Poor people lives matter

Par Christian Gérondeau.

1 – Il n’y a pas de sortie de la pauvreté et de prospérité sans énergie. Les habitants des pays développés émettent chacun en moyenne 10 tonnes de CO2 par an, ceux des pays à revenu intermédiaire 4 tonnes, et ceux des pays les moins avancés 0,4 tonne.

2 – La faiblesse de l’accès à l’énergie dans les pays en développement a des conséquences dramatiques sur l’espérance de vie. Dans les pays les plus pauvres, celle-ci n’excède pas une cinquantaine d’années contre plus de 80 dans les pays développés. Chaque année, six millions d’enfants et de jeunes meurent ainsi prématurément dans les pays en développement.

3 – Les énergies fossiles répondent aujourd’hui à 80 % des besoins de l’humanité, et resteront très majoritaires au cours de nombreuses décennies futures. Contrairement aux affirmations répétées du GIEC depuis 2011, les énergies renouvelables ne pourront répondre en 2050 à l’essentiel des besoins de l’humanité, mais seulement à une faible fraction de ceux-ci.

4 – Le recours aux énergies fossiles s’accompagne nécessairement de rejets de CO2 dans l’atmosphère, et il n’existe actuellement et pour longtemps aucun moyen de réduire ceux-ci de manière significative, ni de prélever le CO2 dans l’atmosphère.

5 – Le stock de CO2 atmosphérique s’élève aujourd’hui à 3200 milliards de tonnes. Désormais minoritaires, les flux des pays développés n’accroissent celui-ci que de 5 milliards de tonnes par an, soit de l’ordre de 1/600ème. Les efforts que les pays développés déploient et les sommes considérables qu’ils dépensent pour réduire leurs émissions ne peuvent avoir aucun effet significatif sur le stock du CO2 et a fortiori sur le climat si celui-ci en dépend.

6 – La demande sans cesse adressée par les pays riches et par l’ONU aux pays en développement de ne pas accroître leurs émissions de CO2, voire de réduire celles-ci, aurait pour conséquences des millions de morts si elle était suivie d’effet.

7 – Depuis le sommet de Rio de 1992, l’expérience a montré que les émissions de CO2 n’ont cessé d’augmenter, traduisant la sortie de la pauvreté de nouveaux pans de l’humanité.

8 – Pour la première fois, la COP 26 de Glasgow a explicitement mis en évidence le refus des pays en développement de renoncer à l’avenir au charbon et aux énergies fossiles, montrant qu’ils sont conscients qu’ouvrir une mine de charbon ou forer un puits de pétrole ou de gaz naturel, c’est sauver des vies.

9 – En regard de leur impact positif sur le sort de l’humanité qui est une certitude, les autres effets du recours aux énergies fossiles pèsent peu.

10 – La politique mondiale de l’énergie et de l’environnement doit avoir comme priorité la vie des hommes, des femmes et des enfants des pays pauvres, qui n’a pas été prise en compte jusqu’à présent par les instances mondiales.

Poor people lives matter.

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20 réflexions au sujet de « Poor people lives matter »

  1. Là sont les données irréfragables.
    Maintenant si on préfère écouter Sardine Rousseau, Greta Soubirous, le Pape, le prince Charles ou Al Gore, libre à chacun.

  2. L’hiver prochain sera beaucoup plus froid que l’hiver dernier parce que nous venons d’entamer le 25ème cycle solaire ! la combustion d’énergies fossiles posent de TRÈS graves problèmes sur la santé humaine en zone URBAINE mais en aucun cas de climat ! nous subissons les symptômes climatiques (inondations et sécheresses) d’une désertification = disparition de la couverture végétale l’été 🌳🌳, il faut moins d’un an pour rétablir la situation, le problème est purement politique cf : https://www.mediaterre.org/actu,20210106085019,1.html🌳

    • Prudence, Laurent… vous faites une prédiction qu’on risque de vous mettre sous le nez l’année prochaine, et surtout au-delà, parce qu’un cycle solaire, ça dure 11 ans.

      Oui, il y a un épisode La Niña en cours, donc les prochains mois seront sans doute un peu frais (au niveau global) par rapport au niveau des dernières années. Mais à partir de mi-2022, quand l’épisode La Niña actuel sera peut-être terminé, qui sait ? Serez-vous prêt à reconsidérer votre théorie si, d’aventure, les faits vous contredisent ?

    • Denise, vous évoquez une évolution climatique non certaine mais possible que je développe ici.
      A la différence des modélisations du GIEC qui ne sont pas recalées sur les mesures réelles (satellites, ballons sondes), les modélisations des cycles solaires sont plus fiables car recalées depuis des siècles sur les observations du nombre de taches solaires. Les cycles 21 22 23 ont été actifs de 1970 à 2000, le cycle 24 commençant au début des années 2000 a été moins actif, les suivants sont réputés peu actifs au vu de l’activité elle-même cyclique observée sur les 4 siècles passés. La concomitance du réchauffement avec le développement industriel de la fin du XXe siècle semble purement fortuite si on prend un tant soi peu de recul (concomitance sous-entend relation de cause à effet, raccourci que les écolos trop heureux de ne pas chercher plus loin, n’ont pas manqué de faire). Le scepticisme sur les théories climatiques est certes légitime mais en l’espèce il est davantage applicable à l’effet de serre qu’au soleil. Depuis le pic de 2016 les températures globales n’ont pas augmenté , elles ont même très légèrement baissé. D’ores et déjà on sait que le réchauffement est à l’arrêt et qu’il n’y a aucune « urgence climatique ». Le climat n’étant jamais stable mais sinusoïdal, on peut se demander si la rampe légèrement descendante depuis 5 ans ne va pas plonger davantage dans les prochaines décennies. Heureusement l’inertie des océans, bien supérieure à celle du sol et de l’atmosphère, nous protège contre des variations brusques du climat. C’est pourquoi le climat est resté chaud de 2000 à 2016 et aussi pourquoi notre début de redescente sera lent. Dans cette hypothèse, adieu donc l’élévation du niveau des océans et l’inondation des zones côtières basses. Par contre il faudra mettre ce délai à profit pour prendre des dispositions vis-à-vis du manque d’électricité en hiver, car les éoliennes seront givrées, les panneaux solaires couverts de neige, les centrales sur les fleuves bloquées si les lits sont gelés, etc. Tout dépendra de l’intensité du refroidissement. Certains craignent que le minimum de Eddy (2030-2130) se révèle aussi dur que celui de Maunder au XVIIe siècle (nombreux morts par le froid et la famine).
      En fin de compte, un réchauffement ne serait peut-être pas si mal…

      • Prudence aussi, Michel – 2016 était un El Niño très fort. Il n’est pas étonnant que le niveau de 2016 n’ait pas été atteint depuis. Du coup, dire que le changement climatique est à l’arrêt est sans doute un tout petit peu prématuré. Vous refaites le même argument que celui qu’on utilisait dans les années 2000, quand on se réjouissait que le maximum de 1998 (un fort El Niño aussi) n’était pas encore “battu”. Quelques années plus tard, on avait l’air fin…

    • Les lieux les plus pollués de Paris ( particules fines ) ne se trouvent pas dans les rues ou sur le périphérique mais dans les stations de métro et de RER ; En effet les roues en fer sur des rails en fer , les freinages et les redémarrages en sont la cause Arretez d’em***der les automobilistes !

    • C’est le combat permanent de l’humanité de choisir entre la vie et la mort. Les malthusiens, décroissants ou great-reseteurs ont choisi la mort et seront bannis de l’humanité pour cela. Ce qu’on nomme la croissance, qui décrit la création de richesses par l’échange entre humains, est consubstantielle de la nature humaine, de la vie. Le principe vital sera toujours plus puissant que les pulsions sinistres des écologistes.

      • Vous avez raison, dit autrement je crois que la science et le développement, permettront, avec peut-être quelques aléas temporaires, à l’humanité de progresser sur le plan scientifique et sur le plan du niveau de vie. Quand on voit les progrès acquis depuis notre apparition sur Terre (Cro-Magnon il y a 40000 ans), on se dit que globalement l’aspiration de l’humanité est clairement au progrès et au développement et il n’y aucune raison que cette tendance s’arrête.
        Dans une vision de plus long terme, les civilisations galactiques se classent en trois catégories :
        classe I : les civilisations qui utilisent l’énergie de leur planète,
        classe II : les civilisations qui utilisent l’énergie de leur étoile,
        classe III : les civilisations qui utilisent l’énergie de leur galaxie (trous noirs…).
        Nous n’en sommes bien sûr qu’au stade 1, mais les autres stades viendront vite de par la loi de l’accélération de la vitesse d’acquisition des connaissances. Les petits épisodes tels que ceux prenant prétexte sur le climat apparaîtront anecdotiques aux générations futures.

  3. .
    On peut se demander si dans un endroit du monde où l’énergie serait exclusivement nucléaire et où les émissions de CO2 seraient donc égales à zéro la prospérité et l’espérance de vie diminueraient et que le nombre de morts juvéniles augmenterait … Pour qu’une corrélation révèle une causalité, il faut la prouver par-delà le constat … Ce n’est par exemple pas le CO2 qui est responsable d’un progrès humain, c’est la prospérité, pourrait-on dire aussi bien, quelle que soit l’origine de l’énergie transformée pour permettre une telle prospérité …
    .

    • .

      Petite remarque en passant …

      Je vois les défenseurs de l’idée des changements climatiques anthropiques et ceux de l’idée des changements climatiques naturels penser et agir chacun en fonction d’une idéologie particulière, qui consiste à poser «le fait indéniable que les autres ont tort» …

      Mais le plus étonnant, c’est que chacun de ces points de vue s’appuie sur la science, et que chacun nie carrément la scientificité des points de vue de l’autre …

      Peut-on sérieusement penser que c’est vraiment sérieux, tout ça ? …

      .

      • @ Victor Digiorgi

        >>> “Ce n’est par exemple pas le CO2 qui est responsable d’un progrès humain, c’est la prospérité, pourrait-on dire aussi bien, quelle que soit l’origine de l’énergie transformée pour permettre une telle prospérité …”

        La prospérité est liée à l’accès à l’énergie et cette énergie est à 80% fossile.
        On ne sait pas remplacer les énergies fossiles par d’autres sources, à court terme, à grande échelle, coût et rendement équivalents, entre autres parce qu’on ne sait pas stocker l’électricité.

        >>> “Mais le plus étonnant, c’est que chacun de ces points de vue s’appuie sur la science, et que chacun nie carrément la scientificité des points de vue de l’autre …”

        Il existe une troisième hypothèse, soutenue par Roy Spencer par exemple, que l’on peut grossièrement formuler ainsi : le climat étant un système chaotique, il n’a pas d’état stable ; la question d’un forçage (anthropique ou non) expliquant des “anomalies” par rapport à ce supposé état stable n’est donc pas pertinente.

        Ceci étant dit, il existe une différence notable entre les défenseurs de l’idée des changements climatiques anthropiques et ceux de l’idée des changements climatiques naturels.

        Une immense majorité des climatologues défendant de l’idée des changements climatiques anthropiques travaillent sur des modèles prédictifs, qui font des inférences : il s’agit de raisonnements abductifs (ou inductifs). Ces modèles sont calibrés pour être consistants avec les données observées MAIS il n’en restent pas moins probabilistes et surtout ils se basent sur l’hypothèse du forçage anthropique, mono-causal (le CO2), hypothèse jamais démontrée.
        C’est bien pour cette raison que les climatologues défendent la fameuse notion de consensus. Faute de preuves, on réunit un maximum de personnes, allez des politiques ou des jeunes s’il le faut : plus il y en a, moins l’hypothèse fondatrice du domaine risque d’être remise en cause (et moins les labos risquent de mettre subitement la clef sous la porte en voyant les milliards d’euros de financement de leurs projets Européens ou ANR disparaître). En 1931, cent physiciens, dont deux prix Nobel de physique, avaient agi de même pour discréditer la théorie de la relativité : “One Hundred Authors Against Einstein”. Ils avaient tort vous en convenez. La notion de consensus, surtout quand la science se mêle à de la politique comme c’est le cas sur les questions climatiques, est à considérer avec un maximum de précaution.

        Les défenseurs de l’idée des changements climatiques naturels étudient en général les données observées, font des statistiques, observent des corrélations. Il y a moins de place pour des modèles d’apprentissage de l’évolution du climat abductifs. Il peut y avoir des raisonnement probabilistes sur un plan économique ou sociologique, comme dans cet article, mais ils restent beaucoup plus simples et donc vérifiables, a l’opposé de modèles ayant des milliers de paramètres dont un seul peut changer totalement les résultats ; enfin, il y a un monde d’écart entre la connaissance des variations a long terme du climat et les connaissances en économie ou en démographie.

  4. Allez donc lire la biographie du maitre à penser du GIEC.
    Arrhenius sur wikipedia par exemple..
    individu qui etait plutot attiré par la politique et la dictature scientiste dans plusieurs domaines.
    Ca se rapproche de ce qui nous vivons en ce moment
    de fausses predictions basees sur de la fausse science et de vrais objectifs cachés.

  5. Toujours la mise en accusation du CO2 dans le réchauffement climatique, et pourtant personne ne relève de ce qui se passe sur Mars, 25 fois plus de CO2 que sur terre et aucun effet de serre. Et pour ceux qui on fait des analyses spectrométriques sur les gaz devraient comprendre que les rayonnement émis par la terre ne peuvent en aucun cas être responsable d’un quelconque effet de serre. Quant à l’accusation d’effet de serre pour le méthane je m’étonne qu’avec un rapport de 2 pour un million l’on puisse y mesurer quelque chose.
    La réponse de J-L Dufresne directeur au CNRS pour la comparaison avec ce qui se passe sur Mars est simple :
    (Sachant que sur Mars le pression moyenne est de 600 Pa et sur Terre de 101 300 Pa, la largeur d’une raie sur Terre est environ 170 fois plus élevé que sur Mars.)
    Je n’ai trouvé aucune publication scientifique sur le sujet, mais je me souviens qu’au début des années 70 j’ai réalisé des mesures sur le CO2 à une pression de 101000 Pa jusqu’à 303000 Pa et uniquement l’amplitude des raies d’absorptions changeaient.
    Vous vous avez peut-être une explication.

  6. Excellent résumé que nous livre ici Mr GERONDEAU après son remarquable livre ‘la religion écologique” que je conseille à tout le monde.
    Les Malthusiens ont une approche un peu différente quand même que les “décroissantistes” qui sont mortifères. L’association Démographie Responsable a des positions plus nuancées tout en suggérant quand même de freiner la natalité surtout dans les pays en voie de développement…..7 milliards d’individus sur terre (en même temps) et plus très vite, ça commence à faire beaucoup quand même !!
    La peur non, surtout pas, mais la vigilance oui .

  7. Et pourtant,une cohorte de bobos écolos ignares, nantis, repus, et aussi un peu fachos, est allé à Glasgow
    pour donner des leçons de sobriété aux plus pauvres; en leur promettant l’apocalypse s’ils n’obtempèrent pas…
    Mais leur voyage était “compensé carbone”… Donc…

  8. “Ecolos, Capitalistes et Politiques, ou l’union de la carpe, du lapin… et du renard”

    Excellent article de M. Gerondeau dont j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre “La Religion écologiste” qui permet d’avoir des arguments simples et solides pour s’opposer à la doxa écolo.

    Je me posais d’ailleurs la question de cette étrange alliance de « la carpe, du lapin… et du renard » entre les écolos, les grands capitalistes et les Etats européens pour « flinguer » aussi allègrement toute l’industrie de l’énergie fossile -qui a fait et continue de faire notre richesse- au profit des moulins à vent et autres grille-pains solaires : est-ce un aveuglement collectif, une union sacrée sincère pour défendre « le monde en péril », ou alors ne serait-ce plutôt pas une sorte de grand marché de dupes où chaque partie essaie de profiter de l’autre un temps, avant d’essayer d’emporter le gros lot toute seule, sur le poteau, au détriment des deux autres ?

    Pour les écolos, les motifs sont évidents, mais nuancés selon les tendances : il y a d’abord ceux qui détestent tout simplement l’humain, qui souhaitent sa disparition de la terre pour que « le monde » (entendez : les animaux, les plantes, les océans, les cailloux etc.) se porte mieux, sans savoir qu’il n’y a de «monde » que parce qu’il y a « des hommes » (on n’essaiera pas de leur expliquer, ils comprendraient pas…) ; il y a aussi ceux, les « humanistes », sans doute sincères, qui aiment bien l’Homme, mais surtout s’il est africain, sud-américain ou asiatique et surtout pas européen ou nord-américain, d’ailleurs on ne sait plus très bien s’ils aiment le non-européen pour prendre charitablement le parti des miséreux ou plus foncièrement parce qu’ils détestent l’homme blanc : il y a sans doute un peu des deux en eux, selon la sensibilité de chacun. L’écolo souhaite donc une gouvernance climatique mondiale pour pouvoir rééquilibrer les choses et éradiquer l’injustice sur terre, au profit évidemment du « pauvre sud » exploité et pollué (le seul qui compte : cf. Rio ou Porto Alegre) par le « le méchant nord » colonialiste, capitaliste et « réchauffiste » : pour ceux-là rien de mieux qu’une « africanisation » de l’Europe et l’accueil de tous les migrants de la planète envers lesquels nous avons une « dette » (au moins climatique, si ce n’est économique) pour détruire définitivement toutes les racines culturelles et cultuelles de la vieille Europe, et surtout les Etats souverains, ces constructions politiques inventées au XVIème siècle par le génie européen, les seuls à pouvoir s’opposer efficacement encore (pour combien de temps ?) à la mondialisation dictatoriale des écolos et consorts (on reconnait là Jadot et toute sa clique, Rousseau, Duflot, Lepage, Greta et autres énergumènes ejusdem farinae : décolonialistes, éco-féministes, racialistes, déboulonneurs-de-statues et j’en passe…) !

    Mais, oh stupeur, on s’aperçoit que des grands patrons et autres capitalistes (pas tous néanmoins, heureusement) emboîtent le pas à ces idéologies gauchistes et ne font rien pour défendre leur morceau, au contraire : ils mettent le genou à terre (c’est contagieux en ce moment) et se flagellent sur la place publique : les constructeurs automobiles, les compagnies aériennes (qui pensent à des avions électriques), et jusqu’aux pétroliers, Total en tête, qui se verdissent tous azimuts ! On voit le pauvre Al Gore et le miséreux Bill Gates défendre les énergies vertes à la suite de l’honnête « fondateur », si dévoué à la « Cause » : Maurice Strong ! Mais que se passe-t-il ? La sainte Grâce écologiste les aurait-elle touchés ? Ou bien ne trouveraient-ils pas plutôt leur compte dans certains thèmes de l’idéologie écolo : la mondialisation, la fin rêvée du contrôle des Etats pour pouvoir établir un grand souk mondial déréglementé avec la libre circulation des biens et des personnes (les migrants, entre autres) pour pouvoir enfin faire leur business en paix et exploiter impunément, sans attendre l’autorisation de Merkel ou de Macron par exemple, ces mêmes migrants, enjeux de beaucoup de convoitise dont ils sont les premières victimes (sans parler des réseaux criminels de passeurs, soutenus activement par nos OAG, Organisations Anti-Gouvernementales, ex ONG de l’ancien monde, et toute la 5ème colonne des traitres nationaux qui aident à l’invasion au détriment de tous) !
    Le capitaliste, comme le migrant, est apatride…

    Et c’est là que les politiques interviennent : eux aussi accourent à la soupe et se mettent à défendre, que dis-je : à promouvoir le nouveau credo en organisant avec force publicité, à leur profit bien sûr, ces nouveaux conciles que sont les COP. Que se passe-t-il donc ? Eux aussi, telle sainte Greta ou saint Bill, auraient-ils aperçu, comme Constantin en son temps, un signe dans le ciel à la veille de la grande bataille : « In hoc signo vinces » ? Ou n’essaieraient-ils pas plutôt, dans leur inénarrable et viscérale démagogie, de récupérer le mouvement, toujours en quête de plus de voix, comme d’autres recherchent avec angoisse ces ridicules « followers » ou « like » qui sont bien la marque de la bêtise planétaire de notre temps ! C’est ainsi que l’on voit toutes les affiches de campagne, quel que soit le parti, mystérieusement verdir, avec des espèces de tics de langage (« écologie », « développement durable », « éco-responsable » etc.), comme des formules incantatoires pour faire venir l’électeur à soi, rappelant certains miroirs qui attirent les alouettes… Mais n’y aurait-il pas autre chose de plus important derrière cette soif de pouvoir ? N’y aurait-il pas, au-delà de la récupération et du contrôle d’une idéologie dominante pour être élu, la volonté de garder à l’Europe son “leadership” sur les plans économique et politique en créant une nouvelle industrie que les pays en voie de développement sont incapables de maîtriser, eux qui ne font que nous suivre et nous imiter de loin pour tenter péniblement d’égaler notre niveau de vie qui les fait rêver ? Et voilà que, maintenant qu’ils commencent à comprendre comment ça marche, qu’ils améliorent notablement leur niveau de vie grâce aux énergies fossiles dont leur sol regorge, les Occidentaux arrivent et leur disent en les culpabilisant : « Stop ! C’est pas bien ce que vous faites : vous allez détruire la planète ! Retournez à la pauvreté et achetez-nous à prix d’or nos voitures électriques, éoliennes et autres panneaux solaires de pacotille ! Ce n’est qu’à cette condition que l’on vous subventionnera, que l’on vous formera… ». En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées, c’est bien connu, et celle-là elle est proprement géniale dans son machiavélisme : non seulement on va garder à l’Occident une confortable avance technologique et économique sur le reste du monde, mais on empêche les pays pauvres d’exploiter leurs richesses énergétiques fossiles, eux qui n’ont pas d’idées, et on les maintient ainsi dans la dépendance et la culpabilité, le temps d’améliorer nos techniques « révolutionnaires » encore quelque peu balbutiantes, il faut bien le reconnaître ! On ne leur achète plus leurs richesses réelles et, à la place, on leur vend du vent, au sens propre du terme : la « politique verte » ou le néo-colonialisme triomphant !
    Où l’on voit que l’idéologie verte peut, à l’arrivée, se retourner contre ses promoteurs historiques : qui est pris qui croyait prendre…

    Mais évidemment le pari étatique occidental qui veut coiffer tout le monde sur le poteau, s’il est tel, est un pari à haut risque, qui peut entraîner la faillite de pans entiers de notre industrie et de notre économie, et donc de notre politique, surtout s’il est fondé sur une alliance aussi improbable que celle avec les écolos et le grand capital… et alors que les pays en voie de développement commencent à voir pointer le lièvre (ou plutôt le renard) un peu gros, et à ne plus obéir docilement aux injonctions magiques du grand frère blanc, comme à Glasgow par exemple : la culpabilité et la soumission ne durent qu’un temps et, après, vient le temps de la révolte et de la haine, comme toujours…
    L’intérêt bien compris de l’Occident n’est-il pas au contraire d’aider les pays du Tiers-monde à développer leur industrie et à exploiter leurs richesses, « car, comme le disait Sartre, je ne puis être libre si tous ne le sont pas » ?

    Isidore Ducasse, comte de Lautréamont et précurseur des Surréalistes, écrivait dans une de ses formules prophétiques des Chants de Maldoror : « Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie… »
    Eh bien, nous y voilà : nous avons, à l’aube du XXIème siècle et pour affronter les innombrables défis à venir -et pas seulement « climatiques »- qui nous attendent « la table de dissection », « la machine à coudre » et « le parapluie » réunis, pour le meilleur et surtout le pire, dans une beauté et une logique toutes… surréalistes ! Bon vent !

  9. Merci Arsène pour cette précision . Vous observerez cependant dans mon commentaire les termes “scepticisme” ou “dans cette hypothèse”…

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