Rémy Prud’homme débat chez Frédéric Taddéi

Sur RT France dans l’émission « Interdit d’interdire », Frédéric Taddeï a reçu le 10 février Rémy Prud’homme, docteur en sciences économiques, professeur émérite à l’université Paris XII, et Dominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l’Université de Lausanne.

Le thème de l’émission était : « La France est-elle à la hauteur des enjeux climatiques ? »

Cette émission fait écho à l’examen le 10 février par le gouvernement du projet de loi « portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ».

Ce projet de loi concrétise une partie des 146 propositions de la Convention citoyenne pour le climat pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030.

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26 réflexions au sujet de « Rémy Prud’homme débat chez Frédéric Taddéi »

  1. La gestuelle, le rythme verbal, les mimiques de Dominique Bourg révèlent une personnalité profondément névrosée, pour ne pas dire hystérique. Ce spectacle m’est difficilement supportable. J’ai calanché au bout de onze minutes. Félicitations à Remy Prud’homme pour son calme olympien.

    • Tout à fait d’accord.  M. Bourg est nevrosé et il parle beaucoup trop.  Sur le contenu, et il met trop d’importance sur les évidences anecdotiques, et trop de confiance sur les modélisations spéculatives et hypothétiques.

      Vous avez eu raison de calanché au bout de onze minute – la réponse “très précise” que M. Bourg a commencé à 10.10 a duré jusqu’à 17.50, en n’apportant que des détails sans importance au constat correct de M. Prud’homme sur l’évolution des températures pendant les deux derniers siècles.

      Heureusement M Prud’homme est resté calme et posé, et ses explications, tant sur le climat que sur les énergies renouvelables, étaient toujours claires, compréhensibles, vraies, et équilibrées.

  2. Je fais partie des climato-optimistes. Autrement dit, je suis proche des climato-réalistes. Je vous suis ponctuellement. Mais je vous trouve peu convaincants dans les débats qui vous opposent aux écologistes. vous développez peu d’arguments par rapport à tout ce que vous pouvez écrire dans vos livres et vos chroniques. Je reste sur ma faim. Avec si peu d’arguments, votre combat est comme un coup d’épée dans l’eau. C’est décevant.

    • Par contre, je trouve très juste les propos de M. PRUD’HOMME sur la voiture et le train (fret). Néanmoins, je pense qu’il serait judicieux de créer des corridors Fret (des lignes dédiées) pour éliminer le trafic routier de transit (ou le réduire drastiquement).

    • C’est vrai, vous avez raison. Les climato-réalistes sont pour beaucoup des scientifiques qui n’opposent aux beaux parleurs écologistes que des faits scientifiques secs et ardus, des observations de terrain irréfragables mais difficiles à mettre en perspective pour le citoyen moyen. Combat perdu, tant pis.

  3. M. Bourg évoque des données du MET (a 10 mn env du débat) qui font état d’une élévation de température de 1° à partir des années 1970 et extrapole allègrement cela. Quels sont ces graphiques ces données sont elles fiables?
    peut on avoie des précisions cela semble contraire à toutes les données actuelles

      • merci pour la précision et le document de Météo France, mais si je reprends dans le résumé pour décideurs du GIEC encadré RT3 page 61 il est écrit: “A titre d’exemple, avec le HadCRUT4, la tendance s’établit à 0,04 °C par décennie entre 1998 et 2012, contre 0,11 °C par décennie entre 1951 et 2012. La diminution de la tendance est plus marquée pendant
        l’hiver de l’hémisphère Nord. ”
        Comment expliquer de tels écarts de 0.04 à 0.17 entre ces institutions ?

      • 0,17°C par décennie (en moyenne) nous font 0,85°C en 50 ans, et non 1°C en 40 ans comme le prétend Monsieur Bourg. Il exagère donc déjà de 50%… Et cet argument si souvent rabâché qui consiste à comparer ce qui s’est passé en moyenne sur 50 ans à ce qui s’est passé en moyenne sur 12000 ans lors de la déglaciation n’a évidemment aucun sens. Les archives de la Planète regorgent d’oscillations beaucoup plus brutales que celle que nous connaissons actuellement (ce qui, j’en conviens, ne suffit pas à disculper le CO2). Il se trouve que j’ai pris 1 kg en 1 semaine au moment des fêtes de Noël, alors qu’en moyenne je n’avais pris que 1 g par semaine lors des 40 dernières années. Dois-je m’alarmer?
        Ce philosophe est soit de mauvaise foi, soit mal documenté. Si c’est lui qui conseille Nicolas Hulot, pas étonnant que ce dernier raconte autant d’âneries.
        Enfin si l’on coupe en deux ce demi-siècle 1970-2020, on a bien une pente assez soutenue, d’environ 0;25°C par décennie, jusqu’en 1995 (ou 1998 avec le fameux pic El Nino) puis un infléchissement très net sur ces 20 dernières années (0,12°C par décennie).
        Mais Monsieur Bourg essaie de nous convaincre que les choses ne font qu’empirer et qu’on aura encore 1° de plus en 2040. Il est vrai que sur 50 modèles, on en trouve forcément au moins un qui prédit ça… Mais quel sens cela a-t-il?
        Je suggère de prendre la question par l’autre bout: si nous entrions en décroissance comme le suggère Nicolas Hulot (et quand je dis “nous” il s’agit essentiellement des 4 à 5 milliards d’humains qui en Chine, Inde, Pakistan, Indonésie, Brésil, Nigéria… ont eux aussi droit au progrès) et si nous arrivions à réduire nos rejets de GES de moitié en 2040 pour les stabiliser ensuite, quelle garantie avons-nous que la température se stabiliserait? Est-ce que 97% des climatologues seraient prêts à engager leur réputation et leur responsabilité là-dessus?

    • Allez sur le site WUWT, il est beaucoup question en ce moment de la non prise en compte de l’effet “ilôt de chaleur urbain“ dans les donnees météo qui font état d’un réchauffement récent.
      Par exemple :
      https://wattsupwiththat.com/2021/02/12/uk-national-temperature-record-at-cambridge-botanic-garden-an-examination-of-the-data/
      Si on prend les données françaises, on constate souvent une légère augmentation des moyennes dans les stations proches des aéroports dont l’environnement est de plus en plus bétonné.
      Ces données météo non (ou mal) corrigées sont suspectes.
      Le problème est général, on le retrouve jusqu’en Australie où le caviardage de ses propres données par l’office météo lui-même (pour correspondre à la doxa du réchauffement) a été dénoncé par certains.

      • Pour un scientifique la mesure est une chose l’incertitude sur la mesure fait parti du travail et c’est en général ce qui est le plus compliqué et encore plus quand ces mesures sont faites à des années d’écarts et donc non reproductibles . Par ailleurs cela ne semble pas gêner no écolo de faire monter en puissance des centrales biomasses à l ’intérieur des métropoles et de continuer à faire des mesures . C’est juste 50 % de l’énergie qui part en chaleur dans l’air . Déjà c’est pas correcte de faire des moyennes sur des températures qui devrait impliquer à minima un
        nombre de correctifs importants , prendre en compte des mesures dans des environnements qui change est absurde.
        Ce qui pourrait faire sens est de travailler au niveau énergétique , tout en définissant très précieusement les valeurs à mesurer in fine pour suivre une évolution entropique ou pas .

  4. @PHILIPPE V
    Je suis d’accord avec vous ; les climato réalistes sont des scientifiques , honnêtes ( il en reste encore quelque uns ) ; c’est difficile de trouver des arguments pour convaincre des politiques , journalistes , capitalistes qui ne le sont pas et ont d’autres préoccupations dans leur vie que la science du climat à savoir la croissance de leur pouvoir leur égo et leur porte feuille
    Qu’il s’agisse de climat ou de pandémie ces gens ont réussi à mettre en place des organismes onusiens qui désormais ont dépassé le reste du monde scientifique : je veux parler du GIEC et de l’OMS ; mais si vous avez des idées pour remettre la France dans le progrès scientifique et technologique et ne pas précipiter le monde dans la pauvreté, la récession et la misère ce que cherchent les écolos , ne vous gênez pas

  5. Je trouve dommage d’envoyer des personnes qui n’ont pas la capacité d’éloquence dans ce genre de débat. Monsieur Prudhomme, indépendamment de ses connaissances, ne tient pas face à un hystérique du réchauffement qui monopolise la parole, parle mieux, sans chercher ses mots, etc. Il faut vraiment avoir qqun qui aille dans ce genre d’émission avec des données préparées, des notes, des contre exemples, etc. Cela ne sert pas l’image des climato-réalistes dont je fais partie.

    • Vous touchez bien là le fond du problème. Ce n’est jamais un débat scientifique mais un match de boxe verbal. Celui qui a “bien parlé“ a raison.

    • A mon sens il faut rester sur une ligne très scientifique et éviter d’hystériser le débat. L’hystérie de l’alarmisme est chez les autres. Ne répondons surtout pas avec une “hystérie de l’optimisme”.

      Contentons-nous de soulignons point à point les incohérences du discours des alarmistes. Cela finira par payer. J’ai lutté contre Mr Piolle aux municipales à Grenoble. L’hystérie lui profitait toujours car il ne s’impose aucune limite en terme de démagogie. Restons sensés et raisonnables. C’est précisément la ligne que les réalistes doivent suivre.

    • Monsieur Prudhomme a certes une élocution plus lente avec des hésitations fréquentes mais son propos reste parfaitement clair et compréhensible. Je peux même affirmer que cette lenteur est un avantage et, qu’on retient parfaitement son propos d’économiste et de scientifique, ce qui n’est pas le cas de son opposant qui rabâche ce qu’on entend (ou lit) tous les jours des les média dominants. J’ajoute que Monsieur Prudhomme me rappelle la lenteur du propos de De Gaulle lors des grandes interviews.

    • Je suis de votre avis. Nous devons nous entraîner aux joutes verbales, et trouver des poulains, et/ou les former. Benoît aussi a eu du mal face à la jeune de science po. Utiliser la rigueur scientifique et le calme olympien face aux armes non-conventionnelles de l’émotion que nos adversaires emploient sans arrêt (comme ici d’ailleurs), c’est un peu comme utiliser le fleuret face au revolver. C’est très élégant, mais ça ne marche pas face au public. Et non, ça ne finira pas par payer comme j’entends souvent. Ça fait 40ans que ça ne marche pas. Pourquoi ça se mettrait subitement à marcher ? Là comme ça ?
      Quand le gars dit (16′) que son chercheur indien ne reviendra plus à Paris parce qu’il y fait trop chaud, c’est de l’émotion pure. Il faut la pointer et lui rentrer dedans à fond, en soulignant le ridicule de son argumentation, en utilisant l’émotion nous aussi. La colère, la révolte. II faut lui mettre le nez dans le caca. Lui rappeler les canicules à 500 000 morts, ou même 40000 en 1911. Monsieur vous mentez, vous terrorisez les gens en leur menttant, c’est indigne, et vous allez les ruiner avec des recommandations stupides ! On doit être en colère, révoltés.
      Il faut le couvrir de ridicule. C’est de la joute verbale. Il y a des gens spécialisés pour ça (pas moi). C’est plus du domaine du théâtre d’impro que de la science.

  6. Au passage :
    https://arcjournals.org/pdfs/ijrg/v7-i1/1.pdf

    La forêt en scandinavie était à plusieurs centaines de m au dessus de son niveau actuel au début de l’Holocène (9.000 ans). Voir les troncs fossile émergeant de la boue périglaciaire actuelle. Ceci en accord avec les encoches littorales situées environ 2 m au-dessus du niveau marin actuel à la périphérie de la Camargue, prouvant que la calotte glaciaire avait fondu davantage que maintenant (un autre article, datant de 1975).
    Le réchauffement “DeLaFotAlHom“ n’en a plus pour très longtemps, les preuves géologiques s’accumulent.
    Faites massivement passer pour décontaminer.
    Ne serait-ce que pour remettre à leur vraie place nos chers écologistes qui ramenent leur fraise politique sur les mesures climatiques à prendre le plus vite possible sinon….
    Monde de dingues.

  7. Les écologistes répondent avec des arguments frauduleux à une question morale légitime: “Quel monde laissons-nous aux générations futures?” Ainsi, ils occupent seuls le terrain de l’émotion dans les débats. Face à cela il faut bien entendu des arguments raisonnables solides, mais ces arguments ne suffisent pas et ne convainquent que ceux qui sont déjà convaincus. Or le chemin de la raison passe par le coeur: si vous voulez toucher des écologistes honnêtes, il faut s’adresser à la fois au coeur et à la raison. Par exemple, il est fondamental d’aborder la question des énergies dites renouvelables et du développement de l’Afrique: à l’heure actuelle, plusieurs “partenariats” sont poussés entre des pays européens comme le Portugal et des pays africains comme le Maroc pour installer des panneaux solaires dans le désert afin de produire de “l’hydrogène propre”… pour le Portugal. C’est infect! Cette politique de la dame patronesse qui “sauve le climat” et donne une aumône avec des larmes de crocodile sur les miséreux, n’est pas de nature à aider le développement des pays pauvres. Bien sûr, il faudra à terme du nucléaire civil, mais cela ne va pas se faire sans l’utilisation de fossiles pendant de nombreuses décennies. En tant que défenseur du nucléaire, j’ai utilisé ce genre d’approche face à des écologistes et je vous garantis que cela les met très mal à l’aise.

  8. Je crois qu’il faut trouver un porte parole issu du journalisme (je pense à ÉRIC ZEMMOUR) , qu’il faudrait convaincre dans un premier temps ,en lui faisant rencontrer François Gervais par exemple ou Jean marc Bonnamy ; puis le laisser assimiler le sujet afin qu’il le prenne à son compte .
    Je pense que c’est le genre de cheval qu’il aimerait enfourcher .

  9. ne compromettons pas E Zemmour qui deviendrait inaudible sur d’autres sujets fondamentaux.
    JANCOVICI serait selon moi le porte parole idéal, mais je l’ai souvent écouté, et il ne semble pas mettre en doute le discours officiel; probablement lui aussi pour ne pas être d’emblée disqualifié dans ses combats aussi fondamentaux sur l’énergie.

  10. C’est vrai que des “pros” de la com seraient un plus. Mais déjà il faudrait marteler et argumenter les trois messages de base : 1, il n’y a pas de consensus scientifique sur l’urgence climatique / 2, le C02 anthropique a un rôle mineur sur le climat / 3, les milliards dépensés en “transition énergétique ” sont inutiles. (enfin sauf pour les industriels bénéficiaires de cette économie subventionnée !). Rentrer dans le débat sur les énergies décarbonées c’est déjà admettre implicitement la thèse des écologistes.

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