Conférence avec Richard Lindzen le mercredi 14 octobre à 18h

L’antenne Île-de-France de notre association recevra l’ancien climatologue au MIT et membre de notre comité scientifique pour une conférence exceptionnelle sur la politique climatique actuelle des États-Unis.

Elle se tiendra mercredi 14 octobre à 18h au Musée Social (5 rue Las Cases, Paris VIIe).

L’entrée est gratuite pour les adhérents à l’Association des Climato-Réalistes à jour de leur cotisation. Les personnes non-adhérentes ou qui ne seraient pas à jour de leur cotisation, devront s’acquitter d’un droit d’entrée de 50€.

Inscription obligatoire auprès de Marie-France Suivre. mfsuivre@hotmail.fr 

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28 réflexions au sujet de « Conférence avec Richard Lindzen le mercredi 14 octobre à 18h »

  1. Droit d’entrée de 50€… Très bonne idée, elle devrait permettre de filtrer les trolls prosternés devant Saint-GIEC, car sûrement trop radins pour se payer le plaisir de ratiociner en public. Dans le même ordre d’idée, pourquoi ne pas réserver l’accès aux commentaires des articles aux seuls adhérents de l’ACR, un peu comme ce qui se pratique sur le site WUWT ? Cela permettrait de nettoyer les commentaires et de se concentrer sur le fond.
    Qu’en pense-t-on en haut-lieu ?

    • Cher Serge, quelle idée lumineuse : défendre le « débat ouvert et libre » en mettant l’entrée à 50 € et en réservant les commentaires aux adhérents. La libre contradiction, mais avec videur à l’entrée et badge de conformité idéologique. 🎟️

      Richard Lindzen a une vraie carrière scientifique : météorologue dynamique, professeur émérite au MIT, personne ne le nie. Mais un CV, même prestigieux, ne transforme pas une conférence associative en réfutation de l’AR6WGI. La science ne fonctionne pas au pedigree, mais aux données, aux méthodes, à la revue par les pairs et à la confrontation avec l’ensemble de la littérature.

      L’AR6 WGI, consacré aux bases physiques du climat, conclut « sans équivoque » que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres. Si Richard Lindzen a de quoi renverser cela, le lieu décisif ne sera pas le Musée Social : ce seront les publications, les données et l’examen critique par les autres chercheurs.

      Et puisque la conférence annoncée porte sur la politique climatique actuelle des États-Unis, pas sur une nouvelle découverte physique, il serait prudent de ne pas déjà vendre l’enterrement du GIEC avec le billet d’entrée. À 50 €, ce serait dommage de repartir seulement avec une homélie climato-dénialiste et un tote bag du doute fabriqué. 😏

      Quant à « nettoyer les commentaires », merci pour l’aveu : quand la contradiction dérange, on ne répond plus sur le fond, on rêve de fermer la porte. C’est moins « science libre » que petite chapelle entre convaincus.

      • La contradiction qui dérange…
        Ben tiens donc, cette contradiction révèle surtout chez les trolls réchauffistes une totale absence d’esprit critique. Et de ça, on s’en passerait volontiers.

        • ce type va bientôt mourir à cause de son CO2 et tu ne verras jamais ses commentaires sur ce site.
          Ne lui réponds pas, ne casses pas ta tête .

      • Alex Kibkalooo 30 septembre 2026 22 h 44 min

        « défendre le débat ouvert et libre en mettant l’entrée à 50 €… » : vos délires climatiques nous coûtent déjà des milliards, on ne va pas en plus vous laissez pourrir gratuitement une conférence au motif que vous êtes habitué à nous faire les poches.

        « …et en réservant les commentaires aux adhérents » : voir les champions de l’épuration scientifique et médiatique s’offusquer qu’un simple blog envisage de nettoyer son forum de vos fientes automatisées est cocasse. 99% des médias sont à votre botte et interdisent toute expression contradictoire, ça ne vous suffit pas ?

        « un CV, même prestigieux, ne transforme pas une conférence associative en réfutation de l’AR6WGI  » : c’est toujours mieux qu’un bac -5 qui le soutient sans en comprendre un mot à coup de copiés/collés d’IA. Rappelez-nous votre CV, juste histoire de rire…

  2. Non surtout ne pas limiter l’accés aux seuls adhérents. Nous serions privés des commentaires du délicieux Anton qui trouve toujours des tas d’articles, de références, de climatologues qui pour étayer ses arguments.
    Ce qui est bien inutile tant le nombre de promoteurs du réchauffement climatique par le CO2 est important, et même dominant.
    Mais le même Anton attaque et dénigre – et parfois avec violence – les auteurs lorsqu’il devient à court d’arguments.
    Les attaques ad hominem ne grandissent pas leurs auteurs …

    • Vous êtes trop bon. Quant à moi, j’en ai assez de lire les commentaires que ces trolls rabâchent, commentaires tronqués des publications pourtant peer-reviewees jusqu’au trognon et qui ne correspondant pas à leur croyance. Au lycée on m’avait appris qu’une bonne dissert’ comporte these, antithèse et synthèse. Eux, s’arrêtent à thèse. Et encore, leur thèse se borne à l’invocation des rapports caviardés du GIEC.

      • Je pense aussi qu’il faut les laisser s’exprimer. Cela nous grandit et rabaisse les sites réchauffistes et ceux de tous les médias qui nous empêchent de nous exprimer.
        Cela prouve que nous ne craignons pas la critique quand elle est fondée, contrairement à eux qui craignent par dessus tout nos arguments, vu les incohérences de leur dogme.
        Les novices qui débarquent sur le site ont vite fait de voir qui est agressif, et qui cherche à établir la vérité.

          • Personne ne dit qu’il n’y a pas de réchauffement.
            Depuis le Covid, les revues à « comité de lecture », méf méf…
            Et quand tous les médias aux ordres bêlent à l’unisson, encore plus.

            Vous allez donc attendre très très longtemps.

          • Arthur, vous demandez : « Qui soutient l’idée qu’il n’y a pas de réchauffement ? Où avez-vous lu ça sur ce site ? »

            Réponse courte : ici, sur le site de l’ACR, dans l’article de Rémy Prud’homme « D’une COP l’autre », publié le 27 octobre 2021. On y lit : « La température du globe n’a pas augmenté du tout au cours de ces six années », puis encore plus clairement : « depuis 2015 le réchauffement climatique s’est au contraire arrêté, et même transformé en un (léger) refroidissement climatique ». Voilà. Il suffisait de lire votre propre site avant de jouer au garde champêtre de la mémoire sélective. 🧐

            Soyons précis : personne ne prétend que l’ACR ait écrit qu’il n’y avait jamais eu de réchauffement. Le point est plus simple : l’ACR a bien publié noir sur blanc qu’à partir de 2015, le réchauffement climatique se serait arrêté. C’était précisément la question de Sheldon.

            Et comme souvent avec le bricolage climato-dénialiste, la ficelle était visible depuis la Lune : prendre six ans, commencer juste après un gros El Niño, confondre variabilité courte et tendance climatique, puis annoncer que la physique du climat vacille. Un grand moment de statistiques au couteau à beurre 🔪.

            Depuis, l’Organisation météorologique mondiale a publié son analyse consolidée de huit jeux de données indépendants : les années 2015 à 2025 sont les onze années les plus chaudes jamais enregistrées, et 2023, 2024 et 2025 sont les trois plus chaudes dans chacun de ces jeux de données. La température moyenne mondiale de 2025 est estimée à 1,44 ± 0,13 °C au-dessus de 1850-1900.

            Donc, pour répondre à votre « Où avez-vous lu ça ? » : sur le site de l’ACR. Et les observations qui ont suivi ont fait ce que font souvent les observations face aux slogans : elles les ont tranquillement pulvérisés. 😘

        • Arthur 1 octobre 2026 19 h 43 min

          Laisser chacun s’exprimer est une chose, accepter le trollage intensif d’individus qui ne font que rabâcher les copiés-collés qu’une IA pond à la chaîne en est une autre.

          Si vous doutez, soumettez n’importe quel texte de Kibkalooo sur https://www.pangram.com/. Le résultat est toujours le même : Texte 100 % IA

          À quoi bon s’être débarrassé du troll MLA/Brionne si c’est pour le laisser sévir sous le pseudo de Kibkalooo ?

          Je ne comprends pas que les responsables de l’ACR ne prennent pas la mesure du problème.

          • Fascinant, Lescure : votre indignation contre l’IA est d’autant plus savoureuse que l’ACR publiait triomphalement, le 19 juillet, « Un modèle de pointe d’IA réfute les conclusions du GIEC ». Quand Grok récite votre catéchisme climato-dénialiste, c’est une révolution scientifique. Quand un commentaire vous répond avec des sources, c’est du « trollage ». La cohérence a visiblement pris un jour de RTT. 🤡

            Le plus drôle, c’est que la pseudo-étude mise en avant par l’ACR présente Grok 3 beta comme auteur principal et précise que l’IA a rédigé le manuscrit, sous la supervision d’un attelage assez baroque, dont le clarinettiste Jonathan Cohler. Donc une IA qui attaque le GIEC, 234 auteurs et 14 000 études synthétisées pour l’AR6 WGI, serait crédible ; mais un éventuel usage d’IA dans un commentaire rendrait automatiquement le raisonnement nul ? Charmante logique de buffet à volonté : vous prenez l’IA quand elle vous arrange, vous crachez dedans quand elle vous contredit.

            Et votre oracle Pangram ne réfute toujours rien. Même si un détecteur écrit « 100 % IA » en lettres clignotantes, cela ne démontre ni qu’une source est fausse, ni qu’une citation est tronquée, ni qu’un raisonnement est invalide, ni qu’une personne serait le pseudo d’une autre. Cela démontre seulement que vous avez trouvé un outil en ligne et que vous l’utilisez comme un détecteur de sorcellerie numérique 🔮.

            Alors essayons une méthode un peu plus adulte : si vous voyez une erreur, citez-la. Document erroné, chiffre faux, lien non pertinent, citation déformée, raisonnement invalide. Mais agiter « Pangram dit IA » pour éviter de répondre sur le fond, c’est juste remplacer l’argumentation par un hochet technologique.

            Bref : quand Grok pond 16 pages contre le GIEC, vous applaudissez. Quand vos slogans sont démontés, vous appelez la modération. Ce n’est pas un travail de vérification, c’est une crise d’urticaire dès qu’une contradiction apparait. 😘

  3. En haut lieu, j’espère qu’on pense comme moi, qu’il faut laisser la porte ouverte à ceux qui ne pensent pas comme nous, même s’ils ne veulent pas cotiser pour payer leurs commentaires: on ne paye pas non plus pour aller voter , même si nos impôts sont souvent prélevés pour payer autre chose que pour les biens qu’on finance.
    L’IA est entrain de bouffer la nôtre ; il faudrait bien que celle-ci continue de nous servir pour éduquer les trolls trop manipulé par l’intelligence artificielle .

  4. Note d’enquête institutionnelle : La fabrique du consensus au GIEC

    L’histoire du mot « Unequivocal » dans l’AR6 WG1 (2021) et ses coulisses géopolitiques

    Ce document retrace la chaîne de décision précise qui a conduit à l’introduction du terme « sans équivoque » (unequivocal) dans le Sixième rapport d’évaluation (AR6) du Groupe de travail 1 (WG1) du GIEC. Il met en lumière le chevauchement institutionnel entre l’expertise scientifique, l’administration climatique et la diplomatie économique.

    I. La chronologie factuelle du texte (De la science à la diplomatie)

    L’examen des archives publiques du GIEC, des commentaires de relecture et des rapports de session de l’IISD (International Institute for Sustainable Development) permet de reconstruire la trajectoire du paragraphe clé A.1 :

    Phase 1 : L’élaboration et la revue du projet scientifique
    1. Rédaction initiale : Le WG1 (Bases physiques du climat) élabore le premier projet du Résumé pour les décideurs (SPM).
    2. Le commentaire d’Éric Brun : Lors de la première revue du SPM, Éric Brun (identifié officiellement comme représentant de la France via la DGEC/ONERC – Direction générale de l’Énergie et du Climat) soumet un commentaire écrit demandant de respecter la rigueur scientifique :
    « Please use the IPCC calibrated language along with or instead of “It is unequivocal”. » (Merci d’utiliser le langage calibré du GIEC à la place ou en plus de « C’est sans équivoque »).
    3. Le retrait du mot : Les auteurs scientifiques acceptent cette remarque et répondent formellement :
    « “unequivocal” no longer features in the revised SPM. » À ce stade, le mot est supprimé pour respecter les critères des probabilités statistiques (type likely ou very likely).

    Phase 2 : Le passage aux gouvernements (Mai 2021)
    Le projet révisé est transmis sous le statut de Final Government Distribution. Le processus bascule : on quitte le laboratoire scientifique pour entrer dans l’arène de l’examen gouvernemental.

    Phase 3 : L’approbation intergouvernementale (Session IPCC-54, Été 2021)
    1. Composition de la délégation française : Le document officiel de la session montre un chevauchement direct. Plusieurs représentants de l’État français appartiennent aux administrations chargées de concevoir et d’appliquer la politique climatique nationale (DGEC / ONERC) : Éric Brun, Jérôme Duvernoy, Vincent Bourcier, Margot Eyraud, Mathilde Mousson. S’y ajoutent des diplomates (ministère des Affaires étrangères).
    2. La motion du Luxembourg : Lors de l’examen du paragraphe A.1, plusieurs pays demandent un durcissement sémantique. La délégation du Luxembourg propose :
    « observed warming of the climate system is unequivocally caused by human influence ».
    3. Le bloc des soutiens : Cette proposition politique de durcissement est activement appuyée par plusieurs délégations, dont la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Irlande. Elle est initialement contestée par l’Arabie saoudite, la Chine et l’Inde.
    4. Le compromis et le « Fait établi » : Les auteurs du GIEC proposent un compromis sémantique : « human influence has unequivocally warmed the atmosphere, ocean, and land ». Face aux objections, la coprésidente du WG1, Valérie Masson-Delmotte, s’aligne sur ce choix en déclarant qu’il s’agit d’un « constat de fait » (a statement of fact).
    5. La capitulation diplomatique : L’Arabie saoudite finit par lever son veto en échange d’ajustements éditoriaux mineurs. Le texte est adopté à l’unanimité. La phrase officielle finale devient :
    « It is unequivocal that human influence has warmed the atmosphere, ocean and land. »

    II. L’analyse systémique : Le mécanisme de la « Boucle Circulaire »

    Cette chronologie met en évidence une faille déontologique majeure si on l’analyse sous l’angle des standards classiques de l’expertise publique indépendante.

    1. La confusion des rôles : La structure même du GIEC organise l’absence de frontière étanche entre l’évaluateur et l’exécuteur. Les fonctionnaires d’une administration nationale (DGEC) participent à la validation internationale du diagnostic qui légitime leur propre feuille de route, leurs budgets et leurs taxes au niveau national.
    2. L’angle mort de la Charte de Déontologie : Le GIEC possède une Politique de gestion des conflits d’intérêts très stricte pour traquer les biais des chercheurs. Cependant, cette charte est totalement inapplicable aux délégations gouvernementales. En tant que représentants d’États souverains, les fonctionnaires ont constitutionnellement le droit de défendre l’agenda politique de leur ministère sans aucun contrôle déontologique du GIEC.

    III. Les coulisses géopolitiques : Pourquoi les cartes sont biseautées

    L’introduction de ce mot absolu et la capitulation finale des pays de l’OPEP s’expliquent par trois mécanismes de la diplomatie internationale :

    1. Le Luxembourg comme « fusible sémantique »
    Le Luxembourg n’est pas intervenu en raison de son poids géographique, mais en tant que place financière dominante de la zone euro et contributeur majeur du GIEC (il héberge des unités de soutien technique du GIEC et a fait de la « finance verte » sa vitrine de réputation internationale).
    Dans le multilatéralisme, les grandes puissances (comme la France ou le Royaume-Uni) utilisent souvent un petit État allié comme « proxy » pour lancer une motion dure. Cela permet d’éviter un blocage frontal immédiat avec les géants pétroliers tout en déclenchant un effet de meute diplomatique dès que le mot est posé sur la table.

    2. Le silence pragmatique de la concurrence européenne (Italie, Espagne)
    Pendant que la délégation française montait en première ligne au nom de la vertu climatique, d’autres nations européennes comme l’Italie et l’Espagne ont observé un profil bas. Leurs administrations maintiennent traditionnellement la question financière et industrielle au premier plan pour protéger la compétitivité et l’emploi de leurs grands champions industriels publics ou d’État. Ce silence calculé leur permet de récupérer en coulisses des marchés commerciaux et industriels laissés vacants par la diplomatie plus agressive de Paris.

    3. Le grand « troc » des pays de l’OPEP
    Riyad et les pays producteurs ne sont pas dupes de cette stratégie. S’ils acceptent in fine de valider le mot « unequivocal » à l’ONU, c’est par pur calcul d’intérêts croisés :
    * Acheter une paix médiatique : Valider le volet scientifique (WG1) permet d’éviter l’isolement diplomatique et d’afficher une posture de responsabilité internationale.
    * Compartimenter les négociations : En cédant sur la sémantique de l’atmosphère, ces pays sécurisent des concessions majeures dans les volets économiques du rapport (WG3), notamment en imposant la reconnaissance des technologies de capture du carbone plutôt que l’arrêt immédiat de l’extraction. Ils monnaient également ce consensus contre des accords bilatéraux de sécurité et des partenariats stratégiques lourds avec les pays occidentaux.

    Conclusion : La déconnexion démocratique

    Pour le citoyen, ce processus s’apparente à un tribunal factice où les règles de la contradiction sont inversées :
    * L’évaluateur et le procureur fusionnent : L’administration nationale instruit à charge au niveau international pour appliquer ses contraintes réglementaires au niveau national.
    * Les jurés sont parties prenantes : La constellation de vulgarisateurs et d’ONG reprennent le slogan final comme un dogme indiscutable (« La science est établie, circulez »), théorisant que l’urgence justifie le sacrifice de l’indépendance de la méthode.
    * L’accusé est sans avocat : Le contribuable et le tissu industriel sont exclus de cette pièce close. La prudence statistique initiale des scientifiques est gommée au profit d’un texte de nature purement intergouvernementale.

    • J’ai vu tout d’abord ce « pavé » de commentaire avec circonspection mais après l’avoir lu intégralement avec attention il apporte un réel supplément à l’article.

    • Votre « enquête institutionnelle » a un petit problème, Dany : les archives que vous brandissez la détruisent dès qu’on les lit jusqu’au bout.

      Dans le commentaire 27741, Éric Brun demande bien d’utiliser le langage calibré du GIEC avec, ou à la place de, « It is unequivocal ». Les auteurs lui répondent d’abord que le terme « unequivocal » ne figure plus dans le SPM révisé. Très bien. Mais ils précisent aussi que le langage d’incertitude du GIEC ne s’applique pas forcément aux affirmations reposant sur des preuves et une compréhension suffisamment solides pour être traitées comme des constats de fait. Autrement dit, ils ne retirent pas « sans équivoque » pour introduire du doute : ils le remplacent par une formulation du même niveau de force scientifique.

      Et c’est exactement ce que montre le SPM transmis aux gouvernements, avant l’approbation politique. Le texte ne dit pas « likely », ni « very likely », ni « on verra bien ». Il dit : « It is an established fact that human influence has warmed the climate system and that widespread and rapid climate changes have occurred. » En français clair : c’est un fait établi que l’influence humaine a réchauffé le système climatique. Pas exactement le brouillard d’incertitude que votre roman essaie de vendre 🤡.

      Et le chapitre 3 complet de l’AR6 WGI, le rapport scientifique sur les bases physiques du climat, 234 auteurs et 14 000 études synthétisées, écrivait déjà avant l’approbation politique : « it is unequivocal that human influence has warmed the global climate system ».

      Donc votre thriller sur le Luxembourg, l’OPEP, la DGEC et le grand complot du mot magique s’effondre bêtement sur trois documents officiels : commentaires et réponses du premier du premier projet SPM, SPM transmis aux gouvernements, chapitre 3 du rapport complet transmis aux gouvernements avant approbation.

      Bref, vous avez découvert une archive, puis vous avez oublié l’étape ambitieuse : la lire. C’est beaucoup de mise en scène pour finir réfuté par vos propres pièces à conviction. Grand classique climato-dénialiste : ouvrir le dossier, arracher une phrase, refermer avant la page qui explique tout, puis appeler ça une « enquête » 🔥.

  5. Le ”prestigieux” (formule convenue) journal Nature vient de publier deux études successives aux résultats complètement opposés. ”Le réchauffement accélère la sévérité des sécheresses” (juin 2025), le suivant ” Les sécheresses ne montrent aucun signe détectable d’accélération sous le réchauffement récent”, publié 9 jours plus tard que le premier. Le premier vient de se faire canarder par une analyse approfondie des méthodes employées, ce qui a conduit à son retrait. Cet épisode s’ajoute à une accélération au cours des dernières années des retraits d’articles publiés (et pourtant peer-reviewés) dont le nombre atteindrait plusieurs milliers de cas (13.000 en 2023, toutes disciplines confondues, selon ”Rétractation Watch”).
    Dans le domaine des publis climatiques, le bouquet est atteint avec les papiers publiés (près de 17.000 entre 2010 et 2020) qui se basent (business as usual, ou paresse de l’ornière intellectuelle, comme on voudra) sur les modèles RCP8.5 et SSP5-8.5 du célèbre GIEC. Selon R. Pielke Jr. (PhD) et J. Ritchie (PhD) qui en ont fait un rapide inventaire, environ 4.500 auraient bien besoin d’une ré-analyse approfondie car se moulant sans trop d’esprit critique dans l’ornière du GIEC.
    Voilà, c’était pour faire un pied de nez aux deux trolls réchauffistes qui sévissent sur ce site et qui se gargarisent du mot magique ”peer-reviewé”, comme si ce processus était une garantie de qualité des articles publiés.
    Vu sur le site américain WUWT.
    Donc, Messieurs Dames, lorsque Anton/MLA/Brionne vous sert une référence biblio à l’appui, ne vous imaginez pas que c’est forcément la quintessence de la science. D’autant plus qu’on ignore totalement si le gaillard est compétent en climatologie, un argument qu’il est prompt en revanche à reprocher aux autres (caractéristique des trolls). Pendant l’épisode COVID, on a battu des records de ce point de vue.
    Les scientifiques sont comme tout le monde, soit persuadés qu’ils tiennent le bon bout dans leur étude, soit – mais là c’est plus grave – carrément malhonnêtes pour des questions de carrière, de financements, juste pour nourrir les gosses à la maison, quoi (business as usual).
    L’esprit critique est le credo du climat-réaliste de base, mais appelé négationniste par les suiveurs décérébrés.

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