La nouvelle Politique Agricole Commune, otage du Green Deal

La nouvelle politique agricole commune (PAC) a été formellement adoptée par le Conseil européen des ministres lors de sa session du 2 décembre 2021. Elle s’étendra sur la période 2023-2027. La nouvelle PAC est censée s’inscrire dans le « Great Deal », le grand projet de la Commission pour décarboner l’économie européenne, dont la transposition agricole s’opère via deux programmes : Biodiversité et la stratégie « Farm to fork » (de la ferme à la fourchette).

L’Europe a fait le choix de la décroissance.

Les objectifs des stratégies Biodiversité et « Farm to fork » dont les objectifs ont été approuvés le 20 octobre 2021 par le Parlement européen, sont « notamment » les suivants :

  • Diminuer de 55 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 d’ici 2030 ;
  • Réduire de 50 % les ventes d’antimicrobiens pour les animaux d’élevage et dans l’aquaculture ;
  • Réduire de 50 % l’utilisation et les risques des produits phytosanitaires ;
  • Atteindre 25 % du total des surfaces agricoles de l’UE en agriculture biologique ;
  • Réduire d’au moins 50 % les pertes d’éléments nutritifs, tout en évitant une détérioration de la fertilité du sol ;
  • Réduire de 20 % l’utilisation d’engrais ;
  • Requalifier 10% des terres agricoles en haute diversité biologique (mares, bandes tampon, haies, etc.).

Une étude du Joint Research Center (le propre centre de recherche de la Commission européenne) conclut que la mise en œuvre des stratégies Biodiversité et « Farm to fork » entraînerait une réduction de la production de 10 à 15 % dans les filières clés, céréales, oléagineux, viande bovine, produits laitiers, de plus de 15 % dans le porc et la volaille, et de plus de 5 % dans les légumes et les cultures permanentes. Les causes en seraient la chute des rendements, la réduction des surfaces cultivées et du volume des récoltes. Il s’en suivrait également un fort recul des exportations européennes et une augmentation corrélative des importations de denrées produites selon des normes environnementales beaucoup moins exigeantes que celles de l’Europe. (Lire ici l’analyse du think tank Farm Europ).

Le Sénat français lui-même se montre sceptique au point d’élaborer une proposition de résolution européenne demandant, « au regard de la guerre en Ukraine », de réorienter la stratégie agricole européenne découlant du Pacte Vert pour assurer l’autonomie alimentaire de l’Union européenne.

Malgré ces mises en garde, la Commission européenne signe et persiste. Le 22 juin 2022, en marge de la PAC, elle a présenté un projet de règlement visant à réduire d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2015), l’usage des pesticides chimiques de 50 %, et de 20 % le recours aux engrais. La Commission présente ce projet comme la première grande déclinaison de la stratégie « de la ferme à la fourchette ».

Implicitement, l’Europe a ainsi fait le choix de la décroissance et de l’abandon délibéré de sa souveraineté alimentaire, car pour atteindre ces objectifs, il n’y a pas d’autres solutions que de réduire la production et donc les revenus agricoles.

Une renationalisation de la PAC

La structure de la PAC ne change pas. On y trouve toujours deux piliers, d’une part les aides directes via le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et de l’autre les aides au développement rural via le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) avec une répartition budgétaire 75 %-25 % qui peut être modifiée par les États.

Mais à la différence de l’ancienne PAC, la nouvelle prévoit que ce sont les États qui définissent les priorités du pays et les critères sur lesquels seront versées les aides vertes, dans le cadre d’un plan stratégique national (PSN) que les 27 pays doivent élaborer et que la Commission doit approuver dans le courant de l’année 2022.

Il est dit que ces plans stratégiques nationaux devront contribuer aux objectifs des stratégies « de la Ferme à la Table » et « biodiversité » et qu’ils seront mis à jour pour prendre en compte des modifications apportées à la législation sur le Pacte vert européen. On se pose la question de savoir sur quels critères la Commission approuvera les 27 PSN et comment elle en assurera la cohérence.

La France a transmis à Bruxelles pour approbation le 15 juillet 2022 son plan stratégique. Elle déclare vouloir « répondre à l’enjeu majeur du changement climatique et contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 ».

Empêtrée dans ces objectifs qu’elle s’est imposée, la Commission « botte en touche » transférant aux États membres la mise en adéquation de la PAC avec les autres objectifs de l’Union européenne, en particulier le « Green deal ».

Cette renationalisation de la PAC est dénoncée par de nombreux syndicats et notamment la Coordination Rurale, qui fait savoir que « l’agriculture a besoin d’un socle commun fort, et non de 27 politiques agricoles distinctes, ni d’une rupture d’égalité de traitement entre les agriculteurs ».

Les produits phytosanitaires diabolisés.

L’idée que les pesticides chimiques exercent des effets délétères sur la santé humaine, sur la biodiversité et sur la pollution des fleuves et des rivières est largement répandue.

L’influence des pesticides sur la santé humaine n’a jamais été prouvée. Les résultats de l’enquête Agrican qui porte sur l’une des plus grandes cohortes au monde sur la santé du milieu agricole, indiquent pourtant une espérance de vie plus élevée au sein de la cohorte qu’au sein de la population générale.

S’agissant de l’emblématique glyphosate, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a classé en mars 2015 comme un « cancérogène probable » pour les humains. Mais un rapport de 2017 de L’EFSA a conclu qu’il est improbable que ce produit présente un danger cancérogène pour l’homme, et cela a été confirmé le 31 mai 2022 par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), qui estime que « les preuves scientifiques disponibles ne permettent pas de classer le glyphosate, comme cancérogène ». Santé Canada a fait en janvier 2019 une déclaration affirmant que « aucun organisme de réglementation des pesticides dans le monde ne considère actuellement que le glyphosate présente un risque de cancer pour les humains, compte tenu des concentrations auxquelles ces derniers sont exposés ».

Quant aux néonicotinoïdes, présumés « tueurs d’abeilles », qui représentent 1/3 des ventes mondiales de pesticides, la plupart des études de plein-champ ne montrent pas d’effet négatif sur les colonies d’abeilles. Si les abeilles avaient dû disparaitre à cause des pesticides, c’est pendant la décennie 70 que cela aurait dû avoir lieu car à l’époque les agriculteurs pulvérisaient sur leurs cultures du lindane, un produit extrêmement toxique sur les abeilles et responsable de la pollution des sols et des eaux.

L’abandon des néonicotinoïdes et du glyphosate entraînerait une baisse du rendement dans des proportions difficiles à évaluer mais qui pourraient se situer entre 20 et 40%.  Et comme il n’existe pas d’alternative efficace à ces produits, il faudrait pour compenser ces pertes de récoltes, cultiver des millions d’hectares supplémentaires de terres agricoles en dehors de l’Union européenne.

La France qui avait interdit l’utilisation des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018  les a à nouveau autorisés en février 2021 car les betteraviers étaient touchés par une épidémie de virus de la jaunisse (l’autorisation a été renouvelée en janvier 2022).

Si par effet d’entraînement les États entérinaient les préconisations de la Commission européenne, alors il faudrait s’attendre à une multiplication des révoltes d’agriculteurs, à l’instar de ce qui s’est passé en Hollande en juin 2022 à l’annonce par le gouvernement d’un projet visant à réduire drastiquement les émissions d’azote.

Climat : l’agriculture n’est pas le problème mais la solution

Les activités agricoles sont fustigées car très émettrices de gaz à effet de serre (GES), et donc censées contribuer au réchauffement climatique. Selon une source gouvernementale, l’agriculture est le deuxième poste d’émissions de GES de la France (19 % du total national) après les Transports (31%).

Les GES émis par l’agriculture sont majoritairement composées d’autres molécules que le CO2 essentiellement du méthane produit par la digestion des ruminants, ainsi que par l’application d’engrais de synthèse. 

Mais il ne s’agit là que d’un bilan à charge car seules les émissions sont comptabilisées, la captation de carbone étant omise dans ce bilan. Par exemple, le maïs qui produit une quantité importante de biomasse est une pompe à carbone particulièrement efficace par sa capacité à « séquestrer » le carbone dans les sols. Selon l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs), le maïs permet de stocker dans le sol 2,2 tonnes équivalent CO2 par hectare et par an.

Réduire les émissions de méthane nécessiterait de réduire le cheptel, donc le nombre des gens qui en vivent tout en augmentant nos importations de viande

. Est-ce ce que l’on souhaite ? 

Enfin et surtout, la hausse est principalement due à une augmentation de la production agricole dans les pays en développement comme le montre le graphique ci-dessous :

Emissions CO2 agriculture
Evolution des émissions agricoles (Source Reporterre)

Va-t-on supprimer les rizières au motif que celles-ci émettent du méthane et du protoxyde d’azote (N2O) et seraient à l’origine de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Conclusions

Un rapport parlementaire de décembre 2021 pointe la dégradation du solde commercial des filières agricoles : entre 2000 et 2015, la France est passée du deuxième rang mondial des pays exportateurs, derrière les États-Unis, au sixième rang. En Europe, elle est désormais devancée par les Pays-Bas et l’Allemagne.

La guerre en Ukraine est venue rappeler cette réalité.

Les agriculteurs ne sont pas contre une transition agroécologique. Mais les contraintes qui leur sont imposées (faire mieux, sur moins de surfaces, avec moins d’intrants et de produits de santé du végétal, moins d’aides et surtout des prix de plus en plus bas) sont insupportables.

C’est par des prix rémunérateurs assurant un revenu durable, et non par des aides distribuées administrativement et forcément injustes que les agriculteurs pourront garantir à l’Europe la souveraineté alimentaire qui est l’objectif premier de la PAC.

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12 réflexions au sujet de « La nouvelle Politique Agricole Commune, otage du Green Deal »

  1. Nous devrions relire le détail de la chute de Rome.
    Pas de doute, la maladie rechauffiste est là, avec ses conséquences économiques.
    Doit on implorer Bigpharma de nous concocter un vaccin ARNm ou est il préférable d’attendre l’immunité collective ?

  2. Le consommateur peut d’ores et déjà avoir un aperçu de ce qu’il arrivera si cette PAC se mettait en place: déjà, les œufs commencent à manquer, idem, le beurre.
    On voit par là que le système a pu être résiliant en période de Covid, mais qu’il encaissera plus difficilement les décisions politiques, prises au nom de la “protection de l’environnement”.

    • Si par malheur une crise aussi grave que la défaite de juin 40 devait se reproduire, l’agriculture française actuelle serait dans une totale incapacité de nourrir correctement ses 65 millions d’habitants comme elle le fit pendant 4 ans.
      ” Est-ce ce que l’on souhaite ?”
      Rappelons en effet, bien qu’accablée par les réquisitions énormes de denrées alimentaires imposées par l’occupant pour fournir l’Allemagne en guerre privée des 3/4 de ses agriculteurs, la France rurale autosuffisante (et encore peu mécanisée) a réussi l’exploit de nourrir à peu près tous les français à leur faim malgré les restrictions.

  3. Déjà de tenter de faire croire que le CO2 contrôle l’effet de serre et selon la même pensée, tout le climat. Cela même si le plus important gaz à effet de serres est la vapeur d’eau dans un rapport d’environ 1 molécule de CO2 pour 50 molécules de H2O, ça reste difficile à croire sauf pour les croyants naturellement.

    Mais avec les écologistes qui se rajoutent aux climatologues pour réduire le méthane, l’azote et les pesticides, même si ces derniers non rien avoir avec le climat. Les proportions en GES du méthane et de l’azote par rapport à la vapeur d’eau sont insignifiants, mais néanmoins toujours crédible pour les croyants.

    Pour le CO2, politiquement se justifie pour l’abandon du pétrole permettant à éliminer la dépendance aux pays producteur de pétrole qui utilise l’argent pour faire la guerre et du terrorisme. Et de plus la transition énergétique serait inévitable un Jour ou l’autre, les réserves de pétrole ne sont pas infinies. Sauf que la panique climatique, fait perdre toute logique aux gouvernements et favorise l’improvisation de ces derniers, privilégiant de vielles technologies comme l’éolien et le photovoltaïque …!

    Comme je l’ai écrit l’arrivée des écologistes en plus du climat, donnent lieu à des absurdités pires que celle du climat et dont la résultante ne peut dans la majorité des cas être salutaire pour l’humanité. Premièrement la fameuse biodiversité qui a réussi à faire croire que l’augmentation de la chaleur nuit à la biodiversité, alors que la biodiversité est plus grande dans les latitudes tropicales que dans les latitudes polaires, où est l’erreur?

    Je crois que le concept d’évolution est très mal compris des écologistes exemple : la préservation des milieux humides pour la survie d’une grenouille (Rainette faux-bourdon) n’est pas un mal en soit, mais conservez tous ces milieux est-il essentiel, sachant qu’il y a 15 000 ans aucune de ses mares à grenouilles n’existait un glacier recouvrait ma région, alors l’évolution postglaciaire a fait apparaitre ses milieux humides si cher à nos écologistes. Alors que nous avons eu au moins 4 glaciations et déglaciations construisant puis détruisant ses milieux humides sans l’aide de l’humanité c’est cela l’évolution pas toujours gentille certaine espèces ont dû disparaitre dans le processus de changement climatique, les espèces qui s’adaptent évoluent avec l’évolution. Des espèces disparaissent et de nouvelles apparaissent, juste prendre chez les virus (Ceux-là aussi font partie du vivant) la Covid-19 combien de nouveaux variant en 2 ans. Est-t-on capable de dénombré exactement tous les virus, les bactéries, les champignons, les protozoaires, les insectes, les reptiles et les mammifères qui habite cette terre, avant de parler d’extinction massive…!

    Pour le respect de l’environnement les écologistes voient l’être humain comme l’être le plus malfaisant, alors qu’il n’y a que des humains pour défendre l’environnement et que penser que la nature était mieux traité par les dinosaures, j’imagine un T-Rex courir après une proie faire attention de ne pas rien détruire sur son passage, mais j’en doute fortement.

    Une dernière troupe s’est rajoutée aux Climatologues et Écologistes les chers Véganes faisant souvent parti des groupes écologistes. Les Écologistes démonisent les pesticides, le transport des denrées et maintenant l’azote dans les cultures, les Véganes eux s’en prenne au bétail au méthane produit par les ruminants, croyant sauvé la planète et le genre humain en même temps. Çà fait au moins 4 millions d’années que les hominidés sont omnivores et se reflète dans la grande variété de diètes à l’échelle du globe il y a des populations se nourrissant presque sans produit animalier et à l’autre extrême presque juste des produits animaliers. Être omnivore est une évolution positive nous permettant de ne jamais être à la merci d’une absence plus ou moins longue à de la nourriture de nature végétale ou animale. Sans la viande pas de vitamine B12 et autres nutriments exclusifs ce type de nourriture, alors une autre épée de Damoclès sur le bien-être humain.

    Donc en conclusion pour le climat et toutes les vendettas écologiques ne sont pas pour le bien-être humain mais pour sauver un gros caillou dans l’espace, mais en s’imaginant le retour à l’Éden perdu, il y a un centenaire pour certains et l’âge des cavernes pour d’autres.

    • La dernière paranoïa instillée dans les esprits intellectuellement faibles par la propagande de la politicoécolobobomédiasphère concerne la fonte du permafrost arctique (et antarctique of course) du fait du réchauffement, qui selon eux entrainerait l’émission de quantités énormes de méthane et (horreur!!!) la libération de microbes et virus inconnus piégés dans le sous-sol gelé, susceptibles de déclencher de nouvelles épidémies impossibles à maitriser.
      Ces incorrigibles catastrophiles font semblant d’ignorer que le permafrost arctique est en état de dégel permanent depuis la fin de la dernière glaciation: Celui-ci englobait des surfaces infiniment plus importantes qu’actuellement jusque sous nos latitudes tempérées où il a quasiment disparu (sauf quelques rares et faibles surfaces en haute altitude) sans que leurs scénarios apocalyptiques ne se réalisent …

  4. Laisser la gestion du principal revenu des agriculteurs aux écolos citadins est une stupidité. Comme toujours ils agissent avec l’argent magique des autres et ont souvent une rémunération largement supérieur au salaire médian.
    Les grands distributeurs notent une baisse de la demande de produit Bio depuis près de cinq ans. La balance commerciale devient négative pour les produit agro-alimentaires. Nous achetons de plus en plus à nos amis Allemands, Polonais, Bataves… Les coûts de production en France ne sont plus en adéquation avec la demande des consommateurs. Nous ne somme donc de plus en plus dépendants de nos voisins même pour notre nourriture. C’est le progrès que prône la nouvelle politique agricole en France.

    Ceux qui veulent que les gens se nourrissent mieux avec du bio et mangent moins de viande sont des totalitaires, chacun doit être libre de se nourrir comme il veut/peut !
    Dire que les produits phyto-sanitaires sont nuisibles c’est comme dire que les médicaments ne servent à rien. Les insectes, champignons, … nuisent aux cultures ont un effet néfaste sur le rendement et la conservation des produits agricole. Les agronomes ont fait évoluer les pratiques mais on ne les écoutent même plus. Les croyances en la bio-dynamique et autre dérives sectaires ne séduisent que les Bobos qui n’ont plus d’échelle de valeurs mais qui se retrouvent avec les gentils journalistes dans les dîners en ville.
    J’aimerais rappeler que les nouvelles croyances luttent tout simplement contre l’homme et idéalise la Nature qu’ils voudraient figer en faisant reculer notre humanité. J’aimerai que nos chers écolos mettent en perspective le doublement de la population d’ici 2050 sans projeter le retour des disettes !
    La Biodiversité n’est pas un fait mais juste la réponse de la nature au contexte actuel, des espèces ont disparues, d’autre ont mutées et certaine sont apparues par cycle et ceux avant même que l’homme brûle du gazole. Si l’homme disparaît la nature continuera d’évoluer sans lui et la biodiversité changera !

  5. Pendant que l’Europe devenue folle se tire des rafales de mitrailleuse dans les deux pieds, ce qui aura pour effet de réduire les rendements agricoles, donc arithmétiquement d’augmenter les prix des denrées alimentaires, réduire encore le pouvoir d’achat des européens, et torpiller leurs exportations agricoles, d’autres pays choisissent la voie inverse:
    L’exemple de l’Inde qui subissait encore de graves famines jusque dans les années 60, est assez emblématique à cet égard: Non seulement ce pays, grâce à l’action conjuguée du CO2, des engrais synthétiques et d’une forte mécanisation réussit maintenant non seulement à nourrir une population qui a triplé en l’espace de 60 ans, mais encore à devenir un exportateur net de denrées alimentaires.
    L’article enthousiaste de l’économiste environnementaliste Vijay Jayaraj ” intitulé: ”Gratitude for CO2: It Continues to Feed the World – ‘Record harvests’ continue” (!!!) a offusqué les rédacteurs des MSM américains et européens, raison pourquoi il est resté assez confidentiel…
    https://www.climatedepot.com/2021/08/04/gratitude-for-c02-it-continues-to-feed-the-world-record-harvests-continue/
    Je le cite partiellement:
    …”Le CO2 ajouté à l’atmosphère depuis l’ère industrielle n’a eu aucun impact observable sur les précipitations tout en aidant directement les plantes à mieux croître. Dans les grandes conférences sur le climat, aucune référence n’est faite au rôle du CO2 dans la croissance des plantes et à sa pertinence pour la sécurité alimentaire mondiale. Au lieu de cela, le CO2 est étiqueté à tort comme toxique.
    Le mouvement climatique a réussi à laver le cerveau de la communauté mondiale sur la biologie et la chimie simples enseignées aux écoliers. Le CO2 qui a été responsable de la vie et de l’écologisation rapide du monde est vilipendé.”
    A lire également:
    https://www.climateofdenial.org/track-climate-change-denial/vijay-jayaraj/

  6. …/… “Entre 2000 et 2015, la France est passée du deuxième rang mondial des pays exportateurs, derrière les États-Unis, au sixième rang”…
    Après avoir détruit l’industrie française en l’espace d’un demi siècle nos politiques de tous bords, avec l’aide précieuse et irremplaçable des écolo-idéolo-utopistes, s’attaquent maintenant à l’agriculture française qu’on croyait encore il y a peu être l’un des bastion imprenables de notre prospérité.
    Ils sont en passe de réussir ! Les mesures imposées par la PAC seront le coup de grâce.
    Une malédiction semble s’acharner sur notre malheureux pays.

  7. Les plantes OGM résistantes à la sécheresse, aux maladies, aux insectes, optimisant les fertilisations, parfois même capturant davantage de carbone, sont l’avenir du monde, mais l’Europe écologiste n’en veut pas. Pire, on refuse des plantes OGM améliorées en nutriments, importantes pour la santé de certaines population comme le riz doré. Quelques bonnes nouvelles que la presse mainstream ne relaiera jamais :
    -https://seppi.over-blog.com/2021/06/un-gene-unique-renforce-la-resistance-au-climat-le-rendement-et-le-piegeage-du-carbone-dans-les-cultures.html
    -https://seppi.over-blog.com/2022/11/une-canne-a-sucre-tolerante-a-la-secheresse-dans-les-tuyaux.html
    -https://seppi.over-blog.com/2021/04/riz-dore-un-riz-ordinaire-avec-un-caractere-en-plus.html

  8. L’urbanisation démesurée du monde fait que la majorité de la population, surtout dans les grandes villes, a perdu tout contact direct avec la nature, et vit sur des clichés que les Ecolos-bobos ont pris comme cheval de bataille. Depuis que l’homme existe sur la planète, son principal combat , pour assurer sa survie, il l’a mené contre la planète et non en protégeant la planète !!
    Aujourd’hui encore c’est en se protégeant contre les excès et les caprices de la nature que les agriculteurs se battent au quotidien. L’homme est David et la planète Goliath et non l’inverse !!!! il suffit pour s’en persuader de regarder l’histoire du climat !!….mais on préfère fantasmer avec les résultats des modèles mathématiques !!

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