Découverte d’un récif de corail vierge près de la côte de Tahiti

Une équipe de plongeurs a découvert un récif de corail vierge près de la côte de Tahiti à des profondeurs supérieures à 30 mètres sous la surface.
Cette découverte a été réalisée dans le cadre de la mission « 1 Océan » de l’Unesco, qui en a fait l’annonce jeudi 20 janvier. Mesurant environ trois kilomètres (deux miles) de long et jusqu’à 65 mètres (213 pieds) de large, l’UNESCO a déclaré qu’il s’agissait de « l’un des récifs coralliens sains les plus étendus jamais enregistrés ».

Cette découverte suggère que d’autres récifs intacts à des profondeurs similaires existent probablement dans le monde, d’autant plus que seuls 20 % des fonds marins ont été cartographiés.

« À ce jour, nous connaissons mieux la surface de la Lune que les profondeurs de l’océan », a déclaré la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

Il y a eu récemment d’autres bonnes nouvelles sur l’état de santé des coraux passées plus ou moins inaperçues de la presse :

Il y a d’abord, comme nous le rapportions sur ce site, le dernier rapport annuel (2020/2021) de l‘Australian Institute of Marine Science (AIMS) sur l’état des récifs coralliens qui indiquait que les coraux de la Grande Barrière récupéraient de leur période de blanchiment qu’ils ont connue pendant l’été 2016.

Il y a eu aussi les résultats d’une étude publiée en avril 2021 par la revue Nature Ecology & Evolution qui pour la première fois a évalué le nombre de coraux dans l’océan Pacifique et leur risque d’extinction (étude relayée par le site Phys.org).

Cette étude évalue le nombre de coraux à environ un demi-billion (entre 0,3 × 10 12 et 0,8 × 10 12), soit un nombre égal à celui des arbres en Amazonie.

Selon les auteurs de l’étude, ce décompte invite à reconsidérer les risques d’extinction, dans la mesure où si une perte locale de corail peut être dévastatrice pour les récifs coralliens, le risque d’extinction global de la plupart des espèces de coraux est plus faible que prévu.

« Compte tenu de l’énorme taille de ces populations de coraux, il est très peu probable qu’elles soient menacées d’extinction imminente » a déclaré le professeur Terry Hughes l’un des co-auteurs de l’étude.

Il y a de quoi relativiser les commentaires alarmistes auxquels avait donné lieu la publication en septembre 2019 du Rapport spécial du GIEC sur les océans, et notamment ceux de l’océanographe Sabrina Speich, professeure à l’Ecole Normale Supérieure qui déclarait à francetvinfo :

« Les coraux sont à la fin de leur existence …vers 2050, on aura une disparition presque complète de toutes les espèces coralliennes dans les régions tropicales. »

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14 réflexions au sujet de « Découverte d’un récif de corail vierge près de la côte de Tahiti »

  1. Bonjour,
    Il est à craindre que la tendance doxa actuelle de l’Unesco l’un des bras armés de l’ONU décrète que ces récifs sont en danger à cause du réchauffement climatique dans les deux ans à venir.
    Bien réalistement.

  2. Le regretté Henri Delauze, fondateur de la Comex qui fut autrefois un leader mondial de la plongée humaine profonde découvrit un jour un banc considérable de corail rose à plusieurs centaines de mètres de profondeur au large du Japon. Il ne put s’empêcher d’en prélever un bloc respectable de quelques dizaines de kg qu’il installa fièrement dans son salon. Il fut cambriolé quelques années plus tard et le bloc disparut.
    Bien mal acquis ne profite jamais… C’est faux: Les voleurs l’ont probablement débité en une multitude de bijoux qu’ils ont du vendre mille fois plus cher que la matière première initiale.

  3. “”””” Sabrina Speich, professeure à l’Ecole Normale Supérieure qui déclarait à francetvinfo :

    « Les coraux sont à la fin de leur existence …vers 2050, on aura une disparition presque complète de toutes les espèces coralliennes dans les régions tropicales. »””””””
    C’est pas possible ; les coraux ont développé la vie sur Terre alors que le taux d CO2 était 100 fois plus qu’à l’actuel

    • Les coraux sont en pleine croissance: La plupart des atolls dont les sinistres catastrophiles réchauffistes de la politicobobomédiasphère nous prédisaient il y a un quart de siècle la disparition sous l’effet de la hausse du niveau des océans, ont gagné en surface ou n’en ont pas diminué:
      Selon une étude financée par le CNRS et le Ministère de l’Environnement signée Virginie Duvat:
      “Alarmism Dies In The Maldives: 97% Of 186 Island Coasts Have Grown (59%) Or Not Changed (38%) Since 2005”
      https://wires.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/wcc.557
      Cette pauvre Mme Speich ferait bien de sortir un peu de son terrier.

  4. Ils auraient mieux fait de se taire. Ici ce récif est connu depuis très longtemps par les autochtones et par les plongeurs. Tout ce ramdam va attirer tout un tas de curieux qui vont polluer le site.
    Comment prédire la fin d’une espèce quand on ne sait pas ce qu’il y a sous l’eau? ce site n’est certainement pas le seul; tous ces alarmistes n’ont aucune crédibilité.

    • Bonjour Cothias, Pourriez-vous précisez quand vous dites que ce récif est connu depuis très longtemps. Avez-vous des éléments (liens, ouvrages, photos, etc…) pour appuyer le fait que ça pourrait être une fake-news de l’unesco. Amicalement Dominique

  5. Il a eu des périodes plus chaudes sous les Romains et au Moyen âge, et pourtant les coraux étaient bien là au XXe siècle! La nature reprend toujours ses droits.

  6. Concernant la Grande Barrière de Corail au sujet de laquelle les instances écolopoliticomédiatiques mondiales ne cessent d’affoler la planète, deux articles de WUWT récents (2021) ont été publiés, mais probablement trop rassurants, puisque les liens qu’ils donnaient sur Youtube et https://www.abc.net.au/ ont disparu, promptement censurés, depuis…
    https://wattsupwiththat.com/2021/09/27/great-barrier-reef-experiencing-record-high-levels-of-coral-coverage/
    https://wattsupwiththat.com/2021/06/28/great-barrier-reef-not-in-danger/

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