Plus de 3000 glaciers se sont remis à grandir à travers la planète posant tout autant de problèmes que ceux qui fondent

Benoît Rittaud, président de l’association des climato-réalistes inteviewé par le magazine en ligne Atlantico


Alors que la fonte des glaciers symbolise le réchauffement climatique, une étude publiée le 12 février 2026 dans la revue Nature révèle que plus de 3.000 dʼentre eux sont aujourdʼhui en expansion. Un phénomène loin dʼêtre inédit, mais qui, à lʼinstar du recul des glaces, peut engendrer des risques majeurs pour les populations et les infrastructures, posant à nouveau la question de notre  capacité dʼanticipation et dʼadaptation face aux dynamiques naturelles.


Atlantico : Alors que de nombreux glaciers reculent, 3.100 glaciers seraient en pleine expansion, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, notamment par le glaciologue Harold Lovell de l’Université de Portsmouth. Comment expliquer ce phénomène ? Y a-t-il une adaptation face au réchauffement climatique ?

Benoît Rittaud : Il existe des glaciers qui fondent et dʼautres qui sʼétendent. Dʼune façon générale, la majorité des glaciers a plutôt tendance à reculer. Il sʼagit de phénomènes qui se déroulent à lʼéchelle des siècles. Nous ne sommes pas face à un phénomène très récent et lʼon sait, depuis le début du XXᵉ siècle au moins, que les glaciers sont globalement appelés à reculer.

Malgré cette tendance globale, localement et ponctuellement, des phénomènes contraires peuvent se produire. Concernant le réchauffement climatique, des évolutions qui peuvent varier selon les échelles sont uniformisées. Certaines régions du monde peuvent ne pas se réchauffer, voire se refroidir. Par ailleurs, lʼextension dʼun glacier ne dépend pas uniquement de la température. De nombreux autres facteurs, notamment la pluviométrie, peuvent intervenir et expliquer ces variabilités régionales.

Atlantico : Contrairement à la plupart des glaciers, qui avancent progressivement, les glaciers en crue se déplacent par brèves poussées de mouvement rapide durant quelques années, suivies de périodes de calme s’étalant sur plusieurs décennies. Bien quʼils ne représentent quʼun pour cent de tous les glaciers du monde, ils affectent un peu moins dʼun cinquième de la superficie glaciaire mondiale. En quoi leur comportement peut entraîner des catastrophes naturelles graves, voire catastrophiques, en raison des fontes potentielles notamment ?

Benoît Rittaud : Les glaciers ont toujours présenté un danger potentiel. Des chroniques rédigées dans certaines régions alpines, en Suisse ou à Chamonix, rapportent quʼau XVIIᵉ siècle des événements tout à fait catastrophiques se sont produits, notamment à cause de blocs qui se détachaient ou, au contraire, de glaciers qui avançaient et engloutissaient certains villages. Ce phénomène nʼest donc pas nouveau. Il faut effectivement sʼadapter pour y faire face.

Si lʼon examine précisément les chroniques de lʼépoque, on constate que les glaciers ont beaucoup avancé et reculé, bien avant que lʼon puisse incriminer lʼactivité humaine. Le recul des glaciers a commencé au moins au XIXᵉ siècle. On peut également se féliciter dʼêtre aujourdʼhui bien mieux préparé pour faire face à ces types de phénomènes qui ont toujours existé. Les glaciers ont toujours avancé et reculé, en causant de nombreux dégâts.

Atlantico : Dʼaprès lʼétude publiée dans la revue Nature, les chercheurs ont identifié 81 glaciers qui représentent le plus grand danger lors de leurs crues. La plupart se trouvent dans les montagnes du Karakoram, qui s’étendent sur la Chine, l’Inde et le Pakistan, où des vallées peuplées et des infrastructures essentielles se situent directement sous des glaciers en crue tels que le Shisper et le Kyagar. Les avancées scientifiques pourraient-elles également permettre de mieux aider les populations locales à faire face et à anticiper les périodes de crues à risque ?

Benoît Rittaud : Des outils sont effectivement mis en place et sʼaméliorent constamment. Nous sommes de plus en plus capables dʼanticiper ce type de phénomènes. La technologie satellitaire et la modélisation informatique permettent de mieux décrire et dʼanticiper ces événements, qui sont appelés à provoquer aujourdʼhui des dégâts plus importants quʼautrefois. Cela sʼexplique moins par le réchauffement climatique que par lʼaugmentation de la richesse et de la population mondiales, y compris dans des régions exposées aux risques. Lorsque la nature manifeste sa puissance, elle a désormais davantage dʼinfrastructures et de biens à affecter, ce qui explique en grande partie lʼaugmentation des coûts.

Toutefois, rapportée à lʼévolution de la richesse globale, cette augmentation tend plutôt à diminuer, précisément parce que nous sommes mieux préparés quʼauparavant pour y faire face. Les principales difficultés concernent sans doute les pays les moins avancés, qui ont un accès limité aux nouvelles technologies et aux capacités de prévention et de gestion de ce type de catastrophes. Il est possible dʼobserver ce phénomène, par exemple, en comparant les effets dʼun cyclone en Floride et aux Philippines. Les conséquences diffèrent considérablement, en raison des moyens inégaux disponibles pour y faire face.

Atlantico : Nʼy a-t-il pas un risque particulier lié aux fontes soudaines de glaciers qui étaient pourtant en crue pendant une certaine période, en raison du fait que ces crues sont très difficiles à prévoir ?

Benoît Rittaud : Ce risque doit être géré très en amont. Nous avons également connu cela en France avec les constructions en zones inondables. Le jour où lʼévénement climatique survient, il peut être trop tard pour agir. Ces phénomènes commencent à peine à être véritablement étudiés. Nous en sommes encore, dʼun point de vue scientifique, aux prémices dans nombre de ces domaines. Il faudra encore du temps avant de disposer de prévisions fiables concernant ce type dʼévénements.

Atlantico : Ces milliers de glaciers qui se sont remis à croître à travers la planète ne posent-ils pas autant de problèmes que ceux qui fondent ? Une forte croissance ne risque-t-elle pas dʼentraîner, à terme, une fonte beaucoup plus importante et soudaine ?

Benoît Rittaud : Il ne sʼagit pas nécessairement dʼun phénomène entraînant une fonte accrue, mais plutôt du fait quʼun glacier en expansion peut sʼétendre sur des zones habitées. Comme cela a été observé dans les Alpes il y a quelques siècles, certains glaciers ont englouti des villages. Les glaciers constituent un patrimoine remarquable que lʼon peut souhaiter préserver, mais ils représentent également dʼimportantes masses de glace qui peuvent empêcher toute forme de vie sur les territoires quʼils recouvrent. Leur croissance peut donc constituer un danger en elle-même. Il existe même, en Suisse, une procession organisée depuis le XVIIᵉ siècle dans un village, afin de demander à Dieu que le glacier local ne sʼétende pas. Les habitants ont, plus récemment, sollicité lʼautorisation dʼinverser cette prière, le glacier ayant plutôt tendance à reculer et la fonte étant aujourdʼhui perçue comme préoccupante.

Cet exemple illustre ce que la nature peut produire indépendamment de lʼaction humaine et ce quʼil nous appartient de faire. La conclusion raisonnable en matière de climat et de catastrophes naturelles consiste à sʼadapter, sans prétendre modifier le climat dans un sens ou dans lʼautre, mais en composant avec les connaissances dont nous disposons. Cette approche a donné des résultats très positifs au XXᵉ siècle : le nombre de victimes liées aux catastrophes naturelles ou climatiques a été considérablement réduit, tant en valeur absolue quʼen valeur relative. Il sʼagit dʼun effondrement bienvenu, dû principalement aux progrès réalisés en matière de prévention et de gestion.


Benoît Rittaud est mathématicien, maître de conférences à l’université Paris 13, au sein du laboratoire d’analyse, géométrie et applications (Institut Galilée).

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45 réflexions au sujet de « Plus de 3000 glaciers se sont remis à grandir à travers la planète posant tout autant de problèmes que ceux qui fondent »

    • Ah oui, « 3 000 glaciers qui se remettent à grandir »… vous appelez ça une traduction fidèle ? 😏

      L’article scientifique parle de « Glacier surging and surge-related hazards in a changing climate ». Surging = crue glaciaire, donc accélération temporaire du flux. Pas croissance durable. Pas inversion de tendance mondiale.

      Transformer cela en « 3 000 glaciers se sont remis à grandir » est scientifiquement imprécis : on remplace un phénomène dynamique ponctuel par une formulation qui peut laisser croire à une reprise.

      Pendant ce temps, « Community estimate of global glacier mass changes from 2000 to 2023 » (Nature) mesure –273 ± 16 milliards de tonnes par an. Trois piscines olympiques par seconde. En continu.

      Le bilan global est donc une perte nette quasi généralisée, confirmée par altimétrie satellitaire, gravimétrie et observations de terrain.

      Présenter ces glaciers à crue comme « tout autant de problèmes » que la fonte globale crée une équivalence discutable qui ne reflète pas le poids respectif des phénomènes.

      La physique, elle, reste moins impressionnable que les titres.

      • Pour un etiage moderne encore loin de celui Medieval et Romain .. naturels
        Avec des arbres moins haut en altitude, moins grand et moins vieux

        Dendrologie des optimums climatiques recents
        http://www.geologie-montblanc.fr/Cembro.html

        Les Optimums et Pessimums cycliques de notre Interglaciaire
        https://books.openedition.org/irdeditions/9982?lang=fr

        La Timberline et les T° estivales ?
        https://www.glaciers-climat.com/wp-content/uploads/14-courbes-Holoca%CC%88ne-600×522.jpg

        le point de non retour des glaciers… mdr …
        Avant la prochaine glaciation d’ici 20Kans suite a nos cycles telluriques d’exposition solaire ?

        Pourquoi pas ?

        • Magnifique 🥂 en guise de hors sujet total, vous ressortez le grand classique climato-dénialiste : « le climat a toujours changé ».

          Oui. Et la gravité existe aussi depuis longtemps. Cela n’explique pas ce qui se passe maintenant.

          Les « optima » romain et médiéval ? Régionaux, non synchrones, et plus froids globalement qu’aujourd’hui. L’étude publiée dans Nature en 2019 — « No evidence for globally coherent warm and cold periods over the preindustrial Common Era » — montre que la période la plus chaude des 2 000 dernières années est le XXe siècle pour plus de 98 % de la planète. Ce n’est pas une opinion, c’est 700 proxys compilés.

          Oui, il y a eu des périodes chaudes.
          Mais :

          Elles n’étaient pas globalement cohérentes.
          Elles n’étaient pas aussi rapides.
          Elles n’avaient pas un forçage radiatif anthropique mesurable.

          Et surtout, elles n’invalident en rien le déséquilibre énergétique actuel.

          Votre timberline ? Elle dépend aussi des précipitations, du pâturage, des feux, des usages humains. Ce n’est pas un thermomètre global calibré en W/m².

          La « prochaine glaciation dans 20 000 ans » ? Les paramètres orbitaux actuels ne favorisent pas une entrée rapide en glaciation. Et avec les concentrations actuelles de CO₂, plusieurs études montrent qu’aucune glaciation n’est probable avant des dizaines voire centaines de milliers d’années. Mauvais timing cosmique, désolé.

          Et pendant que vous sautez de Rome à Milankovitch, le point initial reste intact : le titre « 3 000 glaciers se sont remis à grandir » est biaisé. L’article de Nature Reviews Earth & Environment parle de glaciers à surges. Redistribution dynamique de glace. Pas reprise de masse globale.

          La variabilité naturelle existe.
          Le bilan radiatif mesuré aussi.

          La première ne fait pas disparaître le second. 🌍

          • Pourquoi pas … mais expliquez nous bien alors
            Vous dites plus bas … « La science ne sert pas à faire peur. Elle sert à comprendre les mécanismes physiques. »

            Comment les IR du CO2 anthropique chauffent ils les oceans en profondeur ?
            La T° de l ‘atmosphere chauffe les oceans ?
            Que se passe t il sur la cote Atlantique du Portugal ?
            Que se passe t’il en live pour les T° de surface atmo au dessus des oceans ? l anim a vitesse max est parlante non ?
            https://www.meteociel.fr/modeles/gfse_3d.php

            La Science a déjà compris et evalué l’influence des taches solaires en qualité, en quantité, en localisation sur nos marqueurs meteos et oceaniques ENSO AMO AMOC NAO ?

            De Memoire de Thermometre avons nous vu déjà un minimum des cycles de Schwabe comme ceux de Sporer ? Maunder ? Dalton ?
            Ils ont l ‘air cyclique ? selon le phasage Gleissberg / Devries ?
            le prochain est pour prevu quand ?

            La prochaine glaciation empechée par le CO2 anthropique ?
            vous pouvez nous donner les ordres de grandeur energetique entre modification de l ‘inclinaison orbitale et l’ augmentation du CO2

            La dendrologie, les traces des glaciers Alpins et les cultures pendant notre Interglaciaire ne sont pas les proxies les plus evidents ?
            Quel est votre marqueur principal parmi vos 700 proxies qui sous entend que le climat est lisse depuis 20Kans ?

            Il nous faut attendre la prochaine grande eruption volcanique pour un eventuel prochain refroidissement ?

            Merci de votre partage de connaissances

      • Avec vos milliards de tonnes vous ne faites peur qu’à la mamie du 3èm !
        1 milliards de tonne est à peu près équivalent à 1km cube .
        Il est dit que l’Antarctique a perdu de 1974 à 2014 : 2000 milliards de tonnes de glace, soit 2000 km cube.
        La glace totale dans ce coin est de 28 millions km cube et la perte est 2000 km cube !
        En euros, j’ai 28 millions d’euros et j’en perds 2000 € en quarante ans , suis-je devenu pauvre ?
        Sachant que j’en ai gagné un peu ces quarante dernières années !

        • Avec vos « mamie du 3ᵉ », vous faites surtout diversion 😌

          Vous confondez stock et flux.
          Oui, l’Antarctique contient ~28 millions de km³. Et alors ? Ce qui compte, c’est la dynamique : une perte qui s’accélère depuis 2000, mesurée par gravimétrie satellitaire.

          La perte antarctique a triplé depuis les années 1990.

          Ce n’est pas le pourcentage rassurant du stock qui importe, mais les pertes cumulées :

          • elles élèvent le niveau marin
          • elles modifient l’albédo
          • elles perturbent les systèmes côtiers
          • elles traduisent un déséquilibre énergétique persistant

          Le niveau marin réagit aux pertes cumulées de masse, pas au pourcentage du stock restant.

          Votre analogie en euros est fausse.
          Si vous perdez 2 000 € par an avec un rythme croissant, la vraie question n’est pas « suis-je pauvre aujourd’hui ? », mais « où va la trajectoire ? » 📉

          Et surtout, vous ne répondez toujours pas au point central :
          le titre de cet article « 3 000 glaciers se sont remis à grandir » est biaisé.

          L’article de Nature Reviews Earth & Environment parle de glaciers à surges : accélération temporaire du flux, redistribution dynamique de glace. Pas reprise de masse globale.

          La science ne sert pas à faire peur. Elle sert à comprendre les mécanismes physiques.

          Les titres peuvent impressionner.
          La physique, elle, reste factuelle. 🌍

          • « Votre analogie en euros est fausse. Si vous perdez 2 000 € par an… » : prenez le temps de lire puis de comprendre ce que vous lisez avant de poster une ânerie. Ce n’est pas « par an », mais « en quarante ans » : 1974-2014 = 40 ans.

            On sait la science réchauffiste peu fiable mais tout de même…

            « La physique, elle, reste factuelle. » : contrairement à vous.

          • La mamie du 3èm est en pleurs , ses sanglots sont dus à la lecture d’un rapport de l’Académie américaines des sciences ( PNAS) ,

            Fonte annuelle de l’Antarctique six fois plus rapide qu’il y a 40ans, soit 1,4cm ( un virgule quatre) de montée des océans entre 1979 et 2017 .

            [ la mamie du 3èm est aujourd’hui six fois plus rapide pour faire ses courses que pendant sa convalescence due à sa fracture de l’épaule]

            PNAS : Entre 1979 et 1990 l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glacière par an . De 2009 à 2017, c’est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

            Arrondissons
            250 Mt x 40 ans = 10 000 Mt soit :
            10 000 kilomètres cubes sur. 28 000 000 de kilomètres cubes .

            Je repasse à l’Euro : j’ai gagné 28 millions et j’en ai donné au cassier 10 mille .

            Il me reste 27 990 000 € , je peux arroser le cassier pendant deux mille huit cent ans ( le première donation est incluse)

            Je comprends mieux maintenant la mamie du 3èm !

        • Tout à fait.
          Un peu comme l’échelle des températures très dilatée utilisée sur les graphiques des réchauffistes pour affoler la mamie du 3ème.

        • Effectivement A. Lescure, vous relevez mon erreur d’échelle — merci pour la vigilance 👏 — mais vous passez soigneusement sous silence les approximations beaucoup plus lourdes de l’article de Benoît Rittaud.

          Traduire « surges » par « glaciers qui grandissent », ce n’est pas une virgule mal placée : c’est transformer une accélération temporaire du flux en reprise de masse. Ce n’est pas la même physique.

          Comparer 2 000 km³ à « 28 millions » pour relativiser, c’est mélanger stock et flux. Le niveau marin réagit aux pertes cumulées, pas au pourcentage rassurant du réservoir restant. Et ces pertes se sont nettement accélérées depuis les années 1990–2000, mesures satellitaires à l’appui. 📡

          Quant à l’affirmation, dans l’article de Rittaud, selon laquelle « certaines régions peuvent se refroidir », c’est un procédé classique de cherry-picking : on sélectionne une variabilité locale pour diluer une tendance globale. Or le réchauffement planétaire est mesuré, quantifié et confirmé par des milliers d’études — notamment l’AR6 WGI du GIEC (234 auteurs, 14 000 études synthétisées), qui établit les bases physiques sans ambiguïté.

          Et ce n’est pas la seule approximation de l’article :
          – suggérer une symétrie entre glaciers en surge (≈1 % des glaciers) et fonte globale massive
          – laisser entendre que ces 3 100 glaciers « compensent » la perte mondiale
          – minimiser l’accélération récente des pertes polaires
          – déplacer le débat vers « l’adaptation seule » en évacuant la question des causes physiques

          Or la réussite de l’adaptation est conditionnelle à l’atténuation. Dit autrement : on ne s’adaptera pas à des niveaux de réchauffement élevés. Même avec des milliards et des milliards d’euros, on ne s’adapte pas à une France à +4 °C. C’est précisément ce que montre l’AR6 WG2 sur les limites de l’adaptation.

          Donc oui, corriger une erreur est normal.
          Mais ignorer des glissements conceptuels répétés, c’est moins de la rigueur… et davantage une stratégie rhétorique. 😉🌍

          • Vos admirables facultés de contorsionniste font certainement sensation dans le barnum réchauffiste mais pas ailleurs.

            Le fait est que ces glaciers s’étendent. Ça vous chagrine, on se demande pourquoi – ou plutôt non, on sait – mais c’est factuel, mesuré, documenté, démontré scientifiquement.

            Les desseins cachées que vous croyez percevoir dans les propos de M. Rittaud pour « relativiser », « minimiser », « déplacer le débat », « laisser entendre », « suggérer », « mélanger stock et flux » ou pratiquer le « cherry-picking » n’existent que dans votre esprit maladivement prédisposé au complotisme.

            La science ne procède pas par procès d’intention.

      • J’ai lu récemment que l’antarctique s’était gonflé en 2025 d’un nombre conséquent de milliards de tonnes, chiffre impressionnant mais (d’après calcul) ne représentant pas grand chose sur (le ralentissement de) la montée des océans. Pour autant cela est certainement vrai, et les climato-alarmistes l’occultent volontiers.
        Comme notre JJ national qui présentait aux 2000 sociétaires d’une banque mutualiste une courbe de montée des températures, où les deux dernière années (documentées par GISTEMP, HadCrut 5 et autres, qu’il ne pouvait ignorer) marquaient une baisse significative (respectivement 6ème et 5ème)
        Mais comme me disait un copain: Bien sûr qu’il y a des incertitudes et des choses à nuancer. Mais si on le fait, le discours (alarmiste) ne passera pas!
        J’ai appris en stage de management dans les années 70 cette formule qui devrait nous guider tous: « quand on contourne un problème au lieu de le résoudre, on le retrouve plus tard et plus gros ». Les alarmistes ont peut être le tort de contourner. Les réalistes ont peut être raison d’aider à mieux savoir, clé pour gérer et idéalement résoudre la question de l’empreinte de l’humanité

      • vous répondez à qui ? des noms; Un climato réchauffiste ? réaliste ? sceptiques? dénialiste ? négationiste ? Et vous vous mettez dans quelle catégorie ? Et benoit , où ?

        • « Climato-réchauffiste » ? Charmant slogan 😌 mais ce n’est pas un terme scientifique. C’est juste une étiquette pour faire croire qu’un fait mesuré serait une opinion. Températures instrumentales, contenu thermique des océans, recul des glaces, concentration de CO₂… ce sont des données, pas des « croyances ».

          Le GIEC (AR6 WGI : 234 auteurs, 14 000 études synthétisées sur les bases physiques) ne « milite » pas : il compile la littérature évaluée par les pairs. Conclusion nette : le réchauffement actuel est principalement dû aux activités humaines. Ce n’est pas un slogan, c’est un constat.

          Quant à « climato-réaliste », l’auto-label est pratique : il sous-entend que les autres seraient « irréalistes ». Très subtil 🙃. La NASA, la NOAA, CNRS, Max Planck, JMA, Académie chinoise des sciences, etc. ne choisissent pas un camp : elles mesurent, publient, corrigent leurs modèles quand les données l’exigent.

          La science n’est pas une tribu. C’est une méthode. Vos étiquettes sont idéologiques ; les thermomètres, eux, ne votent pas 🌡️😉.

          • Vous tournez en boucle avec vos 234 auteurs et 14 000 études incapables de démontrer le RCA. Compilation ne vaut pas démonstration, et la quantité n’y fait rien. Feynman, toujours.

            À quoi bon citer des études que n’avez pas lu et que vous êtes incapable de comprendre ? Vous n’en connaissez que les résumés et ce qu’en donne une presse incompétente avide de sensationnel pour augmenter tirages et clics.

            « La NASA, la NOAA, CNRS, Max Planck, JMA, Académie chinoise des sciences, etc. ne choisissent pas un camp » : pathétique tentative d’instrumentaliser ces institutions pour masquer votre naufrage scientifique. Elle signe votre échec. Ce ne sont pas les mesures qui sont en cause, c’est l’interprétation ubuesque que vous en faites.

            « Conclusion nette : le réchauffement actuel est principalement dû aux activités humaines. Ce n’est pas un slogan, c’est un constat. » : uniquement pour les esprits dérangés. Pour ceux qui n’ont pas perdu la raison c’est au mieux une théorie parmi d’autres.

            La science procède par démonstration, pas par affirmation.

        • Cher Fritz, comme vous l’avez sans doute deviné, c’est bien à vous que je répondais. Vous écriviez : « Avec cet article des climato réalistes , on finira par être pris pour des climato négationistes ou dénialistes » – d’où ma réponse.

  1. Le président de cette association a fourni une nouvelle illustration de lacunes inquiétantes dans ses connaissances dans le domaine du climat. Comme l’a bien fait remarquer Alex Kibkalooo, les 3000 glaciers dont parle l’article sont les glaciers de type « surge » : https://fr.wikipedia.org/wiki/Surge_glaciaire. Des glaciers qui peuvent parfois avancer très rapidement… mais dont la grande majorité reculent à long terme, comme presque tous les autres glaciers du monde. Une forte proportion des glaciers du Svalbard sont de ce type spécieux. Et si vous voulez bien faire un minimum d’effort, allez chercher le bilan de masse des glaciers au Svalbard, il est à pleurer (si on aime les glaciers en tout cas).

    • « allez chercher le bilan de masse des glaciers au Svalbard, il est à pleurer » : oui, c’est bien triste, nous partageons votre douleur ; c’est comme cette glace de l’océan arctique entièrement disparue depuis 2016, vous avez dû en verser des larmes.

      Vous ne saviez pas ? Peter Wadhams, physicien, océanographe, géophysicien, géographe et professeur d’université : « J’ai prédit que cette rupture se produirait vers 2015-2016. L’océan arctique en été (août à septembre) sera alors totalement libre de glace. Nous assistons aujourd’hui au début de cette rupture qui devrait être achevée aux environs de ces dates » (The Guardian, 17 septembre 2012)

      La climatomancie est décidément une science exacte ; attendez quand même un peu avant fondre… en larmes.

      • Vous citez toujours Wadhams et Maslowski, deux guignols qu’aucun scientifique compétent ne prenait au sérieux. Voyons ce qu’écrivait le GIEC en 2013 par rapport à leurs annonces absurdes :
        « It should be mentioned that Maslowski et al. (2012) projected that it would take only until about 2016 to reach a nearly ice-free Arctic Ocean in summer, based on a linear extrapolation into the future of the recent sea ice volume trend from a hindcast simulation conducted with a regional model of the Arctic sea ice–ocean system. However, such an extrapolation approach is problematic as it ignores the negative feedbacks that can occur when the sea ice cover becomes thin (e.g., Bitz and Roe, 2004; Notz, 2009) and neglects the effect of year-to-year or longer-term variability (Overland and Wang, 2013). »

        GIEC AR5 WGI, page 1090.

        Cet exemple montre très bien l’utilité du GIEC : Identifier ce qui est sérieux et crédible parmi la multitude de bêtises publiées sur le changement climatique. Et c’est bien pour ça que vous n’y trouverez pas les points de vue de Curry et co mis en avant.

        Bien cordialement.

        • Vous en êtes réduit à copier-coller un com vieux de 6 mois ? (https://www.climato-realistes.fr/enfin-un-rapport-scientifique-sur-le-climat-impartial-et-objectif/#comment-14709)

          La carbosphère a une fâcheuse tendance à brûler ses idoles devenues gênantes. Le fameux léché, lâché, lynché ; on coupe la branche pourrie quand la prophétie se révèle une farce.

          Peter Wadhams, physicien, océanographe, géophysicien, géographe et professeur d’université, héros réchauffiste, un guignol ? Ni plus ni moins que Mann le faussaire, Jouzel le très borné co-président du GIEC ou Gutteres, secrétaire de l’ONU en ébullition, et tant d’autres.

          « c’est bien pour ça que vous n’y trouverez pas les points de vue de Curry et co mis en avant. » : merci pour l’aveu. On n’y trouve effectivement aucune étude contradictoire conformément à la conception du débat scientifique chère au GIEC.

          Quand on a décrété que le réchauffement c’est l’homme ou le soleil et que comme ce n’est pas le soleil c’est l’homme, on est effectivement peu disposé à s’encombrer de ce que la science pourrait dire.

          On « écarte tous les faits » et on installe tranquillement sa petite vérité, considérant que le reste n’est que « bêtises », « inutile », « ni sérieux », « ni crédible ». C’est l’exacte définition du sectarisme. Rien d’étonnant quand on s’intéresse à ceux qui sont à l’origine de la création du GIEC.

    • Oenologue / Heliologue … mdr

      On les a déjà assez observé pour voir une correlation forte avec nos climats et nos meteos
      Cela fait meme consensus … mdr … l’ Electro-Magnetisme et ses relations Physique/Chimique avec notre atmosphere

      Voici un article tres clair pour un organe de propagande pourtant
      https://www.ipsl.fr/decouvrir/explorer/le-climat/quel-est-limpact-de-lactivite-solaire-sur-le-climat/

      Le journalisme et ses figures de styles
      Comment physiquement poser 100% de doutes pour arriver à 100 % d’une mono-conclusion
      La forte majorité de Scientifique evoquée est celle financée, l ‘autre est ostracisée

      Tout le debat porte encore sur le fond et la simple comprehension des mecanismes et meme juste sur l ‘estimation de ces modulations … A l’opposé de tout consensus potentiel

      C’est l ‘epine du pied des triplés carbono-centrés sur ce post et des relectures du GIEC qui minimisent l effet sur l ITS et occulte sans vergogne deontologique les modulations associées de ces flux magnetiques solaires soit la Nucleisation, UV/UVB , Ozone / UV, Walker / Alizee , Vortex / Rossby, etc … induisant la modulation d etous els marqueurs oceaniques et meteos ENSO AMO AMOC NAO … Induisant les variations de meteos et leur tendances a long termes

      Comment etablir la responsabilité du CO2 anthropique dans notre Optimum climatique moderne
      alors que l ‘on ne comprend/demontre/estime encore rien aux mecanismes physiques qui modulent principalement ces meteos et leurs tendances a long terme, les climats ?

      Il leur faut lisser l Histoire de nos climats de notre Interglaciaire depuis 10Kans
      Il leur faut effacer notre epoque glaciaire et ses glaciations cycliques depuis 1 millions d’années
      Il leur faut effacer les variations meteos auxquelles nous assistons

      LA question $cientifique qui fache les climato bankster
      Comment le CO2 anthropique rechauffe les oceans en profondeur ?

      Alors que l on vient de voir 2023/2025 un Rechauffement Stratospheriques Soudain qui energise fortement nos oceans et nos T° de surface atmo

      Alors que l on mesure la diminution de la couverture nuageuse basse, augmentant l energie recue en surface terre et oceans

      • « L’électromagnétisme solaire fait consensus » ? Oui.
        Son absence de tendance marquée depuis 40 ans aussi. 😌

        Pendant que l’irradiance solaire oscille sans hausse durable, la température globale et le contenu thermique des océans battent record sur record. Drôle de performance pour un Soleil censé tout piloter.

        ENSO, AMO, NAO ? Des redistributions internes. Elles déplacent la chaleur, elles n’ajoutent pas d’énergie au système. Le CO₂, lui, s’accumule et modifie le bilan radiatif.

        Ordres de grandeur (AR6 WGI du GIEC) :
        WMGHG (Well Mixed GreenHouse Gases) ≈ +3,32 W/m² (1750–2019)
        Cycle solaire ≈ ±0,1 W/m².
        La physique ne se négocie pas au « ressenti ». 🌡️

        Vous citez l’article « Quel est l’impact de l’activité solaire sur le climat ? » de l’Institut Pierre-Simon Laplace ? Parfait. Il conclut noir sur blanc :
        « Une forte majorité de scientifiques estime donc aujourd’hui que la contribution solaire, bien que réelle, est devenue secondaire face aux effets anthropiques. »

        Merci pour la source qui dit l’inverse de votre thèse.
        C’est effectivement se tirer une balle dans le pied… mais avec bibliographie et comité scientifique. 😌

        Le CO₂ ne chauffe pas l’océan profond par magie IR : il crée un déséquilibre énergétique positif au sommet de l’atmosphère, mesuré par satellites. ~90 % du surplus finit dans l’océan (réseau Argo). Mesuré. 🌊

        Si vous souhaitez vraiment vous « éclairer » 📚, ces bases sont enseignées en physique atmosphérique à la Sorbonne Université, à l’Université Paris-Saclay, au Massachusetts Institute of Technology… et partout ailleurs.

        Le thermomètre n’est pas « carbono-centré ».
        Il est juste… thermomètre. 😉

        • Vous delirez … l’article conclut noir sur blanc .. qu’il n’en sait juste rien .. mdr
          vous etes a ce point divergent ?

          Vous relevez juste la pirouette journalistique qui exprime, suite au constat que l on ne comprend encore pas grand chose, que 100% des $cientifiques corrompus occultent de gré ou de force tous ces mysteres pour marteler leur carbono-centrisme bancaire, et que cela fait malgré tout encore schisme … loin de toute majorité ou consensus pre-galliléen qui n’a pas sa place en Science,
          vous etes en manque de democratie ? mdr … nous aussi …

          Quand vous aurez estimez/compris toute cette relation solaire .. vous pourrez un peu mieux affirmez ceci ou cela … C’est juste le moteur de la modulation meteo/climat

          Quand vous aurez compris simplement ces phenomenes meteos, le cycle de l ‘eau et du CO2, les cycles des oceans et lunaires associés … vous pourrez affirmez dejà un peu mieux ceci ou cela

          Pour l instant vous etes dans le deni de votre abscence de comprehension
          Votre science de la modelisation est une falsification .. comme en medecine
          Vos axiomes sont tous plus aberrant les uns des autres
          Mais vous matraquez quand meme vos pauvres concitoyens, les enfoncant encore un peu plus dans cet esclavage mediatico politico bancaire

          …. Extrait de l article
          https://www.ipsl.fr/decouvrir/explorer/le-climat/quel-est-limpact-de-lactivite-solaire-sur-le-climat/ ….

          Parmi les mécanismes couramment invoqués, il y a l’absorption de certaines gammes de longueurs d’onde du spectre solaire. La contribution du Soleil ne peut pas en effet être réduite à celle de l’irradiance totale car les différentes longueurs d’onde du spectre diffèrent fortement en variabilité et en impact sur l’atmosphère : le rayonnement ultraviolet en particulier, dont la contribution à l’irradiance totale ne représente que 8 %, mais dont la variabilité peut facilement dépasser 10% sur un cycle solaire. L’absorption de ce rayonnement dans la haute stratosphère modifie notamment la concentration en ozone, qui affecte à son tour le bilan radiatif de la Terre. La partie la plus énergétique du spectre solaire quant à elle est absorbée à plus haute altitude, où les variations relatives des conditions du milieu (densité, température) sont encore plus importantes. Il reste cependant à trouver par quels mécanismes ces variations pourraient se coupler efficacement avec les couches inférieures de l’atmosphère.

          Les autres pistes invoquent non plus le rayonnement électromagnétique, mais l’effet bien plus ténu du champ magnétique solaire ou du flux de matière émis par le Soleil. La physico-chimie de la haute atmosphère, par exemple, est influencée par le circuit électrique global associé à la magnétosphère terrestre, qui est à son tour affecté par le vent solaire. Une autre piste, fort controversée, fait appel au rayonnement cosmique. Ce dernier est constitué de particules de très haute énergie et son flux est modulé par l’activité solaire ; par son action sur les processus de nucléation dans l’atmosphère il pourrait influencer le taux de nébulosité. Tous ces mécanismes sont couplés, et il est fort difficile d’isoler leur contribution.

          L’impact du Soleil sur le climat est aujourd’hui indéniable ; l’omniprésence de la période de 11 ans dans de multiples données climatiques l’atteste. Toutefois, si plusieurs mécanismes peuvent expliquer cette modulation de 11 ans ainsi que les variations de température antérieures au XXe siècle, l’évolution récente du climat demeure bien plus difficile à reproduire. Une forte majorité de scientifiques estime donc aujourd’hui que la contribution solaire, bien que réelle, est devenue secondaire face aux effets anthropiques.

          Dans cette recherche, l’un des défis majeurs consiste à compenser notre manque criant d’observations directes en remontant dans le passé grâce à des traceurs d’activité solaire. Le nombre de taches solaires est une des très rares mesures directes d’activité qui couvre plus d’un siècle ; ses premières observations régulières remontent à 1610. Parmi les traceurs indirects les plus fiables figurent les radioisotopes cosmogéniques. La figure ci-dessous illustre la reconstruction de l’irradiance totale à partir de C14 et montre que le Soleil a récemment connu une phase de regain activité. Le dernier cycle solaire, qui devrait s’achever en 2010, a cependant été exceptionnellement long et calme ; ceci constitue une aubaine pour ceux qui cherchent à comprendre et à modéliser la dynamique interne de notre astre.

          Votre pertubation anthropique est a mourir de rire au final quand on comprend un peu les forces, mecanismes et grandeur des transferts energetiques

          le rechauffement des oceans par l ‘augmentation de T° de l ‘atmosphere
          c’est a pleurer

          Le thermometre attend les prochains cycles minimum solaires .. ca devrait peut etre pas tarder … les 2 prochains cycles de Schwabe vont etre peut etre assez etteint comme le dernier Minimum de Dalton .. qui a entrainé la derniere crue majeure du PAG … Hale et Devries en phase

          Manque encore Gleissberg .. la phasage du prochain pessimum 2022 / 2400
          Quand a la prochaine glaciation … quelle crise de rire
          Merci vous m’avez fait ma journée

          Bon Appetit

          • « L’article dit qu’on n’en sait rien » ?
            Il écrit exactement l’inverse : « la contribution solaire… est devenue secondaire face aux effets anthropiques ». Merci encore d’avoir cité une source qui vous contredit. 📚😌

            Vous confondez « mécanismes encore étudiés » et « ignorance cosmique ». La science affine les couplages UV–ozone, elle ne redécouvre pas le Soleil chaque matin. L’ordre de grandeur, lui, est clair : solaire ≈ ±0,1 W/m² ; GES ≈ +3 W/m². La physique n’est pas une opinion. 🔬

            Les cycles de Schwabe, Gleissberg, Dalton ? Oui, réels. Tendance solaire depuis 40 ans ? Aucune hausse durable. Température et contenu thermique des océans ? Records. Drôle de « moteur principal ». 🌡️🌊

            « Les océans ne peuvent pas se réchauffer » ? Faux. Déséquilibre énergétique mesuré au sommet de l’atmosphère, ~90 % absorbé par l’océan. Satellites et flotteurs, pas « banque centrale ». 😉

            Accuser « 100 % des scientifiques » de corruption mondiale depuis 50 ans est grave. Vos preuves ? Ou juste un scénario Netflix quand la physique vous contrarie ?

            Vous n’êtes pas Galilée. Vous êtes climato-dénialiste : vous tordez un article public et entretenez un doute malsain sur un réchauffement mesuré.

            Le Soleil module.
            Le CO₂ force.
            Et la thermodynamique se moque de vos « mdr ». 🔥

      • Solarspot26 février 2026 at 16 h 31 min

        «  » » » » » » »Le nombre de taches solaires est une des très rares mesures directes d’activité qui couvre plus d’un siècle ; ses premières observations régulières remontent à 1610. » » » » » » » » »
        Heureusement que les géologues savent remonter plus loin que cela pour comprendre l’évolution des climats de la Terre

        • Vous avez bien lu .. ? la precision est apportée à la suite

          c’est extrait de l article
          https://www.ipsl.fr/decouvrir/explorer/le-climat/quel-est-limpact-de-lactivite-solaire-sur-le-climat/

          Il est pas mal cet article .. il explique bien l ‘etat actuel de nos connaissances ?
          la pirouette semantique classique de la « majorité » scientifique totalitaire ne dure q’une phrase … et est accolée juste à la suite de la liste des doutes et incomprehensions de nos Sciences sur ces mecanismes et interactions magnetiques solaires …

          Cela resume bien tout le dilemme scientifique/politique du sujet
          et discredite toutes affirmations de consensus …

          La pirouette de KIbalkooo a ce sujet est impressionante de deni
          on commence a connaitre leur art du patinage … mdr

  2. Pfff ! Discussion diptérosodomique. Effectivement il s’agit de glaciers à ”surges” dont l’écoulement est influencé par le comportement ”lubrifiant” de la semelle d’eaux de fonte. Bon, et alors ?
    Cela n »annule pas le fait archi documenté que les glaciers alpins, en recul certes, n’ont pas encore retrouvé le niveau de recul des années 1500 où, faut-il encore le répéter : pas de bagnoles et de CO2 de la faute à l’homme.

    • Bravo 👏 vous avez au moins repéré la tromperie du titre : il s’agit bien de glaciers à « surge », pas de glaciers qui « regagnent de la masse ».

      Mais ensuite vous retombez dans le grand classique du négationnisme climatique : « En 1500 il n’y avait pas de voitures ». Et alors ? Le climat a toujours varié naturellement. Cela n’annule en rien le fait qu’aujourd’hui on mesure une hausse rapide du CO₂, un déséquilibre radiatif et une perte accélérée de masse des glaciers.

      La Mer de Glace est aujourd’hui plus courte et plus mince qu’à n’importe quel moment documenté depuis la fin du Moyen Âge. Elle a reculé d’environ 2,5 km depuis 1850 et perdu une énorme épaisseur. Les données de terrain, les moraines et les mesures satellitaires sont cohérentes.

      Dire « il y avait des variations sans CO₂ humain » revient à dire qu’il y avait des incendies avant l’électricité, donc les courts-circuits n’existent pas. 🔥

      La variabilité naturelle existe. Le forçage des gaz à effet de serre existe aussi. Les deux ne s’excluent pas. La physique ne disparaît pas parce qu’on invoque le XVIᵉ siècle. 🙂

      • Alex Kibkalooo : « Le forçage des gaz à effet de serre existe aussi. »

        Bah non, c’est fou ce que ceux qui invoquent la science à tous bouts de champs peuvent être incultes!

        Le CO2 agit comme un isolant, donc, son effet se mesure éventuellement en W/(m3*K) et certainement pas en W/m2 qui est une unité rendant compte d’un apport d’énergie.

        Pour ce qui est des glaciers, pareille inculture. Les pertes de masse ont été plus importantes autour de 1950 que dans les années 2000. Ces pertes de masses semblent suivre à peu près les variations d’ennuagement et pas du tout les variations du taux de CO2.

        • Phil, il faudrait prévenir toutes les universités du monde que la physique radiative est fausse. 😌

          Le forçage radiatif s’exprime en W/m² parce qu’il décrit une variation du flux d’énergie dans le bilan radiatif terrestre. C’est la définition utilisée par le GIEC (AR6 WGI), la NASA et même l’Encyclopaedia Universalis. Oui, toutes ces institutions utilisent « W/m² ». Embarrassant pour votre théorie.

          Votre W/(m³·K) mélange conduction thermique et transfert radiatif. L’effet de serre concerne l’absorption et la réémission infrarouge, donc un flux énergétique, pas une conduction dans un solide.

          Votre graphique (tiré de Huss et al. 2009) n’y change rien : il compare l’ensoleillement à Zurich à la fonte de glaciers alpins. Qu’un glacier fonde davantage quand le rayonnement solaire augmente n’a rien de révolutionnaire. Cela montre simplement qu’un facteur local influence la fonte locale.

          Et petit détail amusant : l’étude que vous invoquez est signée par Matthias Huss, glaciologue qui dirige le réseau suisse de surveillance des glaciers (GLAMOS) et qui explique régulièrement que le recul accéléré des glaciers alpins est lié au réchauffement climatique d’origine humaine.

          Autrement dit : vous utilisez les travaux d’un scientifique… contre les conclusions du scientifique lui-même.

          Bref : un graphique local + une confusion d’unités + une étude mal comprise = beaucoup d’assurance, très peu de physique. 🙂

          • Alex Kibkalooo,

            1.
            Les arguments d’autorité n’ont, dans le cas d’une pseudoscience, strictement aucune validité. Ne vous fatiguez pas avec ça.

            2.
            L’effet des GES ne peut pas se mesurer en W/m2 puisque c’est une modification de la structure de l’atmosphère et pas un flux d’énergie ajouté au système.

            Votre phrase « Le forçage radiatif s’exprime en W/m² parce qu’il décrit une variation du flux d’énergie dans le bilan radiatif terrestre. »
            est proprement ahurissante et prouve seulement que vous n’avez aucune idée de la thermodynamique. Le bilan radiatif terrestre n’est en rien affecté par les GES car ils ne changent rien aux quantités d’énergie entrantes et sortantes hors déséquilibre transitoire.

            Pas mieux ici : « Votre W/(m³·K) mélange conduction thermique et transfert radiatif. »
            Il n’y a aucune différence de principe en thermodynamique entre transferts conductifs et radiatifs. Les unités appropriées sont exactement les mêmes dans les deux cas.

            3. Quel est ce charabia à propos des glaciers ?
            C’est une étude basée sur 4 glaciers et représentative du comportement des glaciers alpins en général. Ils ne réagissent visiblement pas à la hausse du taux de CO2 mais à la variation de l’ensoleillement.

            C’est ennuyeux pour vous mais c’est comme ça.

            En résumé, votre intervention est lamentable!

      • @ Alex etc,
        Tiens tiens, alors comme ça le climat aurait naturellement varié autrefois, sans CO2 maléfique. Qu’est ce qui vous prouve donc que le minuscule réchauffement actuel n’est pas tout simplement naturel lui aussi ?

        • Serge, le climat a évidemment toujours varié naturellement. Personne ne prétend le contraire.

          Mais les causes de ces variations passées sont connues : cycles orbitaux, volcanisme, activité solaire, circulation océanique.

          Aujourd’hui on observe autre chose : une hausse rapide des gaz à effet de serre d’origine humaine, qui modifie le bilan radiatif de la planète. Les analyses montrent que le réchauffement actuel est principalement dû aux activités humaines, comme l’établit le GIEC.

          Le CO₂ n’est pas « maléfique » : il est même indispensable à l’effet de serre naturel. Sans lui, la température moyenne de la Terre serait d’environ −18 °C au lieu de +15 °C. Le problème est simplement la vitesse à laquelle nous en ajoutons dans l’atmosphère.

          Et ce réchauffement n’est pas « minuscule » : la planète s’est déjà réchauffée d’environ 1,3 °C, à un rythme bien plus rapide que les variations naturelles connues.

          Dire « le climat a changé naturellement autrefois » pour nier le réchauffement actuel revient à dire :
          « il y avait des avalanches avant l’apparition des êtres humains, donc les humains ne peuvent pas déclencher d’avalanche ».

          Beaucoup d’assurance… mais très peu de climatologie. 🙂

          • « Dire « le climat a changé naturellement autrefois » pour nier le réchauffement actuel revient à dire : « il y avait des avalanches avant l’apparition des êtres humains, donc les humains ne peuvent pas déclencher d’avalanche » : pas du tout.

            Ça ne signifie pas que les humains ne peuvent pas déclencher d’avalanches mais que les avalanches peuvent être déclenchées par autre chose que des humains là où vous avez la certitude absolue que seuls les humains causent des avalanches.

            Après les coupes-circuits, les avalanches… Vos sophismes imbéciles ne démontrent que votre distorsion cognitive, je vous l’ai déjà dit.

            Abandonnez la climatomancie, passez à la science.

      • Et en accord avec la remarque de Phi ci dessus, l’ensoleillement a augmenté ces dernières années avec la lente diminution constatée de la couverture nuageuse, interrompue un moment par l’éruption phreatomagmatique du Hunga Tonga (voir un billet de l’ACR du 2 janvier dernier). La fonte de la glace a donc augmenté en surface mais cette eau de fonte descend aussi à travers la glace via les fissures et crevasses. Elle augmente donc l’effet de la semelle de glissement lorsque se produit un débourrage, d’où les “surges”.
        Pour avoir étudié les dépôts sous-glaciaires de la calotte ordovicienne dans le Tassili algerien, j’ai pu mesurer les effets sédimentaires de décharges catastrophiques par débourrages sous-glaciaires. Par conséquent, ce qui se passe actuellement à propos de l’accélération d’écoulement de nombreux glaciers de par le monde peut simplement s’expliquer par ces variations d’ensoleillement dont on ne voit d’ailleurs pas le rapport avec le CO2…

        • Serge, décrire correctement un mécanisme glaciaire ne prouve pas la conclusion que vous lui faites dire. 🙂

          Oui, l’eau de fonte peut lubrifier la base d’un glacier et provoquer des « surges ». C’est connu depuis longtemps en glaciologie. Mais ces glaciers représentent ≈1 % des glaciers et leur dynamique interne n’explique absolument pas la tendance globale de recul et de perte de masse observée dans le monde.

          Votre raisonnement consiste à dire : « un glacier peut accélérer pour des raisons hydrologiques → donc la fonte mondiale n’a rien à voir avec le climat ». C’est un saut logique assez spectaculaire.

          Quant à l’ensoleillement : les variations de nébulosité peuvent effectivement influencer la fonte locale. Mais le réchauffement global correspond à un déséquilibre radiatif planétaire d’environ +1 W/m², dominé par les gaz à effet de serre selon le GIEC (AR6 WGI).

          L’éruption du Hunga Tonga–Hunga Haʻapai que vous évoquez a bien été étudiée. Les analyses montrent que son impact thermique global est très faible (quelques centièmes de degré) et ne peut pas expliquer les tendances observées.

          Enfin, le fait que vous ayez étudié des dépôts glaciaires ordoviciens au Tassili montre surtout que les glaciers ont toujours eu des dynamiques complexes — pas que le réchauffement actuel n’existe pas ni que le CO₂ n’influence pas le bilan énergétique de la planète.

          Bref : un mécanisme glaciaire réel, une extrapolation planétaire imaginaire. 🌍🧊

      • « Dire « il y avait des variations sans CO₂ humain » revient à dire qu’il y avait des incendies avant l’électricité, donc les courts-circuits n’existent pas. » : pas du tout.

        Ça signifie simplement qu’il peut y avoir des incendies sans courts-circuits et même sans électricité là où vous avez la certitude absolue que seuls les courts-circuits créent des incendies.

        Terrible aveu… Vos sophismes constants révèlent une distorsion cognitive très prononcée. C’est une pathologie omniprésente chez les militants radicalisés de l’écologie et du RCA dont le catastrophisme est l’une des composantes. Consultez.

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