Sur la Sélune, l’idéologie de la « rivière libre » finit dans le salon des riverains !

Article initialement publié par Hydrauxois le 25 février 2026

On nous avait promis une « renaturation » miraculeuse et exemplaire, un retour à l’équilibre écologique et une vallée pacifiée. Quelques années après le démantèlement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit, le réveil est brutal et boueux pour les habitants du Sud-Manche. À Saint-Hilaire-du-Harcouët, Ducey-Les Chéris ou Poilley, l’Airon et la Sélune ont rappelé une vérité physique élémentaire : supprimer les obstacles, c’est accélérer l’onde de crue, augmenter les risques, aggraver les conséquences. Retour sur un désastre annoncé, financé à grands frais par l’argent public.

C’est un spectacle de désolation qui a frappé le Sud-Manche au début de ce mois de février.

À Saint-Hilaire-du-Harcouët, Ducey-Les Chéris, Poilley et dans plusieurs autres communes du bassin versant, des rues, des quartiers entiers et même des bâtiments industriels ont été envahis par les crues exceptionnelles de ces cours d’eau, entraînant des maisons inondées, des routes coupées et une mobilisation générale des services de secours et des habitants. Les pompiers et les élus locaux ont dû déclencher des plans d’urgence pour organiser l’aide aux sinistrés, tandis que la municipalité déposait un dossier pour reconnaître l’état de catastrophe naturelle et que la solidarité des habitants s’organisait devant l’ampleur des eaux sur les chaussées et dans les jardins.

« Ce n’était surtout pas le moment de les enlever.»

Des rues transformées en torrents, des quartiers entiers sous les eaux, des maisons envahies et, symbole de ce gâchis économique, une usine sinistrée à Saint-Hilaire-du-Harcouët. Une phrase tourne en boucle sur les réseaux sociaux et dans les conversations des riverains à propos des barrages détruits par l’État sur la Sélune : « C’était surtout pas le moment de les enlever. »

Car oui, cette zone aujourd’hui sinistrée était protégée par deux grands barrages-réservoirs EDF qui ont été démantelés voici quatre ans, au nom du retour hypothétique d’une faible quantité de saumon sauvage…

Le « toboggan hydraulique » : une physique que l’administration a oubliée ou minimisée

Depuis 2018, Hydrauxois n’a cessé d’alerter sur les conséquences du « chantier exemplaire » de la Sélune. Nous dénoncions à l’époque les « mauvais arguments » d’une administration pressée de détruire un patrimoine fonctionnel. On nous opposait alors un botté en touche : les barrages ne serviraient à rien contre les crues. Ni d’ailleurs contre les sécheresses. 

Pourtant, la réalité du terrain vient de donner une leçon de laminage hydraulique aux théoriciens en chambre du bonheur de la « continuité écologique ». Certes, Vezins et la Roche-qui-Boit n’étaient pas des barrages de régulation de crues centennales. Mais nier l’effet tampon d’une retenue de plusieurs millions de mètres cubes relève de l’aveuglement. En supprimant ces ouvrages, on a transformé la vallée en un véritable toboggan hydraulique. L’onde de crue n’est plus freinée, elle ne s’étale plus dans les réservoirs ; elle fonce tête baissée vers les zones habitées.

Le bon sens de Louis Gontier face au dogme

Louis Gontier, défenseur historique des barrages du Sud-Manche, porte aujourd’hui la voix de ceux qui ne se résignent pas à voir leur territoire sacrifié. Son analyse rapportée par France Bleue est sans appel :

Aujourd’hui, on fait des bassins de rétention à tout va pour essayer d’absorber les excédents d’eau, mais c’est ce que les barrages pouvaient faire. À l’époque, on savait qu’on pouvait baisser de deux mètres le lac de Vezins pour créer une réserve tampon capable d’absorber l’excédent et de réguler le débit. C’était une protection naturelle que nous avions la chance d’avoir à proximité. On les a cassés alors qu’il n’y avait pas besoin.

L’amélioration des prévisions météo aurait permis une gestion fine de ces abaissements préventifs. Au lieu de cela, les riverains sont désormais livrés à la seule « dynamique naturelle » de la rivière. Une dynamique qui ne se soucie ni des parquets flottants, ni des outils de production industrielle.

53 millions d’euros d’argent public pour augmenter le risque ?

Le coût de cette obstination est effarant. Comme nous le rappelions lors du lancement des travaux, le démantèlement des barrages de la Sélune (Vezins, 36 mètres de haut, et la Roche-qui-Boit, 16 mètres) a représenté un investissement public de plus de 50 millions d’euros (les estimations finales avoisinent les 53 millions d’euros).

C’est la double peine pour le contribuable :

  • on dépense des fortunes pour détruire des outils de production d’énergie décarbonée et des réserves d’eau potable,
  • on doit maintenant payer pour l’indemnisation des sinistrés et, demain, pour la construction de nouveaux bassins de rétention artificiels afin de corriger les erreurs de la « renaturation ».

Conclusion : sortir du dogme coûteux, inefficace et dangereux de la continuité écologique

La Sélune est devenue le symbole d’une écologie qui détruit plus qu’elle ne protège. La gestion de l’eau ne peut se résumer à une vision muséale d’une nature sauvage pré-humaine. Un barrage, un seuil, un étang, un plan d’eau sont aussi des outils de régulation. Les supprimer sans mesurer l’impact sur la vitesse d’écoulement est une faute lourde, dont les habitants du Sud-Manche paient aujourd’hui le prix fort, les pieds dans la boue.

Il est temps de sortir du dogme de la table rase au nom du retour à la nature sauvage. Si l’on veut vraiment protéger les populations face aux aléas climatiques, il faudra bien un jour admettre que l’homme et ses ouvrages font partie de l’équilibre de la vallée, et non de son déséquilibre.

Post scriptum : si des riverais souhaitent porter plainte contre l’Etat pour dommages et mise en danger de la vie d’autrui, ils peuvent contacter l’association Hydrauxois. Les erreurs doivent avoir des conséquences, en particulier quand tous les avertissements avaient été donnés et ont été ignorés. 


L’association Hydrauxois propose à la réflexion nationale des riverains ce texte sur l’avenir des rivières. A l’idée parfois dévoyée et assez pauvre de rivière « sauvage » ou « renaturée », qui inspire depuis une décennie la programmation publique, nous préférons un nouvel horizon : la rivière durable, riche de l’ensemble de ses patrimoines, conciliant l’ensemble de ses usages, préservant l’ensemble de ses potentialités écologiques, gérée en concertation avec l’ensemble de ses riverains. Ce texte exprime aussi une attente de plus en plus forte dans nos sociétés : que la décision publique se rapproche des citoyens, qu’elle suscite et écoute leur parole pour co-construire la décision, au lieu de s’en éloigner dans un déficit démocratique de plus en plus alarmant. Nous appelons nos consoeurs associatives à une lecture critique du présent texte et à une réflexion collective pour la création d’un label « rivières durables », susceptible de potentialiser nos actions et de proposer aux élus un cadre nouveau de gouvernance pour nos rivières.

Partager

16 réflexions au sujet de « Sur la Sélune, l’idéologie de la « rivière libre » finit dans le salon des riverains ! »

  1. édifiant (ou plutôt destructeur)

    Une correction toutefois: Le coût de la démolition doit être majoré. En effet, au coût des opérations de démolition elles mêmes, il faut ajouter la valeur des actifs parfaitement sains ainsi démolis.
    (Et maintenant, les coûts des dégâts occasionnés par ces démolitions).

  2. l’écologie est une connerie le c0² n’a rien a voir ,juste la bêtise administrative pour la gestion des rivières ;tellement bête de ne pas avoir regarder l’histoire de la terre » ,les haies les fosses et le bâti le long des rivières , le drainage des sol et surtout écouter des minorités d’imbécile qui détruise tout , les pas fini nous dirige et tt ça pour de l’argent !FIN DE RACE ,tout cela dans le caniveau ……

  3. Merci pour relayer ce scandale des coûteuses destructions de plans d’eau dans toute l’Europe, la France faisant partie des pays à la pointe de cette folie écologiste avec l’Espagne ou de nombreux ruraux mènent une lutte farouche contre les écologistes.

    J’attire aussi votre attention sur le fait que la suppression de très nombreux plans d’eau depuis 20 ans, affecte aussi l’alimentation des nappes souterraines. Le BRGM qui surveille le niveau des nappes phréatiques en France vient de se doter d’un outil d’évaluation de l’impact de cette politique sur les nappes d’eau. Voir : https://www.hydrauxois.org/2025/03/aquiseuil-un-outil-pour-evaluer-limpact.html

    Il y a quelques semaines, à partir d’un article paru dans le Guardian, de nombreux journaux français ont relayé sans le moindre esprit critique (comme d’habitude) que les plans d’eau et les nappes s’asséchaient dans une grande partie de l’Europe, en particulier en France depuis 20 ans, à cause du réchauffement climatique. Il faut être quand même sacrément gonflé pour écrire cela, ou sacrément ignorant, comme peut l’être un journaliste.

    Il est certain que lorsqu’on supprime des milliers de plans d’eau qui eux mêmes contribuaient à l’alimentation des nappes souterraines, les surfaces en eau détectables par satellite diminuent. Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

    Vous pouvez suivre la géographie du désastre pour les plans d’eau et seuils de France depuis 20 ans ici https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1V6ThGJuZM3MP5FFVzO23WLcDgvw&femb=1&ll=46.8362790397804%2C1.5313275500000008&z=6

  4. Bonjour,

    Avez-vous les résultats des études hydrauliques qui ont été réalisées dans le cadre de ce projet ? Sans celles-ci, les conclusions semblent hâtives… les territoires étaient-ils présents dans le PPRi ?

    Merci !

    • je ne sais pas où vous voulez en venir. premier élément, les PPRI sont souvent récents; les études qui les précèdent tiennent compte des relevés de terrain (niveau atteint lors de crues). Si vous supprimez après un obstacle, les études cad les modèles ont-ils une précision suffisante pour montrer aux responsables (dont les élus pas formés pour cela en général) la réalité des risques pris ou à prendre. Pour avoir pratiqué je n’en suis pas si sûr. Il y a des constructions anciennes qui peuvent en pâtir. (Et des constructions neuves placées dans des zones à risque avec ou sans barrage !)

      • Bonjour,
        Bien sûr que les modèles sont suffisamment précis pour quantifier l’effet de la suppression d’un barrage su run hydrogramme de crue, c’est même le principal intérêt des modèles transitoires (i.e dynamique). Je suis assez d’accord avec le commentaire de Maximilien, il est tout a fait probable que ces suppressions aient aggravé la situation, mais je demande également à voir les études dans le détail. On peut également rappeler que des réservoirs déjà pleins ne contribuent aucunement ou presque à écrêter une onde de crue.
        Petites précisions :
        – je suis ingénieur hydraulicien,
        – je suis extrêmement critique vis-à-vis du dogme (délirant) de la continuité écologique et je me bagarre avec les services de l’Etat sur ce sujet depuis plus de 10 ans.
        Bien à vous

      • Bonjour,
        Comme l’a dit Léo juste en dessous, les modèles sont assez précis pour mesurer la suppression d’un ouvrage sur l’hydrogramme de crue, et heureusement d’ailleurs !

        Il aurait été intéressant d’avoir les études afin de pouvoir se forger son propre avis. La renaturation est une bonne chose mais n’est pas applicable à tous les secteurs, je pense que vous le savez mieux que moi. Et pour ma jeune expérience d’hydrologue, cela est toujours intéressant d’avoir accès à ces documents. L’article est très très clairement orienté et semble prendre ce cas précis pour une généralité inéluctable à tous les cas possibles.

        Bonne journée

  5. Dans un autre genre ça me rappelle l’histoire de cette forêt entièrement détruite parce que les écolos hostiles à l’abattage d’arbres avaient empêché la réalisation de couloirs coupe-feu. Résultat, au lieu d’une parcelle c’est tous les arbres qui y sont passés.

    Aux populations locales d’en tirer les conclusions. En cette période électorale, c’est le moment où jamais. Si avec tous ces exemples ils n’ont pas encore compris que les écolos sont les pires ennemis de l’écologie et de l’humanité, tant pis pour eux.

  6. Rivière  » libre » ou « barrage retenant les crues » constituent un débat totalement irrationnel et biaisé.

    S’agit-il de protéger les riverains qui ont construit imprudemment leurs habitations dans le lit majeur des rivières ou de protéger la liberté naturelle des rivières face aux aménagements humains?

    Aucun barrage n’est susceptible de protéger des crues majeures. Les barrages ne sont jamais construit dans ce but totalement illusoire.

    ils constitueraient , s’ils étaient construits dans ce seul but, une nouvelle menace grave pour les riverains.
    La surverse et la rupture de barrage constitue un nouveau risque bien plus important qu’une inondation progressive et prévisible.

    Seules des études hydrauliques sérieuses peuvent permettre de trouver un point d’équilibre entre présence humaine et libre écoulement.
    Des aménagements pour limiter les risques d’inondation et non pas les supprimer sont possibles, au cas par cas.

    • Ben voyons, forcément des « irrationnels » ces gens jamais inondés qui se retrouvent sous l’eau après la suppression des barrages. Coïncidence.

      Allez raconter ça à ceux qui ont perdu des proches, qui pataugent dans la boue, qui ont perdu leur mobilier, leurs voitures, leurs souvenirs, qui dorment des semaines entassés dans des gymnases parce que leur logement est dévasté, qui vont devoir se battre avec les assureurs et ne seront indemnisés qu’à minima si leur contrat est mal ficelé et dont le bien immobilier sera déprécié ou invendable, aux entreprises et commerçants qui devront mettre la clé sous la porte et à ceux qui perdront leur emploi, sans compter le traumatisme durable pour certains; vous allez vous faire des amis.

      S’il est évident que rien n’empêche une crue majeure, un barrage peut empêcher les crues faibles et moyennes qui représentent la très grande majorité des sinistres. En cas de crue inévitable, il permet de contrôler le débit et donc de retarder la montée des eaux pour laisser le temps aux populations de protéger leurs biens et d’évacuer avant d’être pris au piège, ainsi que de limiter globalement l’ampleur du sinistre. Si vous habitiez une région fréquemment inondée vous sauriez que tout ça n’a rien d’irrationnel.

      Faire des milliers de sinistrés et dépenser des centaines de millions en indemnisation pour 3 saumons par an, il n’y a vraiment qu’un écolo pour avoir un tel mépris de la vie de son prochain.

      Le seul moyen efficace de calmer ces délires serait des recours en justice systématiques visant à condamner financièrement l’état, les responsables politiques et les associations coupables de ces décisions catastrophiques. Quand ils devront réparer sur leurs deniers les conséquences de leurs inconséquences, il seront plus prudents.

  7. Ayant imprudemment donné mon nom,sur ce site, je suis interpellé par des pseudonymes en colère qui semblent penser que la question des inondations n’est pas accessible aux gens qui n’auraient jamais été inondés ou qui habiteraient des endroits à l’abri de toute inondation.
    Mon propos ne contenait aucun mépris des sinistrés.
    Je pense que pour être indemniser, il faut d’abord être assuré. Mais une inondation, qui entre dans les maisons, ne peut pas être considérée comme petite ou moyenne.
    Il faut donc également tenter de démontrer que des fautes graves ont été commises par les responsables officiels.
    Comme le disaient justement certains intervenants le risque inondation est évalué dans la première partie du PPRI.
    Cette évaluation est censée être menée en prenant en compte toutes les inondations historiques connues et appuyée par des études hydrologiques et hydrauliques.
    S’il est démontré que ce risque lors de l’élaboration a été sous-évalué par le préfet, la responsabilité de l’Etat s’en trouverait engagée.
    Mais soutenir a priori que la suppression des barrages décidée par les autorités a gravement augmenté les risques d’inondation et que le PPRI aurait négligé cette situation nouvelle suppose une démonstration rigoureuse, pas une simple intuition.
    La colère que vous exprimez, sans doute parce que vous avez été personnellement sinistré, est légitime mais elle ne peut pas remplacer les études hydrologiques et hydrauliques.
    Il me semble que vous confondez barrage et zone d’expansion des crues.Seules ces dernières, lorsqu’elles existent et sont bien dimensionnées, en se remplissant puis se vidant, sont susceptibles de ralentir et limiter la hauteur du flux.
    On peut également construire des digues pour tenter de protéger certaines zones sensibles.
    Mais, le principal risque des digues , outre leur rupture possible, est d’aggraver l’inondation des zones situées, en aval des protections.
    Pour qu’un ou plusieurs barrages puissent jouer un rôle modérateur sur la crue, il est nécessaire qu’ils soient vides au moment où la crue démarre: c’est évidemment dans un monde réel totalement improbable.
    Les crues sont provoquées par des conditions météorologiques extrêmes souvent imprévues, relativement rares, jamais par la création ou la suppression des barrages.
    Les objectifs d’un barrage peuvent être l’hydroélectricité, faciliter ou permettre la navigation (écluses), faciliter l’irrigation , créer des bases de loisirs…etc.
    Dans tous les cas, leurs cahiers des charges contiennent, explicitement , l’obligation de ne pas aggraver les risques de crue, mais pas de les réguler.
    On peut imaginer aussi détourner les cours d’eau, ce qui a déjà été faits, mais là non plus ce n’est pas sans risques.

    Enfin, je voudrais vous rassurer: j’habite une maison située en pleine zone inondable du Rhône.
    Mon titre de gloire est d’avoir fait annuler par la justice administrative le PPRI de ma commune, en démontrant, études à l’appui que ce PPRI n’était pas légal, parce qu’il sous-estimait sciemment le risque d’inondation.
    Je suis convaincu que la quasi-totalité des PPRI des communes de France sous-estiment les risques d’inondation.
    Mais lorsque les inondations auront lieu, on invoquera le « dérèglement climatique »…

    • Au risque de vous surprendre, je vous rejoins sur bien des points. Deux me semblent particulièrement inexacts :

      « Pour qu’un ou plusieurs barrages puissent jouer un rôle modérateur sur la crue, il est nécessaire qu’ils soient vides au moment où la crue démarre » : en aucun cas; tout dépend de l’intensité de la crue et de la capacité de la retenue.

      «  une inondation, qui entre dans les maisons, ne peut pas être considérée comme petite ou moyenne. » : cinq centimètres d’eau n’ont pas les mêmes conséquences sur la vie d’un sinistré qu’un mètre. Dans le premier cas un coup de raclette, une bonne aération et la vie reprend en attendant que la déco soit refaite. Dans le second, avec une installation électrique à refaire, plus de mobilier ni d’électroménager ni véhicule, un hébergement s’impose jusqu’à réalisation des travaux indispensables. Les conséquences financières sont également différentes.
      Voilà pourquoi tout dispositif permettant de modérer une crue est bienvenu, même les vilains barrages qui privent le saumon de son droit de circuler librement dans l’espace Schengen et entravent sa « remigration ».

      Concernant votre patronyme, pas d’inquiétude, vous ne risquez ni flicage, ni intimidations, ni représailles, les climato-réalistes ne fonctionnent pas comme les « Adorateurs du GIEC » (cf.  https://www.climato-realistes.fr/la-cartographie-du-deni-climatique-sic/)

      Bravo pour votre recours en justice victorieux; ça n’a pas dû être simple…

  8. Avant de commenter ce genre d’article, vous devriez avoir la bonne idée d’aller vérifier les informations qu’il contient.
    Premier constat: Saint Hilaire du Harcouet, là où apparemment les dégâts on été les plus importants est situé à l’amont de l’emprise de l’ancienne retenue du barrage de Vezin et à l’aval de l’Airon, rivière sur laquelle il n’y a jamais eu aucun barrage!
    Il faudra m’expliquer comment un barrage situé à l’aval d’un lieu peut avoir une effet protecteur contre les crues sur ce lieu.
    Deuxième constat: Ducey et Poiley sont effectivement à l’aval des anciens barrages. Cependant l’intensité de la crue est due à une pluviométrie exceptionnelle en février (record des 25 dernières années), conjuguée à une marée de 97 qui réduit l’évacuation de l’eau vers la mer très proche. Pour info une crue de même intensité a déjà eu lieu en 2000 alors que les barrages étaient en fonction.
    Il y a donc beaucoup de mauvaise fois dans cet article.
    A bon entendeur, salut!

Répondre à dumortier Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

captcha