La réduction de la pollution atmosphérique par le transport maritime a des conséquences sur le climat qui restent à évaluer

Par  Sally Younger, de l’équipe d’information sur les sciences de la Terre de la NASA

Article publié le 18 octobre 2022 par la NASA sous le titre : NASA Study Finds Evidence That Fuel Regulation Reduced Air Pollution from Shipping

(Traduit en français pas la rédaction)


Les normes mondiales limitant le soufre dans le carburant des navires a réduit de façon drastique en 2020 les nuages ​​​​artificiels formés par les « traces de navires », les perturbations liées à la pandémie n’ayant joué qu’un rôle secondaire.

Ces nuages de pollution traînés par les les navires traversant les océans, sont la signature du commerce moderne. Telles des empreintes digitales virtuelles, elles tracent les routes maritimes à travers le monde, du Pacifique Nord à la mer Méditerranée. Mais en 2020, les observations satellitaires ont montré une réduction de ces empreintes de pollution.

S’appuyant sur près de deux décennies d’images satellitaires, les chercheurs ont découvert que le nombre de traces de navires avait considérablement diminué après l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation sur les carburants. Une norme mondiale mise en œuvre en 2020 par l’Organisation maritime internationale (OMI) – exigeant une réduction de 86 % de la teneur en soufre du carburant – a probablement réduit la formation de traces de navires. Les perturbations commerciales liées à la COVID-19 ont également joué un petit rôle dans cette réduction.

Les scientifiques ont utilisé des techniques informatiques avancées pour reconstituer les traces des navires au niveau mondial. Ils ont utilisé l’intelligence artificielle pour identifier automatiquement les traces des navires sur 17 ans d’imagerie diurne (2003-2020) capturée par le système MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) de la NASA  à bord du satellite Aqua .

« Sans ce type d’échantillonnage complet et à grande échelle des traces de navires, nous ne pouvions pas comprendre complètement ce problème », a déclaré l’auteur principal Tianle Yuan, scientifique atmosphérique au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, (Maryland), et à l’Université du Maryland (comté de Baltimore).

Diminution importante en 2020, en raison de la nouvelle réglementation sur les carburants et de la pandémie de COVID-19, selon une nouvelle étude de la NASA. Crédits : Observatoire de la Terre de la NASA.

Les traces des navires ont été observées pour la première fois sous forme de « lignes nuageuses anormales » dans les premières images satellites météorologiques acquises dans les années 1960. Elles sont formées par la vapeur d’eau fusionnant autour de petites particules de pollution (aérosols) contenues dans les gaz d’échappement des navires. Les gouttelettes très concentrées diffusent plus de lumière et semblent donc plus brillantes que les nuages ​​​​marins non pollués, qui sont ensemencés par des particules plus grosses telles que le sel marin.

En plafonnant la teneur en soufre des carburants à 0,5 % (contre 3,5 %), la réglementation mondiale de l’OMI de 2020 a modifié la composition chimique et physique des gaz d’échappement des navires. Moins d’émissions de soufre signifient qu’il y a moins de particules d’aérosol libérées pour former des traces de navire détectables.

Selon Yuan et ses collègues, des réglementations similaires sur le soufre mais définies régionalement – comme une zone de contrôle des émissions de l’OMI en vigueur depuis 2015 au large de la côte ouest des États-Unis et du Canada – n’ont pas eu l’effet escompté car les opérateurs ont modifié leurs itinéraires et empruntés des itinéraires plus longs. pour éviter les zones surveillées.

En analysant les données de 2020, les chercheurs ont constaté que la densité des voies maritimes avait diminué cette année-là dans les principales voies de navigation. (Voir la carte ci-dessus.) Les données de suivi des navires ont indiqué que la pandémie de COVID-19 a joué un rôle en diminuant le trafic maritime mondial de 1,4 % pendant quelques mois. Mais ce changement ne peut à lui seul expliquer la forte diminution des traces de navires observées, qui sont restées à des niveaux record pendant plusieurs mois de 2021 (données les plus récentes analysées). Les chercheurs ont conclu que la nouvelle réglementation mondiale sur les carburants a joué un rôle dominant dans la réduction des traces des navires en 2020.

Grâce aux données satellitaires et à l’intelligence artificielle, les scientifiques ont identifié les traces des navires sur 17 années d’images diurnes (2003-2020).Crédits : Observatoire de la Terre de la NASA

Au cours de la longue période de leurs observations, Yuan et ses collègues ont également constaté que les fluctuations de l’activité économique laissent des traces distinctes dans les enregistrements satellite. En particulier, les tracés des navires transpacifiques entre l’Asie et les Amériques reflètent des baisses et des hausses des échanges commerciaux. Comme le souligne l’étude, une tendance générale à la hausse de l’activité maritime entre 2003 et 2013 – reflétée par les nuages ​​de traces des navires – s’est atténuée pendant environ un an à la suite de la crise financière mondiale de 2008. Une baisse encore plus forte entre 2014 et 2016 reflète probablement un ralentissement des importations et des exportations chinoises de matières premières et de marchandises.

Au-delà de leur importance commerciale mondiale, les traces des navires peuvent servir à l’étude d’un aspect du changement climatique, à savoir l’interaction entre les aérosols et les nuages ​​bas. « Les traces des navires sont d’excellents laboratoires naturels pour étudier l’interaction entre les aérosols et les nuages ​​bas, et nous aident à comprendre comment cela affecte la quantité de rayonnement que la Terre reçoit et réfléchit vers l’espace », a déclaré Yuan. « Il s’agit d’une incertitude majeure à laquelle nous sommes confrontés en ce qui concerne les facteurs qui déterminent le climat à l’heure actuelle. »

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43 réflexions au sujet de « La réduction de la pollution atmosphérique par le transport maritime a des conséquences sur le climat qui restent à évaluer »

  1. L’hypothèse selon laquelle moins l’air est pollué, plus cela favorise le réchauffement, n’a rien d’invraisemblable. Pire, si c’était la “dépollution”, la principale responsable du réchauffement… Il serait intéressant de voir où et quand le réchauffement a vraiment commencé, et de voir la corrélation avec les taux de pollution, depuis le début de l’ère industrielle, si ces données sont disponibles. Corrélation ne veut pas dire causalité, certes.

    • Pierre Thein5 février 2024 at 11 h 19 min
      Je pense que pour vous “””pollution=CO2″””; alors faites un effort pour revenir un peu en arrière , au-delà du début de l’ère industrielle sur des centaines , des milliers , des millions d’années d’évolution des températures et du CO2et puis on pourra redicuter

      • Erreur de votre part, je ne pensais pas du tout au CO2, mais plutôt à de grandes quantités de fumées dues à la combustion du charbon. De plus, une hypothèse n’est pas une affirmation, c’est juste une … hypothèse. Je faisais un parallèle avec ce qui se produit par exemple suite à une éruption volcanique qui opacifie l’atmosphère et entraîne un refroidissement.

        Mais peut-être que je me trompe…

  2. J’imagine que la conclusion de cet article risque de fortement déplaire aux partisans de la thèse réchauffiste. Celle-ci vient en effet rappeler que notre compréhensions des mécanismes qui régissent le climat est pour l’heure encore assez partielle et que les personnes qui prétendent que la climatologie pourrait, au même titre que les sciences de l’optique ou de la géodésie, être qualifiée de science exacte ne sont que des charlatans.

  3. Quand on voit ce monstre polluant (que c’est laid) qui a vu le jour (et ce n’est pas le dernier), et que nos édiles se sont réunis à la Cop28 (en avion) pour soi-disant limiter la pollution, cela en dit long sur l’hypocrisie !
    https://www.vivrefm.com/posts/2024/01/le-plus-grand-paquebot-du-monde-desastre-pour-l-environnement
    Si vraiment les Etats pensent que la pollution anthropique modifie le climat, pourquoi construire un immeuble sur mer ? 10 000 personnes entassées, je ne vois pas où est le plaisir des vacances.
    Le credo n’est pas « la transition écologique » mais « il faut faire tourner l’économie » (avec un joli pactole pour certains).
    MLA disait que les médias, ce ne sont pas de la science. Certes, mais ce sont eux qui diffusent les infos. Et quand tous les jours, plusieurs fois par jour même, ils ressassent la même rengaine (un mensonge répété mille fois devient une vérité), c’est sûr, ce n’est pas de la science. Le vrai scientifique, lui, est plus discret et il se base sur des faits, pas des spéculations économiques.

    • Un tas de gens vont passer des semaines là-dedans sans jamais voir la mer…
      Y aurait qu’à le laisser à quai… Personne ne s’en apercevrait.

  4. Pierre Thein6 février 2024 at 15 h 16 min
    “””””Erreur de votre part”””””Erreur de la vôtre
    Plus l’atmosphère est chargée et plus elle retient la chaleur que lui envoie le soleil, qu’il s’agisse de GES ou de particules ou de Gaz tout simple comme le CO2 que vous ne considérez pas comme un GES et qui fait 100 fois l’atmosphère de la terre sur VENUS

    • Bonjour,
      Comment expliquez vous que sur la planète Mars dont l’atmosphère est composée à 96% de dioxyde de carbone ( CO2), il fasse si froid et que visiblement l’effet de serre ne fonctionne pas?h8a*

    • Soit, je ne conteste pas votre argument, mais que se passe-t-il lorsque moins de rayonnement solaire parvient jusqu’au sol ? Pourquoi parle-t-on “d’hiver nucléaire”, suite à une explosion atomique, ou bien une éruption volcanique ? Est-ce que cela n’est pas dû à une augmentation de l’albédo de l’atmosphère ?
      Ce n’est pas ce phénomène -entre autres- qui a entraîné la disparition des dinosaures suite à l’impact du météore ?
      Vénus est quand même plus près du soleil que la Terre, (0.7 ua environ) donc restons prudents avec les comparaisons…

      • Pierre Thein7 février 2024 at 11 h 10 min

        Extrait d’un manuscrit écrit il y a 20 ans et intitulé : archives climatiques et réchauffement de la planète

        “””””””””””Les climats de la Terre (suite) / Le refroidissement tertiaire

        La limite Crétacé – Tertiaire (K-T)

        A ce stade de la revue de l’histoire géologique et climatologique du globe, on ne peut pas se dispenser de donner un avis personnel sur le sujet de la limite K-T et de ce qui s’y passe. Tout le monde a retenu qu’il s’agit de la disparition des dinosaures suite à l’impact d’une énorme météorite de 10-15 Km de diamètre tombée au large du Yucatan au Mexique. Mais est-ce si simple et si évident que cela ? Il faut préciser tout d’abord que l’extinction des dinosaures n’est pas la seule ; beaucoup d’autres espèces ont disparu, aussi bien sur terre, qu’en mer. Il faut savoir aussi que cette extinction n’est pas si brutale que cela et qu’elle s’étale sur 5 Ma, pendant tout le Maestrichtien (fin du Crétacé). La Terre semblait donc déjà bien malade avant les évènements de la limite K-T. La biodiversité diminuait fortement dans le milieu marin, où seules les espèces qui résistaient au PH acide survivaient : coccolites, flagellés, radiolaires à test siliceux. En fait, on assiste à une vraie eutrophisation des mers intérieures et côtières suite à l’afflux de matière organique et d’éléments chimiques ; certains, nutritifs, comme le Phosphore, vont se retrouver dans les dépôts de phosphates du Tertiaire inférieur sur une grande partie du pourtour nord et ouest de l’Afrique lorsque la circulation océanique et les upwellings vont reprendre.

        Couche d’Iridium et météorite

        Cette couche argileuse, riche en Iridium, élément relativement rare dans la croûte terrestre, se trouve à la limite K-T dans de nombreux endroits où cette limite est physiquement représentée par des dépôts sédimentaires.

        Il existe d’autres curiosités dans cette couche, telles que des Spinelles, avec des compositions plutôt similaires à ceux trouvés dans des météorites ; les rapports isotopiques de l’Osmium sont également ceux de matériaux météoriques et non ceux de la croûte terrestre ; on trouve des débris de verre et des quartz choqués que l’on trouve habituellement dans des impactites non contestables. L’hypothèse extraterrestre de l’origine de cette couche passionnait et passionne encore le monde scientifique. Il ne manquait plus que de trouver l’impact. C’est donc au large de Chicxulub, petit village du Yucatan au Mexique qu’il se trouve. C’est grâce aux prospections géophysiques pétrolières dans les années 60 qu’on découvrit cette structure circulaire de 200 Km de diamètre et enfoui actuellement sous 1500 mètres de sédiments ; et ce n’est que 30 ans plus tard que le rapprochement avec un possible impact fut fait. Mais l’argumentaire analytique sur le seul matériel de forage récupéré reste douteux. Alors il faut exposer l’autre hypothèse plausible concernant les évènements de la fin du Crétacé.

        Les Traps du Deccan

        Ceci n’est pas hypothèse ; il s’agit de dépôt de basalte sur une superficie de plus de 500 000 Km2 avec une épaisseur maximum de 2000 m situé au Nord-Ouest de l’Inde. Ces basaltes se sont mis en place pendant une période très courte (100 000 ans) à la fin du Maestrichtien alors que l’Inde, lors de sa remontée vers le Nord en direction de l’Asie, passait au dessus d’un point chaud naissant (plume) se trouvant actuellement sous l’île de la Réunion.
        Ces points chauds, il y en a d’autres à travers le monde (Hawaï, Islande, etc.), ramènent parfois à la surface du matériel prélevé à la base du manteau, alors que la plupart des autres volcanismes ramènent en surface du matériel provenant du manteau supérieur souvent même contaminé par la croûte terrestre, donc du matériel davantage différencié. Il n’est donc pas interdit de penser qu’il existe des analogies entre le matériel d’une météorite et celui des couches profondes du manteau inférieur. De plus, ce matériel, à la différence de celui des rides océaniques, est injecté dans l’air puisqu’il prend place dans le cas des traps du Deccan sur le sous continent indien. Sa dissémination sur l’ensemble du globe est donc facilitée. Ses conséquences sur l’environnement sont donc nettement plus brutales et fatales que pour un volcanisme sous marin et il est probable que ce sont les modifications atmosphériques liées à ces éruptions qui ont donné le coup de grâce à bon nombre d’espèces déjà fragilisées par les changements climatiques et océanologiques en cours.

        L’embellie à la limite Paléocène -Eocène

        Les estimations de la température de l’océan grâce au delta 18O des tests de foraminifères montrent une diminution régulière de celle-ci depuis le Crétacé supérieur. Simultanément la productivité biologique baisse ; les événements de la limite K/T quels qu’ils soient, ont certainement rafraîchi encore la température de l’atmosphère via l’émission des aérosols et « l’hiver nucléaire » qui a suivi. Et au milieu de cette dégradation climatique se place un réchauffement thermique aussi brutal qu’éphémère (150 000 ans environ) ; cet événement se place à la limite Eocène – Paléocène et a été appelé PETM par les Anglo-Saxons (Paléocène-Eocène Thermal Maximum). Il se marque par un réchauffement pouvant aller jusqu’à 8°C pour certains sites et une « excursion » négative de 3 ‰ du delta 13C des carbonates. Pour comprendre il faut revenir un peu en arrière et résumer la situation au crétacé supérieur :la température moyenne de l’air et des eaux de surface des océans est voisine de 25°C ; les eaux de fond ne sont guère plus froides et les gradients vers les pôles peu accusés comme l’atteste la faune et la flore fossile récupérées dans les hautes latitudes ; la circulation océanique thermohaline est sans doute très réduite, la circulation atmosphérique sans doute aussi à cause des faibles gradients équateur – pôles ; les eaux de fond des océans sont donc certainement anoxiques, bourrées de matière organique avec un delta 13C très négatif.

        Lorsque la température de surface va commencer à baisser, pour des raisons qu’on verra un peu plus loin, il va arriver un moment où, pour des raisons de densité de l’eau, l’océan va carrément se retourner :on va retrouver en surface les eaux chaudes de fond avec tout leur cortège chimique et leur caractéristique isotopique ; on pourra ainsi retrouver momentanément dans le milieu océanique des conditions qui rappelle les épisodes chauds du Crétacé, alors que sur le continent les conditions continuent de se dégrader.”””””””””

  5. Merci ML pour ces bilans énergétiques.
    Pourriez-vous m’indiquer ceux qui, parmi les flux indiqués, sont mesurés (j’imagine que c’est le cas du rayonnement IR émis vers l’espace) et ceux qui sont calculés?
    Retenir une température moyenne pour la terre plutôt que des températures par zone (tropiques, cercles polaires et reste) changerait-il les bilans?

      • Vous ne voyez pas ce qui manque dans ces bilans “énergétiques”, MLA ?
        Et bien faites donc un effort. Cherchez, et trouvez. Si vous en êtes capable…

        En commençant par dire “nonnonrelisezplusattentivementcesontdesbilansénergétiquesglobaux.” vous êtes plutôt très mal barrée.

        • Et bien allez y, exprimez vous, M.Thein.
          Qu’est ce qui, selon vous, manque, dans ces bilan énergétiques, qui permet de déterminer les températures d’équilibre de ces différentes planètes ?
          Pourquoi vous le ne dites pas ?
          Allez-y.

          • Ce sont des bilans thermiques, pas “énergétiques globaux”.

            Cherchez, débrouillez-vous un peu. Ça vous fait peur, de sortir de vos petites certitudes ? C’est vraiment si compliqué, pour vous, de réfléchir ? Faites donc un effort.

            Vous trouvez ça agréable, ces injonctions aussi désobligeantes qu’inutiles ?

  6. Non, non, relisez plus attentivement, ce sont des bilan énergétiques globaux.
    Tout ce qui entre et tout ce qui sort.
    Et pourquoi dites vous “sans autre commentaires” ? C’est dommage ça.
    Qu’est qu’il “‘manque”, selon vous, dans ces bilans énergétiques M.Thein ?

  7. Etes vous sûr d’avoir lu la publication, M.Thein ?
    Je vous la remets, au cas où.
    https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/qj.2704

    Et une fois que vous l’aurez lue, dites ce qui manque , selon vous, dans ces bilan énergétiques, pour déterminer les températures d’équilibre de ces différentes planètes ?
    Allez-y, M.Thein, exprimez -vous. C’est un forum de discussion ici, c’est fait pour ça. Allez-y.

    Et je trouve cela quand même incroyable: Je fournis un lien vers une étude donnant les bilans énergétiques de différentes planètes, pour répondre, de manière tout à fait gentille et cordiale à la question de Charly concernant la température sur Mars, et vous trouvez le moyen de trouver ça “désobligeant et inutile”.

    • Bonjour Marie Laure,

      Pierre Thein a raison de s’inquiéter des schémas.

      1/ Le bilan de la Terre sur le diagramme présente un flux de radiation descendant de 342 W/m2, flux qui n’existe pas. Quand nous pointons un radiomètre vers le haut, nous ne mesurons pas de telles valeurs. La vapeur d’eau rend l’air opaque dans une grande partie du spectre infrarouge. L’oxygène et l’azote ne rayonnent ni vers le bas ni vers le haut. Ils occupent la partie centrale du spectre.
      L’air juste au-dessus du sol présente la même température que le sol. Très peu de transfert de chaleur de la surface vers l’atmosphère s’opère par la voie radiative. Le sol émet par radiation 55 W/m2 dans la fenêtre atmosphérique. Et c’est le maximum. La plus grande partie du refroidissement c’est-à-dire les deux tiers est due à l’évaporation et la convection.

      2/ pour Charly, La pelure atmosphérique sur Mars se présente particulièrement mince ; elle est composée de CO2 pur à 96 %. Une valeur quinze fois plus forte que sur Terre à 600 Pa (vs 42 Pa sur Terre). Et pas le moindre effet de serre… La densité gazeuse crée un écart de température minime entre haut et bas, inférieur à 3 °C, des amplitudes de 100 °C entre jour et nuit. À méditer.
      L’absorption de chaleur est due pour la plus grande partie aux aérosols qui donnent cette couleur rose au ciel martien.

  8. @Christian
    340 W/m2, c’est le flux solaire incident qui arrive au sommet de l’atmosphère.
    Ca se calcule facilement: C’est la puissance rayonnée par le soleil rapporté à un m2 de surface terrestre.
    Rassurez moi, vous ne niez que la Terre reçoit du rayonnement solaire, Christian ?
    https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/c8418532-eb53-4f1b-b8ad-021f3a832159/qj2704-fig-0001-m.png

    Et ce n’est pas dans l’Infra-Rouge, c’est principalement dans le visible.
    https://sunclimate.gsfc.nasa.gov/sites/default/files/TSIS%20diagram_annotated.png

  9. Marie, Laure,
    Non, je mentionnais bien le « flux infrarouge de 342 W/m2, en rouge sur le schéma ». Ce serait gentil de ne pas répondre à côté de la question. Personne n’a mesuré ce flux infrarouge imaginaire descendant.

  10. Et bien, allez-y, Christian, faites nous un schéma avec votre bilan alternatif.
    Tenez, je vous remets celui avec lequel l’ensemble des publications scientifiques sont d’accord.
    https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/cms/asset/c8418532-eb53-4f1b-b8ad-021f3a832159/qj2704-fig-0001-m.png
    Ou cette version là, assez proche
    https://www.researchgate.net/publication/265081516/figure/fig1/AS:668947707863047@1536500970490/The-Earths-radiation-balance-The-net-incoming-solar-radiation-of-342-W-m-2-top-center.png
    ou celle-ci
    https://mynasadata.larc.nasa.gov/sites/default/files/2022-10/earth_energy_budget_storyboard_slide_7_labels_and_numbers.png

    Allez, mouillez vous un peu, Christian,
    C’est bien beau de critiquer tout ce que font les scientifiques, mais il y a un moment ce serait bine que vous proposiez quelquechose
    Allez, faites votre dessin: flux entrant, flux sortant, …
    Je vous rappelle juste que ce qui entre doit être égal à ce qui sort, à l’équilibre.

    • Bonjour Marie Laure,

      L’échange radiatif entre le sol et l’air au-dessus du sol se révèle particulièrement faible. Les deux corps possèdent pratiquement la même température. Par ailleurs dans l’infrarouge, un corps froid transmet rarement de la chaleur vers une surface chaude par rayonnement. Le flux apparaît proportionnel à la différence des températures et toujours du chaud vers le froid.
      Les 398 W/m2 doivent être remplacés par 55 W/m2, représentant le flux net des échanges radiatifs sol — atmosphère au niveau du sol, flux dirigé vers le haut.

      Je ne conteste pas la valeur du flux net de 55 W/m2. Le schéma décompose artificiellement le flux montant et le flux descendant, ce qui ne correspond à aucune réalité physique, mais uniquement à des commodités de modélisation. Le flux mesuré est créé artificiellement par le refroidissement des détecteurs. Il n’existerait pas si ces derniers restaient à la température du sol. En coupant le rayonnement du sol, vous brisez l’équilibre thermique sans attendre l’établissement d’un nouvel équilibre. L’air ne se refroidit pas instantanément, par exemple, l’énergie cinétique molécules baisse considérablement au bout de huit jours, lorsque vous coupez le chauffage. Vous ne pouvez pas comparer le rayonnement instantané du sol et l’énergie thermique des molécules de l’air. Pour le physicien, les deux phénomènes se révèlent totalement différents.

      Il n’y a pas lieu de faire apparaître un flux descendant, infrarouge. La publication citée mesure un flux venant du ciel uniquement dans un demi-hémisphère (en bloquant l’autre hémisphère sans d’ailleurs le mesurer simultanément). Le schéma que vous présentez veut faire croire qu’il existerait un flux descendant prenant sa source depuis le milieu de l’atmosphère, se dirigeant jusqu’au sol. Les 342 W/m2 IR descendants représentent donc purement et simplement un artefact à supprimer dans le schéma. L’oxygène et l’azote possèdent une énergie cinétique, mais n’émettent pas de rayonnement. Les émissions infrarouges de H2O et CO2 au cœur de la thermosphère sont thermalisées. Elles n’ont pas le temps d’atteindre le sol. Elles sont mesurables seulement aux deux extrémités de l’atmosphère, mais uniquement à ces deux extrémités : le sol et le haut de la troposphère. Nous mesurons leur température d’émission à l’altitude la plus proche du radiomètre.
      Les mesures que vous présentez représentent le flux émis à l’interface sol- atmosphère (probablement à 2 m), elles ne représentent pas les phénomènes qui se déroulent au sein de la troposphère.

      L’objectif du schéma présenté consiste à surreprésenter le rayonnement par rapport à l’évaporation et la convection. Faire croire que l’atmosphère réchauffe le sol, ce qu’il ne provoque pas, sauf dans certains modèles, qui surchauffent. Comme toujours, la communication du Giec apparaît particulièrement habile.

      L’énorme différence apportée par le nouveau schéma ci-dessus rétablit que le rayonnement ne représente qu’un tiers de la chaleur évacuée du sol. Plus de la moitié de l’énergie absorbée par notre Terre est évacuée par l’eau (évaporation). Nous nous rapprochons alors de la réalité.
      Les modèles qui prennent en compte l’humidité, eux, ne « surchauffent » pas dans le temps, et sont en accord avec mesures opérées au sol ou par satellite. Ils permettent d’expliquer l’impact de beaucoup de phénomènes (forêts, îlots de chaleur, bétonnage excessif…).

      Vous êtes libre de conserver de vieux modèles non représentatifs qui bloquent toute réflexion.

      Charly pose une bonne question : pour calculer la température à la surface de Mars. Il a besoin de connaître la composition de l’atmosphère et la teneur en aérosols, en plus du bilan énergétique.
      Pour calculer la température à la surface de la Terre, Pierre Thein a impérativement besoin de connaître l’humidité qui conditionne le gradient de température.

      • @Christian
        Résumons:
        – Vous disiez “Personne n’a mesuré ce flux infrarouge imaginaire descendant”
        – Je vous montre aimablement, et sources à l’appui, que vous avez tort, et que, bien sûr que si, des mesures de LWD sont effectuées réparties dans le monde entier
        – Et du coup, vous contestez la validité de ces mesures.
        C’est la vielle histoire de la personne qui casse le thermomètre quand elle n’aime pas ce qu’elle y lit.

        Vous vous trompez: les mesures que je vous ai montrées sont bien le rayonnement émis par l’atmosphère vers la Terre.
        Et j’ai pris Gobabeb comme exemple, mais cela concerne les 2 hémisphères. Il y a des stations de mesure dans le monde entier.
        Tenez,
        https://essd.copernicus.org/articles/10/1491/2018/essd-10-1491-2018.pdf

        Vous avez du mal avec les réalités, pour des soi-disant “réalistes”, dites donc,.

        • Bonjour Marie-Laure,
          Votre avant-dernier post ne mentionnait pas le fameux appareil utilisé pour faire les mesures. Le tout dernier post, oui. Les centres climatologiques utilisent un pyrgéomètre. Là, c’est fascinant ! Il mesure directement le flux net radiatif : les 55 W/m2. Conservons précieusement, ces valeurs. Supprimons le fatras des modèles mathématiques rajoutés par-dessus et qui nous embrouillent.

          Pour revenir au schéma du bilan énergétique :
          • Supprimons, les flux IR 342 W/m2 descendants et les 398 W/m2 ascendants purement théoriques.
          • Ajoutons les 55 W/m2 du flux radiatif net ascendant, mesuré, répartis en 45 W/m2 envoyés directement dans la fenêtre de transparence atmosphérique vers le cosmos et 10 W/m2 absorbés par l’air essentiellement par la vapeur d’eau.
          • Le reste (évaporation et convection) reste sans changement.

          Nous avons alors un schéma qui nous permet de comprendre les phénomènes à l’œuvre au sol et en particulier le rôle de la vapeur d’eau.
          CQFD

  11. @Christian.
    Alors,
    1) Non, relisez, mon premier post mentionnait bien les pyrgéometres.(paragraphe 5.2 de la publication)
    Bon, mais en tout cas, vous admettez donc que finalement, il se mesure, ce flux descendant, contrairement à ce que vous disiez avec votre “Personne n’a mesuré ce flux infrarouge imaginaire descendant”

    2) Non, pas du tout, vous faites erreur: ce LWD est mesuré, par exemple ici, autour de 350 W/m2
    https://www.researchgate.net/profile/Eugene-Marais/publication/366973310/figure/fig6/AS:11431281111986396@1673270853146/Monthly-averages-of-all-components-of-radiation-measured-at-the-BSRN-station-in-Gobabeb.png
    (on voir aussi le LWU, un peu au dessus)

    Et cet ordre de grandeur est confirmé ici (les mesures sont les courbes noires)
    https://media.springernature.com/full/springer-static/image/art%3A10.1007%2Fs00382-018-4413-y/MediaObjects/382_2018_4413_Fig10_HTML.gif?as=webp

    3) Voyons, Christian, pourquoi voudriez vous les “supprimer”, ces mesures de flux descendant et ascendant, Christian ?
    Il est mesuré, ce flux descendant (LWD)!
    De même que le flux ascendant (LWU), qui n’est donc pas juste théorique.
    Et ils ont des sens physiques: L’atmosphère irradie vers la Terre (LWD), moins que la Terre irradie vers l’atmosphère (LWU) (Ouf, le 2nd principe est respecté)

    C’est dommage que vous ne vouliez pas regarder des mesures, même si elles vous contredisent et si elles vous déplaisent, Christian. .

    Désolée

  12. Bonjour Marie-Laure,
    Alors, allons un peu plus loin. Le concept d’énergie descendante des 25 m de l’atmosphère vers un sol à 0K, puisqu’il n’émet pas, représente un concept idiot. Je m’excuse de vous le dire. Il apparaît purement imaginaire et ne correspond absolument pas à la nature. Ce n’est pas parce que 32 modèles l’utilisent qu’il ne semble pas idiot.
    Vous voulez mesurer le flux de l’air vers le 0° absolu, sans tenir compte du flux envoyé par le sol. Si vous mettez une plaque à zéro K en substitution du sol, l’atmosphère tombe par terre. Vous recréez ce qui se passe sur Pluton. Et dans ce cas, l’air ne peut absolument pas apparaître à une température correspondant à une émission de 342 W/m2. Il ne possède plus aucune excitation, aucune énergie cinétique, puisque le sol n’envoie plus rien.
    Mesurer l’émission du sol vers une atmosphère à 0K est tout aussi idiot. Votre sol qui ne rencontre plus ni l’obstacle de la vapeur d’eau ni le CO2 va descendre à une température inférieure à 200 K.

    Que ce soit la mesure du sol ou de l’atmosphère, les deux restent indissociables. Et donc le bon concept et la bonne mesure sont le flux net des deux corps ( mesuré par un pyrgéomètre , un pis aller).Je vous rappelle que son ordre de grandeur c’est 10 W/m2 (2 °C)hors fenêtre de transparence.
    Comment mesurez-vous le flux descendant du seul rayonnement de l’air vers 0 k ?
    Comment le calibrez-vous ?
     
    Je suis curieux de la réponse.

     

    • Christian, la réponse est assez simple:
      Le sol de la Terre n’est pas à 0K, il est à environ 288 K.
      Et la troposphère n’est pas à 0 K non plus. Elle est entre 220 K et 288 K
      Vous êtes sûr que vous allez bien, Christian ? Vous semblez vous déliter au fil des messages .

  13. Bonjour Marie Laure,
    ‌Nous sommes d’accord: il est très difficile de trouver des zones à la température du zéro absolu, près de la surface de la Terre.

    Manifestement, nous ne serons pas d’accord sur la nature et les valeurs du flux descendant. La principale raison en est une mauvaise utilisation de la loi de Planck , hors de son contexte. Elle ne s’applique que pour une émission dans le vide. Et sans obstacle. Les deux conditions doivent être impérativement réunies.

    Nous en resterons là .

    En conclusion, nous observons un flux énergétique du sol ascendant global de 161 W/m2 : 105 W/m2 (Évaporation + convection) + 45 (rayonnement direct vers le cosmos) +11 (rayonnement vers l’atmosphère). Ces quatre valeurs sont facilement mesurables et vérifiables.

    Nous n’avons aucune raison d’être anxieux : la Terre se refroidit bien et évacue les 161 W/m2 dus au soleil et absorbés par le sol.
    Nous sommes admiratifs devant la beauté du système de régulation au sol de la Terre, exprimée par cette équation du bilan. L’évaporation vient au secours de tout écart éventuel causé par le CO2 , par l’ensoleillement ou par un échauffement du sol.

  14. Ohh…”Nous en resterons là” , dites vous ?. C’est dommage, ça , Christian.
    Vous êtes tous les mêmes, les climato-sceptiques;, dès qu’on vous démontre par la réalité des mesures que vous avez tort, vous prenez la fuite.

    Au cas vous ayez un éclair de regret et que vous souhaiteriez enfin regarder la réalité des mesures en face, qui montre bien un flux descendant de l’ordre de 350 W/m2, je vous les remets ci-dessous,
    Bon cheminement pour sortir du déni; Christian

    https://essd.copernicus.org/articles/10/1491/2018/essd-10-1491-2018.pdf

    https://link.springer.com/article/10.1007/s00382-018-4413-y
    Fig 10a
    https://media.springernature.com/full/springer-static/image/art%3A10.1007%2Fs00382-018-4413-y/MediaObjects/382_2018_4413_Fig10_HTML.gif?as=webp

    http://the-eis.com/elibrary/sites/default/files/downloads/literature/A%20decade%20of%20solar%20and%20terrestrial%20radiation%C2%A0monitoring%20at%20Gobabeb%20for%20BSRN.pdf
    dont la fig 7:
    https://www.researchgate.net/profile/Eugene-Marais/publication/366973310/figure/fig6/AS:11431281111986396@1673270853146/Monthly-averages-of-all-components-of-radiation-measured-at-the-BSRN-station-in-Gobabeb.png

  15. Marie Laure, pourquoi n’essayez-vous pas d’écouter les autres, de les comprendre ?
     Je m’interroge : êtes-vous un avatar de ChatGPT ? Vous n’apportez jamais les réponses « possibles », mais récitez inlassablement comme un perroquet celles qui sont « probables » d’après vos seules données en mémoire et d’après le nombre de publications. Un enfant de cinq ans saurait faire la différence ; lui cherche toujours des explications. À votre crédit, votre mémoire est particulièrement riche des évènements passés. Par ailleurs, tel un ordinateur, vous n’exprimez aucun sentiment.
    C’est étonnant!
     

    • Des “sentiments” ?
      Alors vous savez Christian, je ne vais pas étaler ma vie sentimentale ici, mais je peux tout de même vous avouer qu’une mesure de rayonnement infra-rouge de l’atmosphère vers la Terre, fut elle de 345 Watts/m2, m’inspire peu de “sentiments”.

      Et je vous écoute, contrairement à ce que vous dites, ou je vous lis plutôt, et je constate que ce que écrivez contredit les mesures, la réalité, les observations.
      Désolée.
      En fait, l’intérêt de vous lire, vous et vos collègues climato-sceptiques, ce n’est pas tant ce que vous dites sur le physique, qui sont les mêmes ritournelles grossièrement fausses, les mêmes depuis des années…Non, ce qui est intéressant à observer, c’est votre enfermement dans votre déni des réalités. Un peu comme des platistes qu’on emmène dans l’espace et qui refusent de regarder par le hublot.
      Un tel niveau de déni, cognitiivement, c’est assez intéressant.

  16. Bonjour Marie Laure,
    L’été dernier, Copernicus publiait deux semaines de suite des cartes de l’Europe présentant des températures du sol au lieu de la température de l’air, sans mentionner l’entourloupe. Le résultat exhibait 5 °C de trop ! Cela n’a pas été sa seule bévue. Ces écarts l’ont exclu de toute revendication d’autorité.

    Mettre un peu de discernement et de hauteur par rapport aux publications de Copernicus se révélera profitable.

    La publication que vous citez dans les commentaires ci-dessus répond aux critères de l’IA. Ce flux descendant, impossible à observer dans la nature à cause de l’opacité créée par la vapeur d’eau, se retrouve dans de nombreuses publications présentes sur internet ; ce schéma bénéficie d’une large audience, et il devient de ce fait probable, au sens de l’IA ! Pourtant n’importe quel enfant de 5 ans vous répondra qu’une émission de chaleur d’une certaine de degrés descendant du ciel n’existe pas. Il n’y a pas de radiateur dans le ciel, la nuit !

    Je note par ailleurs que Chatgpt n’est pas programmé pour répondre aux questions que je vous ai posées sur les mesures. Il se présente incapable de contester le bilan énergétique que j’ai exposé. D’ailleurs, personne ne l’a réfuté.

    Je ne représente pas la bonne cible à affubler en « platiste ». J’ai analysé, calibré suffisamment d’expériences scientifiques opérant des mesures infrarouges à très haute altitude, pour savoir ce qu’il en retourne. Ma vie professionnelle m’a enrichi d’un grand vécu des réalités de la haute atmosphère : les mesures ont toujours raison, même sur les meilleures théories.
    Le débat scientifique se révèle toujours enrichissant, même (surtout) si les avis divergent. Nous avons toujours à apprendre. Vous avez perdu une occasion…

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