  13. La seule vraie question qui vaille, finalement, est celle-ci : en quoi le prétendu réchauffement climatique d’origine humaine est-il, factuellement, aujourd’hui, une catastrophe ?

    Quand par exemple, le rapport de la FAO portant sur la période 1990-2015, consultable partout, indique que sur ces 25 ans la sous-alimentation dans le monde a fortement baissé (passage de env 23% à env 13%) alors que dans le même temps, la population mondiale augmentait de près de deux milliards. Qu’est-ce que cela aurait été si le prétendu RCA n’avait pas existé !
    – avec en parallèle la démonstration via les photos aériennes de la NASA qu’entre 1990 et 2020, la planète terre a verdi de 20%, quelle catastrophe –

    Que tous les “Anton” répondent à cette simple question : en quoi le prétendu RCA est-il, factuellement, aujourd’hui, catastrophique au point de justifier les mesures extrêmes que ses amis et lui veulent nous imposer ?

    • L’exemple de l’Inde qui subissait encore de graves famines jusque dans les années 60, est assez emblématique à cet égard: Non seulement ce pays, grâce à l’action conjuguée du CO2, des engrais synthétiques et d’une forte mécanisation réussit maintenant non seulement à nourrir une population qui a triplé en l’espace de 60 ans, mais encore à devenir un exportateur net de denrées alimentaires.
      L’article enthousiaste de l’économiste environnementaliste Vijay Jayaraj ” intitulé: “”Gratitude for CO2: It Continues to Feed the World – ‘Record harvests’ continue”” a offusqué les rédacteurs des MSM américains et européens, raison pourquoi il est resté assez confidentiel…
      https://www.climatedepot.com/2021/08/04/gratitude-for-c02-it-continues-to-feed-the-world-record-harvests-continue/
      Je le cite partiellement:
      …”Le CO2 ajouté à l’atmosphère depuis l’ère industrielle n’a eu aucun impact observable sur les précipitations tout en aidant directement les plantes à mieux croître. Dans les grandes conférences sur le climat, aucune référence n’est faite au rôle du CO2 dans la croissance des plantes et à sa pertinence pour la sécurité alimentaire mondiale. Au lieu de cela, le CO2 est étiqueté à tort comme toxique.
      Le mouvement climatique a réussi à laver le cerveau de la communauté mondiale sur la biologie et la chimie simples enseignées aux écoliers. Le CO2 qui a été responsable de la vie et de l’écologisation rapide du monde est vilipendé.”
      A lire également:
      https://www.climateofdenial.org/track-climate-change-denial/vijay-jayaraj/

  14. “écologisation rapide du monde” est une mauvaise traduction de “enabling rapid greening”. Il fallait plutôt lire: …”et du verdissement rapide de la planète”…

  15. Appel aux experts ici présents

    Pouvez-vous en une page maximum armer des plus ou moins vieux militants écolos sortant du troupeau grâce à vous qui voudraient ouvrir les yeux autour d’eux sans trop se faire critiquer par leurs relations écolos ?

    L’excellence vient rarement de la masse, alors que ne plus être mougeon c’est aller au-devant de bien des problèmes.et des risées.

    Merci

  16. Bonjour,
    je m’adresse aux climato réalistes,
    je ne suis ni climatosceptique ni farouchement convaincu par les études du GIEC dont je ne fais pas croyance dogmatique. Et je n’ai aucune compétence particulière dans le domaine du climat.
    En vous lisant je me dis que le GIEC a tout faux !
    Et vous apportez des arguments qui devraient convaincre à vos thèses les plus “sceptiques”, c’est-à-dire les moins climatosceptiques, qui soient.
    Mais alors, une chose que je ne comprends pas : comment se fait-il que le GIEC parvienne à embarquer dans son aventure, abracadabrante selon vous, autant de scientifiques (ne faisant pas partie du GIEC) qui devraient quand même, en grande majorité, faire preuve d’un minimum d’esprit quelque peu scientifique, et refuser de cautionner des études aussi peu sérieuses (selon vous), sujettes aussi facilement à dénégation et infirmation (selon vous encore), en un mot, aussi facilement “invalidables”, et autant de sociétés capitalistes (fournisseurs d’énergie fossiles en premier lieu, mais tant d’autres également, par ricochet) qui n’ont absolument rien à gagner dans l’affaire, mais tant à perdre, et qui ne semblent pas, ou plus, contester les études du GIEC, mais bien au contraire y adhérer sans réserves ?
    Autrement dit, quelle est la force qui conduit vainqueur le GIEC ? Qui est derrière cette espèce de “complot climatique” ? Qui tire les ficelles ? A qui profite le “crime” ?
    Les études du GIEC ne valent rien du point de vue scientifique (selon vous), cela est évident et facilement démontrable (selon vous toujours), et malgré cela, les forces (qui mènent le monde depuis quelques siècles, et qui ont démontré à maintes reprises, en maintes occasions, leur puissance et leur efficacité) qui devraient crier cela urbi et orbi, loin de contester ces études, les valident !
    Quelque chose m’échappe !
    Merci de vos réponses

    • Quelques éléments :
      – la lâcheté, le conformisme : moteur beaucoup plus puissant que beaucoup ne le pensent ; l’Histoire est pleine d’exemples de gens en principe intelligents qui sont allés dans le sens du vent (mauvais) simplement pour cette raison – surtout quand il y a une si forte pression, financière (pas de crédits pour les scientifiques niant le RCA), médiatique, de la part d’assos écolos parfois violentes, etc.
      – complément du précédent : on est promu (par les politiciens, les médias, les employeurs publics…) quand on va dans le sens du vent
      – le manque de temps – voire la paresse : beaucoup de scientifiques n’ayant pas le temps de se pencher sur la question se contentent de faire confiance à ce qui apparaît comme un “consensus” des principaux scientifiques
      – la toile de fond : idéologie écologiste selon laquelle l’homme ne cause que des dégâts à l’environnement – ce qui est en partie vrai dans un certain nombre de domaines hors climat – donc il doit aussi en causer au climat. Pour les écolos extrémistes selon lesquels l’homme est carrément une nuisance pour la planète (et qu’en conséquence il devrait disparaître, ou au moins que la population devrait être divisée par 10 voire plus), c’est un levier extraordinaire

      Il faut aussi comprendre que pour les gouvernements, le principe selon lequel “le CO2 pollue” (le climat) est extraordinairement rentable, puisqu’il permet de taxer les citoyens pour le simple fait de vivre, puisque la vie humaine, par définition, est très émettrice de CO2, surtout à notre époque. Une source de revenus inépuisable pour les politiciens et les États… une idée de génie !

      L’homme n’est pas une machine, même les plus grands scientifiques : c’est un être complexe, doté de sentiments, de craintes, d’espoirs, de moralité (ou pas), capable d’être courageux (ou pas) et la réponse à votre interrogation est nécessairement complexe et dépend des individus…

      • Bonjour,
        je vous remercie de votre réponse.
        – je comprends bien, et y adhère, votre explication selon laquelle la tendance naturelle, et majoritaire, de l’homme, quel que soit son “intellect”, est “d’aller dans le sens du vent”. Mais ce qui reste pour moi mystérieux dans cette affaire, c’est qui décide du sens du vent. Quand je vois justement tant de forces (fournisseurs d’énergie fossiles, et tous les industriels utilisant ces énergies fossiles, industries automobiles, aéronautiques, navales, et tous les pouvoirs politiques qui se font attaquer de toutes parts pour inaction, avec procès à la clé, … ) qui n’ont rien à gagner dans ce chamboulement, mais beaucoup à perdre, et qui auraient intérêt à ce que le vent souffle dans l’autre sens (celui opposé au GIEC). Pourquoi ces forces épousent-elles les thèses du GIEC, ou n’y résistent-elles pas ?
        Si les thèses du GIEC sont si erronées que cela (ce que je ne conteste pas forcément, n’étant pas suffisamment compétent), et si elles sont si facilement invalidables, quelle(s) force(s) les rend victorieuses ?
        – en ce qui concerne la source de revenus pour les États que constitue le “CO2 pollueur”, il me semble que les énergies fossiles sont également des sources de revenus gigantesques pour ces États, dont ils vont se priver en prônant leur remplacement. Par quoi ces sources de revenus gigantesques vont-elles être remplacées grâce au “CO2 pollueur” ? Pour le moment, je vois essentiellement des dépenses supplémentaires pour les États, sous forme de subventions (généreusement) distribuées à droite et à gauche (voitures électriques, remplacement de modes de chauffage, installation de panneaux solaires, isolation des habitations, …). Mais peut-être, là aussi, quelque chose m’échappe.
        Encore merci à vous.
        Cordialement

    • Votre question est fondamentale, pourquoi cette histoire de réchauffement anthropique causé par le co2 s’est imposée comme un fait incontestable et faisant (soit disant) l’unanimité du monde scientifique. Les explications sont nombreuses, je vous suggère de lire l’ouvrage d’Olivier Postel Vinay « La comédie du climat » vous y trouverez un historique des dernières décennies, des raisons de la création du Giec à nos jours (le bouquin date de 2015). Vous découvrirez aussi que la communauté scientifique des années 70 s’était consacrée entièrement, (les publications scientifiques les plus prestigieuses jusqu’à même la CIA) à alerter le monde des risques de refroidissement et de glaciation. Alors les raisons, peur millénariste pour les uns, intérêts pour les autres. Nous sommes de plus en plus dans l’irrationnel, rappelez-vous le traitement scientifico-politique de la pandémie de Covid.

      • Bonjour,
        merci de votre réponse.
        Je vais me procurer le livre d’Olivier Postel Vinay « La comédie du climat », en espérant qu’il ne soit pas trop “ardu” à lire, et à comprendre, comme je l’ai dit, je n’ai pas de compétence particulière en matière de climat.
        Un autre sujet me perturbe dans cette affaire : indépendamment de l’aspect climat, l’homme cause énormément de préjudices à la planète et à ses habitants (une grande partie de l’Humanité incluse). Ne pensez-vous pas qu’il est temps qu’il en prenne conscience, et qu’il change son comportement à cet égard ? Poursuivre dans la même voie, sans rien changer à son comportement, est-il raisonnable ?
        les mesures de Sobriété et de Solidarité prônées par le GIEC ne vous semblent-elles pas souhaitables ?
        Cordialement

        • Mickaël, les milliards de dollars dépensés pour lutter contre la chimère du CO2 sont autant de milliards qui n’ont pas été consacrés à de vrais problemes écologiques ou à des causes humanitaires.

          Croire que l’on polluera moins en abandonnant le progrès est une idéologie très occidentale, pour ne pas dire bourgeoise. Si un enfant sur quatre mourrait encore faute de soins en France, il y aurait moins de “décroissants”. Celui qui a faim ou ne peut pas se soigner cherchera par tous les moyens à accéder à une énergie abondante et bon marché, principal facteur pouvant améliorer sa vie quotidienne, ce quelles que soient les conséquences sur la planète.

          C’est donc au contraire en optimisant l’utilisation de ressources indispensables et en facilitant l’accès à l’énergie aux plus pauvres que l’on peut espérer pouvoir agir pour l’environnement. Construire des éoliennes peu fiables, au rendement instable qui fait exploser les coûts, ou encore des panneaux solaires bourrés de composants extraits par des ouvriers vivant dans la misère à l’autre bout de la planète, c’est faire l’inverse ; au nom du combat contre le diable CO2. Les occidentaux privilégiés peuvent se le permettre. Pour que les autres suivent, ils promettent des subventions monstre aux diasporas lors des COP.

          Une question peut-être la suivante : pourquoi ? je pense qu’une partie de l’explication se situe dans la chute des régimes communistes au siècle dernier : le climat fut la bouée de sauvetage des anti-capitalistes du monde entier. Une autre partie de l’explication se situe à l’extrême opposé : l’alarmisme climatique est une aubaine pour créer de nouveaux marchés, de nouveaux besoins, au grand bonheur de spéculateurs sans scrupules. Mettez au milieu de tout ça une jeunesse occidentale imprégnée de la culture d’une religion chrétienne qu’elle a pratiquement abandonnée (qui a donc besoin d’une autre cause pour faire repentance des péchés humains en vivant dans la modestie et la privation) vous avez le tableau complet.

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