Couche d’Ozone, ou l’histoire d’un trou qui ne se bouche pas

Par FBL (auteur invité)

Qu’est ce que la couche d’ozone ?

Les atomes d’ozone (O3) sont produits naturellement et se concentrent dans la stratosphère (20 à 40 km d’altitude). Mais cette dilution est très faible : quelques dizaines de ppm.

Par comparaison, le CO₂, qui n’est pas concentré dans une couche mais est dilué dans l’ensemble de l’atmosphère, représente 400 ppm ou 0,04 %.

L’ozone a un effet essentiel sur la santé car il protège des ultraviolets qui provoquent des cancers.

La couche d’ozone a été découverte par deux chercheurs français dès 1911.

La découverte des effets nocifs du chlorofluorocarbone ou CFC

En 1974, deux chercheurs publient dans la fameuse revue scientifique Nature une étude qui met en cause les CFC dans la destruction des atomes d’ozone. Cette découverte vaudra à leurs auteurs (Mario Molina et F.Sherry Rowland) le prix Nobel de chimie en 1985.

Les CFC, couramment appelés fréons, étaient utilisés à grand échelle dans tous les systèmes de refroidissement (réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs) et dans les bombes aérosols comme propulseurs.

La découverte de l’agrandissement du trou de la couche d’ozone.

Dès les années 70, on avait observé une diminution périodique de la couche d’ozone en Antarctique, diminution qui se produit chaque année au printemps. C’est ce qu’on a appelé le trou de la couche d’ozone. Rien d’inquiétant.

En 1985, un chercheur, Joseph Farman, met en évidence une augmentation alarmante du trou de la couche d’ozone en Antarctique. Cette découverte a un immense retentissement médiatique.

Le début du GIEC

La découverte de Joseph Farman incite l’ONU à prendre des initiatives sur l’interdiction des CFC puisque les CFC étaient le coupable : convention de Vienne en 1985, protocole de Montréal en 1987, amendement de Kigali (Rwanda) en 2016.

Ceci n’est pas sans rappeler les COP sur le réchauffement climatique et le CO₂.

En 1988, les CFC sont interdits. Et les scientifiques estiment qu’il faudra de nombreuses années pour voir les effets bénéfiques de cette interdiction car la durée d’un atome de CFC peut aller jusqu’à 60 ans. La baisse annuelle attendue est estimée à 3 % par an en moyenne.

Les résultats de l’interdiction des CFC 33 ans plus tard.

En 1985, au moment où Joseph Farman lance son cri d’alarme, le trou faisait 14,2 millions de km2. En 2002, 12 millions de km2. On crie victoire. Une victoire de l’écologie contre les grands groupes industriels et leur maudit CFC. Mais en 2006, patatras, 30 millions de km2 !

Aujourd’hui, en 2022, 23 millions de kms …

La normale, pour reprendre un terme quelque peu galvaudé par les présentateurs météo, serait de 19 millions de km2. Une normale à vérifier.

Conclusion

Les CFC étaient-ils des faux coupables ? peut-être.

Le réchauffement climatique ? peu probable car l’ozone diminue moins quand il fait plus chaud – quoique certains affirment le contraire.

Une autre cause ? une autre explication ?

En attendant, on trouve bien peu d’écho à cet étrange phénomène. Car non seulement le trou ne se bouche pas, mais il grandit !

Partager

19 réflexions au sujet de « Couche d’Ozone, ou l’histoire d’un trou qui ne se bouche pas »

  1. L’ozone est formé par le rayonnement UV qui casse une partie des molécules d’O2, les atomes d’O se recombinent avec les molécules d’O2 pour former de l’O3 qui absorbe les UV-B.
    Les molécules d’O3 sont instables et ont naturellement tendance à “éjecter” un atome d’O pour redevenir de l’O2. Il y a donc en permanence formation et destruction d’ozone. Mais en hiver dans la stratosphère au-dessus des pôles, il n’y a pas beaucoup de soleil, donc pas beaucoup d’UV, il est donc logique qu’il y ait peu ou pas d’ozone ( c’est pas bien grave pour les rares habitants des régions polaires puisque de tout façon ils sont dans l’obscurité permanente).
    Quand l’activité solaire baisse, le rayonnement solaire total (de l’UV à l’IR) ne baisse que très légèrement (moins de 1%) mais cette baisse est entièrement dans l’UV, elle est proche de 10% dans cette gamme de longueurs d’onde.
    La baisse d’activité solaire constatée depuis une quinzaine d’années ne serait-elle pas l’explication ?

  2. Quel tapage, cette histoire de trou dans la couche d’ozone. Je m’en souviens très bien.
    Dans certaines bombes d’aérosol, il me semble avoir vu que le CFC était remplacé, à l’époque, par… du CO2 !

    Si la “normale” est désormais établie à 19 millions de Km2, cela signifie que l’alerte lancée en 1985, alors que “trou” ne faisait que 14,2 millions de Km2, est une ânerie dont les écologistes se sont frénétiquement emparés, trop contents de pouvoir diversifier leur contestation nucléophobe.

    @Hug, je ne suis pas un spécialiste de la question, mais votre raisonnement semble cohérent. Que la quantité d’ozone présente dans la stratosphère varie avec l’intensité du rayonnement UV est une possibilité. Elle signifierait également que la disparition totale de l’ozone ne pourrait se produire que si les UV disparaissaient aussi. Ce qui impliquerait des soucis bien plus graves. Mais pour l’instant, pas d’inquiétude de ce coté-là, notre Soleil se porte comme un charme.

  3. Il y a un rapport régulier (tous les 4 ans) sur l’état de la couche d’ozone fait par les spécialistes du domaine. Le dernier date de 2018 et le prochain sera bientôt publié. Fait sous les auspices de l’OMM, de l’UNEP, de la NOAA, de la NASA et de l’UE. Voir ici : https://csl.noaa.gov/assessments/ozone/.

    Voici les conclusions principales du rapport de 2018 :
    – Actions taken under the Montreal Protocol have led to decreases in the atmospheric abundance of controlled ozone-depleting substances (ODSs) and the start of the recovery of stratospheric ozone.
    – The Kigali Amendment is projected to reduce future global average warming in 2100 due to hydrofluorocarbons (HFCs) from a baseline of 0.3–0.5 °C to less than 0.1 °C.
    – There has been an unexpected increase in global total emissions of CFC-11.
    – Sources of significant carbon tetrachloride emissions, some previously unrecognised, have been quantified.
    – Continued success of the Montreal Protocol in protecting stratospheric ozone depends on continued compliance with the Protocol.

    Je pense qu’il aurait été utile que l’auteur de cet article lise ce rapport, au moins le résumé exécutif. Ca lui aurait évité un certain nombre d’erreurs.

    • @Anton, de façon précise : quelles “erreurs” ?
      Attendons le rapport de 2022 puisque c’est le sujet de cet article.
      Aussi, méfions nous des “résumés pour l’exécutif”. Par exemple, il me semble que le résumé du GIEC destiné aux politiques affiche fièrement la courbe en crosse de hockey de Mann : cela en dit long sur le platisme ambiant. Mieux vaut donc se fier aux rapports scientifiques.

      • Ben, très bien ! Lisez-le alors, puisque vous voulez lire des rapports scientifiques. Ca en est un, écrit par des chercheurs qui publient dans le domaine.

        Résumé exécutif, d’ailleurs, pas “résumé pour l’exécutif”. C’est autre chose.

        • Pour faire simple, Anton dit que l’auteur aurait dû citer ces rapports qui disent qu’il y a encore beaucoup d’émissions humaines de CCl4, et que donc il est normal que l’O3 soit encore en partie détruit par ces émissions.

          D’après cet article, ils estiment que les émissions de CCl4 depuis les USA représentent 8% des émissions annuelles de CCl4 :
          https://csl.noaa.gov/news/2016/182_0229.html

        • @Anton C’est toujours un plaisir de vous lire.
          Exécutif, nom masculin : “Organe exerçant le pouvoir exécutif d’un État.”. Dictionnaire Larousse. C’est autre chose 😉

          J’aurais aimé quand même en savoir davantage sur ces “erreurs” : Erreur, preuve, hypothèse, prédiction, tout cela semble être un peu la même chose donc. Après tout, Sandrine Rousseau nous a mis en garde: “Le monde crève de trop de rationalité, je préfère des femmes qui jettent des sorts plutôt que des hommes qui construisent des EPR”. Je pense qu’il y a des femmes qui construisent des EPR, qu’en pensez vous ?

          • “Un rapport exécutif, ou résumé exécutif, est un document écrit ou oral qui rassemble les points saillants d’un rapport plus long.”

            Même le rapport “NIPCC”, parfaitement ridicule par ailleurs, a un “Executive summary”.

            En tout cas, en lisant le Ozone Assessment, l’auteur ici aurait compris qu’on savait depuis le début que le stabilisation, et surtout la résorption du trou d’ozone aillait prendre des décennies. Et on voit les effets : non seulement la superficie s’est stabilisée depuis 1990 environ, mais aussi les concentrations minimales commencent à augmenter. Il suffit, encore une fois, de lire le rapport. Ou, plus facile pour le grand public, lire le document “Twenty questions an answers about the Ozone layer: 2018 update”, une sorte de FAQ produit par les auteurs du Ozone Assessment (https://csl.noaa.gov/assessments/ozone/2018/twentyquestions/). Voir par exemple la figure Q11-1 (page 42), et tout est immédiatement clair. On comprend tout de suite que l’article écrit par notre ami FBL est à oublier direct.

          • Donc le résumé exécutif est destine aux non scientifiques, principalement à l’exécutif. J’ai le droit de l’écrire, tout comme vous avez le droit de mettre en avant des arguments tendant a souligner que la probabilité d’une hypothèse A est plus grande que celle de l’hypothèse B — au passage, je suis plutôt d’accord et je l’étais avant d’écrire mon premier message — mais ce ne sont pas des “erreurs”.

            La terminologie n’est pas un détail, il en va de la crédibilité de la science. La majorité des militants “pour le climat” s’imagine que le lien de causalité entre les émissions humaines de CO2 et le réchauffement observé a été démontré. Or une immense proportion des articles retenus par le GIEC sont des modèles, c’est a dire des études de l’ampleur du réchauffement selon cette hypothèse; qui n’est en rien prouvée. La nuance est d’une importance critique.
            UN seul article prouvant ce lien de causalité suffirait à clore le débat. Mais il n’existe pas.
            Pour en revenir déca l’Ozone, avant de conclure au ridicule du point de vue de “FBL”, attendons le rapport de 2022 plutôt que de faire un pas en arrière de quatre ans, puisque c’est le sujet de cet article.

  4. Ah bon, TP, aucun article ne prouve l’existance de l’effet de serre ? Lisez par exemple Philipona et al., “Radiative forcing – measured at Earth’s surface – corroborate the increasing greenhouse effect”, Geophysical Research Letters, 2004.

    Il faut arrêter de délirer. Même Lindzen et Curry ne contestent pas que l’effet de serre existe. Leur “avis” (bien payé pour Lindzen en tout cas) est seulement que cet effet est plus faible que les 3°C généralement acceptés pour un doublement de la concentration de CO2.

    • @Anton, qui conteste l’existence d’un “effet de serre” ? Relisez la phrase (c’est du français) : “s’imagine que le lien de causalité entre les émissions humaines de CO2 et le réchauffement observé a été démontré.”
      Rien à voir donc.
      Cet échange devient ridicule. Soit vous n’avez aucune compétence scientifique, soit vous débutez. Ce n’est pas un crime, mais dans ces conditions votre ton suffisant et votre manque de nuance sont d’une bêtise, mais d’une bêtise…

      • TP. Sérieux. L’article montre clairement des changements du bilan radiatif liés à l’augmentation des gaz à effet de serre, conformément aux prédictions. A votre avis, est-ce que bilan radiatif a un rôle dans climat, oui ou non ? Que ça ne vous convienne pas, je veux bien le croire, mais c’est votre problème, pas le mien. Il vous faut des arguments un peu plus solides que des insultes.

        Ou voulez-vous parler de l’attribution ? Facile. Commençons par le fait que le Prix Nobel de Phyisque 2021 a été attribué non seulement à Manabe (pour les projections climatiques avec un modèle radiatif-convectif 1d, confirmés par la réalité que vous ignorez), mais aussi à Klaus Hasselmann pour les méthodes d’attribution qui ont été utilisées de multiples fois depuis – par exemple par Gillett et al., Nature Climate Change, 2021, qui montre très clairement ques étaient les rôles respectifs de la variabilité solaire, de la variabilité interne, des volcans, de l’utilisation des terres, des émissions d’aérosols et des gaz à effet de serre dans le réchauffement sur le dernier siècle – basé sur la structure spatio-temporelle du réchauffement observé et les structures spatio-temporelles des forçages.

        Sinon, vous voulez quoi ? Quelle serait la preuve que vous vous voulez ? Une expérience contrôlée en double aveugle avec deux cents planètes ? (Avant de donner une réponse, réfléchissez quelle preuve serait équivalente à celle que vous demandez pour un certain nombre d’autres problèmes scientifiques comparables, genre la structure interne de la Terre ou la tectonique, l’évolution des espèces,…)

        • @Anton, je ne veux rien, justement !

          Vos réponses sont assez systématiquement hors sujet (j’inclus la toute dernière, malheureusement, vu la question soulevée plus haut). Le remarquer n’est pas vous insulter. La science ne consiste pas à empiler des citations qui traitent des questions distinctes, liées entre elles uniquement par des mots clés et allant dans un certain sens politique, ni à brandir des titres de prix Nobel pour convaincre un auditoire. La raison pour laquelle je fais l’effort de vous répondre, bien que ce soit un peu un dialogue de sourd quand même, est justement celle-ci : si la science est ainsi utilisée, malmenée, nous retournons dans un monde obscurantiste.

          N’y voyez donc rien de personnel, je ne vous connais pas. Votre démarche est courante, je la retrouve en lisant les articles de presse de personnes croyant en toute bonne foi avoir le bagage nécessaire pour écrire des articles de vulgarisation, ou faire de la pédagogie pour des lecteurs qu’ils considèrent moins instruits qu’eux même. Certains de ces journalistes ou militants ont pignon sur rue et parfois même une formation scientifique, Nathalie Mayer sur Futura ou encore Jean-Marc Jancovici. Il n’y a donc vraiment rien d’insultant pour vous.

          En revanche, oui, je pense le danger issu de gens confondant politique, émotions et rationalité, utilisant la science comme autorité pour provoquer des changements sociétaux majeur est critique.

          Quels que soient les jeux de données, le sujet traité, la technique : un modèle prédit un intervalle de valeurs pour une ou plusieurs variables de réponse, selon des hypothèses de corrélation, qui permettent de déterminer quelles sont les variables d’entrée et quelles sont les variables de réponse. Si la corrélation n’a pas été établie, le modèle ne saurait être utilise pour prouver les hypothèses sur lequel il est fondé. Les modèles ne peuvent donc pas, par construction, démontrer l’existence d’un forçage du CO2 issu des émissions humaines. Ils peuvent mesurer un impact, un ordre de grandeur, sous réserve que l’hypothèse retenue soit juste.

          Une corrélation n’est par ailleurs pas un lien de causalité. Il ne s’agit pas uniquement de déterminer le sens de la causalité, mais de concevoir qu’il peut y avoir d’autres facteurs, non présents dans le jeu de données, expliquant la corrélation observée ou prédite. Le fait qu’un modèle ait bien retracé la courbe observée sur ces trente dernières années — que ce soit sur la température ou toute autre mesure — ne prouve rien d’autre que le fait qu’il n’est pas un contre exemple aux hypothèses de causalité sur lesquelles il a été construit.
          Croyez moi ou non, avec quelques variables, je peux vous écrire en quelques heures un modèle qui “over-fit” n’importe quelle hypothèse de causalité issue d’une corrélation mesurée. Je peux vous faire le modèle parfait pour A->B ou B->A et ce même si la corrélation entre A et B est issue de C. Cela ne démontre absolument rien. Sinon, ce serait une preuve par l’exemple. D’où cette terrible notion de “consensus” promue par la communauté des climatologues, qui joue là sa survie à long terme.

          Enfin, les valeurs comptent. Être pour 0,01% la cause d’en effet ce n’est pas en être la cause. Être pour 2% c’est un peu en être la cause. Être pour 70% c’est en être la cause principale. Quand vous confondez l’existence d’un effet de serre, ou le fait que le CO2 soit un gaz à effet de serre, avec le rôle des émissions humaines de CO2 dans le réchauffement climatique, vous êtes dans ce biais. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un débat entre anthropique et naturel. Connaît-on les effets de l’urbanisation sur la formation des nuages ? Ces simples questions montrent l’étendue de l’ignorance des scientifiques, toutes communautés confondues, sur un sujet aussi complexe que le climat. Cela devrait inviter les politiques à une grande prudence vis à vis des conclusions des climatologues, qui vivent (au sens propre) des hypothèses fondatrices de leur jeune discipline.

          • Tous les travaux scientifiques publiés dans les meilleurs journaux scientifiques (Nature, Science, PNAS) montrent de façon unanime que les facteurs humains expliquent 100% du changement climatique. Toutes les institutions scientifiques fiables le disent haut et fort aussi : Académies de Science de tous les grands pays, les institutions de recherche crédibles du genre CNRS, Société Max Planck, NASA, ESA et j’en passe, les sociétés savantes du genre EGU, AGU, SFP, EPS, etc etc. Le Prix Nobel de Physique 2021 pour les climatologues le confirme avec éclat. Qui êtes-vous pour croire que vous savez mieux ? Soyez sérieux pour une fois.

            Là, vous allez jusqu’à dire que ça ne sert à rien de faire référence à des articles scientifiques (publiés dans des journaux de référence). Mais à quoi, croyez-vous, sert la littérature scientifique sérieuse ? A être ignorée quand elle ne vous plaît pas ?

            Bien sûr il y a des gens qui ne veulent pas accepter la réalité, et qui ne voudront jamais. Obstinez-vous à chercher des arguments 1000 fois réfutés dans des coins sales de l’internet si vous voulez. On trouve toujours quelqu’un pour dire n’importe quoi sur internet si on cherche bien et si on prend soin de soigneusement écarter toute information sérieuse. Mais la réalité ne se laisse pas ignorer infiniment.

            Entre-temps, gardez la trace de vos écrits pour les montrer à vos petits-enfants dans 30 ans si vous avez le courage (et l’âge).

            D’ailleurs, faites-vous un peu de mal et cherchez ce que les climato-sceptiques ont écrit il y a 20, 30 ans… regardez leurs prédictions pour le climat des années 2020. Je vous garantis que ça va être édifiant ! “Le changement climatique s’est arrêté en 1998”, ça vous rappelle quelque chose ? Les prévisions hasardeuses de Gervais faites vers 2010, basées sur le pseudo-cycle de 60 ans, complètement à jeter à la poubelle déjà maintenant ? On en parle ?

            Entre-temps, je répète : l’article ci-dessus sur l’ozone, écrit par notre ami FBL, ignore toute la littérature scientifique existante.

  5. Voyez, en écrivant trop vite car c’est extrêmement consommateur en temps, je me suis emmêlé les pinceaux:

    Quels que soient les jeux de données, le sujet traité, la technique : un modèle prédit un intervalle de valeurs pour une ou plusieurs variables de réponse, selon des hypothèses de CAUSALITE, qui permettent de déterminer quelles sont les variables d’entrée et quelles sont les variables de réponse. Si la CAUSALITE n’a pas été établie, le modèle ne saurait être utilise pour prouver les hypothèses sur lequel il est fondé. Les modèles ne peuvent donc pas, par construction, démontrer l’existence d’un forçage du CO2 issu des émissions humaines. Ils peuvent mesurer un impact, un ordre de grandeur, sous réserve que l’hypothèse retenue soit juste.

    • En ce qui concerne les preuves : Si on sait quel est la sensibilité climatique (réchauffement à l’équilibre lors d’un doublement de la concentration de CO2), et si on veut bien accepter l’évidence sur la raison de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, on a déjà l’essentiel.

      Pour ce qu’on sait sur la sensibilité climatique, lisez donc Sherwood et al., “An Assessment of Earth’s Climate Sensitivity Using Multiple Lines of Evidence”, Reviews of Geophysics, 2020. (Article cité déjà 120 fois en moins de deux ans). Vous verrez qu’ils n’utilisent PAS les modèles de climat pour déterminer cette valeur fondamentale qui dit déjà tout.

      Voici le résumé :
      “We assess evidence relevant to Earth’s equilibrium climate sensitivity per doubling of atmospheric CO2, characterized by an effective sensitivity S. This evidence includes feedback process understanding, the historical climate record, and the paleoclimate record. An S value lower than 2 K is difficult to reconcile with any of the three lines of evidence. The amount of cooling during the Last Glacial Maximum provides strong evidence against values of S greater than 4.5 K. Other lines of evidence in combination also show that this is relatively unlikely. We use a Bayesian approach to produce a probability density function (PDF) for S given all the evidence, including tests of robustness to difficult-to-quantify uncertainties and different priors. The 66% range is 2.6–3.9 K for our Baseline calculation and remains within 2.3–4.5 K under the robustness tests; corresponding 5–95% ranges are 2.3–4.7 K, bounded by 2.0–5.7 K (although such high-confidence ranges should be regarded more cautiously). This indicates a stronger constraint on S than reported in past assessments, by lifting the low end of the range. This narrowing occurs because the three lines of evidence agree and are judged to be largely independent and because of greater confidence in understanding feedback processes and in combining evidence.”

      Eh oui. Des faisceaux de preuves (lines of evidence) multiples et indépendants.

      Donc on sait: A l’équilibre, pour un doublement de la concentration de CO2, on a +3°C (entre 2.6 et 3.9). Sans modèles de climat. Je répète, sans modèles de climat. OK ?

      • Ensuite, TP, informez-vous sur les méthodes d’attribution qui ont valu le Prix Nobel de Physique 2021 à Klaus Hasselmann. Là aussi, ce ne sont pas les modèles de climat qui donnent l’amplitude des effets relatifs des variations de gaz à effet de serre, des volcans, de l’activité solaire, de la variabilité naturelle !

        Les modèles permettent de déterminer les structures spatio-temporelles de ces effets individuels. Ils permettent de connaître la structure spatiale des réponses (par exemple, un refroidissement (prédit et observé) de la haute atmosphère suite à l’augmentation de l’effet de serre – voir le Prix Nobel de Physique 2021 pour Manabe…).

        On connaît la forme de l’évolution temporelle des forçages, par exemple (augmentation de la concentration de CO2, CH4, etc, diminution de la TSI depuis 1979 (oui, j’appuie là où ça fait mal, désolé), années d’éruptions volcaniques majeures,…).

        Donc ce qu’on fait, c’est (dit simplement) de chercher l’amplitude de l’effet de chacun des facteurs qui donne la réponse spatio-temporelle la plus cohérente avec les variations de température observées. Donc ce ne sont pas les modèles qui disent que les GES ont causé un réchauffement d’environ 1.5°C, que les aérosols ont causé un refroidissement de 0.4°C, que le soleil, c’est que dalle, que les volcans, c’est à peu près 0 (plus ou moins 0.1°C, de mémoire). OK ? PAS les modèles. Même si les climato-désinformateurs s’obstinent à le dire, et même si vous gobez leurs mensonges avidement.

        Pour en savoir un peu plus, lisez Gillett et al., Nature Climate Change, 2021.

        Et je répète encore une fois, pour qu’on puisse enfin revenir sur le sujet que vous nous avez fait quitter : l’article ci-dessus sur l’ozone, écrit par notre ami FBL, ignore toute la littérature scientifique existante.

        • Le climat est un système chaotique donc supposer un état stable est une hypothèse forte.

          Vous ne semblez pas saisir que la démarche consistant à missionner des labos — et les financer — pour exhiber des corrélations sur de nouvelles données correspondant à une hypothèse de causalité n’a pas de valeur scientifique. Ça ne prouve rien. Vous pouvez empiler des études, ça n’apporte rien concernant l’hypothèse formulée. Ce n’est pas une opinion, ce sont les bases élémentaires de la logique. Un raisonnement abductif perd son sens des qu’il existe un biais sur les exemples utilisés pour estimer une probabilité. Les prix et distinctions ne changent pas la dure réalité mathématique.

          Cela ne veut pas dire qu’etudier certaines hypothèses est inutile. Le temps de la science est long, donc on ne sait pas. Mais on est a des années lumières de la vérité que vous croyez détenir.
          Quand aux comparaisons avec ce qui s’écrivait il y a vingt ans, je vous renvoie aux inepties d’Al Gore ou de certains climatologues au début des années 2000. Ce n’est d’ailleurs pas grave, c’est le jeu de la science. Ce qui est plus grave est de lpolitiser la science, car les conséquences sont alors visibles dans la socieye réelle, civile.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

captcha