Les Maldives vont-elles être submergées par la montée des eaux ?

Par MD

On sait que le président de l’imminente COP26, Alok Sharma, est originaire de l’archipel des Maldives. Nul doute que ce dernier sera honoré par une standing ovation, en tant que représentant d’un ensemble insulaire menacé par la montée des eaux. En effet, cet archipel de l’océan Indien, à l’instar, dans le Pacifique, de Tuvalu, Kiribati, Fidji ou Vanuatu, fait partie des entités emblématiques souvent citées comme promises à l’engloutissement à terme. On rappellera à cette occasion que les Fidji avaient présidé la COP23 de novembre 2017 (tenue à Bonn).


On pourra se reporter à l’article de Wikipedia consacré aux Maldives, qui comporte l’essentiel des informations utiles. Il en va de même de leur site institutionnel. On retiendra que cet archipel de 300 km2 se compose de 1 200 îles ou îlots situés au sud-ouest du Sri Lanka, étalées sur 900 km immédiatement au nord de l’équateur.

La géographie des Maldives

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Géologiquement parlant, les Maldives appartiennent à la plaque indienne. Ce sont des atolls (terme emprunté à la langue maldivienne) ou récifs coralliens. La genèse de leur formation est encore sujette à controverses. L’altitude moyenne est de l’ordre de 2 mètres, avec un point culminant à 5 m.
Les Maldives comptent environ 400 000 habitants. La Banque mondiale les classe dans les pays à « revenu intermédiaire, tranche supérieure » (« upper middle income »). La plupart des indicateurs (accès à l’électricité, éducation, santé, mortalité, etc.) les situent dans le haut de la fourchette des pays en voie de développement. Le PIB par habitant est proche de celui de la Chine et 2 à 3 fois supérieur à celui de l’Inde. Sans être catalogué paradis fiscal, le pays est qualifié « à fiscalité réduite ». L’essentiel de l’économie est basé sur le tourisme de qualité, qui s’est considérablement développé depuis une trentaine d’années : le nombre de touristes a été multiplié par 6 depuis 1995 (1,7 millions en 2019). Les Maldives cherchent à se promouvoir en tant que destination dite « MICE » (meetings, incentives, conferences and exhibitions) grâce notamment à leurs îles-hôtels de luxe.

Périodiquement, la presse se fait l’écho des menaces qui pèsent sur les Maldives du fait de la montée des eaux

L’histoire de ces dernières décennies est ponctuée de quelques évènements qui ont eu des retentissements médiatiques. On rappelle pour mémoire les « prévisions » du PNUE de 1989 qui annonçaient « dans trente ans » (donc en 2019) la disparition des Maldives, entre autres archipels. Plus sérieusement, le violent tsunami de décembre 2004 (> 9 sur l’échelle de Richter), malgré une distance à l’épicentre de plus de 2 500 km, a entraîné dans les Maldives des dizaines de victimes et des dégâts notables sur l’habitat côtier et la flotte de pêche. Cet épisode a eu, en 2005, des conséquences sur le tourisme qui a baissé de 35% en nombre de visiteurs — d’où une chute de 15% du PIB. Le journal du 31 juillet 2005 de France-2 faisait état d’un risque d’engloutissement des Maldives sans en préciser l’échéance. En mai 2009, Courrier International publiait un long et intéressant article sous le titre : « Les Maldives contre-attaquent ». On peut lire notamment que « les différents modèles climatiques disponibles prédisent que les îles seront inhabitables vers 2070, 2050 ou même dès 2030 » (sic). « Toutefois, le pays a choisi de riposter, grâce à un ambitieux programme de restauration de son territoire ». Le 17 octobre 2009, en vue de la COP-15 de Copenhague, le gouvernement des Maldives avait tenu un conseil de ministres en immersion à six mètres de profondeur avec combinaisons et bouteilles. A cette occasion, le conseil avait adopté une résolution « appelant à une action mondiale pour la réduction des émissions de CO2».

Périodiquement, à l’occasion de tel ou tel évènement concernant les Maldives, la presse se fait l’écho des menaces qui pèsent sur l’archipel du fait de la montée des eaux, avec l’inévitable pathos climatique. La citation actuellement la plus répandue dans les médias est une élévation « comme prévu de 2 m en 2100 ». On appréciera ce trait d’humour de Wikipedia : « Dès 1989, certaines prévisions annoncent que les Maldives pourraient avoir disparu en 1999 et récemment la date a été repoussée à 2100 ».

Que disent les marégraphes et les mesures satellitaires ?

Les Marégraphes

Il existe dans cette région quatre marégraphes exploitables dont trois dans les Maldives représentés sur la carte ci-dessous, plus Diego Garcia en territoire britannique à 800 km plus au sud. Ces marégraphes sont tenus à jour par l’Université de Hawaï UHSLC.

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Les évolutions observées sont représentées par le graphique ci-dessous (les niveaux de références sont arbitraires).

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Dans le cas des deux plus longues séries (Malé et Gan), le niveau apparent de la mer a augmenté en trente ans d’environ +4 mm par an. A Hanimaadhoo et Diego Garcia on a observé des valeurs un peu supérieures, mais sur des périodes plus courtes et avec un hiatus en 2006.

Les satellites

La NOAA publie depuis 1993 des séries de relevés altimétriques régionaux, dont l’océan Indien. Le graphique ci-dessous représente les données des quatre satellites successifs (environ une mesure par décade).

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On remarquera au passage le ressaut observé en 2016, qui est visible aussi sur les graphiques des marégraphes. La tendance sur les 28 ans calculée par NOAA, facile à vérifier, est de l’ordre de +3,2 à +3,3 mm/an selon les formats (qu’on ne détaillera pas ici).

Les relevés GPS

Par construction, les données des marégraphes sont mesurées par rapport à un niveau terrestre. Il est donc intéressant de savoir si le sol a subi des mouvements verticaux. A cet égard, on dispose d’un réseau de repères géodésiques tenus à jour par le JPL (Jet Propulsion Laboratory) de la NASA. Un article tout récent a traité de ce sujet. Dans le secteur considéré, il n’existe en tout et pour tout que deux repères : l’un à Malé, l’autre à Diego Garcia, dont voici les relevés.

Malé

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A Malé, le JPL croit discerner une subsidence de l’ordre de -5 mm par an. Cependant cette série, brève et très lacunaire, a été interrompue en 2006. La barre verticale verte correspond à une rupture de série, mais il n’est pas exclu que d’autres ruptures non détectées aient eu lieu postérieurement.

Diego Garcia

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A Diego Garcia, le sol ne semble pas manifester de mouvement vertical significatif sinon une infime subsidence. Les deux ruptures de séries signalées en vert sont douteuses.

Telles sont les données publiques dont on dispose. Il est peu probable qu’il existe d’autres données cachées, connues seulement des « experts ».
Concernant les données GPS, celles de Malé paraissent suspectes : le fait qu’elles aient été interrompues en 2006 montre le peu de cas qu’il en était fait. Peut-être existe-t-il une légère subsidence comme dans la plupart des régions équatoriales ?
Concernant les niveaux marins, la concordance entre les marégraphes et les satellites est à première vue satisfaisante : on observerait ainsi une élévation apparente du niveau de la mer de l’ordre de +4 mm par an (± 1 mm) sur les trente ou trente-cinq dernières années. On ignore si cette tendance résulte du seul niveau marin ou éventuellement d’une composition entre niveau marin et subsidence, mais le résultat est le même.

L’élévation progressive du niveau de la mer est un fait ancré dans l’histoire

Supposons que la tendance se poursuive. En 2100 (donc dans 80 ans), on observerait alors une élévation du niveau de la mer de 35 à 40 cm par rapport au niveau actuel. Par contre, pour atteindre en 2100 les 2 mètres dont la presse fait état, il faudrait, en caricaturant, que le niveau de la mer augmente à partir de l’an prochain et dorénavant, non de 4 ou 5 mm par an, mais de 25 mm par an. Personne ne semble avoir fait ce calcul pourtant simple. Il est permis de s’étonner que de pareilles aberrations puissent encore être propagées avec l’assentiment tacite des « scientifiques ».
L’élévation progressive du niveau de la mer est un fait ancré dans l’histoire, et compte tenu des inerties en jeu, il est vraisemblable qu’elle se poursuivra encore pendant de nombreuses décennies. Ce n’est pas avec danses de la pluie, incantations et lamentations que l’on fera face aux conséquences du phénomène, mais en s’y préparant calmement et méthodiquement, tout en continuant les observations. En réalité, les Maldiviens, dans leur sagesse, ne croient pas un mot de ces prévisions extravagantes. On le constate déjà à la lecture de leurs publications institutionnelles, qui débordent d’optimisme et d’enthousiasme ; certes c’est une loi du genre et on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Mais on en trouve une démonstration plus concrète dans la poursuite active d’investissements de toutes natures. En témoignent l’extension et la modernisation toutes récentes de l’aéroport international de Velana (relié à l’île capitale de Malé) pour accueillir les A380, et un nouveau port pour hydravions (moyen de transport très répandu dans l’archipel), sans compter les résidences et hôtels de confort qui continuent à se développer.

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Ces modernisations vont se poursuivre, et c’est tout le bien que l’on peut souhaiter à ce territoire attachant et industrieux. L’aide internationale, si elle est convenablement orientée, peut y contribuer. Il n’est pas certain que la future COP26 aboutisse à ce genre de conclusion.

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11 réflexions au sujet de « Les Maldives vont-elles être submergées par la montée des eaux ? »

  1. Fin de l’article : “En réalité, les Maldiviens, dans leur sagesse, ne croient pas un mot de ces prévisions extravagantes.” Cela résume bien l’antinomie entre le discours alarmiste des pays riches pour faire passer les taxes et inventer une économie pour contrôle les pays émergents, et les personnes sur le terrain qui constatent que leurs extrapolations loufoques sont aussi crédibles que les “bla bla bla” de Greta Thunberg !

  2. On peut rappeler que le niveau des mers est monté de plusieurs mètres assez brusquement après le Drias Récent.

    On observe une période froide entre -12 800 (datée précisément au C 14) et -11 600 qui correspond au Dryas Récent. Cette période qui a duré 1200 ans fait suite à une catastrophe planétaire (une comète passée trop près selon, entre autres, les Amérindiens et surtout au vu des micro-sphérules de quartz et autres nanodiamants rencontrés dans la large zone d’impact dans les couches de -12800 ). Le cataclysme s’est traduit par des bombardements, des incendies, puis par un « hiver nucléaire » (absence de rayonnement solaire due aux fumées), et de nombreuses pluies (des « déluges » rapportés sur tous les continents). Les références sont multiples pour qui s’y intéresse.
    Outre la mémoire collective des Amérindiens, les Gaulois qui n’avaient peur que d’une chose, que le ciel leur tombe sur la tête, avaient gardé aussi dans leur mémoire collective le souvenir de la chute de multiples morceaux de comète sur le pays de leurs ancêtres somme toute pas si lointains.
    La zone d’impact comprend l’Amérique du nord, l’Atlantique-nord, l’Europe et le Moyen-Orient. Sous l’effet du bombardement multiple et de l’énergie cinétique des roches de la comète (vitesse énorme pouvant aller jusqu’à 70 km/s) les glaciers qui occupaient alors les parties supérieures de l’Amérique du Nord et de l’Europe ont rapidement fondu entraînant l’engloutissement de nombreuses zones côtières habitées de la planète.

    Tout cela pour souligner qu’une catastrophe naturelle a eu de bien plus graves conséquences que ce qui soi-disant nous menace.
    D’une part la fonte des banquises ne change strictement rien au niveau de la mer, contrairement aux âneries qu’on entend ici ou là. C’est juste de la physique.
    D’autre part les glaces émergées sont en bien moins grande quantité que celles existant en -11800, donc potentiellement moins menaçantes. La seule masse importante est celle de l’Antarctique mais qui n’a pas bougé, contrairement à la propagande.
    La tectonique des plaques fait que des rivages montent, d’autres descendent, et il est très difficile de faire une moyenne. Certains qui s’y sont collés donnent une moyenne de l’ordre de 1 mm / an jusqu’ici, soit une valeur négligeable. Ce qui menace ce sont les vagues aux grandes marées et non le niveau de l’eau lui-même.
    Enfin, après le réchauffement climatique qui a eu lieu de 1970 à 2016, le cycle de l’eau s’est accéléré et le hold up atmosphérique (eau en circulation) est en ce moment élevé ce qui nous épargne une augmentation du niveau des mers. Paradoxalement cette augmentation pourrait survenir dans un premier temps les premières années du prochain refroidissement.
    Au total il n’y a pas lieu de paniquer, sauf en cas chute de comète sur l’Antarctique…

  3. Le niveau de la mer est toujours un niveau marin relatif, c’est ce qu’on enseigne aux étudiants géologues. Car il est la résultante de deux paramètres indépendants dont il est toujours difficile, voire quasi-impossible de faire la part. Sauf à disposer d’autres données qui permettent seulement d’estimer la part de chacun. Ces paramètres sont le niveau marin eustatique d’un côté et, de l’autre, le couple subsidence (enfoncement)/soulèvement qui est un mécanisme tectonique. Les variations du niveau marin dues aux glaciations sont une illustration de la notion d’eustatisme. Le volume de l’eau (et donc le niveau) change dans les bassins marins à cause du stockage temporaire de l’eau sur les continents sous forme de glaciers. Le mécanisme est indépendant de la tectonique.
    Les marges continentales dites passives subsident (s’enfoncent) lentement pour cause purement tectonique ( cf. tectonique des plaques). C’est le cas de Brest, sur la marge passive atlantique, avec son marégraphe dont on va reparler.
    Le marégraphe de Brest indique une stabilité du niveau moyen sur un siècle, entre 1810 et 1920. Ensuite une montée du niveau marin relatif intervient jusqu’à aujourd’hui, soit sur un siècle, avec une pente uniforme. Sur le site web de la NOAA américaine, la rupture de pente est négligée et la droite de régression globale indique une montée d’environ 1mm/an sur toute la période.
    Il y a peu, une expérience de mesure satellitaire d’altitude sur un point à terre proche, étalée sur une durée de 20 ans, a permis de montrer que le sol s’enfonce à une vitesse proche de la montée du niveau marin relatif mesurée par le marégraphe sur un siècle. La conclusion est claire : le niveau marin relatif est sous le contrôle principal, voire exclusif, de la tectonique, stable entre1810 et 1920, reprise de l’enfoncement de la marge entre 1920 et 2020.
    Niels-Axel Mörner, géologue suédois de classe exceptionnelle, a compilé les données des marégraphes mondiaux. La courbe cumulative, fermant à 100%, indique aux deux bouts des cas “pathologiques“ de montée ou de chute du niveau marin relatif. Ces secteurs sont tectoniquement des zones instables. Par exemple la côte du Pérou à Lima se soulève suite à la subduction de la plaque pacifique. Mais la grande majorité des marégraphes, installés sur des rivages à peu près stables ne montre qu’une variation très faible, de l’ordre du mm/an à quelques mm/an. Ce qui est assez proche des mesures altimétriques satellitaires.
    Il serait intéressant d’aller plus finement et de croiser la localisation de ces marégraphes avec leur contexte tectonique et de voir si un schéma cohérent émerge des petites variations constatées selon les zones (gauchissements d’origine tectonique).
    Par exemple l’île de Rhodes est située sur une transformante active. Les données géologiques montrent que vers le passage Pliocène-Quaternaire l’île s’est enfoncée brutalement d’au moins 500 m pour ressurgir tout aussi rapidement ensuite. Le phénomène est marqué par les plates-formes d’abrasion littorale fossiles (action abrasive des vagues au rivage), bien visibles car étagées sur les reliefs actuels et qui marquent les phases de stationnement du niveau marin.
    Sur les îles du Pacifique, donc en domaine intra-plaque en principe stable, Mörner a passé les dernières années de son activité à recenser et dater les indices géologiques de ce type. Il montre (voir ses papiers sur Research Gate) que le niveau marin a varié de façon différente d’une île à l’autre sur la période récente. Là encore l’explication est tectonique.

    Il résulte de ce bref exposé que l’alarmisme médiatique (du style “on vous explique“, “selon une étude“, les “décodeurs“ du Monde, etc…) sur la montée des eaux est à prendre avec des pincettes. Les journalistes sont de culture littéraire, leur culture scientifique étant généralement proche de zéro. De plus, le tri militant des données qui arrangent mène au désastre.

    • De nombreux marégraphes sont maintenant équipés de balises GPS permettant d’avoir les variations altimétriques du lieu où ils sont installés et donc de tirer une mesure précise des variations réelles du niveau marin. Une moyenne des enregistrements de ces appareils corrigés de leur variation en altitude donne environ 1,7mm de hausse par an et l’on ne constate PAS d’emballement du phénomène.
      Pour mémoire, le GIEC donne, lui, une valeur double, soit 3,4 mm/an et prétend à une accélération de cette hausse sur les 20 dernières années.
      Qui ment ?

  4. Pendant que j’y suis et même si c’est hors sujet.
    Un article du Point, ce jour, à propos du projet Orca d’enfouissement du CO2 en Islande.
    La capacité annoncéede traitement de l’usine est de 4000 tonnes de CO2 par an. Que c’est bon pour la planète, mon colon !

    Ce qui est passé sous silence, c’est la quantité de CO2 rejetée par le volcan Eyjafjöll qui est estimée entre 150.000 et 300.000 tonnes PAR JOUR. Disons 200.000 pour simplifier les calculs.
    Il faudra donc à l’usine 50 ans pour effacer UN JOUR de rejet naturel pas loin de là.
    Quant à la quantité d’eau requise pour cette gabegie…
    Cerise sur le gâteau, le projet est subventionné par l’Europe.

    Et les shaddoks pompaient, pompaient…
    Et les malins s’en mettaient plein les poches, plein les poches..

    Croyez-vous que la presse aurait relevé l’énormité ?

    • cette énormité est….trop énorme pour la presse, donc faut surtout surtout surtout pas en parler…
      car sinon annoncer et avouer que la Nature elle-mème participe à l’émission de CO2 va contrarier Greta Thunberg

    • Vous ne comprenez rien, c’est UNIQUEMENT le CO2 AN-THRO-PI-QUE qui réchauffe la planète et fait fondre les glaciers qui vont faire monter le niveau des mers et tous nous engloutir. Comment il faut vous le dire ? Le reste; on veut pas le savoir.

      Les shaddoks pompaient, pompaient…
      Les contribuables payaient, payaient…
      Les écologistes croyaient, croyaient…

      Les historiens du futur retiendront cette période comme la plus con de l’histoire de l’humanité.

  5. Plus sérieusement, le projet Orca a été initié par la société suisse Climeworks associée au projet Carbfix.. Le procédé consiste à aspirer l’air à l’aide de puissants ventilateurs, et le faire passer par des filtres afin de piéger le CO2. (température environ 100°C). Climeworks maîtrise bien cette technique, la société produit déjà de grandes quantités de CO2 qu’elle revend aux fabricants de boissons gazeuses. (Coca cola…)
    Dans le projet Orca, le CO2 est ensuite mélangé à de l’eau et injecté à 700m de profondeur où il va se minéraliser sous forme de carbonate de calcium. (CO3Ca) au contact des roches basaltiques. (Le processus prend quelques années, tout de même).
    L’usine est alimentée par une centrale géothermique. Les initiateurs du projet s’enorgueillissent donc d’un bilan carbone négatif…
    Un système de souscription est ouvert, aux entreprises et aux particuliers. pour financer leur dépollution. Le tarif est de 600 $ la tonne de CO2 retirée de l’atmosphère.
    Je ne suis pas un féru de chimie, mais si CO2 + H2O = CO3Ca, que devient H2 qui peut-être se recombine au passage avec d’autres éléments ?

    De toute façon, vu ce que recrache le volcan…

    • 600 $ la tonne, en quelque sorte pour soulager sa conscience, dites-vous. Cela évoque bougrement les anciennes “indulgences“ ecclésiastiques.
      Mais il est vrai que le réchauffement de la faute à l’homme est une question de chapelle.

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