COP 26 : un échec programmé

Par MD

La COP26 va enfin se tenir dans la bonne ville de Glasgow. Wikipedia nous apprend que Glasgow dérive du brittonique Glascu, composé de glas « vert » et de cu « creux ». Mauvais présage. Un bon vent au large des côtes écossaises évitera-t-il le black-out tant redouté outre-Manche ?

On trouvera dans cet article quelques graphiques qui (ne) seront certainement (pas) présentés aux congressistes. Les observations relevées depuis la fameuse COP21 de Paris de fin 2015 sont renforcées en gras.

Températures globales

Evolution depuis 1979

(année origine des relevés par satellites et ballons-sondes).
Les données proviennent de quatre organismes bien connus : Hadley CenterRemote sensing system (RSS), University of Alabama Huntsville (UAH), GISS (NASA).

Les quatre séries de données diffèrent essentiellement par leurs périodes de références. Les allures générales sont à peu près concordantes. Agrandissement pour les sept dernières années (octobre 2014-septembre 2021).

Comme par le passé, les « experts » ne manqueront pas de trouver nombre d’explications ingénieuses pour expliquer pourquoi les températures sont restées tendanciellement stables depuis sept ans.

Comparaison avec les pronostics de GIEC.

A Paris fin 2015, les congressistes ne disposaient encore que du cinquième rapport du GIEC dit « AR5 », dans lequel on pouvait trouver (fig TS14 page 87) un diagramme des projections d’évolution des températures selon 138 « modèles » élaborés par des équipes internationales. A titre de vérification, on a superposé à ce diagramme l’évolution réelle des températures calculées par Hadley Center (indicateur Hadcrut4 ; pour 2021, extrapolation des 9 premiers mois).

Le résultat est intéressant. Il montre que jusqu’à présent les températures réelles peinent à se maintenir dans le bas du chevelu, ce qui devrait inciter « les scientifiques » à être plus modestes, faute pour la nature de se plier à leurs injonctions.

Détail des températures relevées par Hadley Center

Hadley Center, outre l’indicateur global Hadcrut4, publie mensuellement des séries désignées respectivement par Hadsst3 pour les océans, Crutem4v pour les terres émergées, et ceci pour chacun des deux hémisphères. Le graphique suivant représente les évolutions respectives de ces indicateurs.

Pendant cette période, les terres se sont réchauffées plus que les océans, et par conséquent l’hémisphère nord plus que l’hémisphère sud. Les températures des terres émergées présentent une grande variabilité interannuelle, contrairement aux océans, probablement du fait d’une plus grande inertie thermique (rappelons qu’ils occupent 70% de la surface de la planète). Agrandissement pour les sept dernières années (octobre 2014-septembre 2021).

L’espèce de palier observé depuis sept ans s’étend indistinctement à ces quatre divisions du globe terrestre, à des niveaux différents.

Emissions de CO2.

On sait l’importance que le monde entier accorde à ce gaz vital réputé soudainement maléfique. Les émissions dites « anthropiques » sont donc scrutées par une multitude d’organismes qui déplorent l’augmentation continuelle de ces émissions et prescrivent d’y mettre fin sans tarder. Le graphique présenté ici représente les émissions résultant de la combustion de énergies fossiles.

Las ! le monde ne s’est pas conformé aux prescriptions de ses mentors politiques et moraux. Après la diminution brusque de 2020 due à la pandémie, les émissions, loin de continuer à diminuer, seront revenues en 2021 à leur niveau de 2019, voire plus. Les besoins en énergie ont repris leur cours normal, à la surprise générale (déjà annoncé sur ce site). D’où les déconvenues qui défraient actuellement la chronique.

Concentrations en CO2.

Ces concentrations sont notamment mesurées par la NOAA (station de Mauna Loa, Hawaï). Les variations saisonnières au cours de l’année sont bien visibles, avec un maximum vers mai et un minimum vers septembre.

Agrandissement pour les sept dernières années (octobre 2014-octobre 2021). Le pointillé représente les moyennes annuelles.

Variations mensuelles de la concentration en CO2. 

Une représentation classique consiste à comparer la concentration en CO2 lors d’un mois donné de l’année n avec le même mois de l’année précédente n-1, ce qui élimine l’influence des variations saisonnières.

Agrandissement pour les sept dernières années (octobre 2014-octobre 2021). Le pointillé représente la moyenne mobile sur 12 mois.

On voit que ces variations ont été erratiques, tout en restant centrées sur une valeur moyenne de l’ordre de +2,5 ppm par an.

En résumé, depuis sept ans, la concentration en CO2 a continué à augmenter. Elle s’est accrue de 17 ppm pendant cette période. On a déjà expliqué pourquoi la baisse – modeste – des émissions en 2020 n’avait pas pu avoir d’influence discernable sur la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Ne confondons pas flux et stock.

Variations mensuelles des concentrations en CO2 et des températures.

Par conséquent, depuis la COP21, l’augmentation de la concentration en CO2 n’a pas entraîné d’augmentation de la température. On se contentera de l’observer sans en tirer de conclusions vue la brièveté de la période.

On peut entrer plus avant dans la comparaison entre ces deux paramètres en représentant sur un même graphique les températures et les variations mensuelles de concentration en CO2 (pour éliminer la tendance).

Il existe manifestement une certaine analogie entre les courbes. La question de savoir quel phénomène commande l’autre agite les spécialistes depuis des décennies. Ne nous mêlons pas de cette querelle.

Conclusion.
Au fond, la COP26 pourrait être l’occasion d’une réjouissance collective. En effet, si on avait bien compris, l’« objectif » fixé à Paris il y a six ans était que les températures se stabilisent, ou au moins n’augmentent plus de façon significative. On vient de voir que c’est bien cette tendance qui est observé depuis lors, au-delà de la variabilité des différents indicateurs. On peut être partagé entre « pourvu que ça dure » ou « c’est toujours ça de pris ». Certes, la concentration en CO2 a continué à augmenter. Et alors ? Illustration supplémentaire de la discordance entre « modèles » théoriques et observations. Voilà des sujets sur lesquels les congressistes pourraient disserter au cours de leur solennelle et rituelle causerie. Tant qu’on y sera, on pourra aussi évaluer leur état de conscience et de vigilance sur l’« échelle de Glasgow ® ».

P.S. Les lecteurs attentifs ne manqueront pas de relever des analogies avec l’article de l’an dernier. Que voulez-vous, on n’a jamais le choix qu’entre se répéter ou se contredire.

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50 réflexions au sujet de « COP 26 : un échec programmé »

  1. Est-il possible qu’au cours de la COP 26 soient présentées des courbes et données différentes ? Si oui d’où proviennent elles ?
    Comment arrêter ces “études” qui arrivent de partout, à l’instar de ce que disait la journaliste à la radio ce matin : ” selon une étude scientifique la ville d’Anglet dans les P.A. sera recouverte d’eau si la température augmente de trois petits degrés ….”
    J’ai entendu dire aussi que toute “publicité” provenant des climato-sceptiques serait désormais interdite sur Twitter je crois ou Face book ??
    La peur du Covid, la peur du réchauffement climatique, la peur démographique qui pointe son nez aussi ….à quand la prochaine peur ????

    • Ce n’est pas de la peur, mais de l’hystérie. Il n’y a malheureusement pas grand chose à faire…
      Seuls quelques hivers bien froids pourraient y remédier.

    • Oui, et ça fait des dizaines années qu’on annonce que si la température augmente, Venise sera sous les eaux et les Pays bas également.
      Laissez-moi regarder la carte. Ah ces villes sont toujours là.
      Mince alors.
      Il faudrait recenser les prédictions qui sont arrivées, on gagnerait du temps.

    • Ils jouent sur la mémoire courte de certaines gens qui ne vont pas voir au-delà des informations contrôlées par le Giec et autres. Un esprit formaté est plus malléable qu’un esprit qui s’interroge. Gouverner par la peur ne date pas d’aujourd’hui, genre « si tu n’es pas gentil, le Bon Dieu te punira ».
      Le problème est que les Etats sont plus puissants que la réalité climatique, et il y a tellement d’argent en jeu qu’ils se fichent bien de la vérité.
      Le climat étant complexe, ils ont résumé cela avec ce mot : « changement », qui prend la place de « réchauffement ». C’est plus facile pour s’adapter aux caprices de la météo. La manipulation est un art !

  2. Je pense qu’il serait temps d’instaurer un Pass Scientific pour faire des présentations à ce genre de réunions de même que de demander un certificat d’étude aux journalistes qui vont analyser trier et relayer ces informations et modélisations

  3. Je crains qu’hélas les objectifs médiatiques et politiques de cette conférence soient pleinement atteints. Difficile alors d’évoquer un échec.
    Le discours scientifique n’est qu’un moyen que l’on peut facilement substituer, s’il y a un problème, par une interview de Greta ou la photographie d’un animal sauvage en train de mourir de soif dans un désert.

  4. Les courbes indiquées montrent deux ou trois périodes descendantes, dont celle allant de 2015 à 2021, mais aussi celles allant par exemple de 1980 à 1986 et de 1987 à 1994, mais la courbe totale est montante …
    Par ailleurs, si la superposition de la courbe d’évolution des températures réelles sur celles du foisonnement prévisionnel indique que le réel ne confirme que les prévisions les plus basses, ce réel ne sort pas du foisonnement prévisionnel et le modèle prévisionnel n’est pas réfuté …
    Climato-réalistiquement vôtre …

    • L’erreur prévisionnelle devrait cerner le réel si le prévisionnel n’était pas biaisé en faveur d’un réchauffisme compulsif. Autrement dit, le réel devrait être au milieu du chevelu. Or, on note qu’il est systématiquement en bas du chevelu. C’est à ce genre de signe qu’on peut juger si un ensemble de prévisions est bien ou mal construit.

      La raison conduit à changer de modèle quand la réalité démontre qu’il est inadapté. La science étant maintenant établie, le temps est venu d’abandonner la thèse du réchauffement anthropique pour privilégier celle du réchauffement naturel, infiniment plus réaliste. Persister dans l’erreur est désormais diabolique.

      • D’autant plus qu’il semble, si l’on en croit les différents éléments présentés sur ce site, que l’on se dirige lentement vers un refroidissement tout aussi naturel.
        L’avenir nous le dira.

        Rappelons-nous que le nombre de convaincus n’a pas forcément valeur de vérité.

      • Toute prévision se heurte à un horizon particulier des événements. Par ailleurs, le battement d’une aile de papillon n’a jamais provoqué une tempête à l’autre bout du monde, la métaphore en question veut indiquer que si la moindre variable est omise lors d’une prévision, alors cette prévision est fausse. Si les prévisions climatologiques indiquent chaque fois le même genre de décalage, il est permis de penser que les variables cachées sont par définition les mêmes à chaque opération prévisionnelle …

        • … il est permis de penser aussi que les variables cachées, qui forcent à l’erreur prévisionnelle, toujours la même, se nichent dans la thèse du réchauffement naturel …

        • L’effet papillon est une calembredaine apparue dans les années 80 dans la sphère managériale des grandes entreprises, qui nous annonçaient également qu’on allait tous s’enrichir en appuyant sur un bouton…

    • Les modèles prévisionnels de la tranche basse ne sont pas réfutés, en revanche si on reste dans cette tranche, la tendance est linéaire.
      Donc, même en considérant que le lien de cause à effet exclusif entre les émissions humaines de CO2 et le réchauffement est vrai — lien qu’aucun modèle n’a vocation a démontrer puisque les modelés sont eux-mêmes construits sur cette hypothèse — il n’y a aucune urgence climatique avérée.

      • Je suis d’autant d’accord avec l’inutilité d’alerter le monde entier pour des raisons de réchauffement climatique que dans le pays où je vis et d’où j’écris, le Canada, chacun a pu constater que la saison hivernale a raccourci progressivement depuis les années 70 et qu’aujourd’hui, l’hiver est plus court de plus d’un mois par rapport à ces années-là. Je ne connais aucun canadien qui s’en plaint … Par ailleurs, grâce à l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère, la forêt boréale a progressé et s’est développée et continue de progresser et se développer de façon assez étonnante vers le nord … Cette progression peut se voir comme une promesse de captation des GES pas du tout négligeable …

        • Le taux de CO2 élevé dans l’air, joint à des précipitations qui ne faiblissent pas, contrairement au prévisions catastrophiles du GIEC, ont permis à l’Inde des récoltes céréalières exceptionnelles ces dernières années permettant de nourrir une population qui a triplé en l’espace de 60, tout en faisant de l’Inde un gros exportateur de denrées agricoles.
          Un grand merci au CO2, l’aliment des plantes.

  5. Cela dit, si «les modèles prévisionnels de la tranche basse ne sont pas réfutés», et que si «en revanche si on reste dans cette tranche, la tendance est linéaire», alors comme cette tendance linéaire est en progression montante, force nous est de constater que le réchauffement climatique, sans être aussi fort que prévu, existe bel et bien. Non ? …

    • « Rappelons-nous que le nombre de convaincus n’a pas forcément valeur de vérité », à ma connaissance la science ne fonctionne pas sur fond de conviction, mais sur fond de propositions et hypothèses scientifiques offertes au trébuchet d’une réfutation fondée exclusivement sur la science et sa méthode …

      • Exact, mais ici ce n’est pas le cas, puisque l’on est confronté à une affirmation péremptoire, scientifiquement non prouvée, qui est devenue une idéologie.
        Les tenants de cette idéologie interdisent tout débat contradictoire et ne reculent devant aucune facilité pour alimenter leur propagande.
        Galilée en a fait l’expérience, en son temps. Et pourtant, elle tourne…

    • En effet, nous assistons à un réchauffement depuis 1870. Le climat forme un système chaotique dépendant de multiples facteurs, il n’a donc pas d’état stable, pas plus en 1960 qu’en 1930 ou -300 avant JC, voire même, il n’a possiblement pas besoin de forçage extérieur, naturel ou pas, pour varier.
      Sachant que les vagues de froid tuent 17 fois plus d’humains que les vagues de chaleur, la propagande visant a traiter de criminels ceux qui ne s’inquiètent pas de cette augmentation modérée est aussi absurde que dangereuse. Dangereuse car d’autres utopies, au siècle dernier, ont fait bien plus de morts qu’un degré de plus mesuré par rapport a ce même siècle.

      • À tous le monde et à personne : Je pense que les raisonnements fondés sur l’idéologie, la politique, le catastrophisme, l’accusation, la psychologie, voire la psychanalyse et le mépris qui va avec tout ça doivent être exclus du traitement scientifique des changements climatiques.

        Climato-réalistiquement vôtre,

    • Personne ne nie le réchauffement.
      Ce qui est contesté, c’est de l’attribuer à seulement quelques ppm de CO2 de plus dans l’atmosphère.
      On voit bien que c’est beaucoup plus compliqué et que l’on ne comprend encore pas tout des mécanismes de la nature..

      • Extrait du site web Climate.gov du gouvernement américain :

        Carbon dioxide levels today are higher than at any point in at least the past 800,000 years. In fact, the last time the atmospheric CO₂ amounts were this high was more than 3 million years ago, during the Mid-Pliocene Warm Period, when temperature was 2°–3°C (3.6°–5.4°F) higher than during the pre-industrial era, and sea level was 15–25 meters (50–80 feet) higher than today.

        Les effets de quelques ppm de CO2 seraient-ils si négligeables que ça ?

        Pendant 800 000 ans, la variation de ppm de CO2 a été d’à peu près de 200 à 300, ce qui a correspondu aux cycles glaciaires, et aujourd’hui nous sommes à un peu plus de 400, ce qui correspond à la situation d’y il a 3 millions d’années avec seulement 1 à 2 degrés de plus qu’à l’époque préindustrielle et avec un niveau des mers de 15 à 25 mètres de plus qu’aujourd’hui.

        Les études des carottes glaciaires du Laboratoire français des sciences du climat confirment en grande partie ….
        .

        • Une analogie électronique pourrait illustrer le phénomène : une faible variation du courant de la grille placée entre la cathode et l’anode d’une triode a un effet d’amplification à la sortie de cette triode …

          • Dans le cas du climat et du CO2, rien n’est démontré ni établi. C’est là tout le problème, comparer une hypothèse à un fait qui peut être vérifié.

        • …confirment, en effet; que l’augmentation du taux de CO2 suit -et non pas précède- une augmentation de température. Ce qui est plutôt logique.

          • Le graphique site web Climate.gov du gouvernement américain indique en effet une corrélation et pas un ordre chronologique des causes et des effets …

  6. Victor Digiorgi

    Pendant 800 000 ans, la variation de ppm de CO2 a été d’à peu près de 200 à 300
    ————-
    Faut apprendre à rédiger en terme scientifique ; la variation n’a pas été de 200 à 300 ppm; la variation a été de 100 ppm , mais le CO2 a varié de 200 à 300 ppm

    • Merci pour la leçon de rédaction … La variation étant donc de 100 ppm et le CO2 ayant varié de 200 à 300 ppm pendant 800 000 ans, comment doit-on interpréter la variation actuelle de 100 ppm et d’augmentation du CO2 de 300 à 400 ppm qui n’a pas été précédée d’une montée de 1 à 2 degrés et de 15 à 25 mètres des océans comme il y a 3 millions d’années selon les dires du site Climate.gov du gouvernement américain ?

      • Le taux de CO2 est principalement liée à l’activité biologique présente sur la planète. Les formes de vie s’adaptent, se multiplient, ou évoluent. Il ne peut pas y avoir de corrélation exacte entre la température (moyenne) sur Terre et le nombre de créatures qui y vivent.
        Autrement dit, on ne peut pas corréler un taux de CO2 précis à une température précise. La nature ne fonctionne pas ainsi.
        Je ne sais pas si on connaît au degré près la température moyenne d’il y a 3 millions d’années. Ni même si ce chiffre aurait une signification. Ce qui est sûr, c’est que le thermomètre n’était pas encore inventé. Il me semble que l’on déduit des tendances de variation et des fourchettes de valeurs selon l’abondance ou l’absence de certains composés chimiques ou de certains isotopes retrouvés dans les glaces.Ce n’est guère mon domaine. Mais on a constaté que la variation de la température précède celle du CO2, avec une certaine inertie elle-même probablement variable.

        Un petit détail, une triode est commandée sur sa grille par une tension, et non pas un courant.
        Le courant, c’est pour le transistor bipolaire… 😉

        • En effet, le courant de sortie d’une triode est commandé à la grille par une variation de tension et pas par une variation d’intensité.

          « Le taux de CO2 est principalement liée à l’activité biologique présente sur la planète», sans vouloir pinailler sur le sens de cette remarque, je signalerais que l’humain est une sorte de vie active présente sur la planète. Non ?

          Cela dit, je pars du principe que les glaciologues du Laboratoire français des sciences du climat, qui disent s’occuper autant des perturbations naturelles qu’anthropiques du climat, savent bien déterminer les variations de température des 800000 dernières années ainsi que leurs dates relativement précises grâce à leur méthode d’analyse de leur carotte de glace, méthodes d’ailleurs expliquée par Antoine Grisart, doctorant en glaciologie, de façon qui me semblent crédible sur la page suivante du site du Laboratoire : https://www.lsce.ipsl.fr/Phocea/Video/index.php?id=30

          • Ces glaciologues travaillent également sur une partie de carotte de glace datant d’un million d’années, mais leur travail me semble ne pas avoir été mené encore à sa fin, car je n’en ai pas trouvé les conclusions.

            Par contre, le site Climate.gov du gouvernement américain donne ses conclusions sur une étude glaciologique portant sur une époque remontant à 3 millions d’années, mais ne livre rien des méthodes employées pour en arriver là. Je suis néanmoins parti du principe que ce site disait vrai.

          • Oui, il y a environ 7 milliards d’êtres humains qui respirent et rejettent aussi du CO2 comme la plupart des animaux.
            Même les bulles de champagne, c’est du CO2. Vont peut-être vouloir l’interdire….

  7. La machine climatique terrestre est “légèrement” plus complexe qu’une triode hermétiquement enfermée, et sous vide, dans une ampoule de verre.

    Quelle est donc cette folle pensée selon laquelle la nature devrait se réguler en permanence selon des paramètres ultra stables et parfaitement à notre convenance ?
    Pas très écologique tout ça, finalement… et un peu gonflé aussi.

    • Je m’en veux de ne pas avoir retrouvé l’équivalence électronique donnée il y a une trentaine d’années par la NASA). Je retire donc …

  8. «on a constaté que la variation de la température précède celle du CO2, avec une certaine inertie elle-même probablement variable», et donc nous sommes d’accord, le climato-chauffiste Al Gore a tort, car il n’a rien vu de ce phénomène.

    Mais moi qui l’ai vu et compris, il me semble que ma question suivante est tout ce qu’il y a de plus légitime (sous réserve néanmoins d’une vérification des dires du site Climat.gov) : Quel est la montée de température de 1 à 2° ayant précédé la variation ascendante de 100 ppm et l’augmentation du CO2 constatée de 300 à 400 ppm avec une certaine inertie elle-même probablement variable avant et depuis le début de l’ère industrielle ?

    Question à laquelle je me permettrai d’ajouter celle-là : La montée des eaux de 15 à 25 mètres a-t-elle précédé ou va-t-elle suivre l’augmentations du CO2 constatée de 300 à 400 ppm depuis le début de l’ère industrielle ?

    .

    • Al Gore nous annonçait la submersion de New York pour l’année 2013 si je me souviens bien… Sauf erreur, et heureusement, rien de tel ne s’est produit.
      La paléoclimatologie étudie les variations du climat sur des échelles de temps beaucoup plus longues.
      Au rythme actuel, si on s’en tient aux seules mesures des marégraphes, en moyenne 2 mm par an, il faudra 10 000 ans pour que le niveau monte de 20 m.
      C’est relativement rapide à l’échelle des temps géologiques, j’en conviens.

    • Si je comprends bien votre question, elle signifie que le niveau des mers dépendrait directement et uniquement du taux de CO2 dans l’atmosphère…?

    • Vous avez raison: Les hausses de la concentration en CO2 de l’atmosphère suivent et ne précèdent pas, contrairement aux prétentions des réchauffistes, les hausses des températures globales. C’est un fait avéré et irréfutable constaté sur plusieurs centaines de milliers d’années d’archives conservées dans les glaces du continent Antarctique. Ce qui signifie que les variations des températures globales ont une origine parfaitement naturelle, indépendante, déconnectée de la concentration en gaz à effet de serre, CO2 principalement.
      La hausse puissante de la concentration en CO2 de l’atmosphère depuis la fin du petit âge glaciaire (1850) et probablement même avant, a une cause évidente en l’utilisation massive des combustibles fossiles par les industries humaines depuis le début XIXe siècle, c’est indéniable. Mais on peut supposer qu’elle fut probablement précédée par une crise volcanique (Islande) fortement émettrice de CO2 vers la fin du XVIIIe siècle, historiquement connue et décrite en Europe en particulier, crise qui eut de graves conséquences météorologiques, refroidissement et précipitations anormales, provoquant des pertes de récoltes sur plusieurs années à l’origine des troubles de la Révolution.
      La déconnection entre le CO2 et les températures globales trouve actuellement sa confirmation dans la pause des températures depuis 2016, une pause que le GIEC se garde bien d’admettre publiquement et encore moins d’expliquer, alors que les émissions de CO2 de l’humanité n’ont jamais été historiquement aussi volumineuses. Nul doute que cette grave entorse aux théories réchauffistes sera au centre des discussions à huis clos de COP26.

      • Fascinant, de se trouver, preuves à l’appui, face un mensonge planétaire, et ne pouvoir rien y faire.

        L’ONU vient d’annoncer que 100 millions d’Africains vont être directement impactés par l’ACCELERATION du réchauffement climatique…

  9. Fritz a dit
    “””Je pense qu’il serait temps d’instaurer un Pass Scientific pour faire des présentations à ce genre de réunions (COP26) de même que de demander un certificat d’étude aux journalistes qui vont analyser trier et relayer ces informations et modélisations””””
    Je pense qu’il devrait en être de même si on veut poster un commentaire sur ce site

    • “””Je pense qu’il serait temps d’instaurer un Pass Scientific pour faire des présentations à ce genre de réunions (COP26) de même que de demander un certificat d’étude aux journalistes qui vont analyser trier et relayer ces informations et modélisations””””

      >>> Je pense qu’il devrait en être de même si on veut poster un commentaire sur ce site» <<<

      … Je suis absolument d'accord ! …

      .

  10. Autre question : Que devrait-on penser de la navigation arctique naissante dans le secteur des porte-conteneurs géants ? La fonte de la banquise permanente (et pas saisonnière) va-t-elle se poursuivre au point de favoriser le développement d’une telle navigation ? Question corollaire : Sait-on le nombre de porte-conteneurs passés par l’arctique depuis quelques années ?

    • q1 : rien. Elle est pratiquement inexistante. Trop dangereuse, trop de glaces.
      q2 : non.
      q3 : quelques dizaines de navires par an pour le passage nord-est, aucun pour le passage nord-ouest. Les navires qui empruntent le passage nord-est sont pour la plupart équipés brise-glace. A priori pas de porte-conteneurs dans le lot, trop fragiles, incapables de résister à la glace, par exemple au niveau du détroit de Vilkitsky piégé par les glaces dérivantes quelques semaines l’été et pris par la banquise le reste de l’année. Les routes maritimes arctiques relèvent du fantasme pour l’instant.

  11. Autre question (encore !) : Sait-on que la météorologie est un sujet permanent de préoccupation pour les Canadiens ? Au point que des réseaux télévisés spécialisés ne diffusent nuit et jour et depuis belle lurette que des informations météorologiques parfois doublées de cours et d’informations scientifiques sur la météo. Les Canadiens ont ainsi appris que les couches basses de l’atmosphère ont eu tendance à se réchauffer tandis que les couches supérieures ont eu tendance à se refroidir depuis quelques années. Cela n’expliquerait-il pas l’effet de cheminée des jours où la température a atteint 50˚ au sol à cause d’une poche de chaleur persistante pendant que les couches supérieures de l’atmosphère étaient descendues à – 85˚, effet de cheminée ayant provoqué l’émergence du plus volumineux et du plus puissant nuage incendiaire de mémoire d’autochtone, et dont les foudres on mis le feu à un village de 350 habitants comme elles on mis le feu dans des conditions similaires à des centaines de villas et des milliers d’hectares de forêts dans le nord de la Californie …

  12. Si vous voulez mon avis, ça fait 50 ans que je consulte attentivement les revues NATURE, SCIENCE, SCIENTIFIQUE AMERICAN et POUR LA SCIENCE et je trouve que ça fait beaucoup de monde à ne pas être d’accord avec vous … Les quelques articles publiés ici et que j’ai lu attentivement m’ont tous parus tronqués de façon orientée … En ce qui me concerne, votre façon de modifier mon nom avec le mépris que je trouve d’ailleurs partout ici à propos de toute chose déplaisant à votre entendements me conduit à vous dire poliment de bien jouir de la censure de Facebook maintenant bien comprise par votre serviteur ! … «salut, mes p’tit vieux» …

    • Je ne vois pas en quoi comparer les faits avec les prédictions du GIEC peut vous déranger.
      Peut-être parce qu’ils ne collent pas à votre idéologie…?
      C’est le nombre de croyants qui a valeur de vérité, vraiment ?
      Si Facebook était une référence en matière de rigueur, d’honnêteté intellectuelle, et d’impartialité, ça se saurait…

      • Judith Curry, climatologue, fut presidente de la School of Earth and Atmospheric Sciences au Georgia Institute of Technology. Roy Spencer, climatologue, Universite l’Alabama à Huntsville, NASA, a enseigne au MIT, fut avec John Raymond Christy le premier a fournir des données de température satellitaires a l’échelle de la planète. Richard Lindzen, Professeur au MIT, Patrick Moore, co-fondateur de greenpeace, Steven Koonin, irecteur du Center for Urban Science and Progress de l’Université de New York, Pascal RICHET, professeur, geophysicien à l’Institut de physique du globe de Paris… et tant d’autres. Tous des platistes ou des chercheurs corrompus achetés par Total?
        Bon pote, c’est pas un peu gros?

        En sciences, il est normal que certains groupes étudient des hypothèses non prouvées et il est même normal qu’ils croient en leurs hypothèses. Le débat scientifique a toujours fonctionné ainsi.
        Ce qui est anormal est que ce groupe, qui a grossi exponentiellement en une petite trentaine d’années tout au plus, grâce a des soutiens politiques évidents, notamment au sein de l’UE, refuse tout théorie contradictoire. Rien que ce fait est particulièrement troublant et jette un immense doute sur l’éthique des climatologues.
        Si on ajoute à cela d’étranges messages politiques et autres mises en garde qui polluent les introductions et conclusions d’articles dits scientifiques, le doute grandit encore, surtout lorsque les travaux sont dans 95% des cas des modèles, c’est a dire des prédictions basées sur des postulats, des hypothèses, que ces modèles n’ont pas vocation à démontrer, sinon il s’agit d’un raisonnement circulaire.

        Science et politique, science et religion, ne font pas bon ménage. L’histoire des sciences l’a démontré. Le but est-il vraiment de “sauver la planète” ou bien d’exploiter la peur des foules pour satisfaire des idéaux antilibéraux, anti-capitalistes, mis à mal après la chute du mur de Berlin et de l’URSS? La question se pose.
        S’il ne s’agissait que de science, les réponses aux “climato-sceptiques” seraient scientifiques, et non pas des sophismes, attaques personnelles, mépris ou censure.

    • Le “consensus” sur le fondement d’une théorie n’est en aucune façon une preuve irréfutable de sa validité.
      Ainsi A. Einstein répondait-il à une panel de plus de 100 scientifiques allemands téléguidés par les nazis contre sa théorie de la Relativité: “Je ne comprends pas pourquoi tous ces savants se sont unis pour dire que la théorie de la Relativité est fausse: Un seul d’entre eux avec des arguments convaincants aurait suffi.”
      Un papier du 19 octobre, publié par l’Université Cornell pousse l’outrance du “consensus à 97%” qui avait cours jusqu’ici sur l’origine anthropique du réchauffement chez ses thuriféraires: Ses auteurs estiment, eux, sans rire ni broncher que ce consensus serait “supérieur à 99%, “à la soviétique” comme on plaisante en pareil cas.
      Je laisse à votre appréciation l’excellente réponse de Anthony Watts à ce tissu de bêtises:
      https://wattsupwiththat.com/2021/10/19/the-irrelevancy-of-lynas-99-9-percent-certainty-climate-change-consensus/

  13. Exact, la politique ou la religion ne devraient pas se mêler de science.
    Chaque fois qu’elles l’ont fait, elles se sont lamentablement planté.
    Le climato réchauffisme ressemble fort à une religion.
    Dogmatisme, culpabilisation, prophéties anxiogènes, et ostracisation des incroyants.

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