L’alignement des planètes moteur des cycles solaires de 11 ans

Dans un article du site Notrickzone, le Professeur Fritz Vahrenholt  revient sur une étude publiée en mai 2019 dans la revue  Solar Physics sur l’influence du mouvement des planètes sur l’activité solaire. Le texte qui suit en est la traduction.

Depuis que le pharmacien Samuel  Schwabe a découvert en 1843 que les taches solaires du soleil augmentaient et diminuaient selon un cycle de 11 ans, les scientifiques se demandent ce qui explique cette périodicité de 11 années et pourquoi le champ magnétique solaire change de polarité selon la même périodicité : le pôle nord devient le pôle sud et vice versa.

En juillet 2019, des scientifiques du Helmholtz Center de Dresde Rossendorf ont fait une découverte peu remarquée mais passionnante. Tous les 11,07 ans, les planètes Vénus, Terre et Jupiter sont assez précisément alignées et leur force gravitationnelle s’ajoutent.

 « L’accord est incroyablement précis: nous voyons un parallélisme complet avec le mouvement des planètes sur 90 cycles », explique Frank Stefani, l’un des auteurs de la publication. Tout comme l’attraction gravitationnelle de la Lune provoque les marées sur Terre, les planètes pourraient déplacer le plasma chaud à la surface du Soleil. Mais l’effet d’une simple force gravitationnelle est trop faible pour perturber de manière significative l’écoulement à l’intérieur du Soleil, de sorte que la coïncidence temporelle a longtemps été ignorée.

Les chercheurs supposent aujourd’hui que les couches de plasma sont soumises à une instabilité dite de Taylor. L’instabilité de Rayleigh-Taylor  est l’instabilité de l’interface séparant deux fluides de densités différentes (nous connaissons tous les turbulences qui se produisent lorsque le lait est versé dans une tasse de thé). L’instabilité de Taylor est sensible même avec des forces de très faible intensité. Il suffit d’un petit éclat d’énergie pour que la polarité du champ magnétique solaire oscille d’avant en arrière tous les 11 ans. L’impulsion nécessaire pourrait être fournie par l’effet de marée des planètes  et déterminer ainsi  le rythme auquel le champ magnétique du soleil inverse sa polarité.

En plus de leur rôle dans la régulation des cycles de 11 ans, les forces de marée des planètes pourraient avoir d’autres effets sur le Soleil. Par exemple, il est concevable qu’elles puissent modifier la stratification du plasma dans la zone limite entre la zone de rayonnement interne et la zone de convection externe du Soleil, la tachocline, faisant en sorte que le flux magnétique soit plus facilement dissipé .

Dans ces conditions écrivent les chercheurs, la force des cycles d’activité solaire pourrait également changer, tout comme le « minimum de Maunder » provoque une baisse significative de l’activité solaire sur une plus longue période. L’idée selon laquelle l’activité du soleil est contrôlée par les planètes y compris la Terre elle-même est inhabituelle. Cela pourrait évoquer l’astrologie, mais c’est le dernier état de la recherche solaire.

Theodor Landscheidt  (décédé en 2004) est l’un des premiers chercheurs a avoir supposé que les planètes ont une influence sur l’activité solaire. En 1988 déjà, dans son livre  « Soleil-Terre-Homme » il prédisait la décroissance des cycles solaires 22 et suivants. Cependant, il  supposait  un mécanisme différent, selon lequel les planètes déplacent cycliquement le soleil hors du centre de gravité (barycentre) de notre système solaire.

Dans un chapitre séparé de notre livre « Le soleil oublié », le professeur Nicola Scafetta, conjecturait déjà que la conjonction de Saturne et de Jupiter était la cause des cycles de 60 ans. Dans une publication publiée en février 2020 dans la revue Solar Physics, il attribue les oscillations à plus long terme (Hallstatt -2400 ans, Eddy – 1000 ans, Suess-de Vries – 210 ans) à l’influences des grandes planètes Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

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