Pas assez de renouvelable : 500 millions d’amende

Rémy Prud’homme

La Commission européenne nous demande un chèque de 500 millions d’euros, au motif que nous ne produisons pas assez d’électricité éolienne et photovoltaïque. Comme dit Boileau, « le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable ». La justification, ou la justification alléguée, de cette électricité renouvelable est qu’elle ne rejette pas de CO2. Il se trouve que nous sommes (avec la Suède) les premiers de la classe de CO2. Par habitant, par euro de PIB, par KWh d’électricité, la France rejette moins de CO2 que ses condisciples, beaucoup moins que certains comme l’Allemagne. Drôle de lycée, où celui qui obtient la meilleure note écope d’un bonnet d’âne sur les oreilles et d’un grand coup de règle (un demi-milliard, ça fait mal) sur les doigts.

Le reproche qui nous est fait est d’autant plus absurde qu’en réalité, nous ne produisons pas trop peu, mais au contraire bien trop, d’électricité éolienne et solaire. Il y a une douzaine d’années, lorsque la France s’est mise à investir dans ces énergies intermittentes, elle disposait d’un parc nucléaire et hydraulique largement suffisant pour satisfaire une demande d’électricité qui était stable. Nous étions exportateurs d’électricité ; nous n’avions absolument pas besoin d’une production supplémentaire. Celle de renouvelable qui a engendré un coût direct de 60 milliards d’euros, et un coût indirect du même ordre de grandeur, était donc inutile. Elle n’a, de fait, servi à rien. En pratique, elle a eu un double destin : l’exportation et la substitution. Pour partie, elle a été exportée – à un prix bien inférieur à son coût. Pour une autre partie elle nous a obligé à réduire sans raison la production des installations nucléaires et hydrauliques en-place – à une économie dérisoire, elle aussi bien inférieure à son coût. Ce choix des renouvelables, qui n’a pratiquement pas diminué nos rejets de CO2, c’est plus de 100 milliards jetés par les fenêtres. Il est évidemment lamentable et absurde d’être puni par l’Europe pour n’avoir pas assez gaspillé l’argent des Français.

Pour autant, les bureaucrates de la Commission n’ont rien à se reprocher. Le chèque qu’ils nous demandent est une amende pour objectifs non tenus. La France a en effet pris des engagements de production d’électricité renouvelable qui étaient extravagants et inatteignables. Elle ne les a pas atteints. Elle avait accepté le principe de sanctions financières. Les bureaucrates de Bruxelles font leur métier, comme un radar avec un excès de vitesse : ils constatent, calculent, et envoient un avis à payer. Il est puéril et ridicule d’en faire des boucs émissaires.

Les responsables sont évidemment les gouvernements français qui ont souscrit ces engagements. Les voilà qui poussent aujourd’hui de grands cris, et accusent la Commission de vol ; en réalité, ils ont été consentants, et même demandeurs. Des engagements de ce type sont pris par les conseils des ministres européens spécialisés. Ils ont été décidés avec la coopération active de ministres français.

Autrefois, en France, les décisions relatives à l’électricité étaient prises par le ministre de l’Industrie, qui disposait d’une Direction Générale de l’Energie. Tout cela n’existe plus depuis belle lurette et a été remplacé par des ministères de l’Ecologie, ou de la Transition, ou du Développement durable (actuellement, nous en avons deux à la fois : un ministère de la Transition énergétique, et un ministère de la Transition écologique). Tous les titulaires de ces maroquins aux titres bizarres ont joué, et jouent toujours, à plus-vert-que-moi-tu-meurs. Ils ont construit la politique de l’énergie de la France sur quatre totems idéologiques, quasiment religieux : le tout-renouvelable, le tout-marché, le tout-Europe et le tout-antinucléaire. Ceux qui osaient questionner ou nuancer ces dogmes étaient des hérétiques. Il est vrai que ces croyances étaient partagées par la plupart des autres pays d’Europe, et par la Commission européenne. Mais cette coïncidence n’est pas une excuse. Nous récoltons ce que nous avons semé.

Et que nous continuons à semer. Le totem du tout-antinucléaire a bien été ébranlé, en particulier en France ; mieux vaut tard que jamais. Mais les trois autres continuent de sévir. Le totem du tout-renouvelable est plus dominateur que jamais. Le gouvernement Macron le vénère. Le Sénat s’agenouille. L’Assemblée va suivre. Il n’y a pas d’argent pour les écoles, les tribunaux, les ambassades, les hôpitaux, les prisons, les armées, les logements, et le reste, et une dette colossale, mais on va trouver de nouveau une grosse centaine de milliards pour les renouvelables intermittents.  

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39 réflexions au sujet de « Pas assez de renouvelable : 500 millions d’amende »

  1. Merci de ces éclaircissements à la fois limpides et sordides…
    Mais alors pourquoi doit-on acheter de l’électricité à l’Allemagne (provenant pour une part de centrales à charbon) alors que l’on produit de l’électricité en excédent ?
    Merci à vous.

  2. Encore une fois, qu’est-ce qu’on en a à foutre du CO2 ?! Ce gaz est saturé en absorption, selon de nombreuses études son doublement en concentration atmosphérique pourrait être responsable d’une variation thermique de + 0,01°C…

    Est-ce que quelqu’un va un jour parler ?

    • La Hire,

      Cet argument de la soi-disant saturation du CO2 était faux il y a 100 ans et il est faux aujourd’hui. Tout simplement parce que ceux qui vous racontent ça oublient volontairement de spécifier que l’atmosphère n’est pas d’une épaisseur bien définie, limitée aux couches où l’absorption est totale. Dans la haute atmosphère, moins dense, l’absorption est très loin d’être saturée. C’est là que ça se joue. Il suffirait que vous passiez une fois dans votre vie 10 minutes à essayer de vraiment comprendre l’effet de serre au lieu de vous obstiner à suivre aveuglément ceux qui racontent ce que vous voulez entendre.

      Par exemple ici: https://www.youtube.com/watch?v=IwavsRhOmUI. 10 minutes à écouter Jean-Louis Dufresne, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de Météorologie Dynamique (Laboratoire sous tutelle du CNRS, de l’Ecole Normale Supérieure, de l’Ecole Polytechnique et de Sorbonne Université).

      Ou vous allez sur le site de la Fondation Nobel qui, à l’occasion de l’attribution du Prix Nobel de Physique à Syukuro Manabe en 2021 pour ses calculs de l’effet de serre, a produit un dossier explicatif très clair.

      • Bonsoir Anton
        Je vois que vous ne désarmez pas. Votre obstination à défendre vos convictions est admirable et je la respecte.
        Mais convenez-en, pour l’instant, la seule catastrophe qui s’annonce, elle est économique et surtout énergétique, à cause de la politique erratique qui a été menée, au niveau nationnal, d’une part, mais aussi au niveau européen, avec cette machine infernale du marché de l’électricité.

        Quelle que soit la réalité, d’un point de vue scientifique, les politiques n’auraient jamais dû s’en mêler. A cause de leurs décisions insensées, ils vont transformer notre civilisation en un champ de ruines, bien avant que les mers ne débordent. Il fallait prendre acte des observations scientifiques et entreprendre massivement des recherches pour nous mener à une transition énergétique raisonnable, comme par exemple la fusion thermonucléaire.

        Paradoxalement, beaucoup de gens vont peut-être mourir de froid avant d’avoir vu un quelconque effet d’un quelconque réchauffement. C’est terrible.

        • Cher ohmdeboi,

          Je ne me mêle pas de politique, ni même de la question des impacts du changement climatique. Je suis physicien, et je connais bien le fonctionnement de la recherche scientifique pour y avoir contribué pendant de nombreuses années.

          Ce qui me rend fou, c’est de voir en permanence du très grand n’importe quoi sur la physique du climat, et sur la recherche en général, sur ce site. C’est contre ça que je m’insurge.

          Je comprends que les gens critiquent les militants écologistes qui rêvent de la décroissance (ce n’est pas mon truc). Je conçois qu’on puisse pas avoir envie de changer notre système énergétique (même si je trouve que c’est quand même très très bête de vouloir à tout prix rester dépendants des Saoudiens et des Russes). Mais je n’accepte pas que la science soit traînée dans la boue par des lobbyistes perfides et par des “idiots utiles” qui répètent leurs mensonges.

          Encore une fois : Toutes les institutions scientifiques crédibles sont unanimes. Tous les services météo du monde entier, les organismes de recherche, les agences spatiales, des dizaines de milliers de chercheurs de haut niveau partout, et parmi eux deux qui ont eu le Prix Nobel de Physique en 2021 pour leur travail sur le climat. Les bases sont claires et bien établies, les ordres de grandeur ne changeront plus.

          Et vous nous sortez en permanence deux personnes (Lindzen et Curry) comme contre-argument, dont au moins un (Lindzen) compromis pour avoir été financé par le lobby des combustibles fossiles. Vous y croyez vraiment ? Sérieux ?

          • Ok, Anton, vous voulez avoir raison à tout prix. Comme il vous plaira.
            Mais factuellement, les océans ne débordent pas, et ce ne sont pas quelques dixièmes de degrés en plus ou en moins, quelqu’en soit la cause, qui remettent en question les conditions de vie sur Terre. On n’est pas encore sur la planète Vénus.
            En revanche, on va se les peler cet hiver à cause d’une bande de débiles.

            Mon père, âgé de 82 ans, par exemple, ne supportera jamais 19°C. Alors la barbe avec toutes ces incantations. Et si on veut changer de système énergétique, ce qui est souhaitable j’en conviens, on le fait intelligemment.
            Mais pour l’instant, nous n’avons RIEN d’autre.
            On dilapide des milliards dans des technologies qui ne fonctionneront pas, on ferait mieux de les consacrer à la recherche de nouvelles sources d’énergie.

      • Dans la haute, la moyenne ou la basse atmosphère, ou encore la panse des vaches, le CO2 n’a strictement aucune influence sur le climat. Il n’en a jamais eu, sauf dans l’esprit de quelques physiciens qui n’ont guère de connaissances historiques ou géologiques pour mettre des bornes sanitaires à leurs calculs.
        Depuis 8.000 ans, le climat terestre est sur une pente descendante oscillante. Suivez dans la littérature idoine la lente désertification de l’Afrique saharienne et le déplacement des populations vers la vallée du Nil. Depuis plus de 4.000 ans, il est abondamment documenté que les crises de civilisation sont induites par des accidents climatiques bien plus intenses que la misérable augmentation de température récente, si tant est qu’elle ne soit pas purement et simplement un biais soigneusement entretenu par le GIEC. Augmentation d’ailleurs sans aucune mesure avec l’augmentation énorme constatée du CO2 dans l’air. C’est rigolo, non ? Le CO2 augmente et il ne se passe rien. Sauf au GIEC. Et il est pourtant prouvé que lors de la dernière déglaciation l’augmentation du CO2 dans l’air suit de plusieurs siècles l’augmentation de température, donc q’elle est une conséquence, pas une cause.
        Au Crétacé supérieur, d’épaissses forêts couvraient la terre des Inuites; aujourd’hui, pourtant en pleine période chaude interglaciaire, la limite nord de la forêt au Canada est à plus de 2.000 km plus au sud. La glaciation hirnantienne a duré quelques centaines de milliers d’années à la fin de l’Ordovicien pour recouvrir le Sahara alors au pôle sud (dérive des continents) de plusieurs kilomètres de glace. C’est à dire à une période où la teneur en CO2 de l’air (déterminée indirectement, certes) était très élevée par les standards actuels. Ce qui embête bien les (certains) géologues, soit dit en passant.
        Ce qui se passe est inquiétant. Une sorte de conspiration planétaire, financée d’ailleurs par de très riches illuminés qualifiés de bienfaiteurs, a décidé que le CO2 était caca. Elle a réussi à dévoyer une jeunesse maintenant complètement paumée, la persuader qu’il fallait balancer de la soupe sur les tableaux ou se coller au goudron, et engendré des gamines écervelées du type ”comment osez-vous?”.
        Alors quand on voit ça, mon cher Anton, pour ceux qui ont encore conservé un minimum de bon sens, les calculs à la gomme choisis par le GIEC, on peut se les mettre quelque part.
        Tiens, ce matin il neige dans mes Alpes à 1200 m, avec un peu d’avance.

        • Brillante démonstration de l’imposture ambiante traitée avec humour,ce qui se dit avec le coeur est un gage de bon sens,de sérénité et de vérité.Les observations historiques négligées par la science officielle du Giec procurent un éclairage salutaire a la compréhension du commun du mortel. L’imposture est démasquée,le petit soldat Anton est denoncé comme le Thuriféraire de la Doxa du Giec et de l’écologie politique qui utilise ce tremplin démagogique a des fins non avouables . “Science sans conscience n’est que ruine de l’ame”

        • Bon, Serge, votre réponse montre malheureusement que vous n’avez pas une idée très précise de l’état de la science. La paléoclimatologie est au coeur de la science du climat, et ce n’est pas pour rien que plusieurs membres français bien connus du GIEC (Jouzel et Masson-Delmotte) sont paléoclimatologues. Dire que le GIEC ignore les climats du passé est un mensonge particulièrement maladroit. Masson-Delmotte a dirigé le chapitre sur le paléoclimat dans le 5e rapport du GIEC de 2013 (100 pages que je vous conseille de lire, ça vous évitera de raconter de bêtises la prochaine fois). Plusieurs paléoclimatologues sont à l’Académie des Sciences (Bard, Jouzel, Duplessy).

          Pour le Sahara, on sait très bien que la lente diminution de l’ensoleillement d’été dans l’hémisphère Nord depuis 9000 ans environ a diminué l’intensité de la mousson africaine et a favorisé la réapparition de glaciers dans les régions extratropicales de l’Hémisphère Nord; les glaciers sont particulièrement sensibles à l’ensoleillement d’été qui détermine leur fonte (l’autre terme déterminant est la quantité de neige qui tombe en hiver, pour faire simple). Ca, c’est du Milanković. Connu depuis très longtemps. Ruddiman, un grand paléoclimatologue, a même proposé que le retour en conditions glaciaires a été évité ces derniers quelques millénaires parce que la déforestation massive suite à la révolution néolithique, et l’élevage du ruminants, a permis de garder des concentrations de CO2 et CH4 élevées. Comme quoi, merci au CO2 ! (Et au CH4) – si Ruddiman a raison (ça c’est une question qui se discute encore, voir “Hypothèse de l’anthropocène précoce” sur Wikipédia, sinon lire l’article original de Ruddiman : “The Anthropogenic Greenhouse Era Began Thousands of Years Ago”, Climatic Change, 2003).

          Ensuite, le Crétacé : Oui, il a fait chaud. Et la concentration de CO2 était élevée…

          Ensuite, la glaciation de la fin de l’Ordovicien : Ca va être un peu long, mais ça vous donne l’occasion d’apprendre quelque chose. Accrochez-vous. On sait très bien qu’elle était due à la lente migration du Gondwana vers le Pôle Sud et à une diminution du dégazage volcanique de CO2, ce qui a permis un englacement pendant des périodes d’ensoleillement d’été faible (là encore du Milanković !) à partir du moment où la concentration de CO2 avait baissé suffisamment (et à un niveau effectivement supérieur à aujourd’hui). Lisez Pohl et al., “Glacial onset predated Late Ordovician climate cooling”, Paleoceanography and Paleoclimatology, 2016. Ensuite, pendant la glaciation, l’érosion continentale était réduite (il faisait froid et sec), ce qui a réduitle processus d’élimination du CO2 par l’altération des roches silicatées (qui, à l’échelle géologique, est un puits important du CO2), ce qui a permis ensuite à la concentration de CO2 de remonter et de sortir de la glaciation (voir Pogge von Strandmann, “Global climate stabilisation by chemical weathering during the Hirnantian glaciation”, Geochemical Perspectives Letters, 2017). Oui, aux très longues échelles de temps, des millions d’années, c’est l’équilibre entre le dégazage volcanique et l’érosion qui détermine pour beaucoup l’évolution du climat, modulé par d’autres facteurs comme la dérive continentale ou l’évolution de la biosphère).

          De manière plus générale, la paléoclimatologie donne de arguments très puissants contre vous, Serge. Par exemple, il y a une excellente correlation entre les variations de la concentration de CO2 et le climat sur les 66 millions dernières années : Voir Rae et al., “Atmospheric CO2 over the Past 66 Million Years from Marine Archives”, Annual Review of Earth and Planetary Sciences , 2021. En ce qui concerne le pseudo-argument du retard de la concentration de CO2 par rapport au réchauffement en Antarctique (Caillon et al., Science 2003, avec… Jouzel comme coauteur): D’une part, ce décalage *local* a été ré-évalué à 0 par Parrenin et collègues dans “Science” en 2013 (Jean Jouzel est également coauteur). Fonctionnement normal de la science : Avec des nouvelles méthodes plus précises, on révise parfois des résultats plus anciens (sauf que, évidemment, vous réseaux habituels de désinformation vont vous cacher ça… heureusement qu’Anton est là pour vous aider à y voir un peu plus clair, n’est-ce pas). D’autre part, au niveau global, Shakun et collègues dans “Nature” en 2012 ont montré qu’il n’y avait pas de décalage non plus entre le début de l’augmentation de la concentration de CO2 et le réchauffement.

          Pour aller plus loin : Un livre excellent sur le climat en général et sur le paléoclimat en particulier est W. Ruddiman, “Earth’s climate: Past and future”, chez Freeman & co.

          • Je ne suis qu’un simple électronicien, qui raisonne de façon très basique. Mais la pratique du dépannage et plus tard de la conception et de la mise au point m’ont appris à me méfier des mesures, des simulations, et des conclusions hâtives.

            Si l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique est parfaitement corrélée à l’augmentation de la T°, sans décalage, cela ne prouve en rien que le CO2 est responsable de cette élévation de T°. On pourrait avoir le doute, je dis bien le doute, si l’augmentation du CO2 précédait le réchauffement, ce qui n’est pas le cas. Raisonnement simpliste, j’en conviens.
            Sans falsifier les résultats de mon travail, je peux facilement faire gober tout et son contraire à des gens qui ne comprennent absolument rien à ce que je fais. Juste en présentant les choses d’une manière, ou d’une autre.

            Factuellement, les prophéties du GIEC sont fausses, depuis plus de 30 ans. Ce qui est déjà un délai raisonnable. Et à cause des idioties des écologistes, on n’a plus qu’à s’acheter un pull à col roulé, fabriqué au Bangladesh, qui aurait dû avoir disparu depuis plus de 20 ans.

            Voilà une base claire et bien établie, avec des ordres de grandeur qui ne changeront plus.

          • L’absence d’un décalage permet, si elle est avérée, de ne pas exclure l’hypothèse de causalité entre concentration de CO2 et variation du climat. Elle ne permet pas de la valider.
            S’il existe une corrélation entre A et B, non seulement cela ne dit rien sur A -> B versus B -> A, mais surtout cela ne dit rien sur le fait que ce ne soit pas plutôt C -> A et C -> B, voire (C+D+E+F) -> A et (C+D+E+F) -> B. Ou un mélange de tout cela. Bref, une simple corrélation n’apporte aucune information scientifique pertinente sur un lien de cause à effet ; un argument politique, oui, peut-être.

            Par ailleurs, vous écrivez : “Oui, aux très longues échelles de temps, des millions d’années, c’est l’équilibre entre le dégazage volcanique et l’érosion qui détermine pour beaucoup l’évolution du climat, modulé par d’autres facteurs comme la dérive continentale ou l’évolution de la biosphère).”
            Donc votre argument est que l’augmentation de température récente est tout à fait inédite en ampleur et que c’est cela qui justifie l’urgence ? Les travaux de Mann en somme ? Je vous laisse y réfléchir et reprendre les publications sur le sujet qui, je crois, sont accablantes ; autant pour des arguments théoriques sur sa manière fantaisiste de normaliser et de filtrer ses données, qu’historiques.

          • Vous m’avez convaincu Anton. Il vaut mieux quitter la chambre sur la pointe des pieds et s’éclipser en loucedé.

          • Interview de Jean Jouzel dans Télérama du 21 novembre 2018 :
            .
            ./..
            Question:
            Certains continuent à nier aujourd’hui l’importance du CO2 dans les variations du climat…

            Réponse de JJ:
            La cause première des cycles climatiques, le passage d’une ère glaciaire à une ère interglaciaire, ce n’est pas le CO2, c’est vrai ; mais les variations de l’orbite terrestre, qui modifient la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre. Ces changements de température modifient A LEUR TOUR (c’est moi qui met en lettres capitales) la quantité de CO2, qui ne joue qu’un rôle d’amplificateur. Mais c’est ce qu’on a toujours écrit ! La nouveauté, c’est que depuis un siècle et demi, on a envoyé dans l’atmosphère, par la combustion du gaz, du charbon et du pétrole, des centaines de milliards de tonnes de CO2. Nous faisons donc à l’échelle terrestre, et à grande vitesse, une expérience chimique inédite !
            ../..

          • @Anton :
            Cherry picking tout ça…monsieur qui “croit” que le CO2 explique le réchauffement quand ça l’arrange (des fois c’est milankovitch, d’autres fois le CO2 uniquement d’après certaines études mises en avant par toute la clique des décroissants qui se gavent de pognon sur notre dos).
            Le réchauffement actuel n’a rien de spectaculaire et RIEN de rapide.
            Ca n’a aucune comparaison possible avec la rapidité et la violence des évènements de D.O. (5°C en moins de 40 ans).

            Au final on (“on”=ceux qui comme moi ne sont pas payés par les taxes carbone) se fiche du CO2 pour 2 raisons :

            1/ La sensibilité climatique pour un doublement du CO2 dans l’air est de +0,65°C et non pas vos 4°C (ou plus) des alarmistes et leurs courbes qui ne se vérifient pas dans les faits.

            2/ Le doublement de la concentration atmosphérique en CO2 prendrait environ 200 ans, au rythme actuel d’un peu plus de 2 ppmv/an.
            Rendez-vous en l’an 2222 pour constater les +0,65°C !
            Or il est plus qu’incertain qu’on ait les réserves suffisantes (pétrole, gaz, etc.) pour cramer tout ça encore pendant 200 ans au même rythme.
            Surtout que les centrales nucléaires ont a nouveau les faveurs du public et vont donc remplacer petit à petit les centrales au gaz/charbon.

            Extrait du livre la Physique du climat disponible en téléchargement gratuit là : https://laphysiqueduclimat.fr/wp-content/uploads/2022/11/Physique-du-climat_G.pdf (que je vous propose de débunker, vu que vous avez du temps et que vous êtes surement payé pour le faire).

            Si la concentration atmosphérique en CO2 devait doubler (ce qui prendrait environ 200 ans, au rythme actuel d’un peu plus de 2 ppmv/an), d’une façon globale, l’atmosphère retiendrait environ 3,5 W/m2 :
            – 0,4 W/m2 au niveau de la stratosphère, qui serait directement restitué par rayonnement direct,
            – 3,1 W/m2 par la troposphère,
            – dont 1 W/m2 au niveau du sol.
            Au niveau du sol, ce 1 W/m2 serait compensé jusqu’au cosmos par une augmentation de température de 0,21°C permettant un supplément d’évaporation de 1,5% : la sensibilité climatique au niveau du sol est donc de 0,21°C.
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            En altitude, les 2,1 W/m2 restants devraient se compenser par une accélération du cycle de vaporisation/condensation de la vapeur d’eau entre le bas et le haut des nuages, sans effet notable au niveau du sol.

            Si ce n’était pas le cas, en mettant les choses au pire, ces 2,1 W/m2 se répercuteraient au niveau du sol, entraînant, pour les compenser, un nouveau supplément d’évaporation, et la sensibilité climatique serait alors, au maximum, de 0,65°C.”

            Quand à Jouzel, à propos de la corrélation entre température et CO2, le commentaire ci-dessous n’a jamais eu de réponse du Réveilleur.
            C’est pourtant sur son site depuis 3 ans maintenant !
            ( le contenu complet est ici : https://www.lereveilleur.com/cycles-glaciaires-parametres-de-milankovitch-et-co2-analyse-v-courtillot-part-3/ )
            Voici donc ce commentaire :
            “Dans le livre de Jean JOUZEL (NDLR : Jean JOUZEL est membre très actif du GIEC et partisan du carbocentrisme – autrement dit la thèse selon laquelle le réchauffement actuel est principalement le résultat des émissions de CO2), PLANETE BLANCHE que viens de terminer de lire, il est dit textuellement à propos des cycles de MILANKOVIC « Ce sont donc bien des processus d’amplification, liés en premier lieu à la vapeur d’eau, qui sont en œuvre dans le système climatique ». page 209.
            Les auteurs ne réfutent pas que les variations de température précèdent les variations de CO².
            Ils éludent la question en disant qu’il ne sert à rien de savoir qui est la poule? qui est l’œuf, car il y a une boucle de rétroaction qui se met en marche, comme vous le dites.
            Sur un graphique très intéressant, Figure 12.5, page 199, adapté de Caillon et al, ma lecture est: –
            De -245.000 ans à – 238.500 ans
            . Le CO² croit
            . Le méthane croit
            . La température croit

            – De -238.500 ans à environ -237.000 ans, soit pendant environ 1.500 ans
            . Le CO² croit
            . Le méthane croit
            . La température décroit
            Il n’y a donc pas d’effet rétroactif (NDLR il faut comprendre “pas d’effet rétroactif positif important du CO2″) comme les auteurs veulent le démontrer.”

            Bref, moi je suis éco-décontracté (contraitrement aux éco-anxieux) avec ces histoires de CO2.
            Les seules contrariétés que j’ai avec le CO2 ce sont toutes celles mises en place par vous et les autres zélés fanatiques de la fin du monde, qui ne cessent de nous asservir et appauvrir.
            Vous faites déprimer les jeunes qui pensent que la terre est fichue et que dans 30 ans on va vivre un post apo façon “MAD MAX 2”.
            Je vous ai déjà entendu dire : “pensez à nos enfants”.
            C’est VOUS qui devriez penser à nos enfants en arrêtant de leur pourrir leurs rêves.

      • C est bizarre de reprocher aux autres ce que vous faites vous même. Reprendre des études qui vous arrangent. En attendant on paie. Plus de hausse de température, carbonne en hausse , pas grave . Quand aux études du cnrs , de l Ademe, on ale droit d avoir des doutes, essayez juste d émettre un avis différent de la doxa pour voir.. Mais bon si vous trouvez que la politique energetique de la France est cohérente et va sauver le monde , sauver le monde , quelle arrogance, c est qie vous siuffrez de macronite aigu qui est un des effets secondaires du vaccin. Le climat , personne n est capable d en comprendre le fonctionnement mais tout le monde a sa petite theorie. Et pendant ce temps les milliards defilent et scwhab, soros, gates doivent bien se marrer

        • @ Charles

          Si j’ai bien tout compris, les centaines de milliards de tonnes de CO2 que nous émettons ne représentent qu’environ 4% de la quantité totale de CO2 échangée dans la nature… CO2 qui lui-même ne représente pas grand chose dans la masse totale de l’atmosphère.
          Expérience de chimie pas du tout inédite: le taux de CO2 a déjà été bien plus élevé dans le passé.
          J. Jouzel botte en touche tout en essayant d’en mettre plein la vue. Balancer des “centaines de milliards de tonnes”, sans expliquer ce que cela représente, à la figure des lecteurs, c’est malhonnête.

          Merci pour cette info intéressante.

        • Bonsoir Monsieur Cuidard,

          Très bien, pointez-moi donc vers des publications scientifiques sérieuses (ça veut dire : publiées dans des journaux scientifiques respectés) qui invalident ce que je viens d’écrire. Pas un truc publié sur un site web obscur. Ca ne vaut rien.

          Je ne suis pas un spécialiste de la glaciation hirnantienne, très loin de là. Ce que j’ai écrit est le résultat d’une petite heure de recherche bibliographique en utilisant Google Scholar. C’est à la portée de tous. Si je me suis trompé, je voudrai bien me faire corriger. Ceci dit, la littérature scientifique sérieuse sur le sujet a l’air assez concordante.

          Et pour vous rassurer : Moi aussi le changement du climat m’embête. Je préférerais aussi que les climatologues se trompent. Mais je ne vais pas jusqu’à croire et répéter n’importe quoi juste parce que ça m’arrangerait.

          • Une publication sérieuse démontrant quoi? Soyez précis si vous prétendez parler de science.
            Je note votre argument de théorie du complot sur Curry et Litzen, sous le prétexte qu’ils ont un jour reçu des grants d’une compagnie pétrolière. Cet argument, quand on connaît un minimum le fonctionnement de la recherche en Amérique du nord, démontre surtout que malgré vos grands airs le monde de la science n’est pas vraiment le.votre… à moins que pour les climatologues certaines actions politiques n’aient facilité les choses d’une manière tout à fait inédite ? On va dans le bon sens, avec les.bns mots clé au bon endroit dans le proposal et ça passe… Je connais cela aussi, ce qui augmente mes.doutes sur la réelle science effectuée par certains chercheurs de ce domaine. Il y en a de brillants sans doute, parmi beaucoup d’opportunistes qui sans ce levier politique n’auraient pas eu la même carrière.
            Ayant déjà eu par le passé quelques stagiaires de master payés par Total, je pense ne plus avoir le droit de m’exprimer 😉

  3. J’ai lu tout l’article, alors que dès les premières lignes, je n’avais pas envie de poursuivre. Mais c’est vrai que les premiers responsables sont les personnes que l’on a élues. Ceci dit, qui sont les personnes qui ne seraient pas d’accord avec ce scénario? Personne à gauche, et personne au LR, trop soucieux de se soumettre à la doxa de gauche. Mais qui osera dire que la solution se situe soit au RN (et encore), soit à Reconquête (mais ça, c’est mal)?

  4. Bonjour Lucien,
    Nous ne produisons malheureusement plus d’électricité en excédent. Notre parc nucléaire sature depuis des semaines à 30 Gw (environ une trentaine de réacteurs en fonctionnement pour une bonne vingtaine en maintenance) et nous consommons environ 60GW en ce milieu d’automne.
    Une journée come aujourd’hui, la production est ainsi répartie : nucléaire 59%, Gaz 15%, Hydraulique 11%, Eolien 6 %, solaire 4%, Charbon 3%, bioénergie 1%. Tout ça n’assure mêm pas 90% de notre consommation, il faut encore importer l’équivalent de 6,5GW pour équilibrer le réseau.
    Avec un pic attendu à près de 100 GW en janvier ou février, ça va forcément coincer sans redémarrer rapidement les réacteurs en maintenance.

    • Merci Milan de votre réponse circonstanciée, qui du coup amène une autre question (sans doute très basique pour les experts auxquels j’ai affaire ici) : pourquoi cette maintenance massive exceptionnelle maintenant (32 réacteurs sur 56 en arrêt, je crois) ?
      Est-ce une conséquence de la politique anti-nucléaire qui tend maintenant seulement à passer de mode et qui a entraîné une absence de recrutement, de formation et de développement de la recherche par le passé, ou est-ce réellement un problème qui n’était pas prévisible et qui nous a pris de court à l’entrée de l’automne ?
      Autre question : quel est le poids de l’arrêt de Fessenheim dans tout ça ?
      Merci à vous.

      • Bonjour Lucien,
        En effet, la réponse est, en partie, dans la question. La loi de 2018, toujours en vigueur, prévoit l’arrêt de 14 réacteurs d’ici 2035. Les deux premiers furent ceux de Fessenheim. Dans ces conditions, EdF n’a pas souhaité surstaffé ses équipes de maintenance, on le comprend. Vient ensuite la découverte de microfissures dans le circuit de refroidissement de secours d’un réacteur. Ces microfissures sont probablement présentes depuis longtemps mais les appareils d’imagerie sont plus performants aujourd’hui. Sans surprise, tous les 24 réacteurs de ce modèle sont concernés.
        Enfin, concernant les 2 réacteurs de Fessenheim de 900 MW chacun, ils fournissaient environ 2% de la production nationale et également 2 % de nos besoins crêtes de 100 GW, les fameux soirs d’hiver. Sans cette production, il faudra couper le courant à un petit million d’abonnés…
        A titre de comparaison, la production éolienne de ce matin à 9h00 est de 1.600 MW (mais ce chiffre est très variable d’un jour à l’autre), soit un peu moins que ce que pouvait fournir Fessenheim. Toujours ce matin à 9h00, la puissance importée était de 6.800 MW.

  5. Le vrai scandale est laa précarité de nombreuses et nombreux Français et étrangers qui ne vivent pas avec le minimum de sécurité alimentaire et sanitaire.
    Oui des milliards d’euros ont été jetés par la fenêtre à cause d’une idéologie de petits bourgeois en manque de religion. Les 500 millions ne sont que l’epsilon de la formule.

  6. Une partie du pouvoir politique n’a plus rien à voir avec la démocratie.
    Il a été capturé par des associations qui siègent désormais dans des conseils d’administration, dans différentes administrations, sociétés de service public, ou par exemple dans l’ADEME (Alice au pays des merveilles) pour ce qui concerne l’énergie.
    Penchez vous sur le cas de la FNE qui est une Fédération d’associations de protection de la nature qui regrouperait plus de 3500 associations. En fédérant ces associations, la FNE s’est attribué leurs adhérents, le procédé est aussi intelligent que scandaleux.
    Quand on regarde le listing des associations, je pense qu’un grand nombre des membres de ses associations ignorent qu’ils sont affilés à la FNE. Cela m’est arrivé personnellement il y a une 20aine d’années, j’avais adhéré à une association s’intéressant aux insectes parce qu’ils diffusaient gratuitement à leurs adhérents, un très intéressant journal dans lequel j’ai beaucoup appris. J’avais bien vu un petit logo tricolore marqué FNE sur ma carte associative mais n’y avait prêté aucune attention. Depuis, j’ai débusqué parmi mes amis d’autres adhérents de la FNE qui s’ignoraient, deux randonneurs et randonneuses et un pêcheur. Le pêcheur se bat d’ailleurs pour sauver un étang dont on doit démolir la digue au nom de la continuité écologique des rivières, le grand délire écolo du retour au rivière sauvage, et les membres de sa société de pêche ignoraient ce qu’était la FNE et son soutien à la démolition des digues. Edifiant…
    La puissante association a été reconnue d’intérêt public en 1976…tiens encore sous Giscard, une époque que j’appelle « le début de la fin »…
    La FNE aurait 46 salariés, recevrait (chiffres 2018) 47% de son financement par subventions diverses d’organismes d’Etat et 32% grâce à des financements par partenariats et financements d’entreprises, un financement que je surnomme le double bingo pour les entreprises.
    Et oui, grâce à ces financements, les entreprises voient leurs impôts s’alléger substantiellement et obtiennent une sorte de « sauf conduit » pour travailler tranquille, pas de procès en sorcellerie, pas de lynchage médiatique pour on ne sait quoi, pas de manif devant leurs locaux.
    France Nature Environnement siègerait dans 396 instances de concertations territoriales, nationales et internationales, au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, au ministère de l’Education Nationale, à l’Agence de la Maîtrise de l’Environnement et de l’Energie………………….
    Don avis à ceux qui croient encore qu’on est en démocratie et qu’on élit au suffrage universel les gens qui nous représentent dans diverses institutions et sont censés prendre les décisions pour lesquelles on les a élus.

  7. Anton est un scientifique qui connait bien la question.
    Je ne suis pas un scientifique, et je ne connais rien à la question.
    Soit.
    Mais
    – comment la hausse de la température de la terre de 1,1 degré depuis la période pré-industrielle selon le GIEC (1850, 170 ans tout de même) peut-elle s’expliquer par un taux de CO2 qui est passé de 0,03 % à 0,04 % de l’atmosphère ?
    – pourquoi ceux qui affrirment que le CO2 est reponsable du réchauffement actuelle nient-ils l’optimum médiéval où il faisait au moins, voire plus chaud qu’aujourd’hui ?
    – pourquoi les mêmes nient-ils le recul dans le temps des glaciers alpins avant le retour à des niveaux plus élevés ?
    – pourquoi au même moment la civilisation Maya disparaissait après une longue période de sécheresse ?
    – enfin d’une manière plus générale, pourquoi y a-t-il confusion entre corrélation et causalité ? La démonstration de Manabe est sans doute pertinente puisqu’elle donne une causalité, mais à un taux si faible ? Quant aux paléologues, ils sont dans la corrélation contestée par d’autres qui affirment que la hausse du taux de CO2
    Touut le monde sait que, quand on coupe les pattes à une puce, elle ne saute pas si on le lui demande.
    C’est donc qu’elle devient sourde !
    Enfin j’entends autour de moi bien des gens qui ne connaissent même pas le taux de CO2 dans l’atmosphère, qui imaginent des taux de 30 % voire 70 %, mais plus encore, que l’effet de serre serait du au CO qui serait une couche comme l’ozone …
    0,04 % c’est tout de même bien faible pour d’aussi grandes conséquences, dont certaines sont d’ailleurs très positives.
    Bien sûr, un jour l’énergie fossile disparaitra. Bien sûr il faut économiser l’énergie.
    J’ai entendu un ingénieur affirmer sur France Inter qu’il faudra limiter le nombre de voyages en avion à 4 (oui quatre) dans toute une vie ! On arrive au sommet de l’absurde ! Ppourquoi 4 d’ailleurs ? il aurait pu dire 3, ou 2 ….

    • C’est Jancovici qui a sorti cette absurdité (pour ne pas utiliser un terme plus cru): Limiter à 4 les voyages en avion sur toute une vie (!!!) pour chaque habitant de la Terre.
      En fait, Jancovici n’a même pas réfléchi que sa proposition est bien pire que ce qu’il imagine: Au lieu de 4 vols, ce sera en fait 0 (zéro) vol puisque TOUTES les compagnies d’aviation auront fait faillite en quelques mois.
      Jancovici n’a pas caché que pour sauver la planète il fallait des mesures de type communiste ! Sous l’apparence de la pastèque, le communiste rouge n’a pu s’empêcher de laisser pointer son idéologie. La faillite de l’URSS, de la Chine maoïste, du castrisme, du PolPotisme, et de plusieurs autres -ismes a laissé des centaines de millions d’orphelins marxistes inconsolables qui rêvent d’une revanche: Ils la tiennent enfin, sous le prétexte de sauver la planète.

      • Cette fois avec ses propos totalement ubuesques sur l’avion, Jancovici s’est dé-fi-ni-ti-ve-ment cramé, oui totalement cramé tout seul!….
        Janco, objecteur de croissance, est en réalité un collapso qui s’ignore….
        Grand copain des écolocollapsos, le pôvr’ Jean-Marc est bien naif car si par malheur, Jadot ou Mélenchon prend l’Elysée (ce qui Dieu soit loué n’arrivera JAMAIS), il terminera alors ses jours dans un goulag (à cause de sa position pro-nucléaire et sur ce point il a bien raison)
        Pôvr’ Jancovici, que Dieu ait pitié de son âme 😥

      • En ce moment Jancovici, sans doute grisé par sa notoriété, assène beaucoup d’ absurdités.
        Pour prouver l’importance du gaz carbonique dans le soit disant ‘effet de serre’, il a cité récemment l’exemple de Mars et de Vénus qui ont des atmosphères toutes deux avec une très forte concentration de CO2. Pour Mars la température de surface (-63°C) correspond bien à celle calculée sans atmosphère et l’effet de serre potentiel semble complètement absent.
        Certes la pression est très faible sur Mars mais l’effet potentiel du CO2 semble pourtant bien inexistant.
        Sur Vénus, la plus grande partie de la très haute température (450°C environ) est surtout imputable à l’énorme pression de 94 bars qui règne à la surface et non à un ‘effet de serre’ lié à la présence de gaz carbonique

    • Bonsoir FBL

      Ca m’embête un peu de prendre autant de place sur ce forum, mais puisque vous semblez me poser des questions, je me permets d’y répondre.

      – En réalité, le vrai réchauffement dû au CO2 a eu lieu surtout depuis 1970. La concentration de CO2 était de 280 ppm avant la révolution industrielle, elle était environ 320 ppm en 1970, et elle est autour de 420 ppm actuellement. Donc les 2/3 de l’augmentation de la concentration de CO2 ont eu lieu depuis 1970. Depuis cette période aussi, il y a eu des réductions fortes des émissions d’aérosols polluants (c’est bien), qui avaient eu un effet refroidissant (ça c’est moins cool) et qui masquaient donc partiellement l’effet des gaz à effet de serre jusqu’à cette période. Donc le réchauffement s’est accéléré depuis 1970, avec une tendance linéaire d’un peu moins de 0.2°C par décennie depuis 1970 – autrement dit, presque 1°C de réchauffement depuis 1970. Il suffit de regarder les courbes.

      – En qui le faible pourcentage absolu du CO2 dans l’atmosphère serait-il un argument pour dire qu’il ne peut pas avoir d’effet ? Quel est l’argument universel derrière ça ? Le même qui voudrait que 0,1 g de Ricine ne pourraient pas faire du mal à un homme de 100 kg, vu la faible quantité ? (Attention, cette dose serait mortelle !). Ou parlons du dopage de semi-conducteurs: des taux de dopage usuels sont de l’ordre de 10^-11 à 10^-8. Diriez-vous que des concentrations aussi faibles ne peuvent pas avoir d’effet ? Ca serait dommage, car nos ordinateurs ne marcheraient pas si bien. Bref. S’il vous plaît, oubliez cet argument indigent, absolument anti-scientifique.

      – On sait que la concentration de CO2 pendant les périodes glaciaires était de 180 ppm (contre 280 vers 1800, et 420 aujourd’hui), et que la température globale était de 5°C inférieure aujourd’hui. On sait que la Terre renvoie aujourd’hui moins d’énergie qu’elle ne reçoit du soleil (il manque environ 0.75 W/m2), exactement comme les calculs radiatifs le prédisent pour le cas d’une augmentation des gaz à effet de serre bien mélangés, et on sait que le soleil ne peut pas être la raison du réchauffement parce qu’il s’est affaibli depuis 1979. On sait que la troposphère se réchauffe et la stratosphère se refroidit, exactement comme prédit par les modèles. Ces effets, dans leurs amplitudes et leurs structures spatiales et temporelles, ont été prédit depuis longtemps, avez des calculs qui ont été récompensés par le Prix Nobel de Physique en 2021. Que faut-il encore ? La limite du doute raisonnable est dépassée depuis longtemps.

      – Je suis bien d’accord que correlation n’est pas causalité. Seulement, dans les sciences où l’expérimentation contrôlée et répétée est impossible (astronomie, géologie, climatologie), on doit utiliser les faisceaux de preuves. Chaque argument en soi est insuffisant. Mais des dizaines de lignes de preuves indépendantes, accumulées ensemble, sont fortes. Dans le cas du climat, les preuves sont multiples et accablantes, fournies par la physique (théorique, numérique, appliquée), les observations (et pas seulement de la température moyenne globale !), l’étude des paléoclimats divers et variés, les études de processus, et par le fait qu’aucune explication alternative ne tient la route plus d’une minute.

      – Aucun chercheur sérieux ne nie le fait que les glaciers alpins avaient des masses moins fortes il y a quelques milliers d’années que juste avant la révolution industrielle. Encore une fois, on comprend ça très bien, comme je l’ai déjà dit une bonne dizaine de fois ici. S’il vous plaît, lisez ce que j’ai à dire : c’est une conséquence des variations lentes de l’orbite de la Terre. Les glaciers sont très sensibles à l’ensoleillement d’été – c’est en été qu’ils fondent, évidemment. L’orbite de la Terre varie lentement, à l’échelle du millier d’années, et depuis 9000 ans environ, il a changé de telle manière que l’été dans l’hémisphère nord est devenu plus frais (et l’hiver un peu plus chaud). Ca a fait ré-avancer les glaciers depuis leur minimum atteint vers -6000 à -9000 ans. Pareil pour l’étendue du permafrost dans les hautes latitudes Nord. Seulement, c’est un signal saisonnier (dans ses causes) et essentiellement hémisphérique. Aujourd’hui, les glaciers reculent, très vite, et partout dans le monde. Ils reculent tellement vite que leur position actuelle ne correspond pas à la position d’équilibre qu’ils auraient dans le climat actuel. La preuve, c’est que leur bilan de masse est fortement négatif. S’ils étaient en équilibre avec le climat actuel, ils auraient un bilan de masse nul (autant de gain de masse en hiver que de perte en été). Les glaciers mettent du temps à s’équilibrer avec le climat, quelques décennies. Donc on ne peut simplement pas comparer la position de glaciers d’il y a quelques milliers d’années avec leurs positions d’aujourd’hui et d’en conclure qu’il faisait plus chaud en moyenne dans le passé. Je répète, pour deux raisons: 1) le déséquilibre actuel entre les glaciers et le climat; 2) le fait que le réchauffement actuel a lieu à toutes les saisons, alors que le climat du passé (il y a qq milliers d’années) était plus chaud surtout en été (à cause de l’orbite différente de la Terre). Cette histoire d’orbite, c’est ce qui donne lieu à la Théorie astronomique des paléoclimats, connue aussi comme “Théorie de Milanković”, dont certains désinformateurs se permettent de raconter encore et encore que les climatologues ne la connaissent pas (ce qui est un mensonge éhonté). Entre-temps, allez vite voir les glaciers des Alpes avant qu’il n’y en ait plus (à part les plus grands).

      Encore une fois, je l’ai déjà écrit : c’est bien de discuter de ce qu’il faut faire. On peut même dire qu’on n’a qu’à rien faire parce qu’on se moque des générations futures. On peut dire qu’il vaut mieux essayer de s’adapter et laisser les pays pauvres se débrouiller. Mais il faut assumer ces positions. Nier la réalité et la science n’est pas une position digne. Et, oui, quand les ecolos racontent n’importe quoi en prédisant la fin de l’humanité pour demain et l’immersion de la France entière sous les flots, il faut le dire aussi. Et quand ils veulent qu’on retourne à l’âge de pierre, il faut les arrêter. Mais le fait est qu’on entend beaucoup plus souvent du grand n’importe quoi provenant de l’autre côté du spectre.

      Désolé d’avoir été long, comme d’habitude. Et merci au modérateur du forum de me laisser la parole. J’apprécie.

      • Bonjour Anton, La première révolution industrielle a débuté fin 17ème en Grande Bretagne et s’est propagée au 19ème en France (principalement sur l’impulsion de Napoléon III), en Suisse et en Belgique. Ceci ne concernait que le charbon, pour le gaz et le pétrole (la première auto à moteur à explosion opérationnelle date des années 1880) il faudra attendre le début du 20eme siècle. Donc effectivement dater le début de la période de réchauffement industrielle au milieu du 19ème siècle est une erreur. Le réchauffement des températures constaté vers les années 1850 est donc nécessairement naturel. La planète ou en tout cas l’hémisphère nord sortait du PAG, qui a duré de la fin des capétiens à la chute du premier empire. L’augmentation progressive du CO2 atmosphérique ne pourrait pas non plus jouer un rôle (ou alors minime) dans le réchauffement constaté dans les années 1920 et 1930. A noter que les pics de températures de l’époque en Amérique du Nord et en Europe n’ont pas été dépassés lors de l’année 2022, présentée comme l’ultime validation des thèses du Giec par la médias, mais passons.
        Le refroidissement des années 1945 à 1975 est effectivement attribué partiellement ou totalement à des aérosols polluants qui ont contribué à rafraichir l’atmosphère. Depuis cette date en moyenne chaque décennie la température terrestre progresse de 0,2 degrés par décennie. Si nous exceptons les périodes dites de hiatus ou malgré la progression du CO2 la température stagne et parfois régresse. La période de réchauffement qui inquiète est précisément celle qui fait l’objet d’une attention plus que soutenue de la science et d’une capacité de mesure sans précédent (l’ère satellitaire date de 1979). En ce qui concerne les stations météos terrestre je vous conseille la lecture de l’ouvrage de Ross McKitrick « the graph on temperature vs number of stations ».
        A propos des glaciers, leur progression et régression est nettement plus fréquente que ce que vous écrivez, je vous suggère de prendre connaissance de l’article suivant : https://www.glaciers-climat.com/gp/mer-de-glace/ . J’ai pris l’exemple de la mer de Glace souvent utilisée comme preuve définitive du réchauffement anthropique. Pour le dire simplement l’image traditionnelle d’une chaîne alpine continuellement englacée depuis la fin de la dernière glaciation est à relativiser. Les premières études des glaciers au cours de la crue du Petit Âge Glaciaire a alimenté une image traditionnelle de glaciers plus vastes qu’aujourd’hui. Mais, selon les chercheurs de l’Université de Berne (Schlüchter, 2009) « les glaciers alpins ont été moins étendus que maintenant durant plus de la moitié de ces dix derniers millénaires». Et pour finir le recul des glaciers Alpins a débuté vers les années 1870, pour y affecter une responsabilité humaine il faudra demander à M Mann de revoir ses arrangements statistiques.
        Pour le reste je note que vous restez à l’écart des fanatiques de l’écologie et de leurs absurdités, sans parler de la presse main stream qui se vautre dans le catastrophisme à bon marché. Les climato-réalistes disent parfois des bêtises mais beaucoup moins me semble-t-il que la partie adverse qui ne connait pas de limites. La science s’est décrédibilisée lors de la pandémie de Covid grâce aux egos surdimensionnés de médecins attirés par les caméras. Dans le cas du climat je doute qu’elle en sorte indemne, les interventions médiatiques récentes de JM Jancovici notamment sont édifiantes.

        • Bonsoir Taylor,

          Poiur le début de recul des glaciers alpins, on sait que ces glaciers ont été fortement impactés par le dépôt massive de carbone suie très tôt, bien avant que le changement de température les aurait fait reculer. (La suie est sombre et d’une efficacité redoutable pour faire fondre la neige.) Voir par exemple Painter et al., “End of the Little Ice Age in the Alps forced by industrial black carbon”, Proceedings of the National Academy of Sciences, 2013.

          Pour le reste de ce que vous écrivez sur les glaciers, veuillez lire ce que je’ai écrit dans mon post auquel vous avez répondu ici. C’est bien expliqué aussi.

          je vous conseille Painter

          • Encore un argument biaisé, sans doute vrai, mais biaisé. Un de plus.
            Quid des éruptions volcaniques, par exemple ?
            C’est vrai, avant l’Homme, l’air était d’une pureté cristalline, et l’Homme est la cause de tout le malheur, le mal absolu. Avant son arrivée, la Nature n’était que pureté et harmonie, comme dans les films de Walt Disney.

            Et dire que des gogos arrivent à gober ça.

          • Bonsoir Ohmdeboi (je ne peux pas vous répondre directement),

            Quelle est votre hypothèse concernant les volcans ? Ce n’est pas clair pour moi. Qu’une diminution soudaine de l’activité volcanique ces 50 dernières années expliquerait le réchauffement rapide ? Ou qu’une augmentation inouie de l’activité expliquerait l’augmentation de la concentration de CO2 atmosphérique sur la même période ? Ou qu’une augmentation de l’activité volcanique autour de l’Europe sur les 200 dernières années expliquerait le recul des glaciers (via le dépôt de poussières qui ferait fondre la glace) ?

            Pourriez-vous formuler une hypothèse claire ? Dans ce cas, on pourrait ensemble rechercher des arguments pour ou contre cette hypothèse dans la littérature scientifique (mais de grâce, pas chez Anthony Watts ou dans une autre poubelle de ce genre).

  8. Allez, un petit quart d’heure colonial pour détendre l’atmosphère avant d’infliger des sévices aux autres chats.
    On nous dit que le méthane est un dangereux gaz à effet de serre. Par ailleurs, les spécialistes du soleil nous prédisent un refroidissement lors du minimum d’activité dans lequel nous entrons. Dès lors, Madame Michu (Delmotte ?) on a du mal à comprendre pour quoi ces idiots de Brésiliens viennent de virer Bolsonaro qui voulait soit disant cramer la forêt amazonienne, la remplacer par de l’herbe avec des ruminants dessus. Ruminants dont les rots bienvenus auraient pu augmenter l’empreinte méthane du coin et peur-être sauver la planète. Non ?
    Mais bon, il faut relativiser. Un certain William Cody a réduit de façon drastique l’empreinte méthane des Grandes Plaines américaines il y a peu, simplement pour nourrir les ouvriers du chemin de fer. Pourtant, on n’a signalé aucun refroidissement climatique suite au décès de ces pauvres bêtes. Alors, qui croire, Mon Dieu qui croire ? Ce trait d’humeur à destination des écolos qui nous gonflent (c’est le cas de la dire) avec la panse des vaches.
    Fin du quart d’heure.
    Post-scriptum : impossibile de faire bouger les croyants ; un communiste convaincu n’admettra jamais, au risque de sombrer dans une mélancolie mortelle, que son système ne marche pas, n’a jamais marché et ne marchera jamais. Les réchauffistes, c’est pareil. Pourtant Einstein l’a dit de différentes manières, le doute et la critique sont le moteur de l’avancée des sciences.
    Direction les autres chats.

    • Les carbo réchauffistes sont irrécupérables.

      J’ai encore entendu ce soir un journaleux dont je tairai le nom, carbo réchauffiste convaincu et totalement ignare, affirmer que puisque, au niveau mondial, on dépense (dilapide) 300 milliards de dollars pour les ENR, contre seulement 15 milliards pour le nucléaire, c’est bien que les ENR sont mieux pour l’avenir.
      On appelle ça l’effet “mouton”, par analogie avec un troupeau d’ovidés qui fonce vers un ravin.

      Nous sommes submergés par des cohortes de croyants, aussi ignorants que convaincus, et qui votent pour des irresponsables tout aussi ignorants et convaincus. A présent, c’est le Ministre Véran, connu et reconnu pour ses immenses compétences, son savoir incommensurable et dont la parole revêt une portée quasi universelle, qui nous prodigue ses précieux conseils.
      “N’allumez pas votre plaque de cuisson à 19H00, pour ne pas surcharger le réseau électrique.” Combien de quidams, possédant une simple cuisinière raccordée à une bouteille de butane, vont consciencieusement l’écouter ? Des milliers, sans doute. Les même qui circulent, seuls dans leur voiture, avec un masque sur la figure.

      C’est fichu, que Anton ait tort ou raison n’a en fait aucune importance. Les écologistes on gagné la bataille idéologique et médiatique. Souhaitons-leur une longue et douloureuse agonie. C’est tout ce qu’ils méritent.

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