Les pandémies absentes de la liste des risques les plus probables du « Global Risks Report »

Ceux qui ont déjà des doutes sur la clairvoyance des élites mondiales ne seront pas rassurés par la lecture de l’édition 2020 du Global Risks Report censé évaluer les risques qui menacent le plus nos sociétés qui est publié chaque année à la veille du forum de Davos.

Les sujets environnementaux et climatiques y trustent les cinq premières places des risques majeurs : ce sont l’inaction climatique, les événements extrêmes et la perte de biodiversité qui inquiètent le plus les décideurs mondiaux.

Comme le montre le tableau ci-dessous extrait du dit rapport, les risques sanitaires ne figurent pas dans la liste des 10 premiers risques les plus probables; les maladies infectieuses n’apparaissent qu’au dixième rang des risques en terme d’impact seulement.

Top ten des risques majeurs en terme de probabilité (partie gauche) et d’impact (partie droite). Source : Global Risks Report (Cliquez pour agrandir le tableau)

En poursuivant la lecture du rapport nous apprenons que les maladies non transmissibles (maladies cardio-vasculaires, cancers, etc.) et les troubles mentaux ont remplacé les maladies infectieuses comme principales menaces pour la santé et les systèmes de santé dans le monde.

Ce n’est qu’à la page 81 du rapport (qui en comporte 102) qu’il est fait mention d’une récente évaluation[1] de la sécurité sanitaire et des capacités dans 195 pays qui a révélé des faiblesses fondamentales : aucun pays n’est pleinement préparé à faire face à une épidémie ou une pandémie. Les impacts des crises de maladies infectieuses semblent augmenter.

Le coronavirus est « bon » pour la planète !

Rassurons nous, le coronavirus est « quelque part » bon pour la planète. C’est du moins ce semblent penser deux éminents représentants de l’élite climatique française.

Laurence Tubiana, dans une interview à Ouest-France a déclaré :

Avec la diminution de l’activité économique, les émissions de gaz à effet de serre baissent. Moins de pollution dans l’air sauve des vies.

Ouest france

Interviewé par France 24, Jean Jouzel va encore plus loin :

D’une certaine façon, l’environnement est bénéficiaire de la crise du coronavirus, mais de façon malheureusement temporaire…Pour le climatologue que je suis, ce qui se passe aujourd’hui représente un espoir. 

France 24

[1] NTI (Nuclear Threat Initiative). 2019. “Glob- al Health Security Index: Inaugural Global Health Security Index Finds No Country Is Prepared for Epidemics or Pandemics”. NTI. Press Release, 24 October 2019. https:// www.nti.org/newsroom/news/inaugural-glob- al-health-security-index-finds-no-coun-try-prepared-epidemics-or-pandemics/