Éoliennes : France-Info fait de la désinfo

par Rémy Prud’homme.

(le titre et les sous-titres sont de la rédaction des climato-réalistes)


Le 31 décembre 2021, la matinale de France-info, dans une chronique qui prétend démêler le vrai du faux, fait l’éloge des éoliennes. Nos soi-disant Cerbères de la vérité partent en guerre contre l’idée que les éoliennes ne fonctionnent que 25% du temps. En réalité, sur ce point, ce sont eux qui se trompent, et qui trompent leurs auditeurs. Il est facile de le montrer. Mais leur bourde n’est pas seulement technique. Elle est également politique. Elle renvoie au délicat problème de la vérification des vérificateurs. Ce problème est classique: Quis custodiet ipsos custodes ? (qui gardera les gardiens ?) demandait déjà Juvénal.

Les experts de France-info calculent un taux supérieur à 50 %, ce qui est faux.

Pour ce qui est du fonctionnement des éoliennes, les experts de France-info expliquent doctement que ce chiffre de 25%, lancé disent-ils par Stéphane Bern, signifie que les éoliennes fonctionnent à plein régime pendant seulement 25% des heures de l’année, mais que pendant les autres heures de l’année elles fonctionnent à régime réduit. Par implication, elles fonctionneraient à un taux moyen bien plus élevé, peut-être à 50% ou 60%, de leur capacité. 

Cette vision des choses présentée à l’antenne est inexacte. La réalité est que les éoliennes fonctionnent à un taux qui varie dans le temps selon la force du vent, de 0% de leur capacité à 100% de leur capacité. Compter le temps de fonctionnement indépendamment de son intensité, n’a pas de sens. On a un problème comparable avec le travail : dire qu’une personne qui travaille 1600 heures par an et une personne qui travaille 40 heures par an font deux travailleurs serait trompeur. On utilise la notion d’équivalent travailleur à temps complet pour appréhender cette réalité.

Le taux d’utilisation de la capacité des éoliennes est en moyenne de 25%.

Pour les éoliennes, on utilise la notion de taux d’utilisation de la capacité, qui est en moyenne en égal à environ 25% dans la France d’aujourd’hui. Il est facile de le calculer pour l’année 2020 en rapportant la production effective d’électricité éolienne (39,7 TWh) à la production potentielle (puissance installée 17,6 GW x 8760 heures) : on obtient 25,7%. Tout se passe comme si les éoliennes fonctionnaient à plein régime pendant 26% des heures des heures de l’année – et pas du tout pendant les autres heures – ou bien à 26% de leur capacité durant chacune des 8760 heures de l’année. Tous les professionnels de l’électricité savent cela depuis toujours, et se réjouissent de voir que Stéphane Bern, avec son bon sens, l’a compris.

Pendant environ 2000 heures par an les éoliennes fonctionnent à moins de 10% de leur capacité.

En réalité, du reste, ce n’est pas tant cette moyenne faiblarde qui fait problème. C’est le fait que nombreuses sont les heures où les éoliennes fonctionnent à moins de 10% de leur capacité (environ 2000 par an). Et surtout que ces heures-là sont imprévisibles, aléatoires, et sans aucun rapport avec les heures où la demande d’électricité est forte. On peut donc avoir – et on a souvent – beaucoup d’électricité éolienne à des moments où on n’en a pas besoin ; et peu ou pas d’électricité éolienne à des périodes où on en a au contraire grand besoin. Cette caractéristique se combine fâcheusement avec l’impossibilité de stocker l’électricité, et la priorité d’accès au réseau accordée à l’électricité éolienne (pour garantir des profits aux financiers de l’éolien le système s’est engagé à acheter toute l’électricité produite au moment où elle l’est). Lorsque l’on a trop d’électricité éolienne, il faut arrêter provisoirement des centrales thermiques, ce qui coûte cher. Lorsqu’on en a trop peu, il faut mettre en marche des centrales au gaz importé, ce qui coûte encore plus cher. Les fins limiers de France-Info ne disent pas de sottises sur ce point fondamental, ils l’ignorent, le cachent : c’est ce qui s’appelle pécher par omission.

France-info est donc ici pris en flagrant délit de désinformation. Ignorance ou partisannerie ? On ne sait.  Dans des domaines intrinsèquement techniques et complexes (comme l’électricité), les erreurs de journalistes sont nombreuses et fréquentes (par exemple, la confusion entre production et puissance est monnaie courante). Cela s’explique en partie par le fait que la grande majorité d’entre eux n’a aucune formation scientifique – et s’en flatte.

Une erreur inquiétante pour au moins quatre raisons.

Mais l’erreur qui nous intéresse ici n’est pas du calibre habituel. Elle est plus grave, plus inquiétante, pour au moins quatre raisons.

La crise actuelle de l’électricité est directement liée aux performances et aux caractéristiques de l’éolien.

La première est que le problème soulevé est plus important qu’il n’en a l’air. Il concerne en effet directement le prix, et la sécurité, de l’électricité. L’Europe, et la France, connaissent actuellement une véritable crise de l’électricité qui est directement liée aux performances et aux caractéristiques de l’éolien, et qui menace à la fois le budget des ménages (surtout les plus pauvres) et la compétitivité des entreprises, et qui va s’aggraver dans les années à venir.

Les contre-vérités sur l’éolien sont assénées par les vérificateurs eux-mêmes.

Deuxièmement, par un paradoxe tristement amusant, la menterie considérée ici est le fait d’une équipe qui fait profession de « checker des fake news » (soit dit entre parenthèses on pourrait attendre d’une radio publique française qu’elle parle français, et se contente de « vérifier des bobards »). Qu’une équipe payée pour débusquer les erreurs se distingue en traitant de faussaires ceux qui disent le vrai est un comble, une escobarderie à la puissance deux. Sur le thème des énergies, les idées fausses à débusquer sont pourtant nombreuses. S’attaquer à l’une des rares idées justes qui circulent, c’est de l’humour, de l’aveuglement, ou de la provocation.

Un procès kafkaïen.

Ensuite, on a là un anti-procès. Dans un véritable procès, des magistrats compétents et impartiaux examinent en détail, d’une façon contradictoire, les possibles crimes ou délits d’un suspect. Rien de tel à France-info. Un propos – ou un homme – innocent est livré sans défense à la vindicte de journalistes incompétents et tout-puissants. C’est très exactement la situation inoubliablement décrite par Kafka dans Le Procès et Le Château. Mais ces grands romans sont de la fiction, alors que les pratiques de France-info sont des réalités.

Les mystifications de la radio publique engagent la réputation de l’État français.

Enfin, France-info n’est pas une entreprise privée fabriquant des chaussures comme bon lui semble, c’est une radio publique, entièrement financée par le contribuable, et dont la direction est en pratique désignée par le président de la République et/ou le conseil des ministres. En fait sinon en droit, elle est une voix de la France. Les mystifications qu’elle commet entachent et engagent le pays, le gouvernement, et leur réputation.

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39 réflexions au sujet de « Éoliennes : France-Info fait de la désinfo »

  1. Il y a bien longtemps que je n’écoute plus France Info. En fait, je me suis rendu compte petit à petit, que leurs interventions étaient fausses, ou au mieux biaisées, concernant les sujets dont je prétends avoir une bonne connaissance professionnelle.

    France info, comme, malheureusement de nombreux médias, ne fait que relayer la doxa ambiante, par idéologie, certainement, mais aussi par principe de survie voulant que l’on ne mord pas la main qui vous nourrit !

  2. Très heureux de vous voir retoquer cette radio de propagande officielle que je continue néanmoins à écouter fidèlement pour bien connaître le fonds de “vérité” majoritairement admis dans la société (ce que l’on appelle, d’un terme sociologique à la fois savant et “vulgaire” -au sens premier, c’est-à-dire “populaire”- : “l’opinion publique”, soit en d’autres termes la “doxa” qui se fait passer pour science admise, ou le “dogme” savamment asséné par organe de presse interposé).
    On parle, en se moquant, des organes de propagande en Russie ou en Chine, ou de l’Inquisition au moyen-âge, mais on en est au même niveau… et il ne peut en être autrement : le point de vue “objectif” ne peut pas exister en politique, donc il faut l’admettre et en tirer profit pour s’informer, mais à un niveau secondaire (et non primaire) : quelle image le pouvoir veut-il donner de lui-même ?
    Cette chronique du “vrai et du faux” est particulièrement antipathique et totalement injuste car elle semble apporter une vérité définitive en exécutant le pauvre accusé, sans qu’il soit au courant et qu’il ait la possibilité de se défendre : le principe du contradictoire n’est là absolument pas respecté ! C’est exactement la méthode des régimes autoritaires.
    Ces journalistes à la solde du régime (radio publique oblige), et souvent incompétents, s’érigent en censeurs de la morale et de la vérité et parlent “au nom de Dieu” : ce que l’on appelle un “point de vue omniscient” qui est depuis longtemps abandonné en littérature…
    Jamais ils n’interrogent d’opposants scientifiques sur les grands sujets sociétaux d’actualité, comme le climat ou la politique de santé par exemple, en dehors des personnalités politiques qu’ils sont bien obligés d’interroger et qui ne peuvent pas prétendre à la même objectivité : ils restent toujours dans la ligne du pouvoir de manière caricaturale ! Je pense même qu’ils n’en ont pas conscience tellement ils sont aveuglés par leur suffisance à la sauce globish.
    “France-infaux, et tout est encore plus faux !”.

  3. La plupart des gens ne comprennent rien à l’électricité, ni à ce qu’est l’énergie. Si c’était le cas, personne n’achèterait de voiture électrique. Les journalistes de France Info ne doivent pas être bien plus malins.
    Ils n’ont d’ailleurs pas mentionné non plus les tonnes d ‘antigel chauffé à 60° et vaporisés par hélicoptère pour dégivrer les pales des éoliennes. je crois bien que ça se passe au pays de Greta.

    Autre exemple. Il y a quelques semaines, sur France 3, (chaîne du service public ) on a eu droit à un reportage fort élogieux sur le projet Orca, cette coûteuse usine à gaz chargée de “décarbonner” l’atmosphère, en Islande… Sans un mot sur le volcan en éruption qui recrache en une journée ce que l’usine mettra 50 ans à absorber. Que d’argent gaspillé en pure perte alors que tant d’Hommes dans le Monde manquent encore de l’essentiel.
    Les journalistes sont incapables d’aller chercher la vérité. Car honnêtement, cette fable de réchauffement climatique et de transition énergétique ne résisterait pas longtemps à une enquête journalistique vraiment sérieuse.

    Ignorance, incompétence, aveuglement ? Je n’ai pas la réponse à cette question.

      • Disons que les grandes fortunes ont fait main basse sur “le micro” pour en faire une arme destinée à transformer les démocraties en régimes autoritaires. Peu importe la vérité, même scientifique “La terre sera plate” s’il le faut pour conserver le pouvoir.

    • La plupart des gens ne font pas de règles de trois. Ils ont d’autres soucis. Concernant les journalistes, le problème est que c’est leur métier.

      Comme vous le soulignez, l’immense scandale est l’argent gaspillé, alors que tant d’humains dans le monde manquent encore de l’essentiel. Pire, la nouvelle mode est de traiter ceux qui mentionnent ce scandale de “criminels”, au nom de réfugiés climatiques imaginaires ou encore en occultant le fait que les vagues de froid tuent 17 fois plus que les vagues de chaleur.

    • il y a une fable sur la transition énergétique c’est incontestable et cela continue l’anthropisation mais il y a un réalité concernant le réchauffement climatique du à cette même anthropisation

  4. Une simple précision concernant les “grands romans de Kafka [qui] sont de la fiction” : certes, mais ils disent une vérité qui révèle la réalité, si “la vérité est bien la révélation d’une réalité” (Kojève), et c’est toute la grandeur de l’art qui est plus vrai que le réel car il donne tout son sens au réel.
    C’est ainsi que René Girard a eu la révélation de sa théorie mimétique, non en faisant de l’ethnologie, mais en lisant et analysant les grandes oeuvres littéraires de Cervantès à Proust en passant par Racine, Stendhal, Flaubert ou Dostoïevski…
    Franz Kafka nous apprend beaucoup plus sur le monde que France Info : Kafka nous révèle “la réalité” de France Info et donc nous en dit la “vérité”… qui est le mensonge !

  5. Tiens, à propos de “fakes” (ou de foutage de gueule, comme on voudra) :
    Il y a peu, on voyait sur internet la photo d’un ministre du Tuvalu, pieds et pupitre dans l’eau du lagon, qui alarmait le monde sur le sort funeste des îles du Pacifique, la montée inexorable des eaux prévue par les modèles. Le Tuvalu est un petit archipel indépendant du Pacifique, au sud-est des Gilbert.
    Manque de chance (ou ignorance), une étude de Kench et al. (2018), parue dans “Nature Communications“ (https://www.nature.com/articles/s41467-018-02954-1) montre que la superficie des îles a cru globalement de 73,5 hectares (env. 3%) au cours des 40 dernières années, cela malgré une montée du niveau de la mer de 4 mm/an soit 16 cm. De deux choses l’une, ou bien la production de sable calcaire par les organismes marins combat efficacement cette montée, ou bien l’archipel se soulève tectoniquement, ce qui a le même effet. Ou les deux, mon capitaine.
    Cela n’empêche pas le ministre de réclamer de l’argent aux pollueurs (CO2).

    • Seules les observation satellitaires “voient” une montée annuelle du niveau marin de 4mm/an.
      Pour les centaines de marégraphes installés un peu partout sur la planète et qui ont un poids scientifique autrement plus important que les satellites par leur nombre et leur ancienneté (celui de Brest travaille depuis plus de deux siècles !!) cette hausse du niveau marin se révèle en moyenne de 1,5 mm/an et sauf explication “tellurique”, aucun d’entre eux ne voit d’accélération du phénomène (qui serait alors prise comme une preuve du réchauffement par les réchauffistes).
      L’étude récente réalisée par A.Boretti est encore plus apaisante pour les inquiets habitant nnos rivages maritimes: https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/nleng-2020-0007/html

      • Attention, la dilatation thermique est quasi absente sur les côtes car les océans ne sont pas une cuvette si bien que les dilatation thermiques suivent pratiquement les lignes de fil à plomb locales si bien que la variation d’altitude mocale est pratiquement proportionnelle à la profondeur locale

  6. J’aimeraiS. Recevoir votre newsletter Au sujet de l.effet de serre il y a une telle obligation de croire le Giec .les médias surtout les médias publics. que je serais ravi de recevoir votre. Newsletter

  7. @ Serge
    un commentaire laissé sur skyfall
    https://www.skyfall.fr/2022/01/01/fil-info-de-sceptiques-2022/#comment-409414
    Terre : et si une baisse d’oxygène venait à signer la fin de l’Humanité ?
    https://www.maxisciences.com/terre/terre-et-si-une-baisse-de-l-oxygene-venait-a-signer-la-fin-de-l-humanite_art45382.html

    Moins de dioxyde de carbone, moins d’oxygène
    Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont réalisé plusieurs stimulations anticipées de la biosphère terrestre, en tenant compte des changements de luminosité du Soleil, de la baisse des niveaux de dioxyde de carbone à mesure qu’ils se décomposent dans l’atmosphère (augmentant par la même occasion la chaleur terrestre)..

    Celle là en gras faudra la replacer

  8. Youpi, France Intox récidive. Ce lundi , 13h18 (internet).
    “Réchauffement climatique : les sept dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète.“
    Le billet fait état d’une étude du site réchauffiste Copernicus qui, graphe à l’appui, montre une élévation quasi continue des températures mondiales d’environ 1°C depuis les années cinquante. Bref, une resucée de l’inégalable Michael Mann aux US.
    Copernicus est cette officine qui a refusé de publier le questionnement de Richet (Institut de Physique du Globe de Paris) à propos du rôle attribué au CO2 dans le soit-disant réchauffement climatique (voir ci-avant sur la site des C-R). Bien sûr en protestant de son objectivité à longueur de pages dans son rendu, et en s’appuyant sur le peer-reviewing qui est une passoire quand il est bien choisi.
    Premièrement, on aimerait savoir d’où proviennent ces données car je n’ai rien vu de tel dans les nombreuses compilations de données de stations météo disponibles sur internet que j’ai effectuées ces dernières années pour simplement en avoir le coeur net. Par exemple, Sur la base Dumont d’Urville en Antarctique, depuis 1956, on ne voit strictement aucun réchauffement, sinon une tendance des mois d’hiver à être un peu plus froids depuis le début des années 2000. Mes données s’arrêtent en 2016 mais celles récupérées depuis ne contredisent pas. De la même manière lorsqu’on prend les données d’autres stations situées à l’écart des villes (France, Japon, Australie, …), on ne constate pas de réchauffement. Assez étonnant par ailleurs est le parallèle qu’on peut faire entre certaines stations françaises (Mont Aigoual, par exemple) et japonaises (je n’ai pas fait d’étude exhaustive mondiale car je n’ai pas que ça à faire) où on voit clairement un plateau assez “chaud” entre les années 30 et 55, puis un plateau plus froid du milieu des années 50 jusqu’au début des années 80, puis à nouveau un plateau plus chaud (mais peu différent de celui des années 30-50) jusqu’à aujourd’hui. Bien sûr, tout au long apparaissent des années exceptionnelles, en froid ou en chaud, c’est la variabilité naturelle.
    En revanche, éviter de prendre les données des stations météo situées à proximité des villes ou des aéroports bétonnés et goudronnés. Pourquoi croyez-vous que les étourneaux viennent en hiver dormir sur les arbres en ville ?

    Sur mes graphes, apparaît une chose très amusante, le choix de l’origine des données dites “moyennes” (Météo-France en abuse). Si on prend le début des années 80 comme origine, automatiquement la tendance est haussière, avec une belle droite de régression. Si on part des années 30, tout tombe à l’eau.

    Deuxièmement, les journalistes de France-Intox sont incultes. Lors des périodes passées, il n’existait pas de thermomètres mais les enregistreurs indirects sont nombreux, comme nous l’apprend la géologie. En affirmant que les températures actuelles sont les pires enregistrées, France-Intox joue sur les mots. La palynologie montre que la mangrove existait sur la ride de Lomonosov à l’Eocène dans l’Océan Arctique (dont la position sur le globe -tectonique des plaques- n’a pas bougé depuis).

    Voilà pour le petit déj’ (enfin, celui des retraités car les autres sont au boulot).

  9. Suite :

    c’est un peu dommage de ne pouvoir inclure des graphiques dans le texte des commentaires.
    Je pourrais mieux illustrer mon propos et montrer comme France-Intox nous roule dans la farine.

  10. Dans 20 ans, des milliers de voitures électriques en panne au bord des routes verglacées, des éoliennes givrées et donc à l’arrêt, de vastes champs de panneaux solaires inutilisables, et des gens transis de froid dans des logements mal chauffés par des pompes à chaleur qui n’auront plus grand-chose à pomper, si toutefois elles ont encore du courant. Mais la planète sera sauvée.
    Merci les médias de mieux nous informer pour nous guider vers un avenir meilleur.
    Le bon peuple ignare et obéissant vous en sera reconnaissant.

    • Disons que c’est à peu près ce qu’ont vécu les habitants du Texas il y a presque un an. Les média mainstream ont soigneusement occulté que c’est le froid polaire qui a rapidement givré les (trop) nombreuses éoliennes de cet état qui en est responsable.
      Plusieurs dizaines de morts… de froid.

  11. Décidément c’est la journée !
    Là, je reçois la pub du Lancet, vous savez cette prestigieuse revue médicale anglaise, propriété de l’éditeur scientifique Elsevier, revue qui s’est illustrée récemment par son étude pourrie sur l’hydroxychloroquine, en moulinant statistiquement sans aucun discernement un fatras de métadonnées hétérogènes sur le sujet.
    Ben voilà, nous sommes prévenus, le Lancet lance son compte à rebours sur l’effet du réchauffement (pardon changement) climatique sur la santé humaine. Ben tiens !
    Naïvement, on se demande comment le Lancet peut isoler ce qui, dans la santé humaine, revient au climat, à la pollution, à l’abêtissement des gens scotchés sur face bouc ou cui-cui et qui s’extraient de plus en plus difficilement d’un monde du travail de plus en plus idiot (vous savez, les boulots pourris qui ne servent à rien sauf à vous plonger dans la déprime), etc., etc.
    Si vous, pékin de base mais pourtant plein de bon sens, avec une réponse, je suis preneur.
    En tout cas, le lavage de cerveau continue. voire progresse.
    Le Lancet fait dans la politique maintenant. Rien ne les arrêtera donc ?

    • Le Lancet ferait mieux de s’intéresser à l’épidémie de sottise qui est en train de faire basculer le monde dans une véritable folie hystérique. Il paraît que beaucoup de gamins souffrent “d’éco anxiété”…

    • Serge Ferry
      Le Countdown du Lancet a été initié en 2016-2017 à la suite de l’accord de Paris.
      Pour renforcer son équipe, il avait recruté en juin 2017 Christiana Figueres dont on connait la carrière d’activiste au sein du GIEC.
      Depuis longtemps Lancet est devenu un journal militant, comme beaucoup d’autres revues scientifiques
      Cordialement
      MD

  12. Une autre fausseté glissé subtilement dans l’émission: le recyclage “quasi complet (90% dit le journaliste en se référant à l’Ademe) du “poids des éoliennes”. Mais, en douce, il précise “l’acier et le béton”. 200 tonnes de béton pour les fondations d’une éolienne de 2 MW, c’est ce dont Lafarge Amérique se vante. En fait d’autres calculs présentent une moyenne de 1200 tonnes par éolienne, certains jusqu’à 2500tonnes pour les plus grandes.
    De fait le béton constitue à lui seul 95% du poids d’une éolienne. Comment le recycle-t-on? Si on savait recycler le béton il y a belle lurette qu’on aurait défait les bunkers de l’atlantique. En fait ça peut se faire, il y faut juste de l’argent et du temps: 100 000€ par blockhaus. Petit rappel: le nucléaire utilise 8 à 10 fois moins de béton que l’éolien par MWe installé.

    • Contrairement au nouvelles centrales Gaz/Nucléaire le prix du recyclage n’est jamais budgété. En Allemagne il y a des cimetière de pales sur des parcs démantelés ou même au pied de certaine éolienne..
      Pour l’exploitant ce qui rapporte le plus dans un parc éolien ce sont les subventions à la construction et les primes de surcote lors de l’achat de l’électricité, Sans argent public ou obligation de surcote, les éoliennes ne sont pas rentables ! L’argent investi dans ces …. serait mieux employé dans l’amélioration des infrastructures et la recherche.

    • On ne recyclera pas les millions de tonnes de béton des socles des éoliennes quand elles seront en fin de vie. Comme ces masses très coûteuses à détruire et recycler sont enterrées et ne se voient pas, les écolos font “comme si” elles n’existaient pas. C’est si commode…
      Alors enterrons aussi les centrales nucléaires pour éviter d’avoir à les démanteler.
      Rappelons que les éoliennes, au KWh produit, emploient DIX FOIS plus de béton que les centrales nucléaires.

  13. Autre aspect des choses:les éoliennes c’est bien parce que l’ECOCIDE commis lors de l’exploitation des terres rares a lieu loin des yeux (et de la bonne conscience) du Clergé de la religion écologique et loin des yeux de l’entente financière-politique-médiatique.Au fait:a-t-on connaissance de l’empreinte carbone de ces éoliennes?(ce qui pour tout bon écolo doit commencer aux carrières de sable,de gravier et de chaux avec bien sur les mines de fer et ce jusqu’à l’installation et le raccordement au réseau électrique.Autre question:la COP 21 à Paris n’a-t-elle pas été la plus sensationnelle manipulation d’opinion publique jamais réalisée dans le monde???.Le nouveau LYSSENKOtisme (la science politisée par les subventions ou l’argent des Fondations) n’a-t-il pas un boulevard devant lui???.J’avoue disposer d’environ 40 livres sur le climat et d’une centaine sur les délires (??) écologiques.

  14. Le point principal avec France info est le non questionnement du bien fondé des accords ou directives européennes. La croyance en sainte Greta et le survol des conclusions du GIEC remplacent l’analyse des documents scientifiques et les débats contradictoires… Ils n’ínforment plus, ils prèchent !

    On nous parle sans cesse du mix énergétique avec une nombre planifíé d’éolienne à construire, de réduction de CO2 qui ici n’a aucun impact. Tout est bon pour respecter ce qui à été prévu même si c’est totalement imbécile et coûte un pognon de dingue en impôts et taxes (pour le bien d’investisseur privé et souvent extra-nationaux !) Il est interdit de ne pas se conformer à la doxa de la bien pensance, ces journaliste nous disent le vrai. Tous ceux qui ne s’y conforment pas sont irresponsables, conspirationnistes, négationistes … et bientôt ne seront plus citoyens…

  15. Bravo M Prudhomme
    Dans un récent rapport (de ce mardi?) de la Banque du Canada , que l’association devrait publier,il est indiqué que l’Europe va dans le mur avec sa politique à marche forcée basée sur les energies vertes et intermitentes : 75 % du gaz importé en Europe est importé (dont 43 % de la Russie) et le prix de l’electricité va exploser.
    D’oû perte d’independance pour l’Europe, de compétitivité pour les entreprises , et perte de pouvoir d’achat
    Je vais envoyer ce rapport à France info

  16. (MT Newswires) — Une crise énergétique et géopolitique rend l’Union européenne particulièrement vulnérable à ce qu’on appelle la “stagflation”, c’est-à-dire une croissance plus lente et une inflation plus élevée, en raison de son goulot d’étranglement en matière d’approvisionnement énergétique, a déclaré la Banque nationale du Canada dans un briefing géopolitique mardi…….
    La transition vers une économie verte, conjuguée à la forte dépendance de l’UE à l’égard des importations d’énergie, a entraîné une hausse des coûts de l’électricité, ce qui a donné lieu à des accusations selon lesquelles l’UE éliminerait progressivement les combustibles fossiles avant d’avoir vérifié si les sources d’énergie renouvelables sont entièrement prêtes à combler le vide, a déclaré la Banque nationale du Canada

  17. suite…
    Les difficultés énergétiques de l’UE pourraient entraîner un retour de bâton politique contre les énergies renouvelables si les gens en viennent à considérer que le coût économique de la transition énergétique est trop élevé, a déclaré la banque. La hausse des prix du gaz et de l’électricité place également les entreprises européennes dans une situation de désavantage concurrentiel majeur, selon la Banque nationale du Canada.

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