Le hiatus : un artefact des mesures selon la NOAA

Dans une publication de juin 2015 («Possible artifacts of data biases in the recent global surface warming hiatus») des scientifiques de la NOAA (Thomas Karl & al) affirment avoir découvert 3 biais dans les mesures des températures des surfaces de la mer dont la correction a pour effet d’annihiler le « hiatus » (plateau de températures).

Constatant que les températures mesurées par les bateaux sont plus élevées que celles relevées par les bouées ARGO, celles-ci ont ainsi été ajustées à la hausse.

Selon que les mesures sur les navires ont été effectuées directement à partir des canaux d’admission du moteur ou par prélèvement de l’eau dans un seau avant cette même mesure, le résultat est très légèrement différent. Les chercheurs ont estimé ce deuxième biais et l’ont intégré à leur analyse.

Enfin, ils ont pris en compte de nouvelles bases de données des températures relevées par des stations météorologiques terrestres «améliorant» ainsi la couverture spatiale de nombreuses zones, dont l’Arctique, où les températures ont augmenté rapidement ces dernières années.

Patrick J. Michaels, Richard S. Lindzen et Paul C. Knappenberger ont fait observer dans un article que la correction à la hausse des bonnes données (produites par les bouées) pour les ajuster aux «mauvaises » données» (celles des navires) était une pratique spécieuse : la densification du réseau des bouées durant les 2 décennies passées ne pouvait qu’introduire un tendance au réchauffement dans la série de données.

L’introduction de températures de stations terrestres de l’arctique leur semble aussi critiquable :en effet, la plus grande partie de l’océan arctique est recouvert par la glace, même en plein été, avec une température de surface voisine de 0°C. Introduire des données terrestres dans celles de l’océan induit nécessairement un réchauffement.