Relation entre le déséquilibre énergétique au sommet de l’atmosphère et le flux net de surface

Andy May

Initialement publié le 6 avril en anglais par CLINTEL sous le titre TOA EEI versus Surface Net Flux

Le climatologue Andy May analyse la relation entre le déséquilibre énergétique au sommet de l’atmosphère et le flux net de surface, remettant en question les interprétations courantes en climatologie.

Fasullo et Trenberth (2008) ont établi un bilan énergétique annuel complet, basé sur des observations, pour le système climatique terrestre. Ce bilan est décomposé en quatre régions : le sommet de l’atmosphère (TOA), l’atmosphère, les terres émergées et les océans. Les auteurs combinent des mesures de rayonnement satellitaire, des réanalyses météorologiques, un modèle de surface terrestre indépendant et plusieurs produits de température océanique. Au-dessus des océans, ils déterminent le flux net de surface comme résidu des bilans TOA et atmosphérique et le comparent au contenu thermique océanique et à son évolution, calculés indépendamment.

Leur logique est la suivante :

  1. Le déséquilibre TOA est mesuré à l’aide de données de rayonnement satellitaire, après réglage.
  2. Le stockage atmosphérique et le transfert de chaleur sont estimés à l’aide de modèles de réanalyse météorologique.
  3. Le flux d’énergie net à la surface de l’océan (rayonnement + évaporation + sensible) est estimé comme la différence entre la variation du contenu thermique total de l’atmosphère + le transport atmosphérique de chaleur moins le flux radiatif net au sommet de l’atmosphère.
  4. Le contenu thermique global des océans et son évolution sont définis comme le flux d’énergie net en surface, intégré sur l’ensemble de l’océan.

Ainsi, si l’on suppose que le stockage atmosphérique et terrestre est faible, sur la période étudiée, le déséquilibre global au sommet de l’atmosphère (TOA) est considéré comme égal à l’absorption globale de chaleur (ou d’énergie thermique) par les océans. Tous les diagrammes énergétiques, comme celui de la NASA présenté figure 1, reposent sur cette même hypothèse. Comme le montre la figure 1, plus de 60 % de l’énergie thermique quittant la surface terrestre se présente sous forme de chaleur latente (évaporation) et de conduction de chaleur sensible, tandis que toute l’énergie quittant le TOA se présente sous forme de rayonnement. Fasullo et Trenberth supposent que ces autres formes de transfert d’énergie sont à l’équilibre (ou presque) et ne font que déplacer la chaleur, étant déjà prises en compte à l’échelle globale sur leur période d’étude. S’il est vrai que les mouvements d’énergie en surface sont en équilibre sur certaines périodes, cela n’est pas vrai sur toutes les périodes en raison de la tendance naturelle à réorganiser le stockage local de chaleur, argument que je présente ici.

Figure 1. Diagramme de flux énergétique de la NASA. Il illustre un déséquilibre énergétique de 0,6 W/m² entre le sommet de l’atmosphère et la surface . Ce déséquilibre est d’autant plus remarquable que les mécanismes de transfert d’énergie (ou de chaleur) à la surface sont très différents de ceux du sommet de l’atmosphère. Source : NASA .

Pour justifier l’hypothèse simplificatrice selon laquelle les variations d’énergie thermique du contenu thermique océanique (CTO) sont égales au flux de rayonnement net au sommet de l’atmosphère (TOA), les auteurs insistent sur le principe de conservation de l’énergie dans la colonne atmosphérique et démontrent que le stockage d’énergie thermique atmosphérique et terrestre est faible. Cependant, la comparaison des estimations du CTO issues de mesures océaniques sur une année moyenne avec le rayonnement entrant et sortant mesuré par satellite révèle des différences substantielles. Les variations globales de la température océanique impliquent un cycle annuel du contenu thermique océanique nettement plus important que celui que peuvent expliquer les variations du rayonnement au TOA ou du rayonnement de surface mesurés par satellite. Autrement dit, les océans stockent et libèrent de l’énergie selon leur propre échelle de temps, indépendamment du TOA. Les données de Fasullo et Trenberth ne couvrent que les années 1985-1989 (ERBE) et 2000-2004 (CERES), et il est important de noter que ces dix années sont bien plus courtes que les oscillations océaniques naturelles de l’AMO ou de l’PDO.

L’oscillation décennale du Pacifique (PDO)

L’oscillation multidécennale atlantique (AMO) dure de 60 à 70 ans, d’un creux à l’autre, tandis que l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) dure de 20 à 30 ans. Ces oscillations comportent chacune une période « chaude » durant laquelle les océans respectifs expulsent l’excès de chaleur stockée et une période « froide » durant laquelle ils stockent la chaleur atmosphérique. Ce phénomène s’explique par le déplacement de la chaleur le long de la colonne océanique.

Fasullo et Trenberth, ainsi que des études ultérieures (Johnson et al., 2016 ; Loeb et al., 2009 ; Loeb et al., 2018), calculent divers déséquilibres énergétiques terrestres (DET) compris entre 0,5 et 1,0 W/m² . Cela correspond à une puissance thermique de 0,2 à 0,4 PW, soit 7 à 14 × 10²² joules en termes de contenu thermique océanique (CTO) .
L’amplitude observée des variations du contenu thermique de l’océan de surface dues à l’oscillation décennale du Pacifique (ODP) est de 5 à 15 × 10²² joules sur une décennie, et certaines analyses montrent des variations de 20 × 10²² joules lors de fortes perturbations comme celles de 1976-1977 et de 1998-2013 (Meehl et al., 2011 ; England et al., 2014). La figure 4 de l’étude d’England et al. (2014) montre que l’intensification des alizés du Pacifique a entraîné une absorption de chaleur océanique supplémentaire d’environ 8 × 10²² J dans la couche superficielle (0–700 m) entre 1992 et 2011, dont environ 5 à 6 × 10²² J dans le Pacifique et environ 1 à 2 × 10²² J dans l’océan Indien. La figure 2 illustre la baisse de l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) au cours de cette période.

Figure 2. Indice PDO issu du jeu de données ERSST v5. L’indice annuel et l’indice lissé sur 9 ans sont présentés. Données disponibles ici .

Une phase négative de l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) est associée à un refroidissement de la surface et à une absorption de chaleur plus importante par les océans en profondeur. Cette phase engendre des alizés plus forts qui transportent la chaleur au-delà de 125 mètres et provoquent un refroidissement de la surface. Selon England, il s’agit d’une redistribution de la chaleur et non d’un ralentissement de l’absorption de chaleur par la planète.

England et al. (2014) montrent que l’intensification des alizés du Pacifique durant la phase négative de l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) a entraîné une perte de −3,8 × 10²² J dans les 125 premiers mètres de l’océan Indo-Pacifique, tout en augmentant simultanément le contenu thermique des eaux de subsurface de +5,0 × 10²² J. Cette redistribution verticale a produit un gain net de seulement 1,2 × 10²² J, illustrant ainsi que la variabilité décennale de la PDO peut générer d’importantes variations du contenu thermique des eaux de surface. Cependant, seule la couche superficielle de l’océan émet un rayonnement infrarouge, s’évapore et conduit la chaleur vers l’atmosphère. Si l’énergie thermique est redistribuée plus profondément dans la colonne océanique, elle ne contribue pas au réchauffement de l’atmosphère et n’est pas détectée par les satellites. De plus, les mesures de température océanique utilisées pour calculer le contenu thermique des océans sont fortement dépendantes de la profondeur à laquelle les relevés sont effectués.

Oscillation atlantique multidécennale (AMO)

Robson et al. ont calculé la dérivée temporelle du contenu thermique océanique suite à un changement brutal de l’AMO au milieu des années 1990, qui s’élève à plus de 1 x 10²² J /an. La phase ascendante de l’AMO s’étend d’environ 1975 à environ 1998 (voir figure 3), soit une période de 23 ans ; la variation totale pourrait donc atteindre 23 x 10²² joules . Chen et Tung ont constaté que les variations de température et de contenu thermique de surface dans l’Atlantique et l’océan Austral sont plus importantes que dans le Pacifique. Ils ont également démontré que la réorganisation majeure du contenu thermique océanique (CTO) au milieu des années 1990 était globale et a contribué à la pause dans le réchauffement observée entre 1998 et environ 2014. Les anomalies de température de surface de la mer (TSM) dans la région de l’AMO, après élimination de la tendance linéaire, sont présentées dans la figure 3.

Figure 3. L’AMO détrendée linéairement à partir des données ERSST v5. D’après May & Crok (2024) .

Déséquilibre énergétique terrestre (EEI)

L’estimation de Loeb et al. (2018) du déséquilibre énergétique terrestre au sommet de l’atmosphère (TOA) est de 0,71 W/m² . Exprimée en contenu thermique océanique (OHC), cette valeur est d’environ 8,9 × 10²² joules. Loeb et al. supposent que l’OHC peut servir à déterminer une valeur absolue du déséquilibre énergétique terrestre au sommet de l’atmosphère (TOA EEI), à l’instar de Fasullo, Trenberth et d’autres chercheurs, afin de calibrer leurs mesures satellitaires du rayonnement entrant et sortant. Cependant, le contenu thermique de l’océan de surface est influencé par davantage de facteurs que le TOA EEI, notamment sur le long terme (plus de 10 ans). Le TOA EEI ne représente que le flux de rayonnement entrant et sortant ; le flux à la surface de l’océan dépend également de l’évaporation, de la vitesse et de la direction du vent. Ces derniers facteurs se manifestent par les principales oscillations climatiques , en particulier l’AMO et la PDO. Le tableau 1 compare l’impact des oscillations climatiques AMO et PDO à la valeur de TOA EEI de 0,71 W/  supposée par Loeb et al . Ce qui dépend des données OHC, de sa « valeur in situ » (Johnson et al., 2016) :

« Un ajustement unique des flux TOA à ondes courtes (SW) et à ondes longues (LW) est effectué pour garantir que le flux TOA net moyen global pour juillet 2005-juin 2015 soit cohérent avec la valeur in situ de 0,71 W m⁻² (Loeb et al., 2018). »

ÉvénementChangement OHC (J)DuréeÉquivalent W/m²Source
EEI (Loeb 2018)
8,9 x 10 22 J

11 ans
0,71 W/m²
Loeb (2018)
AOP (Angleterre 2014)
8 x 10 22 J

(anomalie 0–700 m)

20 ans
~0,32 W/m²
Angleterre et al. (2014)
AMO (Robson 2012)
10-20 x 10 22 J

10-15 ans
~0,5–1,0 W/m²
Robson et al. (2012)

Tableau 1. Comparaison des valeurs d’EEI (Indice d’

Émission de Flux Équivalent) déterminées par Loeb et al. à partir du contenu thermique océanique (OHC) et de ses variations dues à l’AMO et à la PDO. Le tableau 1 compare l’EEI supposé par Loeb et al. au flux net équivalent à la surface de l’océan, dû aux variations extrêmes de l’AMO et de la PDO au cours des dernières décennies. La période de mesure de Loeb s’étend approximativement de 2005 à 2015 et il a utilisé diverses mesures, mais sa principale source pour la valeur de 0,71 W/m² était la variation de l’OHC (Johnson et al., 2016). Durant cette période, l’AMO était en hausse (voir l’AMO non corrigée de la tendance dans la figure 2 de May et Crok, 2024) et la PDO en baisse (figure 2). Ces oscillations peuvent avoir un impact sur l’OHC des eaux peu profondes aussi important, voire plus important, que l’effet de serre anthropique sur l’EEI, tel qu’estimé dans le 6e rapport d’évaluation du GIEC (2021, p. 925) et (Li et al., 2024). Ses calculs pourraient ne pas refléter un effet de serre anthropique, mais simplement l’oscillation naturelle nette de la surface océanique globale. Avec les données actuelles, la période d’observation est trop courte.

Les contributions de l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) et de l’oscillation antarctique moléculaire (AMO) à la variation de la teneur en chaleur des océans (OHC) présentées dans le tableau 1 correspondent à des redistributions d’énergie, et non à un gain ou une perte d’énergie planétaire, comme l’indice d’efficacité énergétique au sommet de l’atmosphère (TOA EEI). Le problème est que ces oscillations océaniques, ainsi que d’autres, faussent les calculs de l’indice d’efficacité énergétique ajusté à l’OHC et rendent inexacts les calculs présentés dans la figure 1 et dans les autres sources mentionnées précédemment.

La méthodologie de Loeb et al.

Comme l’expliquent Norman Loeb et ses collègues (Loeb et al., 2009), le rayonnement net global moyen au sommet de l’atmosphère (TOA) est défini comme la différence entre l’énergie absorbée et l’énergie émise par la planète. Si la planète est à l’équilibre, le rayonnement net global au TOA est nul. Cependant, la Terre n’est jamais à l’équilibre, comme en témoignent les grandes oscillations océaniques à long terme telles qu’ENSO, l’AMO, l’PDO , etc. Les océans terrestres possèdent une capacité thermique considérable et leur contenu énergétique thermique varie, en particulier celui de la couche supérieure, sur des périodes pluridécennales.
Le rayonnement net global au TOA devrait être en phase avec le stockage de chaleur océanique global et d’une ampleur similaire. Toutefois, le contenu thermique océanique (CTO) réagit aux variations du déséquilibre énergétique à la surface de l’océan et pas nécessairement à celui du TOA. La surface de l’océan est séparée du TOA par l’atmosphère et sa troposphère convective épaisse.

Les flux au TOA et à la surface de l’océan ne sont pas égaux et ne sont que partiellement liés. Tous les flux d’énergie thermique au sommet de l’atmosphère (TOA) sont dus au rayonnement, et sur la figure 1, seulement 36 % du transfert de chaleur en surface s’effectue par rayonnement. Les mécanismes de transfert de chaleur diffèrent, et l’atmosphère possède une capacité thermique, contrairement à l’espace. Malgré cela, Loeb et la NASA supposent que le déséquilibre énergétique en surface est identique à celui au TOA sur de très courtes périodes.

La conservation de l’énergie exige que, sur des périodes suffisamment longues, où la variabilité interne est négligeable, les flux d’énergie en surface soient approximativement égaux à ceux au TOA. Je ne conteste pas ce point, mais je souligne simplement que, compte tenu des périodes de l’AMO et de la PDO, la période considérée dans ces études récentes est trop courte : 20 ans de données sont insuffisants.

Données CERES

Loeb et al. (2018) indiquent que, sans ajustement des données CERES relatives aux ondes courtes (OC) et aux ondes longues (OL), le déséquilibre net au sommet de l’atmosphère (TOA) est d’environ 4,3 W/m² , une valeur bien supérieure à celle attendue et probablement impossible. Il s’agit d’un problème d’étalonnage connu et non d’une mesure du véritable déséquilibre radiatif au TOA. Ils expliquent ensuite que, pour éviter ce problème, ils ajustent les flux OC et OL dans leurs marges d’incertitude afin de contraindre les mesures satellitaires à refléter le déséquilibre calculé à partir du contenu thermique de l’océan. Comme mentionné précédemment, dans la version 4 de CERES EBAF (« Energy Balanced and Filled »), les valeurs moyennes annuelles globales sont ajustées de sorte que le flux net moyen au TOA entre juillet 2005 et juin 2015 soit de 0,71 ± 0,10 W/m² , valeur issue de Johnson et al. (2016) et qui représente une mise à jour de la valeur précédente de 0,58 W/  .

Nous avons utilisé les données CERES EBAF pour cartographier l’évolution du rayonnement net au sommet de l’atmosphère (TOA) de 2001 à 2024 à l’échelle mondiale (figure 4). La majeure partie de la carte présente des valeurs proches de zéro (jaune clair), mais certaines zones, notamment dans le Pacifique et au-dessus des continents, affichent une tendance négative, indiquant un rayonnement sortant supérieur au rayonnement entrant. Tout le transfert d’énergie au TOA s’effectue par rayonnement ; aucune énergie n’est stockée ni transférée par d’autres mécanismes.

TOA
Figure 4. Rayonnement net au sommet de l’atmosphère (TOA) en W/m² par an, d’après les données CERES EBAF. Les zones rougeâtres indiquent un rayonnement incident supérieur au rayonnement sortant, et les zones bleutées, le contraire.

La figure 5 présente la carte des tendances du rayonnement net de surface (SW + LW) de l’EBAF pour les mêmes années. Bien que ces données soient corrigées en supposant que le déséquilibre énergétique terrestre à la surface de l’océan est identique à celui au sommet de l’atmosphère (TOA), les tendances observées diffèrent. Ce résultat est attendu, car l’atmosphère intervient de plusieurs manières, comme illustré sur la figure 1. Elle absorbe ou réfléchit (154,1 W/m², soit 45 %) du rayonnement solaire incident et refroidit la surface par évaporation (chaleur latente, 86,4 W/m² , soit 36 ​​%) et en absorbant une partie de la chaleur de surface par conduction (18,4 W/m², soit 8 %). Seuls 58 W/m² environ des émissions infrarouges de surface sont envoyés dans l’espace, le reste étant recyclé par l’atmosphère . En raison de toutes ces interférences atmosphériques, ainsi que des variations du stockage de chaleur, les zones de refroidissement et de réchauffement diffèrent, et la surface présente un réchauffement plus important qu’au sommet de l’atmosphère.

Figure 5. Tendance du rayonnement net de surface CERES EBAF en W/m 2 par an.

La figure 6 représente les moyennes corrigées en latitude de l’EEI au sommet de l’atmosphère (TOA) et du rayonnement net de surface (SW + LW) sur la période 2001-2024, à partir des données CERES EBAF, après conversion des valeurs de flux de rayonnement net en anomalies. Cette conversion est nécessaire car l’amplitude des flux de rayonnement bruts diffère sous l’effet de l’atmosphère.

Figure 6. Rayonnement net de surface (SW + LW), le rayonnement incident étant positif, présentant une anomalie en rouge entre 2001 et 2024, et flux net au sommet de l’atmosphère (TOA), également incident et positif, en bleu. La différence de tendances est principalement due aux effets atmosphériques et à l’évolution du stockage océanique. La période considérée est trop courte pour permettre un équilibre entre ces deux facteurs.

Conclusions

Utiliser les variations du contenu thermique de l’océan de surface pour calibrer l’EEI au sommet de l’atmosphère (TOA) mesuré par satellite est une bonne idée, mais malheureusement, le contenu thermique de l’océan dépend de bien plus de facteurs que la simple différence entre le rayonnement entrant et le rayonnement sortant. Le contenu thermique de l’océan de surface est fortement influencé par la variabilité interne multidécennale, et comme les flux absolus de CERES sont ajustés au contenu thermique de l’océan, les estimations actuelles de l’EEI peuvent refléter un mélange de forçage et de variabilité interne. Des enregistrements de contenu thermique de l’océan plus longs et plus stables sont nécessaires avant que l’EEI puisse être utilisé comme un indicateur fiable du forçage anthropique.

Cela n’élimine pas la possibilité d’un déséquilibre à long terme d’origine humaine, mais rend sa détection très difficile, voire impossible, sur de courtes périodes. Nous devons mieux comprendre les oscillations océaniques ou attendre de disposer de suffisamment de données pour rendre compte de leurs fluctuations dans le stockage d’énergie thermique.

Nous disposons de données fiables pour ce calcul depuis environ 2005, mais les cycles océaniques qui affectent le calcul de l’EEI ne sont pas liés aux émissions de gaz à effet de serre ni à d’autres facteurs anthropiques potentiels du changement climatique, car les oscillations sont antérieures à toute influence anthropique possible (Gray et al., 2004). Par conséquent, il est prématuré d’attribuer une quelconque part de l’EEI au forçage anthropique. Des ensembles de données OHC plus longs et plus stables sont nécessaires pour distinguer clairement le forçage anthropique de la variabilité inter-cycles.

Téléchargez la bibliographie ici .

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33 réflexions au sujet de « Relation entre le déséquilibre énergétique au sommet de l’atmosphère et le flux net de surface »

  1. Ca commence mal :  » Le climatologue Andy May… »

    Sur son site (andymaypetrophysicist.com), on lit :

    « Andy May is a retired petrophysicist and has published six books. He worked on oil, gas and CO2 fields in the USA, Argentina, Brazil, Indonesia, Thailand, China, UK North Sea, Canada, Mexico, Venezuela and Russia. He specialized in shale petrophysics, fractured reservoirs, wireline and core image interpretation, and capillary pressure analysis, besides conventional log analysis. »

    Et dans son CV, on voit qu’il a travaillé pour des entreprises d’exploration pétrolière, et jamais pour une institution de recherche – et que son plus haut diplôme est un Bachelor of Science (niveau L3 donc) en géologie de l’Université du Kansas.

    Pourquoi ne pas l’appeler « Le géologue pétrolier Andy May », puisque c’est ce qu’il est ?

    Il aurait aussi intérêt à mettre à jour son article un peu. C’est truffé de références à des articles des années 2000 et 2010, alors que la littérature scientifique plus récente est pléthorique et concordante – voir par exemple sur Google Scholar (https://scholar.google.fr/scholar?q=EEI+Earth+Energy+Imbalance&as_ylo=2020).

    • Anton,

      1. La majorité des prétendus climatologues, spécialistes des moustiques, des papillons ou de l’inséminsation des drosophiles ne pipent pas un mot d’un quelconque article à propos du bilan énergétique de la planète. Donc, stop aux procès staliniens.

      2. Je suppose qu’une personne comme vous qui prétend connaître au centième de degré près le réchauffement de la masse océanique depuis 50 ans a des choses plus intéressantes à dire à sur de l’article de May.

      • Je me permets de répondre pour Anton. 😄

        C’est assez cocasse de parler de « spécialistes des moustiques » alors que la bibliographie d’Andy May repose justement sur les travaux de chercheurs NOAA, NASA, NCAR, Met Office, ETH Zurich, etc. spécialisés dans le bilan énergétique terrestre, l’EEI, l’OHC et les flux radiatifs. 🌍

        Loeb, Trenberth, Fasullo, Meehl, England, Wild… ce sont précisément des experts du sujet. Andy May dépend entièrement de leurs travaux pour construire son argumentaire. 😉

        Et non, les climatologues ne prétendent pas connaître « magiquement » chaque litre d’océan au centième de degré près. 😄 Ils utilisent satellites, ARGO, bouées, profils thermiques et marges d’erreur explicites.

        La vraie question reste entière : pourquoi Andy May utilise-t-il des études de climatologues reconnus… pour ensuite suggérer des conclusions que ces auteurs eux-mêmes ne soutiennent pas ? 😉

    • Le GIEC a bien eu pour président un ingénieur des chemins de fer indien de 2002 à 2015.
      Jean Jouzel est bien glaciologue, pas climatologue …
      Je pense que quand on a un certain niveau intellectuel dans le domaine des mathématiques et de la physique, comme ce Mr Andy May ou comme le prix Nobel de Physique Mr John Clauser, on est en capacité d’appréhender des systèmes complexes qui ne relèvent pas forcément d’un domaine de prédilection.
      On aurait aimé que votre critique porte sur le fond de l’article plutôt que sur son auteur !!!

      • Cher Jack,

        La différence avec Pachauri est que Pachauri a bien commencé comme ingénieur dans un domaine éloigné du climat, mais qu’il a ensuite travaillé sur des thématiques plus proches. Sa thèse (1974) a pour titre « A dynamic model for forecasting of electrical energy demand in a specific region located in North and South Carolina », et il a ensuite dirigé le TERI (https://en.wikipedia.org/wiki/The_Energy_and_Resources_Institute), qui fait des recherches dans le domaine de l’énergie, de l’environnement et du développement durable. Par conséquent, il avait toute sa place dans les groupes de travail 2 et 3 du GIEC.

        Alors qu’ici on prétend que May est spécialiste de la physique du climat (groupe de travail 1), ce qu’il n’est visiblement pas. Il n’a jamais publié un seul travail de recherche sur le climat dans un journal sérieux.

        Voilà la différence.

      • bien d’accord avec vous Jack. Mais la pratique du dénigrement de la personne au lieu de la contestation de ses travaux ou affirmations est malheureusement monnaie courante. C’est tellement plus facile à faire et ça marche tellement mieux auprès de masses (humaines) pas assez cultivées et qui fonctionnent plus à l’émotion qu’à la réflexion.
        Je l’ai même vécu dans des entreprises de haute technologie, là ou le rationnel devrait primer…

        • Le problème, ce n’est pas de critiquer une personne. Le problème, c’est de présenter comme « climatologue » quelqu’un qui n’a ni carrière de recherche en climatologie, ni publications majeures évaluées par les pairs dans ce domaine. 😄

          Et surtout, le fond a bien été critiqué : l’article recycle une confusion classique entre redistribution de chaleur océanique (PDO/AMO) et gain énergétique global du système climatique. 🌍

          La méthode est assez transparente :
          • utiliser des études scientifiques reconnues ;
          • zoomer sur des incertitudes réelles ;
          • puis extrapoler vers un doute généralisé… que les auteurs cités eux-mêmes ne soutiennent pas. 😉

          Les auteurs mêmes qu’Andy May cite — England, Loeb, Trenberth, Meehl, etc. — ne concluent absolument pas que l’influence humaine serait indétectable ou fondamentalement douteuse. Au contraire.

          Et non, un article de blog militant ne renverse pas les conclusions de l’AR6 WG1 du GIEC, rédigé par 234 scientifiques experts du climat de 66 pays à partir d’environ 14 000 études :
          👉 le système climatique accumule de l’énergie ;
          👉 l’influence humaine en est la cause dominante ;
          👉 les gaz à effet de serre expliquent le réchauffement observé.

          Si Andy May avait réellement invalidé cela, il y aurait des publications majeures, réponses, réplications et débats dans la littérature scientifique spécialisée… pas principalement des blogs climato-négationnistes. 😄

      • Parlant de Prix Nobel de Physique : Clauser a eu le sien sur l’intrication quantique – rien à voir avec le climat.

        Alors que Manabe et Hasselmann ont eu le Prix Nobel de Physique en 2021 « pour la modélisation physique du climat de la Terre, quantifiant la variabilité et prédisant de façon fiable le réchauffement global. » Voir https://www.nobelprize.org/prizes/physics/2021/summary/

        Personnellement, je ferais plus confiance à Clauser qu’à Manabe s’il s’agissait de m’expliquer l’intrication quantique.

        A l’inverse, je fais beaucoup plus confiance à Manabe qu’à Clauser quand il s’agit de climat.

        Et vous ? Quand vous avez un problème de mécanique de voiture, est-ce que vous demandez de l’aide à votre boulanger ?

        •  » Les scientifiques et les ingénieurs s’appuient sur les superordinateurs pour effectuer des calculs et des simulations afin de faire progresser les connaissances, de créer de meilleurs produits et de relever des défis cruciaux tels que le changement climatique. Pour lutter efficacement contre le changement climatique, les entreprises offrant des services informatiques, qu’ils soient classiques ou quantiques, doivent continuer à rechercher des moyens de réduire leur empreinte énergétique. Parallèlement, l’humanité doit poursuivre ses efforts pour atteindre les objectifs mondiaux de développement durable.  »
          Cherchez « Pascal », mais il n’est pas le seul à mentionner l’intérêt de la physique quantique et de l’intrication quantique pour les études de climat.
          Je reconnais que c’est difficile à comprendre.

          • Vous mélangez outil informatique et expertise scientifique. 😂 Les modèles climatiques tournent sur des ordinateurs binaires. Donc selon votre logique, un spécialiste des portes NAND ou de l’algèbre booléenne serait aussi climatologue. 🤡

            Oui, des supercalculateurs — et peut-être demain l’informatique quantique — peuvent aider certains calculs. Mais le climat actuel s’explique déjà très bien avec la thermodynamique, le transfert radiatif, les satellites, les océans et la signature isotopique du carbone fossile. 🌍

            Et si par « Pascal » vous faisiez référence à Pasqal, c’est encore pire pour votre argument. 😂 Cette startup parle d’utiliser le calcul quantique pour améliorer les simulations climatiques, pas pour invalider la physique du climat. Vous confondez « outil de calcul » et « théorie scientifique ».

            Ironiquement, Pasqal a été cofondée par Alain Aspect, qui a partagé le Nobel 2022 avec Clauser… sauf qu’Aspect, lui, ne nie pas le consensus climatique ni les travaux du GIEC. 🤡

            Et surtout, un expert scientifique est quelqu’un qui publie des travaux évalués par les pairs dans son domaine. Clauser n’est ni climatologue, ni auteur majeur en science du climat ; aujourd’hui, il fait surtout du lobbying pour la CO₂ Coalition, un groupe lié aux intérêts fossiles. 📚💸

          • Réponse à Alex :
            Non, il y a une informatique classique et une quantique. De même pour la physique classique et quantique.
            Aujourd’hui on commence à travailler sur la dynamique quantique. Comme le climat est un problème de dynamique et que l’intrication quantique est fondamentale pour le quantique, on ne peut pas dire que l’intrication quantique n’a rien à voir avec le climat.
            Clauser a peut-être compris quelque chose sur le climat en relation avec ses travaux que Aspet n’a pas perçu.
            En outre pour la parametrisation physique des modèles les chercheurs programment eux-mêmes parce qu’il y a un rapport étroit entre la physique d’un problème et la manière de mettre en forme informatique.
            Vous êtes très loin de comprendre le sujet dont vous parlez.

      • Encore cette vieille fable du « cheminot indien »… 😄 Rajendra Pachauri n’était pas un « simple ingénieur ferroviaire », mais aussi docteur en économie et ingénierie industrielle, spécialiste de l’énergie et du développement.

        Et surtout, vous démontrez surtout que vous ne comprenez pas comment fonctionne le GIEC. 😅 Le président du GIEC ne rédige pas les rapports scientifiques. Le groupe qui traite des bases physiques du climat, c’est le WG1. L’AR6 WG1 a été rédigé par 234 scientifiques experts du climat de 66 pays à partir d’environ 14 000 études scientifiques.

        Les WG2 et WG3, eux, travaillent aussi sur les impacts, l’adaptation, l’énergie ou l’atténuation. Donc oui, on y trouve aussi des économistes, ingénieurs, médecins ou politologues. C’est un peu le principe d’un sujet qui touche… toute la société. 🌍

        Et Jean Jouzel « pas climatologue ». 😂 La paléoclimatologie est une branche centrale de la climatologie moderne. Étudier les glaces, isotopes et climats passés, c’est précisément comprendre le fonctionnement du climat.

        Quant à John Clauser, votre « argument Nobel »… 🏅 Prix obtenu pour l’intrication quantique, pas pour le climat. Aucune publication climat évaluée par les pairs. Aujourd’hui, il fait surtout du lobbying pour la CO₂ Coalition financée par les fossiles. 💸🔥

        Les Nobel qui ont réellement révolutionné la climatologie moderne ? Syukuro Manabe et Klaus Hasselmann (2021). Eux ont construit les bases physiques et les modèles climatiques modernes, pas des talking points négationnistes. 😉

    • Toujours cette sale manie d’attaquer systématiquement l’auteur plutôt que l’article. La délation est une seconde nature chez vous, un vrai Poissonnard en puissance.

      Ricaner du CV d’un auteur en planquant soigneusement le sien, quel courage, quel audace ! Cela dit, vous faites bien de rester anonyme car votre CV de « spécialiste de la physique du climat » ferait sûrement bien rire.

      Un titre vague et ronflant pour insignifiant en mal de reconnaissance qui permet d’en imposer sans exiger un haut niveau d’étude ni de connaissances. À l’instar de la sociologie, une bonne part des disciplines climatiques sert à recaser les moins performants. La voiture-balai de la science.

      Votre frénésie éditoriale est l’autre indicateur de cette médiocrité : vous avez davantage publié en 20 ans que John Clauseur dans toute sa carrière…

      Au final, les invectives, attaques ad hominem, insinuations et dénigrements que vous utilisez continuellement pour masquer vos insuffisances ne font que les confirmer.

      La frustration professionnelle engendre de bien tristes passions.

      • C’est fascinant. 😄 Vous écrivez plusieurs paragraphes d’attaques personnelles… pour reprocher aux autres des « attaques ad hominem ».

        Et personne ne « ricane du CV » d’Andy May. Ce qui est critiqué, c’est la malhonnêteté de présenter comme « climatologue » un géologue pétrolier qui n’a ni carrière de recherche en climatologie ni publications majeures évaluées par les pairs dans ce domaine. 😉

        D’ailleurs, personne ici n’a publié moins sur le climat que John Clauser : lui aussi n’a aucune publication majeure en climatologie. Son Nobel porte sur l’intrication quantique, pas sur l’EEI, l’OHC ou les rétroactions climatiques. 🌍

        Le plus ironique reste qu’Andy May construit tout son article à partir des travaux de climatologues reconnus (Loeb, Trenberth, Meehl, Fasullo, England, etc.)… tout en suggérant des conclusions que ces auteurs ne soutiennent pas eux-mêmes.

        Rappeler cela, ce n’est pas un « procès stalinien ». C’est simplement contextualiser la crédibilité scientifique d’un auteur qui prétend fragiliser des décennies de recherche. 😉

        • Ce qui est fascinant c’est de systématiquement invoquer la biographie d’un auteur pour débiner son article sans jamais donner le début du commencement d’une réfutation en règle sur le fond.

          Venant d’une éminente autorité scientifique qui nous vante quelques 150 publications dans des « revues sérieuses », donc en principe parfaitement rompu au peer reviewing, ce néant argumentaire interroge.

          À vous lire, il pourrait s’autoriser à dénigrer – anonymement – le CV de tous les auteurs mais il serait interdit de faire remarquer la déloyauté de sa méthode et de douter du sien. En quel honneur ?

          « D’ailleurs, personne ici n’a publié moins sur le climat que John Clauser : lui aussi n’a aucune publication majeure en climatologie. » : ça alors, rien n’échappe à votre vigilance ! Je n’imaginais pas qu’il était possible de ne pas comprendre le sens de mon propos mais vous y êtes parvenu, bravo. Peut-être « ceux qui publient le plus ne sont pas les meilleurs » ou encore « les moins bons compensent la faible qualité de leurs publications par la quantité » vous sera plus accessible, sinon faites-vous expliquer.

          Vos interventions se limitant généralement au même commérage que lui, je ne m’étonne pas que vous vous précipitiez à sa rescousse. À moins qu’Anton/Arsène/Brionne/MLA ne se soit trouvé un nouveau pseudo ? Ça expliquerait que vous n’apparaissiez que lorsqu’il est enlisé.

          Le reste de votre commentaire est comme toujours d’une telle vacuité qu’il n’est pas nécessaire d’y donner suite.

  2. Tres cher Anton
    Pouvez vous nous rappeler comment selon votre theorie … L ‘Atmosphere rechauffe t elle les oceans ?
    Il n’en n ‘est pas question dans le bilan thermique oceanique …
    http://lecalve.univ-tln.fr/oceano/fiches/fiche5C.htm

    W/m2————————————————————–Moyenne——-Variation——
    Qs : flux de chaleur par rayonnement solaire +150 / 80 à 200
    Qb: flux de chaleur radiatif de grande longueur -50 / Faibles
    Qh : flux de chaleur par conduction -10 / 0 à -40
    Qe : flux de chaleur par évaporation / condensation -90 / -50 à -160
    Qv : flux de chaleur par transport d’eau 0 / -100 à +200
    ————————————————————————————————————-

    Sinon … https://drive.google.com/file/d/1xHt2z1rwa95vcABw30i6YVeWn_FFXkX0/view?usp=sharing
    une petite analyse sur la correlation entre le cycle de Hale et le Bilan de Masse Hivernal des Glaciers Suisse

    Merci de nous partager votre Science

    • Cher Solarspot,

      1 – Le flux de chaleur radiatif de grande longueur d’ondes Qb (« longwave ») que vous avez donné est est le flux net. En réalité il est composé d’une composante descendante (venant de l’atmosphère, vers l’océan) et d’une composante montante (de l’océan vers l’atmosphère). Une atmosphère plus chaude envoie plus de longwave vers l’océan.

      2 – Le flux de chaleur par conduction (Qh) dépend du différentiel de température entre océan et atmosphère. A température constante de l’océan, une atmosphère plus chaude diminue ce flux qui est en moyenne dirigé vers l’atmosphère. Pareil pour une atmosphère plus chaude et plus humide : elle ferait diminuer l’évaporation (pour une même température de l’océan).

      Dans tous ces cas, le bilan d’énergie de l’océan est modifié dans le sens d’un stockage plus fort d’énergie dans l’océan.

      C’est complètement stupide d’imaginer que seulement le rayonnement solaire déterminerait la température de l’océan. Ce qui compte autant, c’est de savoir si l’océan peut « se débarrasser » de cette énergie. Et ça, ça dépend aussi de l’état de l’atmosphère. D’ailleurs le rayonnement solaire descendant n’est même pas la plus forte source d’énergie pour l’océan : Le rayonnement thermique descendant est plus fort en moyenne. Et ce n’est pas une vue d’esprit, figurez-vous, ça se *mesure*.

      Et n’importe quel idiot peut savoir ça. Il suffit de demander au Chat (par exemple). Voici mon prompt : « Quels sont en moyenne globale les différents flux d’énergie à l’interface de l’océan (LW descendant, LW montant, SW descendant, SW montant, Flux turbulent sensible, Flux turbulent latent) ? »

      Réponse :

      « Voici les valeurs moyennes globales typiques des différents flux d’énergie à l’interface océan-atmosphère, d’après les sources scientifiques récentes et les bilans énergétiques standard :

      – SW descendant (rayonnement solaire incident) : environ 170 W/m² en moyenne globale annuelle, dont environ 10 W/m² sont réfléchis par la surface (SW montant)

      – LW descendant (rayonnement infrarouge atmosphérique) : environ 330 W/m² (valeur typique pour un ciel clair, mais variable selon la couverture nuageuse et l’humidité atmosphérique).

      – LW montant (rayonnement infrarouge émis par l’océan) : environ 390 W/m² (l’océan, à une température moyenne de surface d’environ 15-20°C, émet un rayonnement thermique selon la loi de Stefan-Boltzmann).

      – Flux turbulent sensible (SH) : environ 10-20 W/m² en moyenne globale, mais peut atteindre 250-300 W/m² dans les zones de forts contrastes thermiques (ex. : Gulf Stream)

      – Flux turbulent latent (LH, lié à l’évaporation) : environ 80-100 W/m² en moyenne globale, et jusqu’à 250-300 W/m² dans les régions de forte évaporation. »

      Bref, si vous ne le saviez pas, c’est que vous n’avez strictement aucune idée de la physique du climat (et de la physique tout court), mais c’est pardonnable. Par contre, ce qui n’est pas pardonnable, c’est que vous ne faites pas le minimum d’effort intellectuel qu’il faut pour vous rendre compte que Rittaud et co. vous mènent en bateau.

      Et, dernière chose : Les rétroactions nuageuses sur le climat sont globalement positives, et notamment dans le visible, elles font que le rayonnement solaire descendant à la surface augmente dans un climat plus chaud (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Cloud_feedback). Donc même cette source d’énergie dont vous pensiez qu’elle était la seule à pouvoir réchauffer l’océan dans l’absolu évolue dans le sens d’un réchauffement de l’océan dans un climat plus chaud.

      Cordialement.

      • Et pourquoi, notre cher pataphysiciens Anton, quand il fait avec une IA complaisante le tour des composants influençant l’océan, ne mentionne-t-il pas la backconduction et la backconvection qui ridiculiseraient tous les autres flux pataphysiques énumérés ?

        Les flux sont thermiques et l’unique flux descendant échappant à l’insignifiance est le flux solaire.

        Vous devriez vous cacher après avoir professé de tels âneries, pauvre patapysicien.

        • Merci Phi,
          Pouvez nous faire une analyse de cette superposition du BDM des Glaciers Suisses 1968/2018 avec les cycles Schwabe et Hale ?
          https://drive.google.com/file/d/1xHt2z1rwa95vcABw30i6YVeWn_FFXkX0/view?usp=sharing

          La correlation de base du Dr Leamon entre 3x Nina et Minimum de Hale est flagrante non ? le BDM Hivernal suit meme d’année en année ce cycle de Hale … Du coup … nous savons predire le BDM Hivernal des glaciers ? Nos tendances meteos ? Notre climat alpins ?

          La correlation avec les Nino aussi ?
          La correlation avec le BDM Annuel avec l ‘AMO ou Cycle Gleissberg/Devries ?
          depuis 1983 et le Cycle Schwabe 21 pour le debut du rechauffement avec ablation estivale plus importante et fin de la prise de masse hivernale ?

          Le Glacier du Rhone depuis 1880 fond aussi a une vitesse et une dynamique bien particuliere suivant exactement l ‘AMO ou plutot le Cycle Gleissberg / Devries , nous permettant de reconstituer le dernier pessimum climatique, Le Petit Age Glaciaire et ses 3 Minimums Solaires ainsi que l ‘Optimum Medieval precedent
          https://drive.google.com/file/d/1aVElyXN3PbQBXzidRV8JchfkPpndcTUo/view?usp=sharing

          Les glaciers ne mentent pas .. et temoignent d’une modulation bien differente de celle du CO2 anthropique non ?

          Qu’en pensez vous ?
          Merci encore de vos analyses

          • Bonjour solarspot,

            Je ne suis pas trop versé dans les analyses de signaux ni dans la science solaire. Ce que je vois, c’est qu’effectivement, les glaciers constituent une remarquable source d’observations et qu’ils évoluent clairement en fonction de l’ensoleillement. Le signal du CO2, s’il y en a un, reste invisible : https://www.zupimages.net/up/26/20/hvhk.png

          • Merci Phi,
            Vous pouvez nous donner la source et plus d’infos sur votre graphique
            A lui seul il devrait clore le debat non ?

            Les Glaciers ne mentent pas … Le CO2 n ‘a aucun impact climatique

            La Variation de Longueur du Glacier du Rhone (la plus longue mesure glaiciaire) suit exactement l ‘AMO, la T° de surface Atlantique,
            qui semble etre le marqueur precis du Cycle Gleissberg / Devries
            Chaque poussée glaciaire etant corrélé a un minimum ou a une diminution d’activité des Cycles de Schwabe et Periodes de Rieger correspondantes

            Sous ces Cycles Gleissberg/Devries,
            On retrace exactement le PAG de la Renaissance et ses 3 minimums historiques, Sporer Maunder Dalton, materialisant la phase Pessimum Climatique d’une epoque Interglaciaire

            Pour connaitre la tendance de notre climat futur
            il faudrait etudier le debut et la durée de l ‘Optimum Climatique precedent, le Medieval … pour savoir si 1950 est LE pic max ou l’un des pics max d’activité solaire de notre Optimum Climatique Moderne Naturel

            D’apres les correlations Leamon entre 3xNinas et Cycles de Hale,
            on peut prevoir déjà la dynamique du Bilan de Masse Hivernal de nos Glaciers Alpins, soit la tendance de nos Hivers en Precipitations

            On peut deja conclure,
            Les projections et scenarii du GIEC sont une simple manipulation societale, comment peuvent ils renier la Science de la sorte a en abrutir toute une population et obstruer le developpement de nos connaissances, effarant …

          • solarspot,

            Les sources utilisées.

            Ensoleillement : Météo Suisse

            Anomalie de fonte : Huss M. et al. (2009). Strong Alpine glacier melt in the 1940s due to enhanced solar radiation.

            Mer de glace : Revue annuelle des phénomènes d’origine glaciaire et périglaciaire de l’année 2024 Massif
            du Mont Blanc Stratégie relative aux risques d’origines glaciaire et périglaciaire et son Plan d’actions
            interministériel 2024 – 2026. ONF-RTM. 2025, pp.19. ffhal-05444164f

            CO2 : Law Dawn et Mona Loa ave f = 5.35 * Ln(C / C0)

            Lissage triangulaire sur 10 ans.

            A noter que la vriation de masse contient le signal des précipitations ce qui n’est pas le cas de l’anomalie de fonte.

            « A lui seul il devrait clore le debat non ? »

            Oui. Et vous utilisez le conditionnel à raison. Je me suis fais vingt fois une telle réflexion depuis 17 ans à propos de vingt productions différentes. La naïveté ne se guérit pas. En fait, il n’y a jamais vraiment eu de débat scientifique sur le sujet. Le débat est d’un autre ordre. Cela n’empêche pas qu’il faut continuer à parler dans le vide; c’est important même si cela ne semble pas avoir de sens.

        • Phi, ce n’est pas une hallucination d’une IA complaisante. Les chiffres que donnait Le Chat sont plus ou moins les mêmes que ceux qu’on voit dans la Figure 1 de l’article ci-dessus, et ils correspondant à des *mesures*.

          Je répète : on *mesure* le rayonnement thermique atmosphérique descendant. Il correspond à environ 345 W/m2 en moyenne globale. Alors que le flux émis par la surface est environ 400 W/m2, correspondant à epsilon*sigma*T^4 – faites le calcul… là on arrive vraiment à la physique de base du lycée…
          Et la différence est justement les environ 50 W/m2 (net, de la surface vers l’atmosphère) dont parle notre ami Solarspot.

          Pour des mesures et des synthèses globales, voir par exemple Wild et al., The energy balance over land and oceans: an assessment based on direct observations and CMIP5 climate models. Climate Dynamics 44, 3393–3429, 2015 ; ou Stephens et al., An update on Earth’s energy balance in light of the latest global observations, Nature Geoscience, 5, 591-696, 2012.

          J’ai pris « Le Chat » pour vous montrer qu’on n’a pas besoin de lire un article scientifique pour avoir ces chiffres, c’est tout.

          • Anton,

            Vous n’avez pas compris ce que je vous reproche. Je ne mets pas en doute les chiffres même s’il ne s’agit pas de mesures à proprement parler mais de calcul à partir de la mesure de la perte ou du gain de chaleur par l’instrument.

            Ce qui ne va absolument pas dans votre raisonnement, c’est que vous ne pouvez bien sûr pas évaluer les parts respectives des différents modes en prenant l’irradiance pour les IR et un flux de chaleur pour la convection. Cela n’a strictement aucun sens. Vous devez comparer le flux IR montant de 60 W/m2 au flux convectif de 100 W/m2. Ou alors, si vous tenez à utiliser l’irradiance, vous devez la comparer avec la backconduction et la backconvection ce qui n’a en pratique pas de sens non plus.

            En ce qui concerne Andy May, il s’agit d’un vrai scientifique qui écrit des articles intéressants. Ce qui est publié par les climatologues est globalement de la pseudoscience et il faut pas mal d’efforts pour en extraire les bribes utilisables.

      • Merci Anton
        Mais avec votre Chat vous paraphraser simplement la synthese du Bilan thermique que je vous ai proposé en lien http://lecalve.univ-tln.fr/oceano/fiches/fiche5C.htm

        Du coup … Vous n’apprenez malheureusement rien a personne,
        Vous nous confirmez juste la legerété de vos axiomes une fois de plus
        et surtout … vous ne faites tooujours aucun effort intellectuel …
        et comme vous le dites si bien, c’est juste impardonnable …

        Vous omettez ( sciemment ? ) de signaler que les T° oceaniques et notre climat sont sensibles principalement
        A une modulation de la couverture nuageuse modulant le rechauffement des oceans
        A une modulation des UV et UVB modulant le rechauffement des oceans
        A une modulation de la vitese des Alizées modulant le refroisidissement de ces oceans
        cette derniere est primoriale et manifeste

        Chacune de ces modulations clairement etablies dans le bilan thermique de nos oceans suffisent a expliquer notre Optimum Climatique Moderne et elles sont clairement en liens avec les cycles magnetiques solaires

        L atmosphere ne stocke pas l energie elle se refroidit tres vite, et est constamment chauffée par les oceans … une Animation des T° atmo a 2m est plus que parlante
        https://www.meteociel.fr/modeles/gfse_3d.php?lat=50&lon=0&ech=3&zoom=6&mode=5

        C’est pourquoi je vous ai soumis un lien du Bilan de Masse des Glaciers Alpins, ultra sensibles aux modulations meteos et climatiques https://drive.google.com/file/d/1xHt2z1rwa95vcABw30i6YVeWn_FFXkX0/view?usp=sharing

        Vous ne relevez pas ? c’est criant pourtant … vous ne pouvez l ‘esquivez pourtant
        Que voyez vous ? Que peut en dire votre Chat ?

        Une relation entre le Cycle de Hale et les Precipitations hivernales appuyée par les etudes Leamon ?
        https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2020EA001223
        https://www.frontiersin.org/journals/astronomy-and-space-sciences/articles/10.3389/fspas.2022.937930/full
        https://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2023.1204191/full

        Une relation enter T° oceanique et Bilan de Masse ?
        Une relation entre les pic d’ablation estival et le cycle de Schwabe et Hale ?
        Une relation entre les Bilan de Masse Annuel et l ‘AMO / le Cycle Gleissberg / Devries ?
        Une Relation avec les periodes de Rieger ?

        Ou voyez vous l ‘effet du CO2 anthropique dans la fonte glaciaire Alpine ?

        Maitrisez vous les Cycles Solaires et leur modulation du « Vent Solaire », des flux Gamma Alpha H+ helium & co et leurs interactions avec notre Turbosphere ?

        Il serait interessant d’en discuter de facon scientifique et impartiale non ?
        Sans suffisance ni autoritarisme politique qui n’ont pas leur place dans cette discussion

        Merci de ne pas noyer le poisson une fois de plus depuis votre bateau
        Sincerement

        • Ben non, Solarspot, le cours vers lequel vous pointez ne fait justement la distinction entre le LW montant et le descendant (qui est d’ailleurs donnée dans la Figure 1 dans l’article ci-dessus). Et c’est ça qui vous fait dire que la seule source d’énergie pour l’océan serait le SW descendant, ce qui est faux (car le LW descendant est supérieur).

          Et surtout, vous oubliez que l’océan se réchaufferait aussi si une perte d’énergie (par exemple via le flux turbulent sensible) était réduite – ce qui arriverait par exemple si, à température d’océan constante, on réchauffait l’atmosphère. Donc un réchauffement de l’atmosphère mène bien à un réchauffement de l’océan.

          Bref, tout ça est de la physique de base que vous ne semblez pas vouloir ou pas être en mesure de comprendre. Malheureusement donc, la discussion avec vous n’a pas beaucoup de sens.

          • Anton,

            Le LW descendant est une source d’énergie ?
            Oh! Intéressant ça! Dites-moi, une telle source d’énergie, c’est bien mieux que la fission et même mieux que la fusion. Anton, vous allez sauver le monde des vilains pétroliers comme Andy May et cela sans produire de déchets.

            Avez-vous une idée du rendement que pourrait avoir votre nouvelle source d’énergie et est-ce à vous qu’il faut s’adresser pour les concessions? A Anton inventeur et climatologue certifié ?

          • Anton,
            Je n’aime pas donner des coups comme je viens de le faire par deux fois mais vous l’avez bien cherché avec vos jugements infondés. A tout hasard, je vous propose de réfléchir aux discours idiots que vous tenez ici. Qu’est-ce qui vous motive ? quelle est votre but? qu’est-ce que vous savez réellement des points que vous abordez? Est-ce que vos commentaires sont utiles à quelqu’un? êtes-vous certain de comprendre ce qu’est la science, d’avoir une idée clair de sa place dans la société? savez-vous ce qui distingue une science d’une pseudoscience? pensez-vous défendre la science, l’environnement, l’humanité, la planète? pensez-vous qu’un complot de pétroliers menace l’environnement, la société, qu’il peut justifier les petits arrangements avec la rigueur scientifique ? Pensez-vous que l’on peut marier l’action politique avec la science? quel rapport doit ou peut-il exister entre science et politique? un scientifique a-t-il ou non des responsabilités sociales dans son exercice? y a-t-il compatibilité ? risque d’interférences? pensez-vous que les systèmes institutionnels, les revues par les pairs sont des déterminants de la scientificité ou accessoires ? Etes-vous bien au clair sur ce qu’est la méthode scientifique, pensez-vous la pratiquer avec rigueur dans votre activité?

            Je vous suppose de bonne foi et j’espère à raison.

          • Anton, Merci vraiment … c’est tres instructif de converser avec vous,
            On ne comprend que mieux la legereté de vos axiomes et la faiblesse de cette theorie anthropo-centrée

            Désolé mais vous etes d’une suffisance impardonnable, à la modulation tres selective … mdr
            le cours que je vous ai soumis synthetise juste TOUS les echanges que vous paraphrasez … Relisez bien
            Il precise en plus les ordres de grandeur sur lesquels vous rebondissez confusement …
            Sans parler de la penetration oceanique de ces differentes longueurs d’ondes qui vous ferait trebucher du Micron a l ‘Hectometre

            Il serait grand temps que vous commenciez a rechercher le sens de vos denegations scientifiques qui alimentent votre carbono-centrisme … cela devient pathologique meme avec votre double « je » … aka Alex K.
            La pataphysique … Phi resume bien votre discours

            Pour vous rappeler, comme vous l omettez une fois de plus dans votre rhetorique pseudo sapitale,
            que la modulation à la baisse de la vitesse des alizés (modulant le flux de chaleur latente soit le principal vecteur de refroidissement oceanique), rechaufferait justement les oceans …
            sous l influence manifeste des cycles des eruptions solaires en qualité et quantité …
            Que cette modulation est majeure et semble etre responsable de la variation periodique de l ‘ENSO … variation ou l’effet du CO2 anthropique parait totalement furtif …

            Une derniere fois,
            pour ne pas passer a coté d’un marqueur magistral du climat et des tendances meteos associées

            Que pensez vous du BDM officiel des Glaciers Alpins et de ses relations Hivernale, Estivale et Annuelle avec les cycles magnetiques solaires , dont entre autres, l’ inversion de polarité tous les 22 ans, Le Cycle de Hale, soutenue par la correlation statistique des etudes du Dr Leamon & co du NCAR ?

            Retrouvez vous dans ce BDM 1968/2018 ou dans la VL du Glacier du Rhone depuis 1880, l influence cherie des variations en concentration du CO2 atmospherique ?

            C’est tout frais .. mdr .. votre chat ne peut vous aider ?
            Désolé mais vous ne pouvez esquiver la question …

            Bon Appetit

  3. Alex Kibkalooo,

    « Mais le climat actuel s’explique déjà très bien avec la thermodynamique, le transfert radiatif, les satellites, les océans et la signature isotopique du carbone fossile. »

    Certainement pas et la nature de vos messages et ceux d’Anton l’illustre à merveille. L’absence d’arguments et les rares considérations techniques absurdes qui les caractérisent montrent assez à quel point vous êtes enfoncés dans une pseudoscience.

    Merci pour ces heureuses démonstrations.

    • Phi. 😂 Tous les arguments sont dans les 3 949 pages de l’AR6 WGI (2021), rédigé par 234 scientifiques ayant synthétisé plus de 14 000 études. Vous savez, cette étrange « pseudoscience » fondée sur :
      🛰️ les mesures satellitaires ;
      🌊 le contenu thermique des océans ;
      🧪 la spectroscopie du CO₂ ;
      ⚛️ la signature isotopique du carbone fossile ;
      📈 et des modèles physiques cohérents avec les observations depuis des décennies. 😌

      Le CO₂ absorbe l’infrarouge, modifie le bilan radiatif et crée une accumulation d’énergie : ce n’est pas une opinion militante, c’est de la physique mesurée en laboratoire depuis le XIXe siècle.

      Et pendant que vous criez à la « pseudoscience », les satellites observent précisément les bandes d’absorption attendues du CO₂, les océans accumulent plus de 90 % de l’excès de chaleur, et l’atmosphère s’appauvrit en ^13C — signature directe du carbone fossile. Fâcheux détail. 😂

      Le plus amusant reste qu’il n’existe aujourd’hui aucune équipe reconnue en climatologie publiant une réfutation robuste des conclusions centrales de l’AR6 WGI acceptée par ses pairs.

      Donc si vous pensez avoir démonté toute la climatologie moderne… publiez. Le Nobel est à portée de main. 🏆

      Sinon il vous restera effectivement la médaille en chocolat 🍫🥇 — beaucoup plus compatible avec les commentaires de climato-négationnistes. 😌

      • Alex Kibkalooo,

        Magnifique!

        1. L’article en vedette n’est pas l’AR6 WGI. Strawman.

        2. Tiens, la thermodynamique a disparu de votre liste! Etourderie ou réalisme ?

        3. Superbe contresens épistémologiques et physiques :
        « Le CO2 absorbe l’infrarouge, modifie le bilan radiatif et crée une accumulation d’énergie : ce n’est pas une opinion militante, c’est de la physique mesurée en laboratoire depuis le XIXe siècle. »

        On ne reconstruit pas la planète en laboratoire! Et pour votre information, l’effet de serre n’a strictement rien à voir avec l’absoption et tout avec la capacité d’émission, le rôle thermodynamique essentiel des GES est de refroidir l’atmosphère.

        4. Je ne crie pas, je soupire.

        5. Le Nobel ne récompense pas les rappels à l’épistémolgie et à la thermodynamique. Chosissez mieux vos effets comiques.

      • Alex,
        Les 234 scientifiques dont vous parlez ne savent pas que dans l’atmosphère terrestre la température diminue avec l’altitude jusqu’à la tropopause. C’est vrai partout et il n’existe pas d’observation montrant le contraire.
        Or ce que dit la théorie de la chaleur de Maxwell c’est que le rayonnement thermique du froid vers le chaud est interdit.
        Autrement dit, si une couche atmosphérique est réchauffée par le CO2 qu’elle contient, le seul rayonnement thermique possible est vers le cosmos, pas vers la surface continentale, ni océanique.
        Le seul rayonnement thermique absorbé par la surface terrestre est d’origine solaire.
        Pourquoi les 234 scientifiques dont vous parlez ne comprennent pas ça est un mystère pour moi.

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