Un nouveau livre sur le climat.

Le Mensonge climatique par Claude Duverney (*)

Préfacé par Jean-Claude Pont, de notre comité scientifique, ce nouveau livre de Claude Duverney pose la question suivante : Et si le réchauffement climatique n’était pas d’abord une affaire de science, mais de pouvoir ?
Depuis plus de trente ans, le CO₂ est présenté comme l’ennemi public numéro un et l’humanité comme responsable d’une catastrophe annoncée. Dans cet ouvrage rigoureux et documenté, Claude Duverney remonte aux origines politiques, institutionnelles et idéologiques du discours climatique dominant, en analysant en profondeur le fonctionnement du GIEC, ses rapports, ses controverses et ses zones d’ombre.

À travers une enquête minutieuse, nourrie d’archives, de témoignages et d’analyses scientifiques, l’auteur met en lumière les mécanismes de fabrication du « consensus », la sélection orientée des experts, l’influence des gouvernements et la transformation progressive de la climatologie en instrument de légitimation politique.

Sans nier l’existence du changement climatique, ce livre interroge frontalement la manière dont il est interprété, médiatisé et utilisé pour justifier des choix économiques, sociaux et géopolitiques majeurs.

Le mensonge climatique (Résurgence juin 2026)

(*) Claude Duverney est docteur ès Lettres (philosophie) de l’université de Genève. Il enseigne la philosophie et l’histoire et la philosophie des sciences au collège Calvin de Genève, où il est aussi doyen. Auteur (et traducteur) de plusieurs ouvrages, il analyse les relations entre science, politique et idéologie. Il s’intéresse depuis de nombreuses années aux mécanismes de fabrication du consensus scientifique et à leur influence sur les décisions publiques. Son approche vise à réhabiliter le débat contradictoire et la rigueur intellectuelle.

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44 réflexions au sujet de « Un nouveau livre sur le climat. »

  1. «  » » » » » » » » » »Ce n’est pas la planète qu’il faut sauver avant tout, mais la science » » » » » » » »
    Avec l’intelligence artificielle , on détruira tout, pour commencer la science

  2. Les Oceans et les Glaciers ne mentent pas … La Modulation Ciimatique est magnetique

    En climatologie, notre Soleil fournit une Irradiance Totale Solaire (ITS) stable au plan énergétique. Cependant, l’étude des océans et de la cryosphère révèle une perturbation magnétique stellaire majeure, dictée par les marées planétaires et les pulsations de la dynamo interne [Scafetta, 2020]. Ces taches et flux de particules pilotent le thermostat climatique en modulant quatre grands verrous atmosphériques : les nuages (Svensmark), les UV (Haigh), la vitesse des alizés (Leamon) et les dynamiques du vortex (Bucha).Ce système s’articule autour d’un pivot d’équilibre énergétique fixé à 100 taches solaires par mois. À un niveau minimal de 10 unités, ce déficit d’activité plonge la Terre dans un manque radiatif net de -0,5 W/m², provoquant son refroidissement mécanique. À l’inverse, l’hyperactivité contemporaine, culminant jusqu’à 290 éruptions, pilote les grandes oscillations océano-atmosphériques ENSO, AMO et NAO, qui modulent en retour les bilans de masse glaciaires annuels, tant estivaux qu’hivernaux. Ce forçage direct, mesuré pour chaque verrou, se traduit par une accumulation thermique massive : en 40 ans, les masses maritimes ont absorbé 80 fois plus d’énergie que la troposphère, une injection que seules les ondes courtes ont pu fournir.La superposition des cycles héliophysiques — de Rieger, Schwabe, Hale, Gleissberg et de Vries — offre un cadre déterministe précis. Ces horloges cosmiques permettent non seulement de reconstruire fidèlement l’historique météorologique et climatique passé, mais aussi de prédire avec exactitude les grandes tendances thermiques et les précipitations, tant annuelles que séculaires, à venir.

    En Route selon le cycle Gleissberg Mini pour SC 26 et SC 27 plutot faible pour retournement AMO- cyclique et pics d’ablation/d’insolation /de canicules plus faibles
    les prochains grands refroidissement pour Nina puissant et precipitations Alpines Hivernales maximales aux prochains Terminators SCHWABE 2032 et surtout HALE 2043
    Avant prochain Gleisbberg Max de 2054 a 2110 sans doute plus faible que l actuel qui se finit en ce SC 25

    Nous allons vite etre fixé … Bon Appetit

    • J’ai bien l’impression que c’est un peu n’importe quoi…
      Vous expliquez le réchauffement actuel avec ça ou bien c’est juste une blague de potache ?

      • Vous pouvez vous mettre a Table

        Les mesures officielles des 4 verrous atmospheriques suffisent a elle seule a expliquer le benefice energetique des oceans depuis 40 ans … CERES pour les Nuages
        les variations de ces verrous suivent exactement les Cycles Solaires
        Tout comme les variations des T° oceaniques et comme les BDM et VL des Glaciers Alpins, comme notre historique climatqiue

        L Insolation, l evaporation, la distribution et les precipitations sont dictées par les Cycles Solaires … les Oceans et Les Glaciers ne mentent pas

        La base mathematique est l etude Leamon sur la correlation 3DIP NINA et Terminator HALE tous les 22 ans
        https://www.sciencedaily.com/releases/2021/04/210405075853.htm?fbclid=IwAR3QYa0u-7s5xxexVtNMzzA3Mb-hY3JpvwNxR8W88fri4kewkT-Qs04rIeY
        https://www.frontiersin.org/journals/astronomy-and-space-sciences/articles/10.3389/fspas.2022.937930/full
        https://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2023.1204191/full

        le BDM Glamos 1968 – 2018 des Glaciers Suisses est la cle de lecture du climat
        https://drive.google.com/file/d/1xHt2z1rwa95vcABw30i6YVeWn_FFXkX0/view?usp=drive_link
        https://drive.google.com/file/d/124neA49x8GBDEq5y-4RYBhp_AHsPC-r-/view?usp=drive_link

        si vous avez une question precise .. on peux vous aider

        Bon Appetit

      • Mais au moins il fait des prédictions qui vont vite s’avérer fausses.

        Il nous prédit un refroidissement pour 2032 si j’ai bien suivi. Nul doute qu’il constatera à ce moment-là que le réchauffement continue et qu’il se rangera du côté de la raison. Vivement 2032.

        • « s’avérer fausses. »
          Anton, expert en sciences, je n’en sais rien. Mais certainement pas expert en français. « S’avérer » = être exact.

          • Cher B.T. Talleyrand,

            J’entends, mais ça se discute. La question est de savoir si on veut coller de près à l’éthymologie des mots ou plutôt à la réalité de la langue vivante. Parce que, voyez-vous, en 2000 ans, notre belle langue a évolué et le sens de certains mots aussi.

            Voyons ce qu’en dit le portail linguistique du Canada par exemple (https://nos-langues.canada.ca/fr/chroniques-de-langue/saverer-vrai-saverer-faux) :

            « Quelques ouvrages, comme le Grand Robert, signalent encore ce sens premier où s’avérer s’emploie sans attribut, comme dans la phrase : son soupçon s’est avéré.

            Tous les auteurs reconnaissent toutefois, et même parfois exclusivement, un autre sens, plus faible mais plus courant, du verbe s’avérer : celui de « se révéler », de « se montrer », d’« apparaître comme », de « se manifester ». Le verbe se construit alors avec un attribut. C’est dans ce sens qu’on emploie « s’avérer » lorsqu’on dit qu’un remède s’est avéré efficace ou qu’un projet s’est avéré une réussite.
            …
            Et pourtant un bon nombre d’auteurs – Grevisse dans ses Problèmes de langage (qui datent de 1961), André Goosse dans Le bon usage, Joseph Hanse, la grammairienne Madeleine Sauvé, le Grand Larousse de la langue française (déjà en 1971) – jugent ces tournures bien ancrées dans l’usage. Hanse soutient que l’emploi de s’avérer au sens étymologique est en fait sorti de l’usage et que s’avérer faux ne renferme donc aucune contradiction, ni s’avérer vrai de pléonasme. Même Le petit Larousse ne donne à s’avérer que le sens neutre de « se révéler, apparaître ». »

            J’entends votre remarque et j’avoue que malgré mes 5 ans de latin, je ne me suis jamais vraiment posé la question de la bonne utilisation du verbe « s’avérer ». Mais après cette petite recherche, je pense maintenant aussi pouvoir écrire que vous vous êtes avéré un peu trop pointilleux sur certains aspects linguistiques.

            Bien cordialement

        • Oui cest sûr quils se rangera du côté de la raison comme tout ceux qui expliquaient il n’y a même pas 5 ans qu’on était sur un cycle de refroidissement 😀

          • Oui, Maxah, certains ont une capacité impressionnante à ignorer la réalité et à persister dans l’erreur avérée (😉). C’est vraiment déprimant.

  3. Bravo à Solarspot ! Les maîtres du Climat ne sont pas les Rechauffistes ( gauchistes) l’astre qui a donné la vie sur Terre. Prétendant m’intéresser et publier prochainement un nouvel opus sur mon blog «  Causes Naturelles des Changements Climatiques » une compilation des connaissances scientifiques ( astronomiques) actuelles, je garde précieusement ce résumé de l’influence solaire.

    • les 2 prochains SC seront plus faibles en nombre de taches declanchant l AMO negative cycliquement pour un refroidissement atmo pendant 30 ans ..
      Nous le predisons en symetrie du SC 20 … le pic max du cycle Devries, marqué par un cycle Gleisbberg mini maximal

      Au Terminator de SCHWABE en 2032
      nous verrons le plus fort refroidissement oceanique du cycle SC 25 avec 2 x NINAs
      avec les plus fortes precipitations Hivernales en Alpes du nord

      le SC 26 et 27 plus faibles magnetiquement devraient apporter une perturbation energetique moindre des 4 verrous atmospherique
      pour des pics ablation / insolation / canicule plus faible pendant 22 ans
      marquant le debut du leger refroidissement oceanique et atmospherique avec legere repousse positive glaciaire accompagnant cycliquement l AMO – .. soit le cycle le Gleissbberg Mini de 1 a 3 SC

      Le plus grand refroidissement atlantique et precipitations / BMH+ glaciaire en Alpes maximals sont prevus cycliquement pour Le terminator de hale et les 3DIP NINA prochain vers 2043

      Anton …
      Si vous avez une seule objection scientifique … je me ferais un plaisir de vous repondre
      les capteurs satellites CERES actent une diminution de 4 a 6% de la couverture nuageuse,
      l energie Solaire aportée par chute de l albedo est en rapport quantitatif avec l energie oceanique recue depuis 40 ans

      La diminution des nuages bas au Pic Nina vers Nino explique l ENSO et le rechauffement pacifique cyclique …

      Bon Appetit

        • Aïe, Anton insiste avec Donohoe 2014!
          Preuve qu’il ne comprend rien au sujet et à la triple incohérence de cet article qui n’aurait jamais dû être publié.
          1. Les GCM ne prévoient pas de réchauffement significatif lié aux nuages, leur part ne doit pas dépasser les quelques % et est essentiellement paramétrée comme un effet LW. Dans l’article, les SW sont liés à l’albédo de surface qui est une rétroaction lente et faible en regard de l’effet LW global.
          2. Donohoe commet une grave confusion entre injection constante de CO2 et injection ponctuelle. Il attribue le comportement du second cas au premier.
          3. La prédominance des SW au début du XXI ème siècle dans les GCM n’a strictement rien à voir avec le CO2 et tout avec la réduction paramétrée des aérosols.

          Vraiment difficile de faire pire que ça!

          Et cette graille a été publiée dans une revue paraît-il prestigieuse.

    • Non, il n’y a rien à déduire, ni à prédire.
      C’est tellement compliqué que personne n’y comprend rien, rassurez-vous.
      Même si les propos de Solarspot semblent assez étayés. Le seul fait que Anton le traite d’illuminé est une indication qui va dans ce sens. Il ne fait pas bon contredire les prêcheurs du RCA.

      Sans doute que quelques hypothèses se confirmeront, tandis que d’autres finiront aux oubliettes.
      L’invention d’un tas d’instruments scientifiques de haute précision nous donne à voir ce qui passait autrefois inaperçu, ça a peut-être commencé avec l’apparition des premières loupes.
      Scientifiquement, c’est intéressant. Quand ensuite on en arrive à prophétiser des cataclysmes parce la mer monte de quelques millimètres mesurés par des GPS altimétriques, ça relève de la pathologie.

      Profitons pleinement de l’été qui se prolonge. On a bien le temps d’avoir froid, beaucoup de gens ne vont pas pouvoir se chauffer correctement cet hiver. Alors si il n’est pas trop rigoureux, ce sera un peu de souffrances en moins.

  4. Publié par les éditions Marco Pietteur, « votre éditeur santé depuis plus de 30 ans » (sur leur site web).

    Dans les « Bestsellers » sur le site, on trouve un livre de R.F. Kennedy préfacé par Péronne et un autre livre préfacé par Raoult. Dans la ligne « Résurgence » (https://www.editionsmarcopietteur.com/16-resurgence), à laquelle appartient aussi le livre en question ici, on trouve des livres sur les classiques de l’homéopathie, sur « médecine et ésotérisme » (je cite : « Ce qui compte vraiment ici, c’est l’ancrage dans une tradition, celle de Rudolf Steiner »), etc.

    Ca dit déjà tout ! Une maison d’édition spécialisée dans la pseudo-médecine, qui maintenant élargit son spectre à la pseudo-science tout court.

    Bravo ! Poubelle direct.

    • Anton,
      Vous prenez mal le problème. La question que vous devriez poser est pourquoi un spécialiste de Kant et de Popper ne trouve plus qu’un éditeur marginal pour être publié.

    • Anton 19 septembre 2026 at 9 h 07 min

      Vous n’êtes pas très honnête sur ce coup-là.
      Le catalogue de cet éditeur est assez vaste et vous avez choisi au hasard (?) deux titres dont les auteurs vous déplaisent pour essayer de le discréditer. Si certains titres peuvent sembler un peu étranges, d’autres sont en revanche à priori très sérieux.
      Je me souviens d’un documentaire tourné à l’hôpital de Chambéry, dans lequel le médecin chef du service des urgences expliquait constater médicalement que l’efficacité des « coupeurs de feu » était bien réelle, sans qu’il puisse en donner une explication rationnelle. Bien qu’attaché à la rigueur scientifique, je suis plus que réservé face à votre attitude qui consiste à décider ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, qui plus est sur des sujets que vous ne connaissez pas, et à propos d’ouvrages que vous n’avez pas lus.

      Difficile alors de vous considérer comme une personne crédible, tant cela ressemble à du sectarisme.

        • Soit, je n’ai pas fait attention à ce détail.
          Vous vous octroyez donc le droit de dire qui est crédible et qui ne l’est pas.
          Mais si ce sont les meilleures ventes, il y a peut-être une raison… ?

          J’ai pourtant cru comprendre en parcourant ce site que vous, et d’autres contributeurs, n’êtes pas en reste pour faire valoir la loi du nombre en tant que critère de crédibilité.

    • sauf erreur d’analyse, Peronne était reconnu comme un grand médecin béni des plateaux TV qui a été viré des plateaux puis de l’ordre des médecins sur pression d’ ‘en haut lorsqu’il s’est extrimé sur le SarS-Cov 2. 3 ans plus tard il a été blanchi et réintégré par l’ordre des médecins des Yvelines au motif qu’il avait non seulement le droit de s’exprimer, mais que compte tenu de sa stature, il en avait le devoir. Je ne sais rien dire sur les deux autres.
      Il en va de grands enjeux sanitaires comme des enjeux climatiques. Des ‘consensuels aux ordres’, des contestataires invisibilisés ou démolis, des citoyens clivés

  5. L’histoire géologique montre le climat terrestre a subi, hors grandes périodes glaciaires, des accidents plus ou moins brefs dont la cause reste à ce jour mystérieuse. Le cas le plus emblématique est le pic thermique de la limite Paléocène-Eocène (acronyme PETM en anglais, ceci pour faciliter la recherche des curieux sur internet). Ce coup de chaud fut très bref (moins de 200.000 ans), et marque la base de l’optimum climatique éocène qui s’est étalé sur environ 4,5 Ma. Cet optimum climatique comporte, outre le PETM du début, d’autres événements hyperthermiques brefs, de durée également de l’ordre de 200-250.000 ans, comme l’ETM2 l’ETM3, et l’EECO au double pic, d’après la courbe isotopique de l’oxygène (Vandenberghe et al., 2012).
    A l’inverse, des sauts climatiques vers le froid ont assez brutalement interrompu des périodes de climat relativement égal, comme le passage Eocène supérieur (chaud)-Oligocène (plus frais, installation de la calotte glaciaire antarctique) ou l’évènement du Miocène moyen (passage Langhien-Serravallien). Tout ceci est parfaitement enregistré par la géochimie isotopique des dépôts de mer profonde. Voir comment ceci s’est traduit par les changements de végétation sur les terres émergées est plus compliqué et demande du temps, pour des études palynologiques dans des bassins continentaux étalés en latitude de façon à imager la zonation végétale globale pendant ces pics thermiques. C’est donc moins bien renseigné.
    Mais les données paléobotaniques et palynologiques disponibles indiquent néanmoins que le territoire de l’Alaska était couvert à l’Eocène d’une végétation de type méditerranéen (West et al., 2024), que la ride arctique de Lomonosov (Suc et al., 2020) comportait des iles où croissait la mangrove à palétuviers et dont les sédiments comportaient également des apports fluviatiles polliniques de type forêt boréale à conifères provenant des reliefs des grandes iles aujourd’hui totalement englacées du Nord Canada (Ellesmere). Or on n’a aucune évidence que l’océan tropical bouillait à ce moment. Le gradient thermique équateur-pôles était donc beaucoup plus faible qu’aujourd’hui, qui est pourtant une période interglaciaire dite ”chaude”.

    Le cas du PETM est intéressant, justement en raison de sa brièveté (moins de 200.000 ans). Cette brièveté implique vraisemblablement un mécanisme particulier qui reste à ce jour inconnu (voir Cael & Foster, 2026). Les données géologiques disponibles suggèrent des températures hivernales supérieures à 8°C dans les Rocheuses de Colombie Britannique, d’après les insectes présents sur les palmiers non tolérents au froid (Archibald et al. , 2014). Elles montrent que, dans les milieux tropicaux, les organismes producteurs ce calcaire dans les milieux de plate-forme carbonatée peu profonde ont continué à fonctionner malgré des petits changements affectant coraux et grands foraminifères benthiques (Benedetti et al., 2024). Donc l’océan tropical ne bouillait pas. Ceci est confirmé par l’étude du nannoplancton marin tropical qui n’a subi que de petits changements dans les rapports d’espèces présentes mais a continué sa petite vie cahin-caha à travers l’événement (Bown & Pearson, 2009). Dans les régions actuellement tempérées comme le bassin de Paris (Garel et al., 2013; Talon et al. 2025) ou le sud de l’Angleterre (Collinson et al., 2009), on a des milieux de type humides à marécageux, de type tropical dans lesquels les changements de végétation au début du PETM sont plutôt faibles ou, disons, qui ne cassent pas des briques comparés à l’amplitude du pic isotopique. D’autres données indiquent des modifications importantes dans la répartition des zones à fortes ou faibles précipitations (Carmichael et al., 2017) probablement indiquant des changements importants de la circulation générale atmosphérique. Ce qui complique par conséquent la lecture de l’événement car il implique de nombreuses études comparatives à réaliser à l’échelle mondiale pour y voir plus clair. Des indices d’une activité volcanique plus importante au debut du PETM sont cités (Dikson et al., 2015; Baumann et al., 2024). Mais là, c’est encore la bouteille à l’encre. Que signifie ce volcanislme accru ? Les explosions volcaniques récentes (Tambora, etc.) se sont accompagnées au contraire d’un refroidissement par blocage des rayons solaires dans la haute atmosphère contaminée par les aérosols. Ou bien ce volcanisme accru est-il la cause (dégazage mantellique) de l’augmentation du CO2 accompagnant le PETM ? C’est le flou.

    Pour en revenir aux articles cités par Solarspot sur ce site se rapportent au problème de l’influence du soleil sur le climat terrestre, hors CO2 dont le rôle est de plus en plus discuté par ailleurs. A la racine, il y a la quantité de chaleur reçue par la Terre dont les changements sont quasi insignifiants et donc incapables d’expliquer les cycles climatiques récents. Mais reste la quasi-certitude que le soleil doit avoir un rôle, sinon le rôle principal, si le CO2 n’est qu’une conséquence et non une cause. Mais comment ? Les articles de Leamon, Scafetta et autres, cités par Solarspot ici, portent sur des corrrélations, correspondances mais dont les auteurs admettent qu’ils ne possèdent pas les clés sur les mécanismes réels. Doit-on rejeter cela au prétexte que ce ne sont que des corrélations ? Donc de la science de canapé pour reprendre le terme utilisé par les trolls de service sur ce site. Ces deux-là ne comprennent pas comment la science avance, par rupture des consensus.

    On va donc demander à ces trolls, les Anton, Maxah et autres, dont les compétences en climatologie, pour ne pas dire en science tout court, restent à prouver, de nous expliquer les causes de ces changements climatiques soudains hors périodes glaciaires. Et aussi comment le gradient de température équateur-pôles peut il s’amoindrir à ce point, toujours hors périodes glaciaires. On sait que la teneur en CO2 de l’atmosphère grosso modo évolue en accord avec les changements de température. Mais corrspondance n’est pas causalité. Il est clair d’après les données isotopiques que lors des réchauffements des déglaciations quaternaires, l’augmentation du CO2 SUIT l’augmentation de température, donc qu’elle est CONSEQUENCE. Alors, quid des causes des changements climatique du passé tels que rappelé plus haut ? On attend la parole divine de nos trolls supercompétents, parole qui va éclairer les ignorants que nous sommes.

    C’est un peu long mais tant pis.

    • Serge,

      Première chose : De manière générale, le fait qu’on ne sait pas encore tous les détails sur une période spécifique (ici, le PETM il y a 56 Ma) ne veut pas dire qu’on ne sait rien sur tout le reste.

      Deuxième chose : il aurait suffi que vous demandiez à une IA. Prompt : « Qu’est-ce qu’on sait du PETM, de ses causes notamment ? » (c’est quand même assez neutre, non ?)

      Réponse :

      ——

      *Le PETM (Paleocene-Eocene Thermal Maximum)*

      Le PETM est un épisode de réchauffement rapide survenu il y a environ 56 millions d’années, à la limite Paléocène-Éocène. C’est l’un des meilleurs analogues géologiques pour étudier la réponse du système Terre à une perturbation rapide du cycle du carbone.

      *Ce qu’on observe*

      – Un réchauffement global de 4 à 5 °C en moyenne globale, avec un événement dont l’installation a duré environ 6 000 ans selon des reconstructions astrochronologiques récentes (carottes du Maryland).
      – Une excursion négative des isotopes du carbone (δ¹³C) de 3 à 6‰, observée globalement dans les enregistrements sédimentaires, signature d’une injection massive de carbone isotopiquement léger dans les réservoirs océan-atmosphère.
      – Une masse totale de carbone libéré estimée entre ~3000 et plus de 13 000 Pg (gigatonnes) — un ordre de grandeur comparable aux réserves actuelles de combustibles fossiles.
      – Des conséquences environnementales bien documentées : réchauffement océanique, désoxygénation, acidification des océans, hausse du niveau marin et intensification du cycle hydrologique.

      *Les causes : toujours débattues*

      C’est le point le plus intéressant scientifiquement — le déclencheur exact du PETM n’est toujours pas définitivement établi, même si le tableau se précise nettement depuis 2020-2025.

      1. Le volcanisme de la Province Ignée Nord-Atlantique (NAIP) est aujourd’hui l’hypothèse la mieux étayée pour le déclenchement initial. Une étude de 2021 (Nature Communications) a trouvé des niveaux élevés de mercure relatif au carbone organique — un proxy du volcanisme — juste avant et pendant le début du PETM, dans deux carottes sédimentaires de mer du Nord, ce qui signe un volcanisme pulsé de la NAIP comme déclencheur probable, ayant ensuite entretenu des niveaux élevés de CO₂. Fait notable : le tout début du PETM coïncide avec un minimum de mercure, suggérant qu’au moins un autre réservoir de carbone a été mobilisé en réponse au réchauffement initial — un argument fort en faveur d’un mécanisme de « point de bascule » (tipping point) plutôt que d’une cause unique.

      2. Un réservoir de carbone secondaire, déclenché par le réchauffement initial. Plusieurs candidats sont proposés :

      Hydrates de méthane océaniques (dissociation thermique) ;
      – Méthane thermogénique issu de l’intrusion de sills magmatiques dans des bassins sédimentaires riches en matière organique — une étude PNAS de 2016 a daté un évent hydrothermal et montré que ce méthane thermogénique postdate le début du PETM mais correspond à une période d’injection additionnelle de carbone au sein même du PETM, concluant que ce méthane issu des complexes d’évents de la mer de Norvège était probablement la source principale de carbone durant le PETM, après son déclenchement ;

      – Tourbières/pergélisol, matière organique marine sédimentaire, voire une contribution mantellique.

      3. Le forçage orbital (insolation/excentricité-précession) est proposé comme facteur déclencheur ou amplificateur : l’étude d’astrochronologie de 2022 (Nature Communications) montre que le début du PETM s’est produit à un extrême de précession pendant un maximum d’excentricité, favorisant des températures élevées, ce qui suggère que le forçage astronomique a pu jouer un rôle déclencheur, plutôt qu’un impact extraterrestre.

      4. L’hypothèse d’un impact extraterrestre (comète/astéroïde) a été proposée mais reste minoritaire et peu soutenue par les données actuelles.

      Un élément récent important : plusieurs études (Science Advances 2022, Southampton ; Nature Communications 2025) documentent un événement précurseur — un premier pic de CO₂ et de réchauffement de surface océanique, plus court et de moindre ampleur, précédant l’excursion isotopique principale. L’étude Science Advances rapporte une excursion négative de δ¹³C de 1,0 à 1,5‰ précédant l’excursion principale (POE), accompagnée d’une hausse de la température de surface océanique d’au moins 2 °C et d’une baisse du pH océanique, avec un relargage de carbone plus rapide que les échelles de temps de mélange océanique — dont le taux serait comparable aux émissions anthropiques actuelles.

      *En synthèse*

      Le scénario qui se dégage le plus solidement des travaux récents est celui d’un déclenchement par pulses volcaniques de la NAIP, qui aurait ensuite fait basculer le système au-delà d’un seuil critique, entraînant la libération d’un second réservoir de carbone (probablement du méthane thermogénique lié aux intrusions magmatiques dans les bassins sédimentaires), le tout pouvant être modulé par le contexte orbital. C’est un cas d’école souvent cité pour illustrer les mécanismes de rétroaction et de points de bascule dans le système climatique.

      *Sources :* (je les ai vérifiées, pas d’hallucination)
      – Jones et al. 2021, Nature Communications — Paleocene/Eocene carbon feedbacks triggered by volcanic activity
      – Frieling et al. 2016, PNAS — Thermogenic methane release as a cause for the long duration of the PETM
      – Lyons et al. 2022, Nature Communications — Astrochronology of the PETM on the Atlantic Coastal Plain
      – Kirtland Turner et al. 2022 / Science Advances — Surface ocean warming and acidification driven by rapid carbon release precedes the PETM
      – Communiqué Univ. Southampton, mars 2022 (https://www.southampton.ac.uk/news/2022/03/ancient-carbon-emissions.page)
      – Nature Communications 2025 — Millennial-timescale thermogenic CO2 release preceding the PETM

      ——

      Bref, tout va contre vos arguments, et vous aviez les moyens faciles et rapides de tester vos idées.

      Et pour le CO2 dans les cycles glaciaires-interglaciaire – on en a parlé à peu près 1000 fois déjà, non ? Lisez ça : https://www.carbonbrief.org/explainer-how-the-rise-and-fall-of-co2-levels-influenced-the-ice-ages (ou demandez à une IA si ça vous chante…)

      • L’IA sur laquelle vous vous reposez n’est qu’une variété de radio-crochet qui ânonne une synthèse des données publiées mais sans regard critique comparativement à d’autres crises. Le coup du volcanisme déclencheur fait bien rigoler car des événements de ce type, plus puissants, n’ont pas déclenché de réchauffement ni de libération de méthane via décomposition de clathrates ou autres hypothèses proposées car les chercheurs restent dans le flou. Interrogez donc ces IA de différentes manières, croisez et comparez.
        Il reste à expliquer, par ailleurs, la raison d’un gradient equateur-poles faible. On attend l’“explication” de Sainte IA.

        • Serge,

          Vous savez bien qu’une activité volcanique prolongée mène à un réchauffement, contrairement à une éruption explosive majeure qui, elle, causera un refroidissement de quelques années. La forte correlation CO2 – climat au phanérozoïque (Judd et al., A 485-million-year history of Earth’s surface temperature) en est une belle illustration.

  6. J’oubliais :
    le baratin IA sur le PETM (notamment volcanisme) est il valable pour les autres pics hyper thermiques de l’Eocene (ETMi) qui se greffent sur la tendance générale au réchauffement qui a duré qq Ma ?

  7. Il serait intéressant que les ténors défendant ici la scientificité de la climatologie moderne entrent dans le sujet du fil et donnent leur conception de l’épistémologie. Par exemple :

    Les modèles numériques sont-ils utilisables en extrapolation?

    Un consensus peut-il être formalisé ou est-il par définition une émergence temporaire, spontanée et nécessairement informelle?

    Une discipline bénéficiant d’une protection politique conte les critiques peut-elle avoir ou conserver un caractère scientifique ?

  8. ​Les modèles ne font pas de la voyance : ils appliquent des lois physiques universelles.
    Le consensus n’est pas un décret, mais la synthèse de milliers de travaux indépendants. La  » protection politique  » est un fantasme : la méthode scientifique se fiche des régimes politiques.
    ​Vous voulez invalider la climatologie ? Venez avec de la physique et des mesures, pas avec de l’épistémologie de comptoir.

    • Allen,
      « ​Les modèles ne font pas de la voyance : ils appliquent des lois physiques universelles. »

      C’est toujours problématique de parler d’un domaine qu’on ne connâit pas en ne se fiant qu’à la vulgate.
      Les GCM (Generall Circulation Model) sont des modèles physiques de la circulation et pas des modèles physiques de l’effet de serre. Ce dernier phénomène est impossible à modéliser par les lois de la physique et est donc paramétré. Si les lois de la physique radiative sont bien utilisées dans cette paramétrisation, ce n’est pas le cas des lois de la thermodynamique. Donc, votre utilisation du terme voyance n’est pas si mal choisi mais je dirais plutôt arbitraire.

      « La » protection politique » est un fantasme »
      Ah bon ? Vous pensez que décrêter politiquement l’état de guerre en matière de climat ne conduit pas une protection de la discipline?

      « La méthode scientifique se fiche des régimes politiques. »
      Certainement. C’est pourquoi protection politique et sceince sont incompatibles.

      « épistémologie de comptoir »
      Connaît pas. Vous pouvez expliquer ?

  9. Alien 25 septembre 2026 at 10 h 49 min
    Les modèles n’appliquent pas les lois de la physique, il les modélisent mathématiquement, de façon très approximative et probabiliste, parce que les processus à l’œuvre sont bien trop complexes.
    Si les modèles étaient parfaits, ils ne nécessiteraient pas des milliers de travaux indépendants pour tenter de les valider. Et les prévisions météorologiques seraient toujours parfaitement exactes sur de très longues échéances.

    Vos affirmations relèvent plus de l’idéologie politique de comptoir que de la science.

  10. Mon métier est essenitiellement lié à la modélisation (thermodynamique, meca flux, écomomiques, etc.). Je connais les limites des modèles et de la modélisation et ne la confonds pas avec le « réel ».
    Et je n’utiliserais pas un modèle météorologique pour faire une modélisation climatique……..
    Évidemment que les modèles sont perfectibles d’ailleurs ils évoluent. Qui a dit qu’ils étaient parfaits ?

    Bon au final le climat évolue, très rapidement, et l’explication la plus valable actuellement est l’effet de serre qui fait concensus et dont les effets futurs sont évalués avec des modèles.

    Si un jour l’effet de serre ne fait plus concensus et bien tant mieux : j’aurai moins de scrupules à crâmer du fioul. Que le consensus vous gêne ne me gêne pas, de toutes façons nos avis et notre bavardage ne comptent pas, seule compte la démarche scientifique.

    • Alien,
      « Évidemment que les modèles sont perfectibles d’ailleurs ils évoluent. »
      Certes, mais le coeur effet de serre dans les modèles reste non physique parce que les mailles sont beaucoup trop lâche pour permettre le calul déterminant de la convection. C’est un fait et il n’y a pas de progrès envisageable à court et moyen terme sur ce point.

      « Bon au final le climat évolue, très rapidement, et l’explication la plus valable actuellement est l’effet de serre qui fait concensus et dont les effets futurs sont évalués avec des modèles. »

      Non, ce n’est pas l’explication la plus valable, beaucoup s’en faut. Deux exemples : le différentiel diunrne stagne ou augmente depuis les années 1980 ce qui est incompatible avec un effet de serre dominant, la fonte des glaciers suit remarquablement l’insolation et absolument pas le dit forçage radiatif.

      « …seule compte la démarche scientifique. »
      Dans ce cas, tirez en les conclusions. Le calcul de l’effet de serre n’est pas physique et les observations tendent plutôt à mettre le réchauffement récent sur le compte d’une augmentation de l’insolation.

      Le consensus en matière de climat n’a rien d’un consensus scientifique et toutes les caractéristiques d’un consensus idéologique.

      • Pas envie de me fatiguer à contredire une à une vos erreurs ou mensonges mais rien ne va dans votre réponse.

        Votre opinion ou la mienne ne compte pas. La science n’est pas une opinion.

        • J. Lelaid,
          Si vous êtes tellement fatigué, vous auriez dû vous épargner la peine de ces deux phrases.
          Enfin bon, c’est une manière plutôt humoristique et presque élégante de mettre en relief le vide impressionnant des arguments en faveur de la thèse CO2.

    • Alien 25 septembre 2026 at 21 h 02 min

      Soit, vous connaissez bien les limites des modèles, alors pourquoi vous dites des c*nneries ?

      Les modèles météorologiques, c’était uniquement à titre d’exemple. D’une manière générale, les modèles ne sont que des outils qui aident à faire le point sur les connaissances acquises, et rien d’autre. Sinon, on n’aurait pas besoin du JWST, du LHC du CERN, ou de ITER, ni d’aucun labo de recherches expérimentales. Il suffirait de laisser « tourner » les modèles, et tout nous tomberait tout rôti dans le bec.

      Il n’y a que les climatologues, et surtout leurs afficionados, infatigables prédicateurs de catastrophes imaginaires, qui sont assez bêtes et prétentieux pour affirmer être sûrs qu’ils ont raison « sans équivoque », ce qui est très scientifique comme démarche.

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