Une taxe carbone peut en cacher bien d’autres

Par Rémy Prudhomme, Professeur des universités (émérite)

« Dieu, dit Bossuet, se rit des hommes qui se lamentent des conséquences dont ils chérissent les causes ».

Les écologistes promoteurs de la taxe carbone voulaient une énergie fossile chère, qui enverrait à tous un signal-prix (comme ils disent), qui réduirait la consommation d’énergie fossile, donc les émissions de gaz carbonique (CO2), sauvant ainsi la planète. A cet effet, ils ont préconisé des taxes carbones aussi lourdes que possible, d’au moins 200 euros par tonne de gaz carbonique, et freiné ou empêché les investissements dans la production de pétrole et de gaz. Le prix du pétrole dépasse les 100 dollars par baril. Celui du litre d’essence ou de gazole approche 2 euros. Nos écologistes, ainsi que tous les politiciens, haut-fonctionnaires et journalistes qui les ont soutenus, ont obtenu ce qu’ils voulaient. Les voilà pourtant qui se plaignent. Sans être Dieu, on en rirait si cela n’était pas aussi triste.

Structure du prix de l’essence, France, 2020
(Notes : Il y a 159 litres dans un baril. Il faut 2,2 litres de pétrole pour produire 1 litre d’essence. En 2020, le prix brut moyen du baril de pétrole a été de 42$. En 2020, le dollar valait 0,84€.)

Cherchons à savoir si, combien, et comment les variations de ces prix sont causées par des décisions politiques directement inspirées par l’idéologie écologiste dominante. L’analyse de la structure des prix de l’énergie et des biens liés peut aider à comprendre ce qui s’est passé, se passe, et va se passer. Pour fixer les idées et donner des ordres de grandeur, on a considéré le cas du pétrole ; mais celui du gaz est lié à celui du pétrole. On a aussi considéré la structure d’un bien important, l’essence ; mais le cas des autres biens utilisateurs de combustibles est comparable. 

Les chiffres se rapportent à 2020, et changent au cours du temps. Comme on va le voir, les coûts de production du pétrole, et les coûts de distribution (y compris les coûts de raffinage et de transport), qui sont les véritable coûts économiques, sont en effet largement constants dans le temps. S’intéresser aux variations des prix à la charge des consommateurs, c’est donc s’intéresser (1) aux variations des taxes spécifiques et (2) à celles des prix du pétrole brut. Huit facteurs d’évolution peuvent être identifiés et analysés sommairement.

Effet taxe carbone en France

Commençons par le cas des taxes, qui est le plus évident. On distingue les taxes générales, comme la TVA, qui frappent tous les produits, et les taxes spécifiques, qui ne frappent que certains produits. Les combustibles fossiles sont soumis à de lourdes taxes spécifiques. En fait, les carburants en France sont, de très loin, le produit le plus lourdement taxé après le tabac. Ils le sont depuis très longtemps, avec la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétique) qui constituait une sorte de taxe carbone avant la lettre. En 2014, on a augmenté la TICPE d’une véritable taxe carbone, appelée composante carbone, à un taux faible (de 17 euros par tonne) qui devait augmenter rapidement pour atteindre 100 euros par tonne. Ce taux atteignait 44 euros en 2018, lorsqu’il a suscité la révolte des Gilets Jaunes. Il a été bloqué à ce montant, qui correspond à 0,10 euros par litre de carburant. La plupart des institutions publiques d’études, telles que l’OFCE, le Conseil d’Analyse Economique, Terra Nova, l’IDDRI, le Conseil des Prélèvements Obligatoires, militent pour un retour rapide à des augmentations importantes de cette taxe carbone. En 2019, la très officielle Commission Quinet propose 250 euros par tonne de CO2 en 2030 (soit une augmentation de 0,57 euros par litre de carburant), et évoque 600-900 euros en 2050 (soit une augmentation de 1,4-2 euros par litre de carburant).

Effet taxe carbone européenne

L’Union européenne, qui se veut le champion de la transition énergétique, c’est-à-dire de la lutte contre les rejets de gaz carbonique, a instauré un système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE). Ce système est une forme de taxe carbone. Au lieu d’imposer un prix, ce qui conduit à une limitation des émissions, ce système impose une limitation des émissions, ce qui conduit à un prix. Il ne concerne que des installations industrielles (11 000) responsables de l’émission d’environ la moitié des émissions de gaz carbonique de l’Europe. Chacune de ces installations se voit attribuer gratuitement un quota d’émissions de gaz carbonique, inférieur à ce que ces entreprises émettraient spontanément. Les entreprises qui préfèrent rejeter plus que leur quota peuvent acheter des droits à émettre aux entreprises qui préfèrent émettre moins que leur propre quota. Il en résulte un prix de la tonne du gaz carbonique, ainsi d’ailleurs qu’une recette pour l’Union européenne. Ce prix, qui a longtemps été bas, s’approche de 100 euros par tonne. Bien entendu, en diminuant le volume de quotas qu’elle distribue, l’Union augmente ce prix de marché. Ce prix fonctionne comme une taxe sur les carburants. Il en augmente le coût pour les entreprises qui le payent (aux producteurs d’électricité par exemple), et qui le font payer aux utilisateurs finaux.

Mais c’est sans doute sur le prix du pétrole et du gaz que l’impact de l’écologisme est le plus marqué. Ces prix s’établissent au jour le jour sur des marchés mondiaux, et ils reflètent – comme pour tous les marchés – l’offre, la demande, et les conditions de marché.

Effet coûts de production

En ce qui concerne l’offre de combustibles fossiles, on pourrait imaginer que le coût économique de l’extraction augmente constamment, entrainant une hausse des prix. Du Club de Rome aux écologistes, beaucoup de bons esprits ont longtemps soutenu cette thèse. Les premiers gisements mis en œuvre sont les plus faciles d’accès et les moins coûteux à exploiter. Au cours du temps, ils sont remplacés par des gisements moins facilement accessibles et plus coûteux à exploiter. Viendra un jour où le coût d’extraction sera si élevé que la quantité extraite diminuera et finira par disparaitre. Le pétrole sera alors chassé du marché par les prix. Cette thèse était logique et séduisante. Mais fausse. Les coûts de production varient considérablement dans l’espace (de 10 dollars par baril en Arabie Saoudite à quelques 100 dollars près du pôle Nord) ; mais ils sont restés stables dans le temps. Les progrès de la technologie ont compensé l’aggravation des difficultés d’extraction. L’effet coût de production n’explique pas la hausse des prix des combustibles fossiles.

Effet Ukraine

Beaucoup de politiciens et de journalistes voient dans la guerre à l’Ukraine (qu’ils appellent incorrectement : guerre en Ukraine) la cause principale, voire unique, de l’augmentation du prix des combustibles fossiles. Ils se trompent. La réflexion le suggère. Les chiffres le montrent. Les sanctions vont certes réduire (peut-être modérément d’ailleurs) la vente de pétrole et de gaz de la Russie vers l’Europe, mais augmenter la vente de pétrole et de gaz russe vers la Chine, ce qui diminuera les achats de la Chine dans le reste du monde, favorisant les ventes du reste du monde à l’Europe, dans un jeu de chaises musicales. Au total, l’offre et la demande mondiale (qui déterminent le prix) seront assez peu modifiées. Les chiffres montrent que la hausse du prix du baril de pétrole est pour l’essentiel antérieure à l’invasion de l’Ukraine. Ce prix, qui avait atteint un point bas (20 dollars) en avril 2020, au plus fort de la crise de la covid, a augmenté régulièrement ensuite, pour atteindre près de 90 dollars en janvier 2022, avant la guerre, qui n’était pas anticipée par les marchés. Bien entendu, ces changements dans la structure géographique des échanges ne sont ni immédiats ni faciles. Ils s’accompagneront d’incertitudes et de ruptures temporaires d’approvisionnement, génératrices de hausses de prix elles-mêmes temporaires. Mais globalement, l’effet Ukraine sur l’offre de pétrole et de gaz, semble modeste. Le mettre au premier plan est une façon d’ignorer ou de masquer d’autres effets bien plus importants. 

Effet sous-investissement

Toujours du côté de l’offre, dans à peu près tous les pays développés, l’idéologie verte a systématiquement combattu les investissements dans la production de pétrole et de gaz. L’idée était simple : moins on extrait de combustible fossile, moins on en brûle, et moins on rejette de CO2. En Europe, le gaz et le pétrole de schiste ont été pratiquement interdits. Au Royaume-Uni, où des gisements importants ont été identifiés, et où des investissements étaient en cours, tout a été bloqué : surtout ne pas produire ! En France, les hérauts de l’économie de la connaissance ont fait plus fort. Ils ont passé des lois pour interdire la recherche sur l’existence de gisements : surtout, ne pas savoir ! Toutes les banques publiques d’investissement (Banque Mondiale, Banque Européenne de Développement, etc.), toutes les agences publiques d’aide (AFD française, USAID américaine, ACDI canadienne, DFID anglaise, etc.) s’interdisent formellement de participer au financement d’investissements pétroliers, gaziers et charbonniers dans les pays qu’ils prétendent aider. 

Plus grave encore, la pression morale exercée par les ONG environnementales et les gouvernements sur les banques des pays développés les empêchent également également de financer de tels investissements. La plupart des fonds de placement anglo-saxons, mais aussi le Vatican, l’Université Harvard, la Fondation Ford, vendent les actions qu’elles détiennent dans les entreprises qui produisent des combustibles fossiles. A défaut d’être toujours vertueuse, La finance doit toujours être verte. Le résultat était voulu, et prévu : les investissements, et par voie de conséquence la capacité de production de pétrole et de gaz, ont considérablement diminué au cours des deux dernières décennies. Avec un certain décalage, l’offre de ces produits diminue.

Effet demande de gaz

Du côté de la demande, le facteur principal est évidemment l’activité économique : lorsque le PIB augmente, la demande de combustibles fossiles augmente également, pratiquement au même rythme. En 2020 et 2021, du fait de la pandémie de covid, le PIB a diminué partout ce qui a entraîné une réduction de la demande de pétrole et de gaz. Ce facteur n’a rien à voir avec les politiques environnementales. Elles jouent cependant un rôle important dans la demande de gaz, du fait de l’intermittence aléatoire des électricités éolienne et solaire qui se sont beaucoup développées. Ces renouvelables ne produisent de l’électricité que lorsque le soleil brille) et/ou lorsque le vent souffle. Un modeste nombre d’heures par an (environ 15% des heures de l’année pour le solaire, 25% pour l’éolien). Et surtout à des heures largement imprévisibles. Et qui ne sont pas nécessairement celles où nous avons besoin d’électricité. Pour assurer le fonctionnement du système électrique, il faut donc disposer de sources alternatives, capables de démarrer et d’être arrêtées immédiatement – en pratique de centrales au gaz. Plus un pays fait appel aux renouvelables, et plus il a besoin de gaz. L’exemple de l’Allemagne illustre ce fait jusqu’à la caricature. Par un amusant paradoxe, les écologistes présentent le gaz – un combustible fossile, horresco referens – comme l’ennemi juré de l’éolien et du solaire alors le gaz est au contraire l’indispensable allié de ces renouvelables. Toujours est-il que la demande de gaz a fortement augmenté.

Effet cartel

Sur un marché concurrentiel, la réduction de l’offre et l’augmentation conjointe de la demande suffiraient à expliquer la forte augmentation des prix. Mais en réalité, le marché du pétrole et du gaz n’est pas un modèle de marché concurrentiel. Ce marché est en effet caractérisé par l’existence d’un cartel, l’OPEC, qui regroupe une douzaine de pays représentant à peu près la moitié de la production mondiale de pétrole. Ce cartel a un intérêt direct important à réduire volontairement la production de ses membres de façon à faire augmenter le prix du pétrole. Si une diminution de la production de 5% entraîne une augmentation de 10% du prix, les membres du cartel augmenteront leurs recettes de 4,5%, et leur rente pétrolière de bien plus encore. En pratique, les membres d’un cartel, qui ont des caractéristiques et des intérêts divergents, et qui ne sont pas les seuls agents sur le marché, ont souvent beaucoup de mal à s’entendre durablement. C’est pourtant ce qu’ils ont réussi à faire en 2017, puis en 2020, sous l’égide de l’Arabie Saoudite, le principal producteur, et avec la participation de la Russie (non membre de l’OPEC). Ils ont décidé une réduction de 5% de leur production, qui a contribué, conjointement avec les effets des politiques environnementales examinés ci-dessus, à la forte augmentation des prix du pétrole enregistrée en 2021.

Effet anti-nucléaire

Toujours du côté de la demande de pétrole et de gaz, il faut souligner le rôle des politiques anti-nucléaires des pays développés. L’électricité nucléaire a été, et reste largement, une bête noire des mouvements écologistes, qui l’ont présentée, avec succès, comme une incarnation du mal, au même titre que le charbon. Ils ont été généralement suivis par les gouvernements. Dans beaucoup de pays, comme par exemple l’Allemagne, la France, la Belgique, l’Italie, le Japon, on a cessé de construire des centrales nucléaires, et on a même décidé de fermer des centrales en état de marche. Ce faisant, on a, toutes choses égales par ailleurs, augmenté la demande de combustibles fossiles. On a fait exactement le contraire de ce que la France a fait lors du choc pétrolier de 1974. Pour réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés, la France s’est alors lancée, avec succès, dans un important programme de centrales nucléaires qui a pratiquement éliminé la demande de combustibles fossiles de la production d’électricité.

En conclusion, les facteurs de l’évolution des prix des combustibles fossiles (pétrole et gaz) et des produits dérivés (carburants) sont nombreux, liés, et fluctuants. On a examiné, en simplifiant beaucoup, le rôle de huit de ces facteurs. Deux, souvent présentés comme cruciaux, apparaissent au contraire relativement peu importants : (i) l’évolution des coûts de production, et (ii) l’effet de l’invasion de l’Ukraine. Un autre facteur bien plus important est (iii) le rôle de l’OPEC, qui constitue parfois un cartel agissant effectivement sur les quantités et les prix ; nous ne pouvons guère agir sur ce facteur. Les cinq autres facteurs sont tous liés aux politiques écologistes de transition énergétique du monde occidental et à la croisade contre le gaz carbonique : (iv) la taxe carbone mise en œuvre dans un pays comme la France ; (v) le système communautaire d’échange de quotas d’émission ; (vi) la stimulation de la demande de gaz résultant du développement des renouvelables intermittents ; (vii) les politiques anti-nucléaires ; (viii) le sous-investissement massif dans la recherche et le développement des gisements pétroliers et gaziers causés par les interdictions écologistes et la « Finance Verte ». 

Diminuer l’offre d’un bien en en stimulant la demande, c’est à coup sûr en augmenter le prix. C’est ce que font les cinq facteurs « écologistes » identifiés. On pourrait les considérer comme autant de taxes carbones plus ou moins déguisées. Ils poussent à la hausse le prix des combustibles fossiles et des – très nombreux –  produits qui les utilisent. Ils ont pour effet de diminuer le niveau de vie des ménages et la compétitivité des entreprises. Cette conclusion n’a rien de surprenant : c’est l’objectif affiché et recherché des politiques de transition énergétique. Il faut enfin souligner que ces politiques sont conduites par et dans les pays développés (disons OCDE pour faire simple), mais que leurs conséquences néfastes sont pour tous les pays, y compris et surtout les pays pauvres. Se serrer la ceinture, c’est déjà discutable. Serrer celle des autres, c’est lamentable.

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9 réflexions au sujet de « Une taxe carbone peut en cacher bien d’autres »

  1. C’est juste pour lancer un peu la discussion
    Monsieur Prudhomme , il faut arrêter de vous en prendre aux escrologistes : la seule chose qu’ils espèrent , c’est d’assurer une planète verte et une énergie durable aux futures générations humaines en économisant les ressources fossiles qui ne sont pas éternelles et en développant les énergies renouvelables mieux qu’au Moyen Age .
    1°augmenter la taxe carbone ou les impôts cela revient au même ; plus on vous pompe et plus on pourra payer de fonctionnaires pour vous pomper ; cela ne changera rien
    2° les quotas d’émissions : vous vouliez parler des subventions aux voitures électriques, aux panneaux solaires , aux pompes à chaleur ? Cela ne changera rien; on émet tout de suite ce qu’on aurait émis en une génération
    3°la stimulation du gaz qui produit un GES aussi important que le pétrole
    4° les politiques antinucléaires qui disparaissent aussi vite que le besoin d’énergie devient pressant
    5° la recherche de pétrole et de gaz : faut mettre un bémol , suivre Total Energie qui s’en charge
    Suriname : TotalEnergies annonce une nouvelle découverte significative sur le Bloc 58
    https://totalenergies.com/fr/medias/actualite/communiques-presse/suriname-totalenergies-annonce-nouvelle-decouverte

    En Namibie, le pétrole devrait bientôt couler à flots
    “Cette découverte au large de la Namibie et les premiers résultats très prometteurs prouvent le potentiel du bassin d’Orange, sur lequel TotalEnergies occupe une position importante à la fois en Namibie et en Afrique du Sud”, a déclaré Kevin McLachlan, directeur de l’exploration de TotalEnergies.
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/namibie/en-namibie-le-petrole-devrait-bientot-couler-a-flots_4981134.html

    • @fritz, parfaitement exact!
      Le pétrole, on en a des masses et des masses…mais chûûût, il faut surtout ne pas le dire!!!

      Jamais, jamais, jamais, jamais, jamais le journal de 20h (tf1, france 2 ou autre) n’ouvrira son édition avec une annonce sur une découverte de pétrole…un journal télévisé africain , par contre oui, fera la une de son 20h avec une telle info…c’est normal , les africains, qui vont voir leur population doubler d’ici 30 ans, sont la recherche constante de nouveaux gisements et chaque fois qu’ils font une découverte, ils sablent le champagne car pour eux, le pétrole c’est la vie

  2. Dans le domaine de la santé on devait voir la moitié de la planète décimée par l’épidémie de la COVID 19 . Dans le domaine de l’environnement on nous prédit aussi que sans doute l’autre moitié de la planète va mourir asphyxiée par des chaleurs torrides……… L’analyse posée et rigoureuse de Mr Prud’homme ici, de Mr GERONDEAU ailleurs, et d’autres encore …..pas assez nombreux cependant selon moi…….. m’amène à me dire: mais quand donc les êtres humains , qui devraient normalement posséder dans leur boite cranienne quelques neurones , prendront le temps de la réflexion et de la mesure !!. L’augmentation du niveau des océans de 2 mm/an qui se traduit chez certains par 2 m sur un siècle, par d’autres 20 mètres sur un siècle ….et qui ne sont en réalité que 20 cm sur un siècle, donne une toute petite illustration de ce que peut donner l’imagination humaine ??????…….d’autres pbs actuels (qui sont là aujourd’hui déjà ) et autrement plus importants, notamment celui de la population mondiale n’ont pas l’air d’être perceptibles !!!! on vit un drôle de monde quand même ???

    • @DARRITCHON, tout à fait d’accord, la réalité est que les médias sont complices de toute cette propagande, ce sont eux les vecteurs principaux de cette machinerie mensongère

      Je me rappelle que en 1989, sur France 2, le journal télévisé de 20h nous avait annoncé que d’ici la fin du siécle (je parle de l’an 2000) le Bengladesh et les Pays-Bas pourraient ètre submergés par les mers…
      je t’invite à visionner la vidéo sur youtube https://www.youtube.com/watch?v=csz2lvzJ9Do (copie ce lien)

      90% des journalistes à la télé participent à cette propagande, donc il ne faut pas s’étonner que les français (qui eux sont des téléspectateurs) finissent par tomber dans le panneau

  3. Beaucoup d’éléments pertinents dans cet article mais une analyse menée uniquement d’un point de vue économique pas physique pas logique.
    Premierement, tous les écologistes ne sont pas anti nucléaire bien au contraire.
    Deuxièmement l’élément le plus important menant inexorablement vers une hausse des prix des énergies fossiles a été oublié (volontairement?) La demande augmente en permanence mais le pic de production du pétrole est passé depuis 2008 donc on ne pourra pas faire indéfiniment plus avec moins…
    Au lieu de faire des articles à charge anti écologiste, vous devriez plutôt faire COMPLETEMENT le tour de la question.

  4. @Un ecolo

    Bonsoir à vous. Votre point de vue est fort intéressant. Rassuré, je suis, d’apprendre que tous les écologistes ne sont pas complètement cinglés.
    Mais tout le monde, en fait, est écologiste. Personne n’a envie de rendre la Terre inhabitable, à moins d’être fou à lier.
    Il ne s’agit pas ici d’être anti écologiste, mais de dénoncer une certaine idéologie complètement insensée qui veut imposer des solutions qui non seulement ne marchent pas, mais qui en plus risquent de provoquer de graves dégâts sociaux et… environnementaux.
    Par exemple, la construction de centaines de millions de voitures électriques va nécessiter des quantités considérables de matières premières rares et coûteuses. Ensuite, la plupart de ces autos seront rechargées par des centrales électriques qui resteront majoritairement très polluantes.
    Faut-il dévaster des milliers d’hectares de forêts ou de terres agricoles pour les recouvrir de panneaux photovoltaïques ? Planter des éoliennes partout, en coulant dans les sols des millions de tonnes de béton ?

    Effectivement, le niveau des océans est monté de quelques millimètres, et encore pas partout, mais n’entrons pas pas ici dans les détails. C’est vraiment une catastrophe ? C’est ça qui justifie tout ce matraquage qui devient insupportable ? Le niveau des océans doit-il être régulé au millimètre près, la température “globale” doit-elle être stabilisée au dixième de degré près ? C’est vraiment comme ça que la nature fonctionne ?

    Bien sûr qu’il faudra sortir du pétrôle, et du nucléaire. Et on le fera, le jour où on trouvera mieux. Pour cela; il faut mettre l’argent dans la recherche fondamentale, plutôt que de le dilapider dans ces délires insensés.

  5. @un ecolo
    ” tous les écologistes ne sont pas anti nucléaires bien au contraire”…c’est extrémement surprenant, quand on voit que la responsable ministérielle chargée de la transition écologique, j’ai nommé Madame Barbara Pompili, restera comme la ministre écologique la plus anti-nucléaire dans TOUTE l’Histoire de la Véme république…bref, tout un symbole!

    Le pic de pétrole “conventionnel” est passé, oui, et alors? Quand tu fais ton plein d’essence à la station service, tu demandes au pompiste de “l’essence conventionnelle”?
    A quoi sert le pétrole? 60% de ce précieux liquide termine sa vie dans un réservoir (de voiture, camion, bus, navire, avion, etc…)…et quand on sait que en 2050, la moitié du parc auto sera électrique, il est évident que sa consommation va baisser…le pic total sera atteint entre 2035 et 2040 (on parle de 110 à 115 millions de barils par jour) ensuite la consommation de pétrole baissera NON pas à cause d’une raréfaction des gisements mais à cause d’une baisse de la demande…et du pétrole, on en a des masses et des masses et encore des masses et des masses

    C’est dans la miniaturisation de l’énergie, l’Atome, que seule se trouve LA solution

    Dennis Meadows, un prophète écologaucho américain, avait prédit en 1972 que l’agriculture s’effondrerait à partir de 2020 entrainant ipso facto un effondrement de la population humaine dès 2030…il n’avait pas prévu les progrès gi-gan-tes-ques dans l’agriculture …car c’est bien le génie humain qui sauvera l’humanité

    Nous, humains, sommes les Seigneurs de l’Univers et notre but ultime est la conquète de l’Univers
    God bless you, l’ami

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