Michel Vieillefosse (*) vient de publier un nouveau livre : Climat : comprendre sans simplifier (l’Harmattan).
L’auteur y parle du réchauffement climatique, ayant lui-même procédé à de nombreux relevés au sol, par avion et par satellite, pendant 6 ans au CNES Toulouse.
Il répond aux principales questions que chacun se pose :
- Comment notre planète parvient-elle à se protéger du froid glacial de l’espace ?
- Qui pilote le climat : le CO2 ou la température des océans ?
- Quel rôle joue la forêt tropicale dans le rafraichissement de notre globe ?
- Pourquoi l’altération des sols entraîne-t-elle une hausse des températures mondiales ?
- Pourquoi l’Arctique se réchauffe-t-il plus vite que le reste de la planète ?
- Pourquoi les glaciers reçoivent-ils moins de neige ?

Le livre distingue clairement les sujets qui sont certains et met en évidence les incertitudes sur les autres.
- Dans une première partie, il traite des sujets pour lesquels il y a un accord général sur les faits : l’atmosphère, les mesures de température, le rôle des gaz mineurs et les cycles solaires naturels.
- Ensuite, il examine les causes principales souvent négligées, telles que l’humidité, l’évaporation, la déforestation et l’artificialisation des terres, ainsi que l’impact sur les océans ;
- Le troisième volet décrit les causes des erreurs : les raccourcis de pensée et les préjugés, l’addiction technologique, le rôle complexe des modèles climatiques.
- La quatrième partie présente des solutions réalistes pour agir. Il nous montre un avenir possible ;
- Enfin, l’ouvrage propose une vision politique et humaniste de l’écologie : ne pas opposer la science au bon sens, accepter l’incertitude, mettre l’accent sur les milieux plutôt que sur les modèles.
L’un des apports majeurs de l’ouvrage est l’éclairage sur l’écart entre les prévisions climatiques et les mesures réelles sur le terrain. Il montre en quoi et pourquoi les modèles mathématiques ne sont pas représentatifs (confusion sur des notions de physique entre la température et le rayonnement, sous-estimation systématique du rôle de l’eau). Cependant, l’isolant atmosphérique fonctionne efficacement. L’altération du sol est la principale responsable du réchauffement observé.
Les radiomètres sont des instruments extrêmement rares dans le monde entier, et coûteux, mais leur utilisation, pendant plusieurs années à titre professionnel, a renforcé la confiance de l’auteur dans la réalité des valeurs mesurées sur le terrain.
Les deux chapitres les plus innovateurs du livre portent sur la pompe biotique et sur le rubisco, une enzyme présente dans les cellules végétales. La première influence la température de la planète. Le second accélère ou ralentit l’absorption du CO2, en fonction de la température, et de la concentration locale du CO2 ; ce qui rend toute prédiction impossible. L’hypothèse initiale des fondateurs du GIEC selon laquelle on peut modéliser le réchauffement atmosphérique en ignorant l’influence du sol, notamment celle de la végétation et de l’eau, est vouée à l’échec.
(*) Michel Vieillefosse est l’un des pionniers de l’auscultation de la Terre par satellite. Au CNES, il établit les premières cartographies des variations thermiques mesurées depuis l’espace. Il a été responsable des deux premiers vols de cosmonautes français. Il a coordonné pendant cinq années chercheurs européens et entreprises innovantes, au sein de l’initiative européenne Eureka. Longtemps associé au programme de la NASA et à celui de l’agence spatiale russe, il a enseigné à l’ISAE Sup Aéro pendant 33 ans. Il est aujourd’hui président de la 3A CNES.

@Michel Vieillefosse
– » » » » » »Qui pilote le climat : le CO2 ou la température des océans « « « « « «
Comment peut-on écrire cela , surtout si on se dit scientifique ; le CO2 , depuis la fin du Précambrien , a toujours suivi les températures et les cycles solaires et la température des océans de même : mais n’oublions pas la tectonique des plaques qui y a porté les grandes variations : glaciations et maximums climatiques
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« « « « « L’hypothèse initiale des fondateurs du GIEC selon laquelle on peut modéliser le réchauffement atmosphérique en ignorant l’influence du sol, notamment celle de la végétation et de l’eau, est vouée à l’échec. « « « « « « «
De même , comment peut-on écrire cela ; cela rejoint les affabulations des réchauffistes disant que le CO2 est le responsable du RCA ; avec l’affirmation ci-dessus on remplace le CO2 par la végétation et le sol , ce qui me semble encore moins compréhensible ; les sols on toujours été tributaires du climat et pas l’inverse
Pour conclure , Je me demande si Michel Vieillefosse n’est pas entrain de s’attaquer aux agriculteurs en les accusant de réchauffer le climat en détruisant les sols
Vous avez lu le livre ?… … SANS simplifier…
La réalité est – heureusement – bien plus complexe que ne le voudraient les sectaires de tout poil.
Pierre30 janvier 2026 at 8 h 07 min
Vous avez lu le livre ?
Bien sur que non; pour comprendre le climat il faut simplifier , sinon on vire à la météo, alors si on nous prend pour des ignares au point de vue climat , que Michel Vieilefosse vienne ici et nous explique ses remarques que j’ai cité ci dessus
L’objectif du livre est d’ouvrir un débat scientifique, technique et sociologique sur un certain nombre de points. J’aurais volontiers réduit le livre à dix pages si cela avait été possible. Les phénomènes sont complexes, et exigent souvent plusieurs pages de développement, au-delà d’un simple commentaire.
Pour commenter, il est nécessaire de lire le livre et ses développements !
Ou bien de venir discuter aux réunions. Je suis en train de voir comment en organiser dans différentes régions : Paris, Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Belgique… et éventuellement une par zoom.
J’ai vraiment apprécié la réunion-débat du 27 janvier à Paris. Un grand merci à tous les participants !
La plupart des modèles font appel à la loi de Planck, du flux rayonné exprimé au niveau du sol, en nombres d’ondes.
• Ces modèles confondent stock et flux avec un usage abusif de la loi de Stefan Boltzmann. L’énergie de l’atmosphère représente 300 fois le flux journalier. Celle de la surface de l’océan représente 12 000 fois le flux journalier.
• Les modèles ignorent l’altération récente des sols (déforestation, urbanisation)
L’impact de la vapeur d’eau sur la température du bas de l’atmosphère est sous-estimé, voire ignoré.
Alors pesez-vous des questions sur leur représentativité ?
L’élément qu’on ne veut pas voir, c’est l’éléphant dans la pièce: LE SOLEIL. Directement (activité) ou indirectement (Rayons cosmiques, éloignement et mouvement de la Terre) c’est lui le principal responsable.
Seule l’activité volcanique peut modifier plus ou moins temporairement les choses; les modèles du GIEC ont été incapable d’expliquer le brusque réchauffement de 2023/2024 qui est en train d’être suivi d’un rapide refroidissement devant probablement s’étendre jusqu’en 2027. Javier Vinos avait parfaitement prédit cet épisode déclenché par l’éruption du Hunga=Tonga qui a balancé 150 mégatonnes d’eau dans la haute atmosphère.
La suite dépendra de la hauteur du cycle 26.
Un chapitre entier du livre explique pourquoi les UV solaires sont responsables de l’activité solaire accrue que nous avons connue de 2023 à 2025. Cette affirmation était difficile à prouver, car nous ne disposons pas de mesures spécifiques du canal UV. Le premier satellite sera lancé en 2027.
Le livre décrit aussi les conséquences : une hausse importante de l’humidité dans l’air et des inondations qui ont suivi.
Depuis 2026, l’activité solaire se réduit fortement
Il suffit de vérifier qu’en ce moment même les mesures de températures annoncées ( issues de modèles) sont supérieures à celles mesurées réellement de l’ordre de 2 degrés .