2022, l’année (toujours pas) la plus chaude

Par MD

« La question ne sera pas posée »
(le président Delegorgue au procès de l’« affaire », 1898).

Introduction.
Il y a tout juste un an, on écrivait ici même : « Célèbrerons-nous dans un an les « huit années les plus chaudes » ? On a gagné. Du coup, les convulsionnaires médiatico-politico-scientifiques sont entrés dans leurs transes rituelles. Et d’entonner l’hymne à la « cinquième – ou sixième – année la plus chaude », preuve du « dérèglement climatique ».
Nous commençons à être habitués à cette antienne. En effet, voici tantôt huit ans que les « températures globales » marquent une sorte de palier ou de « pause ». Les quelques graphiques qui suivent permettent d’illustrer et de détailler cette situation climatique temporaire, qui n’est d’ailleurs pas sans précédents.

Sources.
Les données numériques proviennent de quatre sources bien connues et généralement peu contestées. Les séries de températures y sont exprimées en termes d’« anomalies ». Ce terme désigne les écarts de températures par rapport à des périodes étalons – de trente ans en général – différentes selon les sources.
Deux organismes utilisent des données thermométriques combinant températures de l’air ambiant au-dessus des continents et températures de l’eau en surface des océans :

  • GISS : NASA, Goddard institute for space studies. Indicateur Gistemp4 (référence 1951-1980).
  • Hadley Center et CRU. Indicateur Hadcrut5 (référence 1961-1990).

Deux organismes interprètent depuis 1979 des mesures composites par satellites et ballons-sondes :

  • RSS : Remote sensing system. Indicateur RSS-v4 (référence 1979-1998).
  • UAH : University Alabama Huntsville. Indicateur UAH 6.0 (référence 1981-2010).

Évolution des températures globales entre 1979 et 2022.

Le graphique ci-dessous limité à la période des satellites (1979-2022) superpose ces quatre séries de températures annuelles pour l’ensemble du globe terrestre.

Températures annuelles relatives selon les 4 sources de données

Les courbes présentent des allures générales peu différentes, se distinguant surtout par leurs périodes de référence (les courbes Gistemp4 et Hadcrut5 se déduisent approximativement l’une de l’autre par une translation de 0,07°C correspondant au décalage de dix ans entre les deux références). Sur les 44 années d’observations, les températures ont augmenté d’environ 0,6°C. Les écarts interannuels sont plus ou moins marqués, avec des pics qui sont généralement attribuées au phénomène d’oscillation australe dit ENSO (El Niño Southern oscillation) et des périodes de relative stabilité comme la période actuelle.
On peut illustrer le même phénomène en superposant cette fois les températures mensuelles (pour une meilleurs lisibilité la courbe Gistemp4 a été atténuée).

Températures mensuelles relatives selon les 4 sources de données

La représentation est moins claire mais les paliers successifs sont visibles, notamment le dernier en date.

Évolution des températures par tranches de latitudes.

Voici à titre d’exemple les séries Gistemp4 du GISS qui détaillent les températures annuelles moyennes par tranches de latitudes.

Températures annuelles relatives par latitudes (source GISS Zéro- Période 1951-1980)

Les continents se réchauffent plus vite que les océans et par conséquent l’hémisphère nord plus que l’hémisphère sud, ce dernier étant essentiellement maritime. D’où un gradient nord-sud manifeste. Mais attention aux différences de superficies. La représentation ci-dessous fournit une image relativement fidèle des superficies respectives des tranches de latitudes retenues par le GISS.

Par exemple les zones circumpolaires (64°-90° N et S) ne représentent chacune que 5% de la surface terrestre. En comparaison, les zones intertropicales (24°N-EQU-24°S) figurées en carmin représentent 41% de la surface terrestre, d’où leur influence marquée sur la température moyenne du globe.
Les relevés par satellites racontent une histoire analogue comme le montre RSS (attention : le découpage choisi est différent et il y a des chevauchements de zones). Rappelons que les zones polaires sont imparfaitement couvertes par ce type de mesure indirecte.

Températures annuelles relatives par latitudes (source RSS)

Évolution des températures entre océans et continents.

Selon Hadley Center.

Evolution des températures des océans et des continents (Source Hadley Center)

Évolution des températures globales des huit dernières années (2015-2022).

Voyons maintenant le détail des huit années « les plus chaudes » de l’histoire récente. En températures relatives mensuelles et selon les quatre sources précédentes.

Températures mensuelles relatives 2015-2022 (selon les 4 sources de données)

Par tranches de latitudes selon RSS.

Températures mensuelles relatives 2015-2022 par latitude (Source : RSS)

Entre continents et océans selon Hadley Center.

Températures mensuelles relatives Terres et Océans 2015-2022 par hémisphère (Source Hadley Center)

En conclusion, en dépit des notables irrégularités mensuelles et annuelles, les températures des huit dernières années sont tendanciellement étales ou légèrement décroissantes. Par le plus grand des hasards, à la fin de 2022 les températures sont presque identiques à celles du début de 2015. Il est donc doublement mensonger d’affirmer que les phénomènes météorologiques rares se multiplieraient ou s’accélèreraient ces dernières années « du fait du réchauffement climatique ».

Questions.
Deux faits troublants mis précédemment en évidence conduisent à s’interroger sur le rôle supposé prépondérant du CO2 dans ces phénomènes climatiques globaux.
-D’une part la stagnation tendancielle persistante des températures est contradictoire avec la concentration en CO2 qui a continué à augmenter régulièrement et inexorablement.
-D’autre part les importantes disparités géographiques sont contradictoires avec le fait que le CO2, étant réputé « well mixed », aurait dû produire sur l’ensemble du globe des effets équivalents sinon identiques ce qui est loin d’être le cas. On le constate notamment pour les continents de l’hémisphère nord et en particulier l’Europe.
Par conséquent, il est légitime de penser que de nombreux autres facteurs influent de façon notable sur le climat (disons plutôt « les climats »). On ne pourra pas continuer à les ignorer et à se focaliser sur un paramètre unique devenu obsessionnel et, de ce fait, paralysant.

Conclusion.
Personne ne sait à quoi est due la pause actuelle, ni si elle va durer ou non.
Un commentaire approprié à la situation aurait pu être (parmi d’autres formulations possibles) : « En 2022, la température terrestre globale s’est établie sensiblement à la moyenne de la période 2015-2021, étendant ainsi à huit années ininterrompues le palier déjà observé l’an dernier. Certains scientifiques suggèrent que la stagnation actuelle pourrait être attribuable au phénomène d’oscillation australe dit ENSO (El Niño Southern oscillation). Les grands mouvements océaniques et atmosphériques naturels influeraient donc de façon majeure sur l’évolution des températures, (etc. etc.) ».
N’y comptez pas. D’ailleurs notre média gouvernemental, docile, nous a prévenus : interdit de toucher au dogme.
La question ne sera pas posée.

Les convulsionnaires de St-Médard (1727). Gravure de l’époque.
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41 réflexions au sujet de « 2022, l’année (toujours pas) la plus chaude »

  1. MD,

    “Personne ne sait à quoi est due la pause actuelle”. Que pensez-vous de la regression entre ENSO et la température moyenne globale telle que la fait simplement Gavin Schmidt (https://www.realclimate.org/index.php/archives/2023/01/2022-updates-to-the-temperature-records/), aboutissant à une série temporelle “ENSO-corrected” qui lisse un peu (par construction) la variabilité liée à ENSO et qui suggère que sans ENSO, 2022 aurait été la deuxième année la plus chaude ?

    • Il serait intéressant de mettre sur une même courbe:
      la températures globale de la troposphère, (en pause)
      l’évolution du CO2 atmosphérique, (en croissance)
      la température des océans, (en retard)
      l’activité des cycles solaires. (en baisse)
      Le résultat montrerait que la vérité pour le moins n’est pas évidente…

    • En appliquant le regret dans les deux sens (i.e., en prenant en compte la correction quand elle est à la hausse mais aussi quand elle est à la baisse), le plateau depuis 2015 est plus haut, mais encore plus visible ! Si, par malheur, une personne malveillante venait a tracer un barplot 2015-2022 d’une telle platitude, le fait que 2022 soit dans le top 2 serait alors un peu léger pour convaincre les foules.
      Je suggère donc, en plus, d’appliquer la méthode dite de Mann, consistant à filtrer arbitrairement un petit % des mesures avant de faire une moyenne et à appliquer une méthode de normalisation non standard, formulée à partir du résultat visuel fixé en objectif. Nous devrions parvenir à faire pencher le plateau sur la gauche : enfin une courbe bien croissante qui respecte la bible. Victoire !

  2. En examinant la courbe des relevés depuis 1880 jusqu’à 2022, j’ai remarqué que le début du réchauffement coïncide avec le début des relevés par satellites météo.
    C’est une simple remarque, en passant, sans aucune arrière pensée idéologique.

  3. 0.6°C en 44 ans, on va tous mourir !
    Ça fait du 1.36°C / siècle. Quand on pense qu’avec un vent de 30km/h on a facilement 10°C de différence entre le réel et le ressenti, c’est sûr qu’on va mourir, mais pas tout de suite, et pas de ça !
    En effet, dans le langage carbocentré on ne dit pas :
    “Les températures du globe font un plat depuis 8 ans” Mais,
    “Les 8 dernières années sont les 8 les plus chaudes jamais enregistrées”
    Ce qui est paradoxale, fallacieux, et finalement très astucieux de la part de nos amis, dans cette façon de dire les choses, c’est que plus le plat dure longtemps, plus ça donne l’impression que c’est grave, alors que c’est l’inverse.
    En effet, si le plat continue encore 8 ans, ils pourront dire :
    “Les 16 dernières années sont les 16 les plus chaudes jamais enregistrées”
    16 années chaudes, c’est 2 fois plus grave que 8 années chaudes non ?
    En matière de communication, c’est très fort. Rien à redire.
    Amicalement Dominique

    • “Les 8 dernières années sont les 8 les plus chaudes jamais enregistrées”
      …enregistrées depuis que les enregistrement fiables à l’échelle globale ont timidement commencé, soit 150 ans maxi pour être gentil. Rapportés aux 12000 ans de la durée de l’Holocène, ça fait vraiment très “short”, surtout depuis qu’on a incontestablement mis en évidence plusieurs périodes nettement plus chaudes que l’actuelle sur une telle durée. Après avoir d’abord nié énergiquement la réalité de ces dernières, l’ultime argument des réchauffistes sur le caractère artificiel du réchauffement en cours serait que sa vitesse serait exceptionnellement rapide comparée aux précédents.
      Assertion qui pour l’instant ne s’appuie sur rien…

  4. Je vous trouve timide chez les climato-réalistes sur ce coup là. En prenant la période 2020-2023 on peut noter un refroidissement climatique constant!

    Je vais finir par devenir auteur ici :p

  5. @Anton
    OUI , comme plus personne ni même Anton ne répond plus aux commentaires sur le précedent post, je le relance ici; la dernière fois que j’ai vu la Dune du Pila enneigée , c’était en 1984; cela remonte à quarante ans ; mais c’est de la météo

  6. Ce qui est génial avec ce genre d’article, c’est que tous les ans vous pouvez trouver (assez facilement en plus) une nouvelle courbe (niveau des océans, température globale, surface de l’arctique, etc.) qui est flat ou décroissante histoire de remettre 5 francs dans la machine.

    • Pourtant, la presse main stream, le GIEC, et les écolos ne cessent de nous matraquer de messages alarmistes affirmant que tout s’aggrave et que la fin du monde est proche. Et ce, en totale contradiction avec les observations, qu’ils se gardent bien de citer.
      Et puisque la presse aime bien piaffer sur les records qui “tombent”, que penser de celui-ci ?

      https://sciencepost.fr/624-c-la-siberie-en-proie-a-un-froid-record/

      Le Grand Refroidissement qui s’annonce ? Qui sait ?

    • @ Maxah
      A moins que ce ne soit l’inverse ?
      Tous les mois ou presque vous pouvez trouver (assez facilement en plus) un record battu de 0.1 degrés, une intempérie un peu forte, pour remettre 5 euros — pardon 5 milliards d’euros — dans la machine.

      Pourtant depuis 50 ans il ne se passe pas grand chose relativement au climat.

      Macron s’excuse et Greta est passée a la phase de la menace de procès pour les dissidents qui ne partagent pas ses opinions politiques extrémistes, mais les événements météorologiques extrêmes restent stables depuis 50 ans et aucune ville n’a été submergée par les eaux qui montent de quelques millimètres par an.
      Ce sont des faits 😉

      • La ptite Greta s’est fait coffrer, l’autre jour, alors qu’elle protestait contre l’extension d’une mine de charbon. Les policiers allemands l’ont gentiment écartée d’une zone dangereuse.
        Plus de nucléaire, plus de gaz, peut-être pas assez de vent pour les éoliennes; reste plus que le charbon à nos amis d’Outre-Rhin.

        Qu’en pensez-vous, Anton ?
        Greta a-t-elle publié dans des revues sérieuses à comité de lecture ?
        Quelle est selon vous sa crédibilité scientifique ?

  7. C’est un phénomène qui reste “lent” à l’échelle d’une vie humaine donc oui on peut dire qu’il ne se passe pas grand chose depuis 50 ans mais en vérité les températures montent inexorablement à un rythme “élevé” de 1 ou 2 degrés par siècles. Toute votre rhétorique se base la dessus : vu que on ne voit pas grand chose à notre échelle c’est pas bien grave. Heureusement que vous faites pas de science. Le but de la science est justement de pouvoir prévoir et anticiper les évènements. Vous êtes bloqué au stade de “je ne crois que ce que je vois”. C’est chouette pour planter des choux mais pour faire des sciences un peu complexes ca devient vite un frein.

    L’avenir nous diras bien qui avait raison.

    • @ Maxah
      Cette réponse est assez représentative : faute d’argument on se rabat sur le sophisme de l’attaque personnelle. Je pense que vous êtes tellement certain d’être dans le camp des justes que vous pensez pouvoir prétendre détenir une vérité indiscutable sans même faire l’effort d’étudier le sujet dans ses détails techniques. Vous convaincrez vos amis militants politiques en affirmant que tous ceux qui ne suivent pas le dogme sont des complotistes incultes. C’est bien cela rassure et surtout cela évite de discuter de chaque question en détail.

      De mon coté, je ne fais peut-être pas de science, qui sait — malgré un doctorat et une habilitation a diriger des recherches en sciences dures — mais je sais que le but ne la science n’est absolument pas de pouvoir prévoir et anticiper les événements. Son but est d’accroître la connaissance ; éventuellement elle permet de résoudre des problemes. Utiliser éventuellement des résultats scientifiques pour “anticiper”, c’est le rôle des politiques.

      Je sais aussi qu’en science changer un mot dans une question peut inverser la réponse. La science répond à chaque question de façon séparée et neutre, il n’y a pas de méchants et de gentils, de “pour” ou de “contre”.

      La question de la cause anthropique du réchauffement moyen est distincte de la question sur l’impact du C02, elle même distincte de la question de l’impact des émissions humaines de CO2, etc. Les réponses à ces questions sont numériques — des valeurs –, relativement indépendantes les unes des autres et non binaires.

      La science n’est pas un tribunal politique ou la majorité tranche. Les faits c’est ce que l’on croit. La conviction ou l’opinion des scientifiques, qu’ils soient climatologues ou prix Nobel de physique, n’a pas plus d’intérêt que celle des autres. Les opinions, ce n’est pas de la science.

      Ce qui motive beaucoup de scientifiques “réalistes” est avant tout la façon dont fonctionne le domaine de la climatologie, mêlant allégrement politique et science depuis sa création, notamment via le GIEC. Ce n’est pas être complotiste, c’est juste prendre acte du poids politique énorme et des mots clés incontournables dans les appels à projets qui conditionnent les financements de ces recherches.

      Je vous étonnerai en écrivant que je n’ai rien contre (ni pour) l’abandon des énergies fossiles et leur remplacement par le tout électrique, à condition de la faire de manière raisonnée, donc de prendre le temps nécessaire. S’il y a une seule vérité économique historique incontournable, c’est sans doute que le niveau de vie des populations dépend de leur accès à une énergie abondante et bon marché. Une transition trop rapide, tout comme la décroissance et autres théories fumeuses déconnectées de la dure réalité des populations, aboutira à une baisse drastique du niveau de vie des gens, quoi qu’en disent les démagogues qui désignent les terriens les plus pauvres comme ‘victimes de la crise climatique”. Non, ils sont avant tout victimes d’un accès trop difficile à l’énergie, celle qui permet de se nourrir, de bâtir des hôpitaux, des écoles. Les petits bourgeois occidentaux en mal de culpabilité sont sans doute bien loin de ces considérations.

      • Pour le tout électrique, ce n’est pas si simple, dans l’état actuel de l’art.
        Faire fonctionner un téléphone ou une visseuse, c’est une chose, propulser un véhicule, c’en est une autre. Et faire voler un avion long courrier, n’en parlons pas.

        Pour le reste, je suis totalement de votre avis.

      • Je serais curieux de savoir comment en êtes vous arrivé au fait que le but de la science n était pas de prévoir et anticiper les évènements du monde mais plutôt d accumuler des connaissances haha. Modéliser le monde est sa raison d exister…

        On fait de la mécanique des fluides pour prévoir comment va se comporter un avion, un bateau.

        On développe des méthodes éléments finis pour prévoir la résistance des structures des objets.

        On fait de la recherche médicale pour apprendre a anticiper et soigner des maladies.

        On fait de la météorologie pour prévoir le temps de demain.

        On fait de la climatologie pour prévoir le temps dans 100 ans.

        Etc. Etc.

        • Le but de la science n’est pas d’imposer des dogmes dans le but de manipuler l’opinion.
          Vous ne comprenez rien à la science, je maintiens.

          Et prévoir le temps dans 100 ans, je suppose que c’est de l’humour… ?

        • J ai pas l impression que ce soit très clair dans votre tête.

          Non un scientifique qui fait de la recherche fondamentale ne le fait pas dans un but précis.Et ce pour une raison bien simple , il ne sait tout simplement pas ce qu’ il va trouver. Que ses travaux servent ensuite au développement de certaine technologie est un autre sujet.
          150 ans après qu’ un chercheur qui fumait son cigare dont la cendre devia accidentellement un flux d electrons, on mettait au point les premières IRM.

    • @Maxah
      Manifestement, vous êtes un militant écologiste qui récite son “catéchisme”, et vous ne comprenez absolument rien à la science. Ce qui est votre droit.
      Mais contrairement à ce que vous pensez, vous vous adressez à des gens qui ne sont pas forcément des incultes qui ne comprennent rien.

    • …”les températures montent inexorablement à un rythme “élevé” de 1 ou 2 degrés par siècles”…
      Un rythme “élevé” par rapport à QUEL rythme de référence ?
      Sans comparaison possible, l’adjectif “élevé” ne veut strictement rien dire. C’est pourtant sur ce “rythme élevé” que vous vous basez pour nous dire qu’il est la preuve de l’origine artificielle du réchauffement.
      C’est comme le canon de Fernand Reynaud: “Combien met-il de temps pour refroidir ?”
      Le manuel du fabricant du canon est pourtant clair: “Le fût du canon met pour se refroidir un CERTAIN temps.
      Point final.

  8. Cela dit il y a du progrès. Vos ancêtres climato réaliste disaient dans les années 90 qu’il n’y avait pas de hausse des températures car on ne voyait rien. Puis ne pouvant plus nier vous êtes désormais rendu à la phase “OK mais ça va peut être s’inverser car ca n’a rien a voir avec les 100 millions de barils qu’on brule par jour depuis 50 ans”.

    Vos descendant dans 30 ans risquent de déchanter malheureusement pour nous tous :/

  9. Et pour finir quand on est obligé d’exagérer dans ses arguments pour se convaincre il faut se poser des questions. Personne de sérieux n’a prédit qu’en l’an 2020 des villes seraient submergées par les eaux montantes.

  10. Si 2022 avait été l’année la plus chaude, le GIEC, l’OMM et les médias en auraient fait leurs choux gras et l’auraient proclamé haut et fort.
    Or, rien, nada ! à la place, on assène que les 8 dernières années ont été les plus chaudes. Ce n’est pas la même chose. Donc effectivement 2022 n’a pas été l’année la plus chaude.
    En 2021, la température de la terre a baissé, et c’était les 6 dernières années qui avaient été les lus chaudes.
    Bien sûr, le climat se réchauffe. Pouquoi beaucoup plus dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud ? les scientifiques ont certainement la raison, mais je ne la connais pas. Et je ne suis pas un scientifique.
    Les premiers modèles climatiques commencent à dater. Et ils montrent que nous sommes loin du scénario du pire.
    La saison cyclonique qui vient de s’achever a été remarquablement calme, et l’indice ACE de l’Université de Foride reste plat, bien sûr avec des variations annuelles depuis 1974. Où en est l’augmentation des phénomènes extrêmes ?
    La glace de mer de l’antarctique ne se réduit pas, ce que dit le GIEC lui même; dans l’arctique, les choses évoluent peu depuis 2012 où on a atteint le plus bas (voir les graphiques de la NOAA). Que dire d’Al Gore qui prévoyait la disparition de la banquise en été en 2014 ? (discours de remise du prix Nobel de 2007). Et le niveau de la mer qui devait monter de 6 mètres d’ici la fin du siècle, des glaciers de l’Himalaya qui devaient disparaitre d’ici 2035 (il parait que cc’était une erreur de frappe …)
    Le niveau des mers monte. Alarmant ?
    J’entendais l’autre jour que Venise était victime du réchauffement climatique. Ridicule ! la première cause de la montée des eaux à Venise est … l’enfoncement de la ville par suite du prélèvement de la nappe phréatique depuis la création de la ville.
    La plaque indienne s’enfonce sous l’Asie. Le Bengladesh va ainsi disparaitre sous les eaux ! réchauffement climatique ?
    Pour l’instant, égoîstement, je ne souffrre pas du réchauffement climatique. Et grâce à Dieu, les prévisonnistes sont prudents, ils annoncent les pires catastrophes pour la fin du siècle, c’est à dire quand ils seront morts. Moi aussi.
    Enfin puis-je demander à ceux qui critiquent certains articles de ce site de ne pas attaquer leurs auteurs sur le plan personnel, du style : l’auteur est un vieux qui a appris la climatologie en un après midi, ce n’est pas un climatologue de formation, etc…
    Jean Jouzel ne l’est pas non plus !
    On se décrédibilise par des attaques personnelles.
    Et je précise que je ne suis ni climatologue, ni scientifique.

    • FBL. “Bien sûr, le climat se réchauffe. Pouquoi beaucoup plus dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud ?”

      Prévu comme ça depuis très longtemps. Voir par exemple Stouffer et Manabe, “Assessing temperature pattern projections made in 1989”, Nature Climate Change, 2017 (https://www.nature.com/articles/nclimate3224, accessible aussi sous https://issuu.com/aaldrikadrievanderveen/docs/10.1038_nclimate3224). En particulier la Figure 1.

      Parmi les raisons :
      1) Les continents se réchauffent plus vite que l’océan qui a une inertie plus grande due au mélange vertical ;
      2) Dans les hautes latitudes nord, la rétroaction positive liée à l’albédo de la neige est plus forte.

      Et bien sûr, l’article montre encore une fois, même si tout le monde ou presque le sait depuis longtemps, que les projections faites il y a 30 ans et plus étaient correctes sur tous les aspects essentiels du changement climatique.

  11. notre savant progresse
    “”””””1) Les continents se réchauffent plus vite que l’océan qui a une inertie plus grande due au mélange vertical ;”””””
    et ceci en l’espace de 40 ans ; la dérive des continents (qui apparement s’accélère) est une catastrophe qui va engendrer des catastrophes climatiques dans le siècle qui arrive
    Sinon il vous a averti : dans les mers , en descendant la température baisse, à terre en descendant ( dans les mines ) la température monte
    Pas de smilies hélas
    fritz

  12. Le réchauffement (changement, dérèglement, crise, urgence, péril, …) climatique n’est pas un problème scientifique; les réflexions et débats autour de ce sujet n’ont pas pour but d’accroitre les connaissances mais de modifier nos sociétés et de les faire évoluer. C’est donc un objet politique et les avis des uns et des autres ne sont que des opinions et n’ont de valeur qu’en tant que tel (c’est à dire fort peu!)
    L’objet scientifique, c’est la physique de l’atmosphère, et là, c’est une autre paire de manche; faut en avoir sous le capot sinon, on dit des c…es majeures. C’est d’ailleurs un spectacle permanent et assez plaisant.

    • @andqui

      Je suis d’accord concernant tout ce qui touche à l’évolution de nos sociétés. C’est 100% politique. Il est surprenant de voir que les climatologues franchissent allègrement la ligne rouge, de façon courante, en donnant leur avis sur “ce que l’on doit faire” dans des publications scientifiques. Ce mélange des genres sème le doute et discrédite leur domaine. Pire, les financements dépendent des opinions politiques. Il suffit de lire les appels à projet pour s’en convaincre.

      En revanche, la théorie des graphes, l’apprentissage, la complexité algorithmique, les techniques d’inférence, etc., peuvent apparaître au premier abord comme une accumulation de “savoir faire”, mais c’est une erreur. Même d’éminents physiciens et mathématiciens (par exemple Alain Connes, il me semble) sont tombés dans ce travers. C’est un peu pathétique et triste. Ceux qui vont dans le détail constatent vite qu’il s’agit de sciences aux fondements propres et structurés, aux multiples questions ouvertes, certaines hors de portée des connaissances humaines actuelles et difficiles à raccrocher aux mathématiques “classiques” sans marcher sur des œufs.

      Dans ce sens, concevoir des modèles spécifiques à des données climatiques, c’est de la science. Cette science est multi-disciplinaire et appliquée certes, mais il ne s’agit pas que de travaux d’ingénierie. Ces travaux peuvent être utiles même si plus tard il est découvert que certaines hypothèses étaient fausses. Certaines propriétés théoriques et méthodes peuvent potentiellement être utilisées avec d’autres hypothèses.

      Hélas, un deuxième aspect incompréhensible dans le domaine de la climatologie est qu’il est courant de ne pas diffuser le détail des modèles, des paramètres, voire des données. Le code et les données devraient être libre d’accès et mis sur des serveurs pour que des scientifiques (non climatologues) puissent tester, par exemple, l’absence d’éventuels biais dans les paramètres choisis pour obtenir tel ou tel résultat. Surtout si la prétention in fine est de changer le monde.
      Ce n’est pas le cas. Il faut croire sur parole les auteurs. La climatologie est le seul domaine scientifique dans lequel les chercheurs érigent l’opacité en règle incontournable. Pourquoi ?

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