La cartographie du déni climatique

Rémy Prud’homme, professeur des universités (émérite)

Un certain Jules Xénard a identifié 140 « acteurs » (individus et institutions) coupables de climato-scepticisme, et surtout décrit les relations qui s’établissent entre ces acteurs. Il appelle son travail : « cartographie du déni climatique ». Cette entreprise appelle quatre commentaires.

C’est un exercice de flicage. L’auteur a essentiellement produit un fichier de dangereux mal-pensants. Pour chacun d’eux, il présente les études, la carrière, et les méfaits. Et surtout les relations qu’il a pu entretenir avec d’autres fichés : Pierre a cité Julie ; il a dit du bien de Jules ; il a participé à une émission sur Radio X ; etc. Les archives de la STASI sont pleines de rapports de ce type. La différence est que celui-ci est public. Cet annuaire permettra aux multiples institutions bien-pensantes de savoir qui ne pas lire, qui ne pas inviter, qui ne pas promouvoir, qui vitupérer, éventuellement qui inculper. Tout cela représente un travail considérable, qui ne semble même pas avoir été fait avec l’intelligence artificielle (ni d’ailleurs avec l’intelligence humaine).

La qualité du travail laisse souvent à désirer. C’est ainsi, pour prendre un exemple amusant, que M. Xénard fait tout pour réduire au maximum la crédibilité scientifique de ses fichés. Il définit Richard Lindzen comme un « physicien et météorologue », afin de cacher qu’il a été membre de l’Académie des Sciences des Etats-Unis et professeur au MIT (M. Xénard sait-il que le MIT est considéré comme la troisième université du monde ?). Christian Gerondeau est présenté comme « ingénieur de formation » (de l’Ecole de chimie de Romorantin peut-être ?), afin de ne pas dire qu’il est un X-Ponts (polytechnicien plus Ecole des Ponts et Chaussées), et qu’il a introduit la sécurité routière en France. Votre serviteur est un « économiste à la retraite », afin de mettre sous le boisseau qu’il a été professeur des universités, directeur-adjoint de l’environnement à l’OCDE et fréquent visiting professor au MIT. Ces efforts, qui font sourire, s’appellent : mentir par omission. La STASI, qui jouissait d’une réputation de sérieux, n’aurait sans doute guère apprécié.

Le critère de choix des fichés est simple. Il faut et il suffit de ne pas être totalement d’accord avec tout ce que dit le GIEC, cette agence de l’ONU sur le climat. C’est le grief formellement mentionné dans les fiches : « a contredit telle ou telle affirmation du GIEC ». Vous dites, preuves en main, qu’il faisait aussi chaud qu’aujourd’hui dans la Rome du premier siècle ; les rapports du GIEC ne mentionnent pas ce fait ; vous êtes donc un « dénialiste ». Descartes, qui préconisait le doute systématique (« ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle »), mériterait de figurer en bonne place dans la « cartographie ». Pour M. Xénard, penser, c’est douter, donc mal penser. C’est inutile et dangereux, puisque le GIEC a déjà pensé à votre place. « L’idéologie, disait Jean-François Revel, c’est ce qui pense pour vous ». Si vous n’êtes pas un bienheureux climato-crédule, vous êtes un misérable climato-sceptique. La « cartographie » pratique, et promeut, une vision dichotomique de la science du climat : le camp du vrai, illustré par la savante Greta Thunberg, d’un côté ; et le camp du faux, représenté par le prix Nobel de physique 2022 John Clauser, d’un autre côté.

La « cartographie » présente cependant – bien involontairement – un tableau plutôt flatteur du monde climato sceptique ou réaliste. La quasi-totalité des fichés sont des scientifiques qui ont fait des études solides, des recherches remarquables, des carrières responsables. Figurer dans cette liste est plus honorifique que déshonorant ; et votre serviteur serait vexé de ne pas s’y trouver. Il en va de même des institutions fichées, qui comprennent des journaux respectés comme Le Figaro, ou des revues estimées comme Commentaire. Les baptiser systématiquement de réactionnaires, de fascisantes, d’extrême droite, ne suffit pas à les décrédibiliser. Les membres de l’ACR (Association des Climato Réalistes) seront ravis de voir que leur modeste association occupe une place centrale dans le travail de M. Xénard. Sa cartographie se veut un pilori. Elle est en réalité un podium. Elle cherche à faire du climato-réalisme un repoussoir. Elle en fait un aimant.

En conclusion, un mot sur M. Xénard. On a cherché à savoir qui il est, pour mieux apprécier et comprendre son « travail ». Il a fait des études dans une école de journalisme, classée 9ème sur 14 écoles de journalisme en France. Des études sans le moindre contenu scientifique, semble-t-il. Ce qui ne le prépare guère à discerner le vrai du faux dans le domaine du climat, qui est un domaine foncièrement scientifique. Il est comme un magistrat qui n’aurait jamais fait de droit. Nous avons échoué à savoir si, où, et pour qui, M. Xénard, qui se dit « journaliste indépendant », a bien pu travailler. Tout ce que nous avons trouvé, c’est qu’il aurait un temps été « administrateur de Wikipédia ». Wikipedia est une institution qui se flatte de reposer sur le bénévolat ; et qui met en avant son souci d’indépendance et d’objectivité. Mais ne vous inquiétez pas pour M. Xénard : on a besoin de gens comme lui, et on peut lui prédire une belle carrière. Le flicage, plus que la science, est un métier d’avenir.

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69 réflexions au sujet de « La cartographie du déni climatique »

  1. Votre lien ne fonctionne pas mais on le trouve facilement.

    Vous avez oublié de mentionner qu’il fait appel à des dons.
    Et oui, quand on est journaliste indépendant et sans doute « à la pige » comme beaucoup, il faut bien vivre : https://deni-climatique.fr/index.php/qui-suis-je/

    A noter sur la carto du déni climatique https://deni-climatique.fr/wp-content/carto.html
    le classement des catégories à rechercher à gauche de l’écran :
    -complotistes
    -divers
    -droite conservatrice et réactionnaire
    -entité non francophone
    -extrême droite
    -libéraux et libertariens
    -scientifiques

    On appréciera, notamment la case « scientifiques ». Que ces gens qui font de la science dure sont détestables, n’est ce pas ?

    • On voit en tout cas qu’il n’y en a pas baucoup dans la sphère climato-surréaliste il n’y a pas beaucoup de scientifiques (entendez : des gens qui font de la recherche, pas des gens qui ont fait des études d’ingé ou de sciences et sont partis ailleurs ensuite).. Et encore moins qui font de la recherche dans le domaine en question.

      On voit justement que la plupart des climato-surréalistes ont des formations et des expertises qui sont très très loin de la question dont ils parlent. Ca rappelle la fameuse liste de 1500 soi-disant scientifiques signataires de l’appel CLINTEL, liste qui fait tant rire dans les cercles scientifiques. Des architectes, des médecins, des profs d’école, des entrepreneurs divers et variés, des pilotes, des ingénieurs pétroliers, des journalistes, … mais des scientifiques proprement dits, très peu.

      • Il est vrai, qu’a contrario, tous les suiveurs du GIEC sont d’éminents scientifiques dans un unique domaine la climatologie. L’argument est vraiment imparable.

        • Ah, là, vous êtes pas sympa Dominique, et pas objectif du tout non, non : regardez tout de même, chez les climato-grille-pain il y a Greta Thunberg (elle a bien dû finir par avoir le bac, tout de même, à force de rater les cours « pour la planète »), Nicolas Rigolo, euh Hulo, Al Gore, Macronus Maximus et son accord de Paris, sans oublier son petit copain-coquin Fabius Minimus (mais il fait le maximum), le grand Yanus Bertrand, et j’en passe…
          Tous des « experts » de la question… en tout cas on n’entend parler que d’eux à la télé, à la radio, et ils pondent des livres tous les matins, comme d’autres vont aux toilettes, avec de jolies photos que ça rendrait presque la pollution esthétique, j’te dis pas ce que ça doit rapporter tout ça !
          C’est pas rien tout de même, non ? Soyons objectifs…

          • Petite correction d’importance à apporter : pour notre illustre moniteur de planche à voile, journaleux et écrivain à ses moments perdus, et même « Ministre d’Etat de la Transition écologique » (c’est pas rien, tout de même, Dominique !) à ses moments encore plus perdus -de perdition pourrait-on même dire-, grand spécialiste donc du climat comme dirait Anton, c’est Hulo-T, avec un « T » !… comme le mari de la Hulotte, sympathique petit rapace nocturne qui, j’espère, y voit beaucoup plus clair que son illustre homonyme masculin, sinon il faudrait rapidement conseiller à Dame Hulotte d’aller vite se faire briquer les mirettes (qu’elle a d’ailleurs fort belles) chez Alain Rafletout (autre grand spécialiste du climat, j’allais oublier : c’est fou chez les climato-béniouiouistes, tu tires la chevillette et la bobinette choit tout de suite, tu prends même toute la baraque sur la gueule en prime : Total, Engie, Stellantis qui s’en mord les doigts etc. !) qui décarbone sa production dans un élan dont on ne sait plus très bien s’il est « écologiste » et « climatique », ou tout simplement « marketing » diront les mauvaises langues (honni soit qui mal y pense)…
            En scoop, aujourd’hui, c’est ArcelorMittal qui « verdit », avec Macron à la fanfare : c’est pas forcément un mal, mais qu’est-ce qu’on ferait pas pour la pub tout de même !

          • Vous avez oublié de citer notre nouveau bagnard, Sarko, mentionné dans l’article du lien fourni ci-dessous par notre « ami » Anton…

          • @Lucien
            Vous oubliez le regretté Rajendra Pachauri, président du GIEC de 2002 à 2015, ingénieur des chemins de fer et condamné pour harcèlement sexuel, deux qualités indispensables pour comprendre et expliquer aux intellectuellement faibles comment fonctionne le réchauffement climatique d’origine anthropique !

          • OK Dominique et Lucien, soyons donc objectifs.

            Cherchons la liste des chercheurs français qui ont participé au 6e rapport du GIEC, groupe de travail 1 (celui qui vous intéresse, car on parle de la physique du climat). Voilà la liste (LA = lead author, CLA = coordinating lead author) :

            Chap. 1 : Anne Marie TREGUIER (LA)
            Chap. 2 : Karina VON SHUCKMANN (LA)
            Chap. 3 : Christophe CASSOU (LA)
            Chap. 6 : Sophie SZOPA (CLA)
            Chap. 7 : Jean-Louis DUFRESNE (LA)
            Chap. 8 : Hervé DOUVILLE (CLA)
            Pascale BRACONNOT (RE)
            Chap. 9 : Gerhard KRINNER (LA)
            Jean-Baptiste SALLÉE (LA)
            Chap. 10 : Laurent TERRAY (LA)
            Chap. 12 : Robert VAUTARD (CLA)

            Allez maintenant sur Google Scholar pour chercher leurs publications scientifiques. Allez sur Google (ou une autre machine de recherche) pour voir ce qu’ils font (parce que je parie que vous ne comprendrez que dalle à leurs publications). Demandez à une AI pas trop nase (par exemple Le Chat) dans un langage neutre s’il s’agit de chercheurs crédibles ou pas.

            Et ensuite on en reparle.

      • « On voit justement que la plupart des climato-surréalistes ont des formations et des expertises qui sont très très loin de la question dont ils parlent. » : rappelez-nous donc votre brillante formation scientifique ainsi que la liste des prestigieux diplômes et publications décisives couronnées de récompenses qui vous autorisent à juger des compétences des uns et des autres ; allez, soyez sympa, nous aussi on aime rire.

        • @A.Lescure
          La modestie du dénommé Anton est telle que nous ne connaitrons jamais ses brillants états de services dans la science climatique en tant qu’être humain ordinaire, un extraterrestre vivant sur une planète extragalactique, une intelligence artificielle ou une stupidité naturelle et congénitale.

      • Peut-être qu’en fait le climato-surréaliste, c’est vous, et les partisans des théories du Giec, qui pour rappel ne se sont JAMAIS réalisées… La planète n’est pas encore en ébullition et la Banquise Arctique pas plus que les glace de l’Antarctique n’ont fondu…
        Ça devrait peut-être vous amener à un peu plus de modestie… N’est pas Nostradamus qui veut !

        • Cher lepiaf18,

          Montrez-moi le rapport où le GIEC a annoncé une planète « en ébullition » et une disparaition de la glace de mer pour 2025. Vous ne le trouverez pas. Téléchargez les anciens rapport du GIEC et regardez les projections de réchauffement pour 2025 : elles étaient justes.

          Regardons le premier rapport du groupe de travail I (1990). Tous les rapports sont accessibles sous https://www.ipcc.ch/reports/
          Page xxiii du résumé à l’intention des décideurs, Figure 9: Pour le scénario d’émissions « B » (un peu plus de 410 ppmv de CO2 en 2020, donc celui qui s’est réalisé), ils projetaient une augmentation de 0.6°C entre 1990 et 2020. Pile ce qui s’est passé (environ 0.2°C de réchauffement par décennie depuis 1970).
          Ensuite, pour le niveau des mers, c’est page xxxv, figure 14. Projection du GIEC: +10 cm en 2020. On a une tendance récente de 3-4 mm par an, donc ça fait environ 10 cm en 30 ans. Là encore, la projection du GIEC était parfaitement juste.
          Voilà. Que ce soit la température ou le niveau de mers, les projections étaient parfaitement justes.

          Ce sont les chiffres VERIFIABLES, lepiaf18. Allez le voir et arrêtez de répéter les mensonges que vous lisez sur les sites comme celui-ci.

          • @ Anton. C’est là que ça cloche (je vais me répéter une fois de plus) : En cherchant dans les rapports du GIEC on trouve beaucoup de choses, notamment des indices de confiance et de probabilités, choses qui sont totalement gommées dans les communiqués de presse du GIEC et a fortiori les grands média. Comment s’étonner que les nombreux citoyens qui en savent un peu -ou beaucoup- ou qui ont un sens critique affuté, rejettent ce matraquage?
            Et quand vous parlez de chiffres VERIFIABLES, dites nous aussi quel taux de confiance leur est affecté par le GIEC.

          • ….« On a une tendance récente de 3-4 mm par an, donc ça fait environ 10 cm en 30 ans. Là encore, la projection du GIEC était parfaitement juste »….

            Voilà voilà et à 2100 , selon les prévisions cata-haruspice de Madame Masson Delmotte, le Morbihan sera sous les eaux

            Anton , L’IPCC ( bac + 10 ) ne reboucle pas avec les gueux , illettrés pieds dans l’eau

            Quitte à me répéter , en plus de 60 ans de pratique de l’estran ( 63-23) ce n’est pas ce que j’observe, trèès loin de là . Mais bon pourquoi s’évertuer , un témoignage de terrain ne vaut rien en regard des modèles sur écrans !

            Le message actuel de France Tv ( météo du très influant scientifique Sébastien Thomas pour ne citer que lui ) c’est de démontrer que le recul du trait de côte est lié au RCA , coupables les mm/an d’augmentation du niveau de l’océan bien entendu , alors que l’érosion est le fait de la conjugaison de vents/vagues submersives de tempête avec les grandes marées ; météo donc et non climat et ceci depuis toujours
            Si le trait de côte recule à trop s’approcher , on déconstruit(*) les habitations par le sacro saint principe de précaution , mieux on « exécute » pour l’exemple .

            Cependant dans certains endroits du littoral , çà engraisse en partie via une dynamique cross-shore , avec c’est vrai avec un peu d’anthropique à zéro CO2 , cross-shore bien connu des littoraux il va de soit , mais surtout de pas en parler !!

            https://www.paralia.fr/jngcgc/17_36_eschenbrenner.pdf

            Je me baignais au pointeau fin des années 60 entre les pêcheries qui ont disparues , place au sable .

            (*) haute perchée à Saint Lunaire , la maison bourgeoise de Monsieur Hulot ( écolo accusateur public) est à l’abri du désordre océanique des grands marnages de Manche. Pas c.. le bobo Nicolas

            https://www.closermag.fr/people/nicolas-hulot-sa-maison-en-bretagne-renovee-a-grand-frais-3545855

          • @Anton
            Juste pour vous rafraîchir la mémoire:
            « L’ère du réchauffement climatique est terminée, celle de l’EBULLITION CLIMATIQUE est arrivée », a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres lors d’une allocution ce jeudi 27 juillet 2023, après avoir expliqué que « l’air pourrait devenir irrespirable et la chaleur insoutenable si rien n’est fait pour enrayer la mécanique. »
            Rappelons que Mr Guterres en tant que S.G. de l’ONU patronne le GIEC, une organisation onusienne.

  2. Eh oui, « l’homo journalisticus » est devenu le nouveau prophète ne notre époque si soucieuse de « vérité », tellement « transparente » que tout écart a disparu entre le mot et la chose dans un impossible rêve cratylien qui hante l’homme depuis que le langage existe : à proprement parler les « médias » ont disparu de notre monde surdoué, gonflé à l’IA, puisque ces « médias » ne sont plus « au milieu de », « entre l’homme et l’événement », avec tout la particularité d’un « point de vue » forcément subjectif, assumé et engagé (au bon sens du terme), mais ils prétendent dire dorénavant la chose même, ils sont l’événement, et introduisent le téléspectateur, hamburgerisé et netflixisé jusqu’aux oreilles, « au coeur de l’événement » !
    « Vu à la télé »… ou sur internet (et YouTube) !
    Après le prêtre ou le philosophe aristotélicien de « l’obscur » moyen-âge, le savant cartésien du « lumineux » âge classique, le professeur des universités ou le chercheur des scientifiques XIXème et XXème siècle, voici enfin (il était temps !) le petit journaleux ambitieux du « transparent et véridique » XXIème siècle, biberonné au verbiage de « Libération » ou du « Nouvel Obs », et qui, au terme de quelques laborieuses années d’études journali(scola)stiques, se hausse du col sur son plateau télé, au micro de sa chaîne de radio ou dans son site internet pour dire « le vrai du faux » (à quand d’ailleurs un « vrai du faux… du vrai du faux », à l’infini ?), asséner ses « vérités très cathodiques » définitives et bien-pensantes, sans qu’aucune contradiction ne puisse lui être apportée : il est la Loi et les Prophètes, propulsé sur le devant de la scène à grand renfort de titres pompeux (« spécialiste » ou mieux : « expert »), qui peut juger de tout verticalement, porter l’anathème sur les vrais savants, et les offrir à la vindicte du servum pecus (qui n’en peut mais de tant de « vérité ») dans une jubilation toute reptilienne…
    Et gare à celui qui tenterait de rabattre le caquet à ce petit prétentieux : il risque alors de passer aussitôt pour « complotiste », « dénialiste », « fasciste », ou victime de la propagande « trumpienne », ou pire encore « poutinienne », ou que sais-je encore, bref tout juste bon pour la potence ou le bûcher…
    Car il y a un lien direct, on le sait, il est établi historiquement depuis au moins le XIIIème siècle en France, entre la Vérité, la Force et la Justice : la recherche de la vérité, l’apparition de la procédure inquisitoriale qui mit un heureux terme aux ordalies ou autres « jugements de Dieu », sont apparues avec le développement de la puissance de l’Etat, ce qui est évidemment à double tranchant quand l’Etat se met au service d’une idéologie particulière….
    Et donc notre petit journaleux obscur (et « indépendant »), fort de sa nouvelle puissance médiatique grâce à laquelle il peut façonner l’opinion de millions de personnes avec autorité en un « clic », intimement persuadé par sa parole de vérité de sauver l’humanité du mensonge, est forcément devenu un Grand Inquisiteur justifié de publier son « Index librorum prohibitorum » et sa liste de proscriptions, à l’instar de notre (obscur et « indépendant ») Jules Xénard…
    Merci à Rémy Prud’homme d’avoir, l’instant d’une rigoureuse analyse, fact-checké cet illustre inconnu qui n’est qu’un épiphénomène dans l’histoire de la désinformation.
    « Le Monde » avec ses « Décodeurs » (financés en grande partie par Face-Book), qui ne sont en fait que des « déconneurs », ou encore « France-Infox » et son « Vrai du faux », sont d’excellentes illustrations de cette prétention inouïe, qui n’est que pure mystification, de prétendre « dire LA vérité »…
    Salutations.

    • Bonsoir Lucien, j’ai apprécié l’article de l’auteur et aimé votre réponse garnie de tant de réminiscences historiques et littéraires qui réveillent mes souvenirs d’ancien (très ancien !) étudiant en matières littéraires et théologiques (avant de finir professeur agrégé de mathématiques, mais ceci est secondaire)

    • Je pense que l’ACR a raison. le personnage est peut être insignifiant, mais le très gros travail qu’il a fait est très signifiant: C’est un bel exemple d’autotripotage intellectuel qui je suppose ne peut servir à rien, sauf à alimenter des débats foireux, et que je trouve amusant au final. Et au passage, merci M. Xenard, car vous donnez des noms de personnages dont je vais aller lire/écouter les travaux et prises de position.

      Un des piliers de sa cartographie est le fameux « consensus » sur les travaux du GIEC. Ce consensus devrait prendre en compte les propres incertitudes du GIEC, qu’il exprime sous forme de « degré de confiance » dans ses résultats (résumés du GT1 du 6ème rapport par exemple).
      M. Xenard, (j’espère que vous lirez ce fil de discussion) le saviez vous? Comment classeriez vous la personne qui apporte scientifiquement quelque chose à un résultat dans lequel le GIEC a une confiance moyenne ou faible? J’ai hâte de vous lire à ce sujet.
      Et vous, Anton, pourriez vous nous éclairer?

  3. « La quasi-totalité des fichés sont des scientifiques qui ont fait des études solides, des recherches remarquables, des carrières responsables. »

    C’est faux, et vous le savez. Si on considère comme scientifique ceux qui ont vraiment fait de la recherche dans un domaine scientifique, il n’y a pas plus d’une vingtaine d’acteurs dans cette liste. Et si on restreint cette liste à ceux qui ont publié dans un vrai journal scientifique dans le domaine en question, il ne restent plus que quelques-uns (dont Lindzen et Courtillot, le chevalier de la Terre plate et noire).

        • Ce n’est pas vraiment ce que ‘appellerais se couvrir de ridicule vu que le lien que vous publiez est tiré… d’un blog dont les « idées » sont justes « conformes » à celle du Giec et de certains gouvernements (et aux vôtres apparemment !), mais que contrairement à ce que vous semblez avancer, en matière d’étude du climat il n’y a en fait pas de véritable consensus.
          Pire encore, le surnom péjoratif dont vous affublez ce véritable scientifique (au fait êtes-vous de la partie et avez-vous un cursus équivalent ?) lui a été attribué par quelques défenseurs US de votre « cause, rien d plus.
          Ça n’enlève rien à la valeur des travaux scientifiques (réels) de cette personne.

          En général quand les gens de votre espèce invoquent les « Platistes » dans une discussion, c’est qu’ils n’ont guère d’autre arguments et qu’ils sont incapables d’élever la discussion…

          • Cher lepiaf18, quand quelqu’un fait un calcul de bilan d’énergie de la Terre dans lequel il suppose que la Terre est plate et noire (pour amplifier l’effet climatique des variations de la TSI), cette personne est ridicule.

            C’est le cas de Courtillot.

        • realclimate.org, site rechauffiste pur porc, à ne pas confondre avec un quasi homonyme, realclimatescience.com, l’antidote qui somme les ratés spectaculaires des prévisions climatiques faites par d’éminents spécialistes depuis qq décennies.
          On suggère à Brionne d’aller poster chez ses coreligionnaires plutôt que de polluer le site de l’ACR.

          • « RealClimate » est tenu par des climatologues publiant dans des revues scientifiques.
            « RealClimateScience » est un blog militant sans publication scientifique reconnue.

            La différence ? D’un côté des chercheurs évalués par leurs pairs. De l’autre, un site qui compile des extraits hors contexte.

            Quant aux « ratés spectaculaires », les projections des années 80–90 collent remarquablement aux observations quand on utilise les bons scénarios d’émissions. Bref, la science se publie dans des revues, pas dans des blogs militants.

        • …. « Allègre ….. durablement abîmé la réputation de l’IPGP » ….

          Hommage IGPN ;
          « Avec Claude Allègre, c’est un des pères fondateurs de l’IPGP moderne qui nous quitte, un chercheur battant, un universitaire convaincu que la recherche est une formation en soi et du rôle considérable que doit jouer l’Université dans la Cité.
          Marc Chaussidon et Jérôme Gaillardet »

          https://www.ipgp.fr/actus-et-agenda/actualites/disparition-de-claude-allegre-1937-2025/

        • Cher Monsieur Anton
          heureusement que les Allègre, Courtillot et Le Mouel ont eu des bons élèves qui sont devenus de suite des bons collaborateurs pour s’occuper de la fourniture en énergie de la France émergente

        • Realclimat est un blog animé principalement par des scientifiques américains dont en particulier Michael Mann qui est bien connu pour être « l’activiste » en chef des alarmistes aux Etats-Unis.

          Le seul scientifique français faisant partie du « Group », c’est à dire le comité directeur de Realclimat, est Thibault de Garidel-Thoron qui travaille au CEREGE à Aix-Marseilles.

          L’article, probablement inspiré, sinon écrit par Monsieur Thibault de Garidel-Thoron, est une honte indigne d’une publication qui se prétend scientifique.

          Pour être allé chercher cet article, je suppose que Anton n’est autre que Monsieur Thibault de Garidel-Thoron. Il me démentira si je me trompe.

          Les lecteurs intéressés par la personnalité de Anton se rapporteront à mon commentaire sur l’AMOC.

    • Ce Jules Xénard n’est, semble-t-il, qu’un obscur idéologue sans aucune connaissance scientifique. Il prétend s’intéresser au réchauffement climatique depuis une dizaine d’années, et tout ce qu’il a trouvé à en dire, c’est cette pitoyable « cartographie du déni » ? Assortie d’une demande de dons, en prime.

      Ce « travail » va-t-il être publié dans un vrai journal scientifique, Anton ?

      • Haha ! Alors que les climato-surréalistes, eux, sont tous des fins connaisseurs de la physique du climat. C’est cela, c’est cela. Donc je suppose qu’on ne trouvera désormais plus, dans ces colonnes, les articles de Godefridi (par exemple) ?

        • Ceux que vous avez cité et pris en grippe, oui, en tous cas !
          Mais vous ne répondez pas aux questions à propos de votre « cursus » et de vos diplômes; ça nous intéresse, nous qui ne sommes peut-être que de pauvre petits crédules ne sachant à quel « saint se vouer »..
          Vous qui tentez de détruire la « réputation de Courtillot » je vous cite ici un ouvrage que vous devriez sans doute lire et essayer de comprendre:
          « variation séculaire géomagnétique comme précurseur du changement climatique; Revue Nature-1982 »
          Quant à la polémique de 2008 (en France, menée par Le Monde), je vous rappelle que le titre lui-même était une interrogation: « Existe-t-il des liens entre le champ magnétique terrestre et le climat ? »

          Finalement n’est-ce pas cela qui différencie le chercheur du bonimenteur ?
          Le premier continue de se poser des questions et ne se sent pas expert même après 10 ans de recherche sur le sujet quand le second dit détenir la Vérité vraie…
          En l’occurrence avec Courtillot vous vous fourvoyez, vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec lui mais cela n’empêche pas que c’est un vrai scientifique…

        • Anton et la $cience … Le fameux consensus scientifique inquisitoire
          Vous n’admettez toujours pas que nous ne comprenons pas grand chose ?
          Vos demonstrations carbono-centrées baffouillent plus que de raison pourtant

          L’ENSO est le marqueur Meteo principal de notre planete, ses tendances cycliques font le Climat
          c’est le sujet scientifique brulant … le flou est juste … TOTAL

          La modulation de la T° de surface pacifique par les cycles magnetiques solaires ?
          La meilleure correlation / explication ? 4999/5000 ?

          https://www.frontiersin.org/journals/astronomy-and-space-sciences/articles/10.3389/fspas.2022.937930/full
          https://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2023.1204191/full
          https://www.sciencedaily.com/releases/2021/04/210405075853.htm?fbclid=IwAR3QYa0u-7s5xxexVtNMzzA3Mb-hY3JpvwNxR8W88fri4kewkT-Qs04rIeY

          Les oceans se rechauffent en profondeur, et rechauffent l atmosphere
          Mais comment l ‘ocean se rechauffe t il ? Quels mecanismes modulent / dirigent cet ENSO et ses cycles ?
          Par les IR du CO2 anthropique à la tropopause ? Par quels mecanismes physiques ?
          Expliquez nous svp… car le consensus n’est pas tres clair … mdr

          https://oceansconnectes.org/1-5c-et-un-niveau-dalerte-mondiale-pour-les-oceans/
          https://link.springer.com/article/10.1007/s00376-025-4541-3

          Les Minimums solaires et l histoire du Thermometre ?
          Un petit etat des lieux de Maunder à Dalton ?

          Sinon … on pari toujours pour un Hiver frais et humide en Alpes pour 2031 / 2032 / 2033 ?
          Pour un La Nina certain couplé a l epuisement cyclique des taches ?
          Encore un ENSO negatif plus marqué que l ‘actuel qui est concomitant de plusieurs megas eruptions et aurores boreales ?

          La suite selon l intensité du prochain cycle de Schwabe et intensité des pics de Riester ?
          Le prochain PAG tous les 600 /800 ans selon phasage Schwabe Hale Gleissberg Devries ?
          https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/histoire-mini-age-glaciaire-t-il-precipite-chute-empire-romain-125105/

          La Science a dejà tout compris du Soleil et de ses interactions magnetiques avec notre planete ?
          Cela fait déjà consensus à 99 % ?

          De quoi parle ton au final ?
          Ce qu’il se passe en direct est quand meme interessant non ?
          l animation a vitesse max est parlante non ?
          https://www.meteociel.fr/modeles/gfse_3d.php?lat=50&lon=0&ech=3&zoom=6&mode=5

          Tant de question sans reponses c’est dommage pour un tel consensus non ?
          Merci de nous eclairer … mdr

          • « Consensus inquisitoire » ? Charmant slogan.
            Un consensus scientifique, c’est la convergence de preuves indépendantes, pas un tribunal médiéval. L’effet radiatif du CO₂ et le déséquilibre énergétique planétaire sont mesurés en W/m², pas votés à main levée. 📡

            Dans votre univers parallèle, la tectonique des plaques et le Big Bang ont aussi été « imposés » par décret ? 😌

            ENSO redistribue la chaleur, il n’en crée pas. Le Soleil oscille, mais n’augmente pas depuis 40 ans. Le forçage des gaz à effet de serre, lui, s’accumule. Résultat : déséquilibre énergétique positif, confirmé par satellites et contenu thermique océanique.

            Le CO₂ ne chauffe pas l’océan profond par magie IR. Il réduit le flux sortant vers l’espace, crée un excédent énergétique global, chauffe la surface, puis la dynamique océanique (mélange turbulent + circulation thermohaline) redistribue l’énergie en profondeur. ~90 % du surplus finit dans l’océan. Mesuré. Depuis des décennies. 🌊

            Les modèles des années 80-90 prévoyaient déjà cette absorption océanique. Ils ont eu raison. Fâcheux pour votre récit.

            Quant au « on ne comprend rien »… L’AR6 WGI du GIEC (2021), 234 auteurs, 14 000 études synthétisées, consacre le chapitre 9 aux océans et le chapitre 2 aux observations globales du réchauffement océanique. Ce n’est pas une opinion, c’est 3 949 pages de physique.

            Les débats scientifiques ne se règlent pas dans les commentaires, mais dans des revues à comité de lecture, avec données et reproductibilité. Depuis 300 ans. 📚

            Ignorer les réponses ne les fait pas disparaître. Cela vous place juste, poliment, du côté climato-négationniste de la barrière.

        • Brionne, ce moine-soldat du réchauffisme est impayable. Comme si la physique du climat allait tout expliquer. On en doute car elle s’emmèle souvent les pieds dans ses raisonnements.
          Tiens, au hasard, un papier sur les gradients latitudinaux comparés actuel et eocène (période chaude de climat égal bien connue où l’océan équatorial était à peu près à la même température qu’aujourd’hui, preuves fauniques à l’appui, alors que les eaux polaires étaient tempérées, entre 10 et 20 degrés). Bon c’est de la modélisation mais il suffit de creuser un peu dans la littérature géologique pour voir que de nombreuses observations (irréfragables) supportent le calcul (réfutable) des auteurs :

          Eicheseer & Jones 2024. Bayesian multi-proxy reconstruction of early Eocene latitudinal temperature gradients. Clim. Past, 20, 349–362. https://cp.copernicus.org/articles/20/349/2024/

          Brionne/MLA/Anton, lui qui s’estime qualifié, va maintenant nous expliquer, en utilisant sa fameuse physique du climat comment on peu fabriquer un gradient de température équateur-pole aussi faible à cette époque.
          Allez, courage.
          Et pas en sortant une référence magique, comme un lapin du chapeau. O veut une explication détaillée.

      • D’autant plus que le gars, presque tout frais sorti d’une école de journalisme de province (TOURS-2015), s’y serait collé depuis 10 ans… bénévolement !
        Mais alors, de quoi vit-il ?
        Parce qu’à part la farce à odeur d’arnaque de sa « participation » à Wikipédia/Wikimdia qui remonte à 2016, on n’a pas trace nulle part d’une quelconque activité professionnelle durable et rémunérée et comme établir ce genre de « carte » est chronophage… la question est : qui l’a en fait payé pour faire ce travail de sape.
        Ne pas oublier non plus les mensonges par omission du genre si un scientifique (un vrai, ayant publié…) va à contre courant de la « vérité » qu’on veut « établir », il suffit d’oublier de le citer…

  4. Rien de nouveau sous le soleil, depuis La Gazette de ce cher Théophraste qui propageait les positions de l’Eminence rouge, n’était-ce la dimension du personnage, insignifiante…

    • .. et inquiétant à la fois.

      Le procédé consistant à mettre des cibles dans le dos de ses adversaires a déjà démontré son possible aboutissement mortifère, Charlie Hebdo, Samuel Patty, Charlie Kirk, etc.

      Gardons à l’esprit que le climat est aussi l’affaire de fanatiques totalement désinhibés qui poussent toujours plus loin la radicalisation. De simples happenings ils sont passés au blocage de la circulation puis au harcèlement des entreprises puis à la dégradation dans les musées puis au saccage d’usines, d’exploitations agricoles, de commerces, de véhicules, etc.

      S’attaquer aux biens ne leur suffisant plus, ils s’en prennent aux personnes, dans les universités ou profs et élèves sont victimes d’intimidations parfois musclées et lors de manifs où policiers et gendarmes sont lynchés ou brûlés vifs. L’écoterrorisme est déjà une réalité.

      Le RCA étant de plus en plus contesté dans la population, il ne restera bientôt plus à ses extrémistes que la violence physique ciblée ; c’est ainsi que la vie des personnes désignées par M. Xénard sera en danger. De la vindicte médiatique à l’assassinat il y a moins loin qu’on ne l’imagine.

      • Vous avez parfaitement raison. Anton fait partie de la même catégorie que ceux qui ont lynché Quentin Durenque à Lyon. Quand on a les noms on commence par exclure de la communauté scientifique, si ça ne suffit pas on insulte et on monte une catégorie de la population contre les récalcitrants et ainsi de suite tant que le peuple refuse l’idéologie que l’on tente de lui imposer.
        Désolé Anton, mais TREGUIER, VON SHUCKMANN, CASSOU, DUFRESNE, VAUTARD ce sont avant tout des idéologues qui se servent de leur poste et de l’argent de l’état pour faire passer leurs idées.

  5. Pêché sur becausewe.care à propos de Clauser, prix Nobel de physique : « Il a gagné un prix Nobel puis est devenu climatosceptique. »
    Tiens, tiens, y aurait-il plus d’éminents chercheurs « dénialistes » que l’on pense ? Lesquels dans l’espoir, Ô combien humain, de voir reconnue l’excellence de leurs travaux ont fait profil bas pendant des années et qui maintenant récompensés se soucient du « consensus » comme d’une guigne ?
    Enfin, rêvons un peu, je serai curieux d’assister à un débat entre Anton/MLA etc…et Clauser. Commencerait-il par : « Mr. Clauser je vais vous démontrer que vous racontez des bêtises » ? Hilarant, non ?

  6. Dernière actualité : ArcelorMittal ou quand la « science climatique » de nos grands « savants réchauffistes » impacte directement l’industrie : tragique, mais passionnant comme grille d’analyse de la « politique écologiste » militante et de son idéologie !
    Toute la façade de cette « politique » apparait ici : on lave « vert » par devant et l’on dégraisse « au sang » par derrière : 600 licenciements (au minimum) prévus au grand dam des syndicats qui n’ont pas été de la fête hier à Dunkerque, et pour cause !
    Et Macron s’est déplacé en grande pompe pour célébrer « la fabrication d’un acier plus écologique » en regrettant en fin de discours : « Malheureusement, on a des licenciements qui sont annoncés aussi dans tel ou tel secteur, mais notre industrie est en train de repartir » (un peu court).
    Or les 600 licenciements dans les activités de gestion, et la délocalisation des postes en Inde, sont directement liés au coût du CO2 en France et à la concurrence déloyale.
    Mais heureusement la morale écolo est sauve : le « verdissement » va cacher la misère des licenciements selon l’éthique écologiste, mouvement profondément antihumaniste dont la quintessence apparait en pleine lumière dans la secte antispéciste : pour connaître l’essence d’une chose, soit on multiplie les points de vue autour de la chose (procédé bien connu de la phénoménologie), soit on la porte à incandescence, on en dessine la ligne de fuite… ainsi l’essence de la guerre apparait dans la « guerre absolue », dans la montée aux extrêmes, et non dans la « guerre réelle » tempérée par la politique et les négociations entre les parties (de moins en moins cependant)…
    Ainsi « l’antispécisme » est la quintessence de l’écologisme : l’homme ne peut se passer de la planète certes, mais la planète peut parfaitement se passer de l’homme, elle se porterait même beaucoup mieux sans lui, ce nuisible qui détruit les autres espèces sur lesquelles il n’a cependant aucune précellence…
    Dans l’absolu donc, le rêve de l’idéologie écologiste est la disparition de l’homme (et pas seulement du mâle blanc de 50 ans, même s’il a la priorité)…
    A un bien moindre degré cependant, dans son usage politique courant, la « politique de la nature » va passer dans le discours devant la politique sociale, la sauvegarde de la planète avant la sauvegarde de l’emploi, « le vert » printanier cacher la misère « noire » du chômage : l’important est que le positif « pour la planète » l’emporte sur le négatif social dans l’imaginaire populaire, et que l’acier soit « plus écologique » malgré les licenciements, que les produits agricoles (français du moins) soient toujours « plus verts » malgré la casse de l’agriculture française, dorénavant déficitaire, et la mort de nos paysans, que les voitures soient toujours plus « vertes » malgré l’effondrement boursier de Stellantis consécutif au choix du « tout électrique » etc. : ripolinons tout « en vert », la pub, les logos, les lunettes, l’acier, les voitures et les avions, les affiches électorales, les discours, les éléments de langage, jusques aux cerveaux… et le reste n’est que littérature…
    Un hic cependant : à quand les bombinettes « vertes », dans une industrie de l’armement en pleine expansion, qui tueront les hommes tout en préservant « la planète » et les espèces non humaines… afin, surtout et toujours, de sauver la bonne morale écolo ?

    • Lorsque je me balade en montagne et qu’un écolo-gauchiste me fait remarquer de ne pas quitter le sentier pour ne pas abîmer la nature alors que les animaux ont le droit de brouter et de gambader où bon leur semble, je lui fais remarquer que moi aussi je fais partie du système écologique. Là, il fait la gueule.

      • M. Ferry, vous voilà pris en flagrant délit de mensonge : jamais un écolo n’a été aperçu en pleine nature ! Cette espèce exclusivement urbaine ne peut survivre en milieu naturel.

        En effet, elle a besoin de bornes pour recharger sa Tesla et sa trottinette écoresponsable, de pistes cyclables pour son vélo éco-conçu, de commerces végétariens bio et végans équitables pour se nourrir et de toilettes non genrées pour son développement intellectuel.

        Elle a également besoin de voies de circulation à entraver, d’œuvres d’art à saccager, de SUV à vandaliser, ainsi que d’entreprises, commerces, exploitations agricoles et autres fast food à dévaster pour ses rituels de socialisation.

        Par ailleurs, de larges espaces asphaltés sont indispensables à ses fréquentes migrations de masses. Celles-ci débutent généralement à l’Ouest de la Bastille et s’achèvent à l’Est de Nation, avec escale à République.

        Vous voyez bien que votre témoignage n’est vraiment pas crédible, M. Ferry.

    • Il y a quelques mois, on nous annonçait une grosse casse industrielle et sociale à Hagondange, où il y avait, me semble-t-il un projet de haut fourneau électrique. Je me suis demandé si le problème d’Hagondange n’était pas celui de ce haut fourneau. J’ai fait une petite recherche qui n’a rien donné. Quelqu’un peut il infirmer ou confirmer?

  7. @Anton
    « Parlez à des chercheurs de l’IPGP aujourd’hui, j’en connais plusieurs. »

    Non je vous remercie ; Corps encore chaud , sa mémoire se faisait copieusement insultée en mode haine de hyènes en meute.

    Le courage des anonymes du net .

  8. J’aimerais bien être cité dans la cartographie des climatosceptiques, ça serait une consecration pour moi, un véritable honneur.
    Notez bien M. Xénard : mon nom est Murps, M.U.R.P.S. et je bave de joie en découvrant que le Président Trump a torpillé toutes les participations US au climat et â l’environnement.
    Ça suffit pour être dans vos tablettes ??

    • Oh, vous rêvez d’entrer dans la « cartographie » ? Quelle ambition héroïque.

      Se réjouir que Donald Trump sabote les politiques climatiques, ce n’est pas un badge scientifique, c’est un positionnement politique.

      Trump annule des mesures climatiques aux USA… pour mieux s’aligner sur le Project 2025 : un petit bijou visant à démanteler la science du climat, museler la NOAA et relancer les fossiles. On est plus proche d’un scénario dystopique que d’une stratégie fondée sur les données.

      Et votre idolâtrie ne change rien au fond : Trump ou pas Trump, les grandes institutions américaines — NASA, NOAA, NSF, USGS, AAAS — continueront à produire des données qui confirment les conclusions du GIEC. Malgré des coupes budgétaires et des suppressions de contenus massives, les données brutes persistent.

      La physique du climat ne vote pas. Elle mesure.

        • Ah, donc « l’autre bord mesure aussi » ?

          Parfait. Je suppose alors que les climato-réalistes disposent de leurs propres satellites, de leur propre réseau mondial de 4 000 flotteurs Argo qui mesurent la température jusqu’à 2 000 mètres de profondeur, et de leur propre calcul indépendant du bilan énergétique de la planète.

          Ou alors ils utilisent les données de la NASA, de la NOAA et des consortiums internationaux… pour expliquer que ces mêmes institutions se trompent.

          Prenons un exemple concret : l’étude « Ocean Heat Content Sets Another Record in 2025 », coordonnée par Lijing Cheng et menée par 55 scientifiques issus de 10 équipes internationales. Elle montre que le contenu thermique de l’océan a augmenté d’environ 23 zettajoules entre 2024 et 2025.

          23 zettajoules, c’est l’équivalent d’environ 200 fois la production annuelle d’électricité mondiale. Et pour ceux qui préfèrent les images fortes : cela correspond à l’énergie d’une dizaine de bombes d’Hiroshima libérées chaque seconde pendant un an.

          La question est simple :
          Quel mécanisme naturel mesuré, quantifié et reproductible produit aujourd’hui un tel flux énergétique supplémentaire sans augmentation du forçage radiatif des gaz à effet de serre ?

          Soleil ? Les mesures satellitaires ne montrent aucune tendance compatible.
          Volcanisme ? Effet refroidissant à court terme.
          Variabilité interne ? Elle redistribue l’énergie, elle ne la crée pas.

          Il n’existe pas deux systèmes de mesure du climat.
          Il existe un réseau mondial intercomparé : Argo, satellites, stations terrestres — cohérent entre agences indépendantes.

          Et il existe des personnes qui contestent l’interprétation de ces données sans produire la moindre infrastructure instrumentale alternative.

          Ce n’est pas une controverse empirique.
          C’est une controverse rhétorique.

          La physique du climat ne vote pas.
          Elle ferme le bilan énergétique.

          • Vous dites « … Soleil ? Les mesures satellitaires ne montrent aucune tendance compatible. …  »

            cette affirmation … C’est tout le fond de VOTRE Probleme

            L’ ITS ne change pas beaucoup .. c’est vrai
            Mais qu’est ce qui change par contre ?

            Tous les marqueurs oceaniques ENSO NAO AMO AMOC NAO sont modulés par Cycles Solaires de Riester / Schawbe / Hale / Gleissberg / Devries

            https://www.frontiersin.org/journals/astronomy-and-space-sciences/articles/10.3389/fspas.2022.937930/full

            Sans modification ITS majeure
            L’interaction de ces cycles donne la Meteo
            Le phasage de tous ces cycles donne les tendances du climat

            Ces Zt joules oceaniques soudain de 24/25 ne sont manifestement pas anthropiques … mais clairement modulés par d’autres phenomenes meteos liés aux flux magnetiques solaires … Avec Un El Nino puissant en plein Pic de Scwhabe

            – Par modulation Couverture Nuageuse et Nuages Bas / Haut
            Nos satellites le montre dejà non ?

            – Par modulation Ozone / UV / UVB,
            – Par modulation Ozone / Courants Walker / Alizées
            – Par modulation Vortex / Ondes de Rossby / Dynamique D – A

            La Science magnetique solaire et ses interactions avec ses planetes sont loin du consensus encore … mdr … Il y a encore un peu de travail à faire non ?

            https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-cycle-taches-solaires-serait-bien-pilote-planetes-ondes-magnetiques-113741/

            Les cycles Hale, Gleissberg et Devries modulent les cycles de Schwabe … Entre Pessimums climatique avec minimum de taches solaires et Optimums avec maximum de taches

            Notre rechauffement climatique correspond a un optimum Moderne
            Optimums cycliques comme le Medieval, le Romain
            Avec des tendances a des El Nino longs et forts et des Nina Courts et Faibles … augmentant la T° des oceans et donc la T° de l atmosphere

            La notion de perturbation anthropique doit déjà etre comparée a ces modulations solaires magnetiques manifestes que l on cherche a comprendre …

            Tres tres tres loin de la perturbation climatique antropique de 100 %

            Bon Appetit

          • Alex Kibkalooo,
            Vous avez écrit :
            « Quel mécanisme naturel mesuré, quantifié et reproductible produit aujourd’hui un tel flux énergétique supplémentaire sans augmentation du forçage radiatif des gaz à effet de serre ? »

            Pas de mystère, c’est la réduction de la couverture nuageuse.

            Cela dit, évitez de faire référence à la notion de forçage radiatif issue de la pataphysique de l’atmosphère ou alors expliquez comment on calcul la variation d’entropie associée à un forçage radiatif.

          • Tout part en c…… crosse bien entendu .

            Tout va bien Anton , votre bon pote de belote du bar des platanes « Jules Xénard » , vient d’être porté haut par le Monde , un papier d’xstroemgôch qui a perdu de sa mesure.

            https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/02/19/qui-est-derriere-l-association-des-climato-realistes-le-navire-amiral-du-deni-du-rechauffement-en-france_6667344_4355770.html

            Belote , rebelote et dix de der ….dedans!! ;-)))

      • Elle mesure, avec des biais et des incertitudes
        et elle modélise, avec des biais, avec comme résultat??? du bullshit ?? En tous cas, il y a beaucoup à redire sur les températures de l’atmosphère versus les émanations de GES
        et certaines « mesures » de températures, dans les océans où c’est trop difficile sont interpolées par modélisation de résultats de mesures, eux mêmes issus de traitements de données brutes
        ma connaissance est insuffisante pour vous citer d’autres exemples. D’autres pourront le faire

      • Et hop, encore un complot « visant à démanteler la science du climat, museler la NOAA [mais qui au final n’empêchera pas] les grandes institutions américaines – NASA, NOAA, NSF, USGS, AAAS – de produire des données qui confirment les conclusions du GIEC. Malgré des coupes budgétaires et des suppressions de contenus massives, les données brutes persistent. » : donc Trump démantèle sans arriver à démanteler, muselle sans arriver à museler et in fine « ne change rien au fond ». Alors pourquoi pleurnichez-vous ? Quelle bouillie dans votre tête.

        « Donald Trump sabote les politiques climatiques » : il sabote les délires climatiques de fanatiques qui confondent science et horoscope et tiennent la population en otage par la terreur médiatique que relayent les simples d’esprit dans votre genre, persuadés de pouvoir contrôler le climat avec des voitures à piles et des ventilateurs chinois.

        « La physique du climat ne vote pas » : oh que si ! Elle vote des subventions par milliards dont se gave joyeusement le petit monde du RCA, provoquant l’effondrement des économies et la paupérisation des populations.

        Tant que la science du climat sera préemptée par des ânes capables de proférer des énormités tel « Le réchauffement c’est l’homme ou le soleil. Comme ce n’est pas le soleil, c’est l’homme. » (Jouzel), la saboter est une obligation morale et un devoir civique.

        • « Un complot » ? Non. Des décisions documentées. Budget NOAA amputé, licenciements, subventions gelées, pages officielles supprimées. Cela affaiblit une agence, ça ne modifie pas la constante de Stefan-Boltzmann. La physique ne s’abroge pas par décret.

          Vous mélangez tout volontairement : affaiblir la recherche fédérale n’est pas « effacer » les données. Les satellites continuent de mesurer, l’océan continue d’accumuler de la chaleur, la signature isotopique du CO₂ continue de pointer vers les fossiles. Ce qui est fragilisé, c’est l’institution. Pas les lois de la thermodynamique.

          Comparer la climatologie à un « horoscope » ? Vraiment ? L’AR6 WGI du GIEC, c’est 234 auteurs, 14 000 études synthétisées, forçages radiatifs quantifiés avec incertitudes. Ce n’est pas une boule de cristal, c’est de la physique du rayonnement.

          Quant à la caricature « l’homme ou le soleil » attribuée à Jouzel : l’attribution repose sur l’analyse simultanée des forçages solaire, volcanique, anthropique et des rétroactions. Une citation isolée ne pèse rien face à des milliers d’études.

          Vos « milliards » ? Exxon (aujourd’hui ExxonMobil) modélisait dès 1977 un réchauffement anthropique d’environ 0,2 °C par décennie — trajectoire cohérente avec ce qui a été observé depuis. Puis, dans les années 1990, financement de campagnes pour semer le doute. Les profits, eux, n’ont jamais été gelés Les seuls lobbies massifs ici sont fossiles. Pas les climatologues.

          Et traiter Jean Jouzel d’« âne » ? Publications dans Nature et Science, médaille d’or du CNRS, prix Vetlesen. On réfute avec des données, pas avec des insultes.

          Non, ce n’est pas un « délire ». C’est de la spectroscopie, de la dynamique des fluides et des milliers de pages d’analyse physique. L’obscurantisme 2.0 vous va peut-être bien. La physique, elle, ne vote pas.

          • La même bouillie victimaire assortie des éternels éléments de langage dont l’imparable « Je suis la science ! Je suis la science ! »… Qu’espérer d’autre ?

            « Comparer la climatologie à un « horoscope » ? Vraiment ? » : c’est exactement ce que vous en avez fait. Voilà cinquante ans que vous annoncez la fin du pétrole et du gaz, que la Terre va geler puis qu’elle est en ébullition. Cinquante ans que vous paniquez sciemment les gens en annonçant une apocalypse de sécheresses, de submersions, de tempêtes, de famines, de pandémies et autres fléaux jamais survenus quand ce n’est pas l’extinction pure et simple de l’humanité. Vous poussez l’escroquerie jusqu’à dissimuler et trafiquer les données, bidouiller des modèles frelatés pour les faire coller à vos divagations, et intimider et exclure ceux qui vous démasquent. Cinquante ans de mensonges, de manipulations et de terreur pour arriver à ne rien démontrer : combien de temps allez-vous continuer à vous leurrer et à nous tromper ?

            « Puis, dans les années 1990, financement de campagnes pour semer le doute. Les profits, eux, n’ont jamais été gelés. Les seuls lobbies massifs ici sont fossiles. Pas les climatologues. » : bel exemple de mauvaise foi crasse. Les lobbies fossiles sont financés par des fonds privés tandis que vos climatologues militent avec l’argent public directement soutiré des poches du contribuable. Qui plus est les sommes sont sans commune mesure puisque le coût de votre décarbonation se chiffre en milliers de milliards, ponctionnés à la même source.

            « Quant à la caricature « l’homme ou le soleil » attribuée à Jouzel […] Une citation isolée ne pèse rien face à des milliers d’études. » : le déni, autre grand classique réchauffiste. Voici la citation exacte : « Nous disons qu’il y a neuf chances sur dix pour qu’une large part de ce réchauffement soit lié aux activités humaines. Ce qui nous amène à cette conclusion c’est simplement que si l’activité humaine n’est pas en cause alors ce ne peut être que le soleil. Mais aucune explication scientifique ne va dans ce sens. ». Les carbocentristes sont connus pour leur rapport compliqué à la réalité mais c’est factuellement l’idée que votre idole développe tout au long de l’interview, aberration qui sera son mantra durant ses 13 années de vice-président du GIEC et fait encore sa fortune aujourd’hui. Vous reconnaissez que cette théorie est une caricature, bravo. Étrange aveu, c’est pourtant ce que vous défendez.

            Alors oui, pareille énormité mérite le bonnet d’âne. Diplômes, publications et distinctions n’ont jamais protégé de l’aveuglement ; les défenseurs de la génération spontanée n’étaient pas les derniers de la classe. L’histoire des sciences ne manque pas d’exemples, Jouzel n’en est qu’un de plus, un Pouchet contemporain. Aucune injure donc, rien qu’un constat. Dommage que vous et vos amis soyez nettement moins soucieux des convenances s’agissant de vos contradicteurs; Claude Allègre n’a pas bénéficié de vos pudeurs.

            « L’AR6 WGI du GIEC, c’est 234 auteurs, 14 000 études synthétisées, forçages radiatifs quantifiés avec incertitudes. Ce n’est pas une boule de cristal, c’est de la physique du rayonnement. » : Mazette ! Vous considérez que la quantité vaut démonstration scientifique ? Feynman est d’un autre avis : « It doesn’t matter how beautiful your theory is, it doesn’t matter how smart you are. If it doesn’t agree with experiment, it’s wrong. ». Entre lui et vous, le choix est vite fait.

            Une boule de cristal ? Excellente idée. Vos prévisions n’en seront pas moins médiocres et auront l’avantage d’être infiniment moins dispendieuses.

            Les lois de la thermodynamique, la physique du rayonnement, la constante de Stefan-Boltzmann, la spectroscopie ou la dynamique des fluides que vous brandissez comme un bigot son chapelet sont des principes démontrables et démontrés contrairement à vos délires. Ayez la décence de ne pas les instrumentaliser, ils ne sauraient vous servir d’alibis pour ériger vos conjectures en vérités scientifiques.

            Poursuivez dans votre pataphysique de faussaire mais de grâce cessez d’invoquer la Science. Vous la discréditez depuis un demi-siècle, vous lui avez fait assez de mal, laissez-la tranquille.

        • « Cinquante ans d’apocalypse jamais survenue » ? Fascinant. La climatologie des années 1970 aurait donc prédit « la fin du pétrole » et « l’extinction humaine » ? Vous confondez manifestement éditoriaux sensationnalistes et littérature scientifique.

          Dès 1967, Syukuro Manabe (prix Nobel de physique 2021, au cas où vous l’auriez raté) et Richard T. Wetherald publiaient « Thermal Equilibrium of the Atmosphere with a Given Distribution of Relative Humidity » : un modèle radiatif-convectif montrant qu’une hausse du CO₂ entraîne un réchauffement mesurable. Spoiler : c’est exactement ce qui s’est produit.

          Et votre mythe de « la Terre va geler » des années 1970 ? Démonté en 2008 dans The Myth of the 1970s Global Cooling Scientific Consensus (American Meteorological Society) : la majorité des études de l’époque anticipaient déjà un réchauffement. L’histoire ne s’adapte pas à vos nostalgies.

          Vous invoquez Feynman ? Excellente idée. L’étude « Evaluating the Performance of Past Climate Model Projections » (2019, Geophysical Research Letters) a évalué les modèles publiés entre 1970 et 2007 : ils ont correctement projeté le réchauffement observé. Les projections des années 1990 collent remarquablement aux températures actuelles. Selon Feynman : si ça correspond à l’expérience, ce n’est pas faux.

          Quant aux « données trafiquées », NASA, NOAA, HadCRUT, Berkeley Earth produisent indépendamment des séries convergentes. Soit la physique fonctionne, soit vous imaginez une conjuration planétaire depuis un demi-siècle. La seconde option relève davantage du roman que de la science.

          La thermodynamique ne se vexera pas de vos tirades. Elle continuera simplement d’additionner des watts par mètre carré pendant que vous criez à l’horoscope.

          • Merci Alex K pour vos interventions .. c’est tres instructif
            Comme Anton, on voit l absence d’argumentation et l ‘esquive totale du debat

            Une derniere tentative …
            Par quel mecanisme physique le surplus d’ IR du CO2 anthropique d’altitude chauffe t’il les oceans en profondeur ?

            Merci d’avance … car ce n’est pas tres clair
            c’est quand meme important que le consensus ait une explication solide non ?

          • Alex Kibkalooo,
            Vous écrivez : « La thermodynamique ne se vexera pas de vos tirades. Elle continuera simplement d’additionner des watts par mètre carré pendant que vous criez à l’horoscope. »

            Hilarant! La thermodynamique est précisément la science qui interdit d’additionner des watts par mètre carré comme les climatologues le font avec leur notion de forçage radiatif.

            Merci, très belle démonstration de pataphysique de l’atmosphère!

          • Le fanatisme et son corollaire, le déni… Votre aptitude à maquiller la science en religion est fascinante de naïveté. La faiblesse de vos réponses m’évite d’approfondir, je fais court.

            – La fin du pétrole, du gaz, de l’humanité et tant d’autres divagations sont des prévisions « scientifiques » des zozos adeptes du RCA. C’est aisément vérifiable.

            – Mannabe/Wetherald n’ont jamais démontré le caractère anthropique des variations climatiques.
            – L’article ne valide pas la fiabilité irréfutable des modèles. Il dit que « en général », « la plupart » « ont montré un réchauffement cohérent avec les observations, en particulier lorsque les incohérences entre les estimations de forçage basées sur des projections et celles fondées sur des observations ont été prises en compte. » donc après tripatouillages. Ils sont si parfaits que l’article conclut à la nécessité de les améliorer. Feynman se marre.

            – Si le Globalcooling est « démonté en 2008 » c’est bien qu’il existait auparavant. Il était difficile de le maintenir après 30 ans de prévision jamais réalisée malgré les expertises toutes plus scientifiques les unes que les autres de vos climato-zozos. Jouzel a admis avoir soutenu ce « mythe ».

            – C’est vous qui falsifiez les données a posteriori, pas ceux qui les produisent. Quoique…

            – La thermodynamique rit déjà de vos additions, la science de vos superstitions et nous de vos contorsions.

            Mensonges, amalgames, sophismes, confusions, approximations, vous nous gâtez.

  9. Je vous recommande la lecture d’un article publié par Springer Nature en accès libre :
    Zacher, H., Rudolph, C.W. Environmental knowledge is inversely associated with climate change anxiety. Climatic Change 176, 32 (2023).
    https://doi.org/10.1007/s10584-023-03518-z

    Les auteurs écrivent :
     » En résumé, en nous appuyant sur les théories psychologiques et les recherches sur les liens entre les connaissances, l’incertitude et l’anxiété, nous émettons l’hypothèse que les personnes ayant des connaissances générales plus approfondies sur l’environnement et le climat ressentent généralement moins d’anxiété face au changement climatique. À l’inverse, les personnes ayant des connaissances générales moins approfondies sur l’environnement et le climat devraient être plus susceptibles de ressentir une anxiété plus forte face au changement climatique. ».

    En d’autres mots on peut dire que plus les personnes sont informées de manière scientifiquement convenable sur le climat et l’environnement, et plus elles sont « dénialistes ».

    Pourquoi ? Parce que l’alarmisme climatique ne résiste pas à un examen critique sérieux du Changement Climatique Actuel et que tout bien considéré les scientifiques alarmistes n’apportent aucune preuve fondée de ce qu’ils appellent « l’effet de serre » et de ses supposées conséquences.

    On peut discuter de ces questions, mais il faut que cesse cette recherche obsessionnelle des personnes qui ne se plient pas à l’injonction de penser suivant un modèle imposé.

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