Arthur Corentin
Il y a quelque temps, plusieurs articles alarmistes(Usbecetrica, geo.fr, Futura) [ont fait écho d’un possible ou probable effondrement de l’AMOC, « affaibli par le dérèglement climatique ». L’AMOC, ou circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, peut être décrit comme un grand courant océanique qui transporte les eaux de surface chaude (dont le Gulf Stream) vers l’Arctique, où elles se refroidissent. Les eaux plus froides sont plus denses, et donc elles plongent dans les profondeurs de l’Atlantique Nord où elles sont alors entraînées vers le sud. Dans les scénarios les plus sombres, « si nous ne faisons rien », le réchauffement des eaux de surface, allié à l’apport d’eau douce de la fonte des glaciers Groenlandais pourraient ralentir ce grand tapis roulant et provoquer son arrêt, avec évidemment des conséquences gravissimes sur le climat de la Terre.

Or, en juillet 2025, un article sorti très discrètement dans la revue Geophysical Research Letters de l’AGU, tendait à démontrer que la réalité est encore loin de ces simulations catastrophiques. Il est le fruit d’une collaboration française (LOPS-CNRS), américaine (NOAA) et norvégienne (IMR-BCCR)
1 – Comment déterminer la réalité et la stabilité du retournement ?
Quand on navigue, rien ne ressemble plus à une parcelle d’eau qu’une autre parcelle d’eau ! Comment faire pour déterminer leur mouvement ? En 1982, Gösta Walin qui travaillait sur les flux de chaleur de surface et la circulation océanique, a établi une équation permettant de déterminer si leur transport vers les grandes profondeurs est possible. Elle est basée sur la vitesse locale de changement de volume. Pour une couche d’iso-densité, c’est-à-dire de densité constante, cette vitesse doit être égale à la somme de la transformation forcée F (par les flux de chaleur) de la surface et de la transformation liée au mélange entraîné par la transformation en surface M, moins le flux méridien exporté (c’est à dire, les masses d’eau transportés vers le sud).
Il restait à tenter de chiffrer ces paramètres en différents endroits et à surveiller leur évolution dans le temps. Jusqu’en 2013, ce chiffrage n’était possible que de façon ponctuelle durant des campagnes océanographiques, telle les campagnes OVIDE du Laboratoire de Physique des Océans, réalisées par des navires spécialisés. Depuis 2003 le réseau ARGO de profileurs dérivants, permettaient d’obtenir des profils de température-salinité (nécessaire pour obtenir des valeurs de densité) jusqu’à la profondeur de 2000 m, ce qui était insuffisant pour détecter la circulation méridienne. En 2013, des profileurs appelé Deep-Argo sont apparus permettant d’obtenir des profils jusqu’à 4000 m. Plus récemment, des profileurs 6000 m ont été développés. En 2014, près de 450 profils Deep-Argo étaient déjà disponibles en Atlantique nord, et près de 1250 en 2022. Ce monitorage semi-continu allait donc changer la donne dans la surveillance de l’AMOC.
Une surveillance du changement de volume a donc été réalisée, et les résultats ont été publiés en 2025. Son évolution a été calculée sur presque 20 ans (de 2000 à 2018), presque 10 ans (2010 à 2018) et de façon inter-annuelle entre 2020 et 2023. Le forçage de surface F a été calculée mensuellement entre les latitudes 42°N et 80°N à l’aide d’une formule qui fait intervenir les propriétés physiques de l’eau de mer, sa salinité, mais aussi les flux de chaleur, l’évaporation et les précipitations. Ces paramètres atmosphériques ont été obtenus à partir du jeu de données mensuel ERA5. ERA5 est un produit issu du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme ou ECMWF. C’est un système qui produit des réanalyses par le retraitement de données provenant de stations ou de bouées météo et d’observations aériennes ou satellitaires, de 1940 à nos jours. Au passage, c’est ERA5 qui permet de calculer les fameuses températures moyennes, critiquables, et critiquées par certains climato-réalistes.
2 – Résultats de l’étude
Ceux-ci sont basés à la fois sur les données de différentes campagnes océanographiques, et sur la couverture réalisée par les flotteurs Deep-Argo qui ont permis de couvrir en Atlantique nord-ouest (ANO) 64 %, en Atlantique nord-est (ANE) 63 % et dans les mers plus au nord (MN), 47 % de volume en plus que ce qui était couvert par le réseau Argo traditionnel. Des apports froids et chauds en mer du Labrador et en mer d’Irminger ont pu être enregistrés. Des diagrammes volumétriques ont été établis à partir de l’Atlas Mondial des Océans pour les périodes 1995-2004 et 2005-2014, permettant d’attribuer des changements spécifiques de volume de masses d’eau, à partir de leur propriétés thermohalines (basées sur la température et la salinité mesurées). Ces diagrammes bi-décennaux, montrent pour presque toutes les surfaces d’iso-densité, une plongée des eaux profondes de l’Atlantique Nord, reflétant probablement la variabilité multi-décennale liée à l’AMOC, superposée au réchauffement à long terme. Ce signal est visible sur tous les domaines de l’Atlantique nord, mais il est particulièrement prononcé dans les régions ANO et ANE. D’autres résultats suggèrent que sur 20 ans il y a équilibre entre les vitesses de transformation et d’export des masses d’eau pour les parties les plus profondes de l’AMOC.
Le reste de la publication décrit dans le détail ce qui est observé dans les différentes mers, et il est assez difficile d’en faire un résumé. Quelques grandes idées peuvent être retenues, tout en essayant de rester fidèle à ce qui est écrit :
– La comparaison de périodes de 10 ans (2014-2023 moins 2005-2014), montre que le signal décennal le plus important se trouve dans le secteur ANO. Au niveau interannuel, les changements de volume significatifs se trouvent en mer du Labrador et dans le secteur ANO et les résultats de l’étude suggèrent qu’il est peu probable qu’un équilibre direct entre les vitesses de transformation et l’AMOC existe à l’échelle annuelle.
– La force de l’AMOC à une latitude donnée est souvent associée à la vitesse à laquelle les eaux relativement chaudes et légères de sa branche supérieure sont transformées en eaux relativement froides et denses de sa branche inférieure. Globalement, cette étude montre que la profondeur au-dessous de laquelle les transformations et exportations s’équilibrent diminue avec l’échelle de temps. Les taux de transformation de la masse d’eau et les amplitudes de l’AMOC semblent donc être des quantités interchangeables. À toutes les échelles de temps, les composantes individuelles des eaux de l’Atlantique nord peuvent échanger localement des volumes à des taux comparables à leur exportation et représentant une fraction significative de leur transformation forcée par la surface.
– Les tendances bidécennales et décennales rapportées dans cette publication, fournissent, pour la première fois à l’échelle du bassin, une quantification complète de l’appauvrissement progressif du millésime le plus dense des eaux de la mer du Labrador jamais observé (formé au début du milieu des années 1990 et communément appelé LSW pour Labrador Sea Water « classique ») et de la formation simultanée et de la propagation vers l’est de son équivalent plus léger (connu sous le nom de LSW « supérieur »). Cette dernière s’est produite à un rythme plus rapide depuis le milieu des années 2000, conformément à une période de forçage atmosphérique relativement fort et d’activité convective dans les mers marginales de la zone au-delà de 42°N, sud du Groenland-Icelande-Ecosse et détroit de Davis, avec une phase positive persistante notable de l’oscillation de l’Atlantique Nord (NAO) au cours de la période 2014-2023.
L’article souligne toutefois, que dans les mers nordiques, la consommation bi-décennale et décennale des composantes les plus denses de l’Atlantique nord s’aligne sur un réchauffement pluri-décennal soutenu combiné à un rafraîchissement de la surface au cours de la dernière décennie probablement provoqué par une augmentation de l’apport en eau moins salée qui a réduit le mélange par convection ces dernières années.
Les flotteurs Deep-Argo ont permis de réduire d’un facteur trois les incertitudes sur le monitorage de toute la colonne d’eau par rapport à ce que l’on pouvait faire à partir des bateaux déployés durant les campagnes océanographiques, ce qui permet d’affiner les modèles d’évolution de l’AMOC, potentiel de ralentissement brutal inclus.
3 – Conclusion
Contrairement à la publication basée sur de la modélisation et des scénario improbables, dont les articles de presse se sont fait écho (voir [1, 2, 3]), cette publication de l’AGU repose sur des mesures et une équation largement admise pour décrire le mouvement des masses d’eau généré par la circulation thermohaline. Elle ne tente pas de prédire l’avenir mais elle décrit le présent et le compare au passé. Malgré le réchauffement climatique pris en compte par l’utilisation des jeux de données ERA5, il est démontré que sur de longues périodes, la structure globale de l’AMOC reste stable malgré de grosses redistributions de volumes entre masses d’eau. Autrement dit, rien d’alarmant ne transparaît.
Dans un monde journalistique où l’honnêteté intellectuelle aurait remplacé le parti pris et l’engagement politique, elle aurait fait l’objet d’un article élogieux. Mais, même le CNRS n’en a pas parlé alors qu’elle met en valeur des développement technologiques américano-français, subventionnés par l’Agence Nationale de la Recherche. Pauvre France ! Oui, vraiment, à ce jour l’AMOC se porte bien, mais il ne faut pas trop le dire.

Bizarre le tracé du courant chaud en surface dans l’atlantique Nord ( le Gulf Stream) en longeant l’Afrique et l’Europe alors qu’en principe il longe l’Amérique du Nord avant de plonger au Groenland
Oui, vous avez raison, Fritz… mais de toutes manières cette image du « Conveyor Belt » est plus conceptuelle qu’autre chose.
J’ignorais la mise en service de ces balises profondes. On va donc pouvoir disposer de plus en plus de données fiables et non plus se voir administrer des constructions plus ou moins bâties sur du sable.
Circulation thermohaline. Ce terme aurait mérité, je pense, une petite explication. L’enfoncement des eaux arctiques par dessus les rides basaltiques de part et d’autre de l’Islande est bien connu et dû à deux phénomènes, la température (l’eau froide arctique est plus dense que l’eau chaude des régions tempérées) et la salure (le gel de l’eau de mer libère un excès de sel car la glace de la banquise est moins salée que l’eau de mer). Les deux mécanismes additionnent leurs effets pour provoquer l’enfoncement par densité des eaux vers le fond de l’Atlantique qui, de ce fait, reste oxygéné (en l’absence de ce renouvellement, l’oxydation de la matière organique du plancton mort qui tombe de la surface consommerait l’oxygène des eaux de fond). L’anoxie profonde de l’Atlantique s’est manifestée à de nombreuses reprises au cours du Jurassique et du Crétacé, lorsque l’océan était moins ouvert, donnant naissance à des roches mères pétrolières sur le fond. Il y a de ce point de vue des systèmes pétroliers offshore intéressants et mal explorés sur la marge sud marocaine. Bon, dans le détail, aujourd’hui, d’autres mécanismes interviennent, comme le dit l’article. Ce mécanisme, dit par conséquent thermo-halin, est plus actif à la périphérie de l’antarctique, ce que le fameux schéma de circulation globale ne montre pas. Dans l’Atlantique sud, le courant de fond est antarctique et remonte vers le nord, sous le courant arctique moins dense. Que la circulation thermo-haline prenne sa source dans l’Atlantique nord (au moins sur le schéma) vient du fait que la communication profonde Arctique-Pacifique est impossible au niveau de détroit de Behring.
Quant à la remontée des eaux de fond, les boucles du schéma sont un peu simplistes. Le mécanisme principal est le mécanisme d’upwelling, et peut être aussi dans une certaine mesure le pompage d’Eckman en eau libre, lié à la direction des vents locaux cycloniques ou anticycloniques selon les hémisphères. Les vents de terre entrainent l’eau de surface vers le large et provoqunt la remontée des eaux froides profondes. Ce mécanisme d’upwelling est bien connu sur la côte méditerranéenne française : par fort mistral, l’eau de surface se refroidit. Les zones d’upwelling sont bien connues : la côte nord de l’Océan Indien, au rythme des vents de la mousson (cf la petite boucle sur le schéma de circulation), les côtes ouest-américaines où les alizés sont des vents de terre. S’y ajoute l’effet des gyres du courant général de surface lié à la direction des vents dominants, est ou ouest. Là, la boucle de circulation pacifique est très très schématique. Il est à rappeler que le phénomène dit El Nino apparaît lorsque les remontées d’eau profondes s’arrêtent quand les pressions atmosphériques entre Indonésie et Ile de Pâques s’inversent (oscillation australe) et tuent pour un temps les alizés, avec divers phénomènes en cascade.
CNRS, maintenant. Je me suis laissé dire que CNRS = 33.000 personnes, dont 11.000 chercheurs toutes disciplines confondues. Si c’est vrai, avec un tel ratio, on comprend que les communiqués officiels doivent être fortement dépendants du politiquement correct. Madame Valérie Masson-Delmotte, Directrice de recherche au CNRS, réchauffiste convaincue, fut un temps cooptée par le GIEC. Bon, voilà, c’était pour ajouter un peu de substance au dernier petit paragraphe, acide, de l’article.
Monsieur Ferry,
J’ai des chiffres un peu différents pour le CNRS. Environ 33000 personnes employées, dont de l’ordre de 24000 permanents (fonctionnaires). Parmis ces 24000, 16000 sont des chercheurs titulaires, donc un ratio de 2/3 (le reste de ces 24000 sont des ingénieurs et techniciens des différentes braches d’activité – administratif, informaticiens, ingénieurs dans le sens propre du terme,…). Mais peu importe. En quoi trouvez-vous ces chiffres aberrants ? Il faut bien du support technique et administratif autour des chercheurs, non ?
Et non, Valérie Masson-Delmotte n’est pas au CNRS, mais au CEA. Donc pour la substance que vous vouliez ajouter à l’article c’est malheureusement un peu raté.
Lorsque j’étais en activité, il a fallu batailler durement pour conserver au moins un poste de litholamelleur (fabrication de lames minces de roches) au labo de géol. lorsque les deux en poste sont partis à la retraite. Depuis, les collègues des deux labos (profond et surface) font avec ce qui reste (des mois d’attente). Mais le CNRS a créé des postes d’administratifs pour valoriser dans le public les résultats des chercheurs.
Je vous garantis que dans mon laboratoire, au cours de ma carrière, le nombre d’administratifs n’a pas augmenté. Le ratio ITA/chercheurs a continuellement baissé au CNRS ces dernières décennies, et ce n’est pas uniquement parce que les postes d’ITA techniques n’ont pas été renouvelés, mais aussi parce que les postes d’ITA administratifs ont été perdus.
Vous, chercheur au CNRS ? On sait que le niveau s’effondre mais tout de même pas à ce point.
Vous y cherchez les poussières, les cendriers et les corbeilles, c’est ça ? N’ayez pas honte, l’utilité du personnel d’entretien ne fait aucun doute contrairement à celle de certains « chercheurs ».
Vous avez raison sur ce point Anton. elle travaille au CEA.
C’est d’ailleurs dans une revue du CEA faite pour ses 75 ans (du CEA bien entendu) -disponible sur internet – qu’on trouve un article d’elle sur le climat, article à peu près concomitant avec la sortie du rapport scientifique AR6 (GT1) dont elle était co-responsable. On peut y trouver l’expression de profondes incertitudes sur les modélisations impliquant la nécessité de travaux longs , ce qui finalement est en ligne avec les indices de confiance (moyens et faibles pour bonne proportion) affichés dans le rapport et dans ses résumés, même celui destiné aux décideurs, qui est réputé très édulcoré
Joe, petite rectification factuelle : Valérie Masson-Delmotte n’était pas « co-responsable », mais coprésidente du Groupe I du GIEC, aux côtés de Panmao Zhai, deux climatologues reconnus internationalement par leurs pairs. Ce n’est pas tout à fait la même chose.
Deuxième subtilité qui semble vous avoir échappé : elle ne parle pas de « profondes incertitudes sur les modélisations », mais d’incertitudes sur certains processus spécifiques (nuages, convection, dynamique antarctique, pergélisol). Confondre incertitude ciblée et incertitude généralisée relève plus du raccourci rhétorique que de l’analyse scientifique.
Concernant votre « bonne proportion » de niveaux de confiance faibles : dans le Résumé pour décideurs, l’immense majorité des niveaux sont élevés ou moyens. Aucun « très faible ». C’est gênant pour votre narration.
De plus, les degrés de confiance ne s’appliquent pas « aux modèles » uniquement. Ils concernent toute assertion scientifique : observations instrumentales, carottes de glace, reconstructions paléoclimatiques, attribution statistique. Par exemple : les concentrations de CH₄ et de N₂O n’ont jamais été aussi élevées depuis 800 000 ans : confiance très élevée. Ce n’est pas un modèle, c’est de la glace.
Un niveau « moyen » ne signifie pas « on ne sait pas », mais « preuves solides avec marges quantitatives ». C’est ainsi que fonctionne la science sérieuse, comme en médecine ou en physique des particules.
Enfin, rappel fondamental : dans l’AR6 WGI, l’origine anthropique du réchauffement n’est plus exprimée comme un simple degré de confiance : elle est qualifiée de « sans équivoque », c’est-à-dire comme un fait établi. On est donc au-delà du langage probabiliste. Cette conclusion repose sur la convergence de l’ensemble des observations du système climatique (atmosphère, océans, cryosphère), pas sur un article isolé. Et ce ne sont pas les États qui ont renforcé la formulation : lors de l’approbation du Résumé pour décideurs, le terme a été discuté par plusieurs pays, en particulier des pays producteurs de pétrole. Les auteurs ont dû en défendre la base scientifique. Il a été maintenu.
Autrement dit : vos arguments jouent sur les mots. Le rapport du GIEC, lui, joue sur les preuves.
Si le GIEC jouait sur les preuves vous n’auriez nul besoin de nous infliger vos sophismes et vos arguments d’autorité comme : « l’origine anthropique du réchauffement n’est plus exprimée comme un simple degré de confiance : elle est qualifiée de « sans équivoque », c’est-à-dire comme un fait établi. ».
Rappel fondamental, le GIEC ne représente pas « les » scientifiques mais « des » scientifiques ; d’autres tout aussi qualifiés ne partagent pas ses conclusions, ne vous en déplaise.
Vous êtes convaincu que toutes les pistes expliquant le réchauffement climatique ont été explorées in extenso, que tous les mécanismes climatiques sont élucidés, que votre connaissance du passé, du présent et de l’avenir est absolue et que le débat est clos, tant mieux pour vous.
Mais souffrez que d’autres restent attachés à la pratique scientifique. Permettez que soit discutées les modélisations qui relèvent davantage de la prophétie que de la science. Que soient étudiées les voies délaissées ou négligées. Et, hérésie suprême, que soit envisagé qu’il en existe d’autres encore inconnues.
S’imaginer détenir toutes les réponses dans un univers infini est le propre de ce que je ne nommerai pas pour rester courtois. Verrouiller la recherche ne fera pas avancer les connaissances. Stagnez dans votre obscurantisme tant que vous voudrez mais laissez les autres avancer.
Terrifiant ! Encore une catastrophe qui ne se produit pas !
Article irresponsable qui va engendrer une vague de dépressions dans la carbonosphère…
« Vous parlez de « sophisme » ? Lequel, précisément ? »
Le chapitre 3 de l’AR6 WGI, « Human Influence on the Climate System », conclut « sans équivoque » parce que toutes les lignes de preuve convergent : glace, atmosphère, océans, bilan radiatif. Ce n’est pas une formule d’autorité, c’est une cohérence physique globale.
Rappel élémentaire : le GIEC n’édicte pas des opinions. Il évalue la littérature publiée. L’AR6 WGI, c’est 234 auteurs, ~14 000 études synthétisées, des milliers de commentaires examinés. Chaque affirmation est traçable, assortie d’un niveau de confiance.
Vous évoquez des « scientifiques tout aussi qualifiés » qui contesteraient l’origine anthropique ? Très bien. Où sont leurs travaux dans les revues majeures de climatologie ? On attend toujours un cadre explicatif alternatif capable d’expliquer en même temps : le déséquilibre radiatif, le refroidissement stratosphérique, les nuits qui se réchauffent plus vite que les jours, le déplacement des zones tropicales et l’accumulation de chaleur océanique.
Votre « vous pensez que tout est élucidé » est un classique sophisme de l’épouvantail. Aucun climatologue sérieux ne prétend tout savoir. Mais comprendre le mécanisme principal ne suppose pas omniscience. En science, l’hypothèse valable est celle qui explique le mieux les données. La vôtre ne le fait pas.
Quant à parler de « prophétie » pour les modèles… Les modèles CMIP6 (52 groupes, 27 pays) reposent sur les lois physiques. Sans forçage humain, ils ne reproduisent pas le réchauffement depuis 1850. Avec, oui. C’est factuel.
« Verrouiller la recherche » ? Si vos idées étaient robustes, elles passeraient l’évaluation par les pairs.
Le problème n’est pas un verrou. Le problème est l’absence d’arguments capables de franchir la méthode scientifique.
Tout comme cet enragé totalitaire perquisitionné pour fraude braillait « La république, c’est moi ! » vous nous claironnez « La science, c’est moi ! ». Ayant répondu à cette péroraison que vous me servez pour la troisième fois, je n’y reviens pas.
« Verrouiller la recherche » ? Si vos idées étaient robustes, elles passeraient l’évaluation par les pairs. » : je vous retourne votre morgue : si vos arguments étaient robustes vous n’auriez pas besoin d’entraver l’étude et l’évaluation de ceux qui réfutent les vôtres.
Personne n’ignore en effet que celui qui conteste le dogme est cloué au pilori et mis au ban de la communauté scientifique. Si par extraordinaire il parvient à conserver son poste, sa carrière ne progressera plus. Son quotidien sera harcèlement, menaces, dénigrement. Adieu enseignement, adieu publications, adieu ambitions. De même, l’étudiant ou le jeune diplômé qui entre dans la carrière ne prendra pas le risque de devenir le souffre-douleur du campus ou de l’institution. D’ailleurs, parmi vos 234 auteurs et vos 14.000 publications, combien sont opposés au RCA ? Aucun. Votre système d’intimidation fonctionne autrement mieux que vos modèles.
Si les études non alignées sur le RCA étaient financées à hauteur des vôtres et accueillies équitablement elles auraient au moins leur chance. Or elles n’ont bien souvent même pas le temps d’atteindre l’évaluation par les pairs. Dès qu’un écho défavorable résonne un peu fort, la meute sonne le tocsin pour faire pression sur la revue et c’est la rétractation immédiate. En réalité ces études sont tuées dans l’œuf : quel doctorant osera soutenir une thèse « déviante » ? Quel directeur consentira à l’encadrer ? Quelle université acceptera de l’examiner ?
Voilà la triste réalité de l’état de la science au XXIe siècle. Et l’ostracisme n’est pas seulement académique, il s’étend à la liberté d’expression.
Vous réalisez que les instances européennes en sont à étudier la création d’un délit de « déni climatique » passible de condamnation judiciaire ? Qu’on en est à accepter l’idée d’embastiller ou de museler des scientifiques pour leurs travaux et des journalistes pour leurs articles ?
Vous réalisez que l’Arcom punit d’amendes exorbitantes les émissions qui osent donner la parole à un climato-réaliste pourtant seul face à 3 ou 4 hargneux acquis à votre cause alors même que des émissions entièrement favorables au RCA sans l’ombre d’un contradicteur sont diffusées quotidiennement sans que l’Arcom n’y trouve à redire ?
Vous réalisez que les chaînes de télé et radio publiques licencient sur-le-champ le salarié qui se risque à émettre ne serait-ce qu’un doute sur le RCA ? Qu’elles assument le bannissement de tout auteur s’écartant de l’évangile climatique sur leurs plateaux ?
Vous approuvez la chasse au climato-réaliste du délateur Xénard ? En espérant un futur #balancetondénialiste ?
Est-ce là votre conception de la Science, du débat, de la liberté ?
Pour le reste, c’est vous qui avancez le RCA, charge à vous de le démontrer. Or vous en êtes incapable. Même en violant les règles éthiques les plus élémentaires vous restez impuissant et compensez votre échec en travestissant vos conjectures en démonstrations scientifiques.
« Votre « vous pensez que tout est élucidé » est un classique sophisme de l’épouvantail. » : c’est pourtant vous qui l’écrivez : « l’origine anthropique du réchauffement n’est plus exprimée comme un simple degré de confiance : elle est qualifiée de « sans équivoque », c’est-à-dire comme un fait établi. ». Si le fait est établi c’est que tout est élucidé ; si tout n’est pas élucidé, le fait n’est pas établi et la validité du RCA tombe à l’eau. Alors, fait établi ou non ? Décidément, votre bouillie s’épaissit, gare aux grumeaux…
« Le problème n’est pas un verrou. Le problème est l’absence d’arguments capables de franchir la méthode scientifique. » : les élucubrations qui vous tiennent lieu d’arguments franchissent pourtant allègrement la méthode scientifique sans sanctions aucunes; le problème est donc bien le verrou dont vous détenez la clé. Mais pour le voir il vous faudrait pouvoir sortir quelques secondes de l’état d’ivresse qui vous procure l’illusion d’incarner La Science; et dans votre état, dégriser ne sera pas chose aisée.
Il le faudra pourtant. Malgré la censure, la folie climatique dans toutes ses composantes scientifiques, sociales et économiques est peu à peu révélée à une opinion publique qui commence à se retourner. La peur s’estompe, les langues se délient, les soutiens font défaut. Vos mensonges ne tiendront plus très longtemps. Profitez du peu de temps qu’il vous reste car il faudra rendre des comptes. Votre tour viendra de subir ce que vous avez infligé à vos détracteurs.
Bravo pour votre diatribe !
L’alarmisme qu’il soit climatique ou environnemental fait vendre ou cliquer, certains s’en sont fait une spécialité.
De nombreuses entreprises proposant conseils et stages de formation (bidons) se sont même fondées et enrichies sur le sujet ces 20 dernières années, parfois avec la complicité de l’état qui rend des formations environnementales obligatoires.
Les opinions contraires sont étouffées et jamais relayées.
Je pense à la pétition en juillet dernier dans le Point des cancérologues qui expliquaient qu’ils NE SIGNERAIENT PAS la pétition contre la loi Duplomb car rien ne lie scientifiquement les néonicotinoïdes avec des pathologies quelconques et notamment le cancer, et le prétendre détourne des fonds de recherche nécessaires au détriment des malades.
Qui a relayé cette pétition dans la presse ?
Alors, comme monsieur Prud’homme, votre super-économiste, nous a expliqué dans son dernier post qu’il fallait être scientifique du climat pour avoir droit de s’exprimer sur le climat, pourriez-vous nous donner un petit CV de votre contributeur Arthur Corentin s’il vous plaît ? Bien sûr, juste avoir fait des études d’ingénieur dans une école quelconque ne suffit pas d’après les critères que les climato-surréalistes semblent vouloir appliquer à tous (et donc aussi à eux-mêmes). Merci !
PS. Au cas où il y avait un doute : Je remplis les conditions que Monsieur Prud’Homme a formulées pour avoir le droit de s’exprimer sur le changement climatique. On note d’ailleurs avec satisfaction qu’il s’exclut lui-même de toute discussion sur la physique du climat.
« votre super économiste nous a expliqué dans son dernier post qu’il fallait être scientifique du climat pour avoir droit de s’exprimer sur le climat » : vous devriez applaudir vu que c’est l’argument massue que vous nous servez continuellement. Tenez, la dernière fois c’était pas plus tard que le 8 février ici : https://www.climato-realistes.fr/la-cartographie-du-deni-climatique-sic/#comment-15683.
« pourriez-vous nous donner un petit CV de votre contributeur Arthur Corentin s’il vous plaît ? » : et vous le vôtre ? On l’espère depuis des mois; impressionnez-nous avec votre CAP en Climatomancie, Anton.
Si je signais un article ici, ça serait avec mon vrai nom, et je mettrais quelques lignes de CV. Arthur Corentin est un de rares, peut-être le seul, parmi les auteurs d’articles sur le site qui ne nous a pas été présenté.
Ben voyons…
Vous n’avez rien à craindre des climato-réalistes, vous savez. Ils n’ont pas de Xénard dans leurs rangs, ne font pas de listes, ne harcèlent pas les chercheurs ni ne réclament leur exclusion, ne pratiquent pas le flicage ni la délation et n’ont pas de site dédié à cet effet. Seuls vos amis s’adonnent à ces pratiques qu’on pensait à jamais abandonnées après les atrocités de l’Occupation.
Maintenant que vous voilà rassuré, éclairez-nous, faites-nous profiter de vos publications si décisives que vous signez de votre vrai nom.
Ferez-vous preuve d’un minimum de courage ou continuerez-vous à éructer anonymement ? Je crois déjà connaître la réponse, hélas.
Anton semper idem, à ce que je vois, à déformer les propos des autres pour les enfermer dans sa logique totalitaire et les « exécuter » in fine à peu de frais !
Je pense que vous utilisez le stratagème n° 2 de « L’Art d’avoir toujours raison » (« Die Kunst, Recht zu behalten » dans le texte) de Schopenhauer : comme tout bon sophiste vous jouez sur la polysémie des mots pour vous centrer sur le sens détourné ou restreint (et donc modifié) qui va le mieux vous permettre d’emporter le débat (du moins le pensez-vous)…
Analysons cela : vous dites : que « M. Prud’homme nous a expliqué dans son dernier post qu’il fallait être scientifique du climat pour avoir droit de s’exprimer sur le climat » (évidemment tout le sens de la réflexion apparait en fin de « post », dans le PS, vous savez la fameuse : »ligne de fuite » : vous visez à la fois M. Corentin mais aussi M. Prud’homme, deux coups d’une seule pierre en quelque sorte), or ce n’est pas ce que dit Rémy Prud’homme, qui dit :
« …un mot sur M. Xénard. On a cherché à savoir qui il est, pour mieux apprécier et comprendre son « travail ». Il a fait des études dans une école de journalisme, classée 9ème sur 14 écoles de journalisme en France. Des études sans le moindre contenu scientifique, semble-t-il. Ce qui ne le prépare guère à discerner le vrai du faux dans le domaine du climat, qui est un domaine foncièrement scientifique ».
Traduction : M. Xénard est un journaliste et non un scientifique, il n’est même pas scientifique du tout, il est donc mal « préparé à discerner le vrai du faux dans le domaine du climat qui est un domaine scientifique », ceci (cela va de soi, sauf pour vous apparemment) en tant qu’« auteur » qui veut faire « autorité » auprès du public, comme le mot l’indique (« auctor ») : rien ne l’empêche d’avoir un avis personnel qui n’engage que lui…
Concernant M. Corentin : jugez-le peut-être à la valeur scientifique de son article et des arguments avancés (on juge bien un arbre à ses fruits), qui n’est en tout cas pas un petit article de délation qui voudrait dénoncer les méchants et les exposer à la vindicte de la bien-pensance, comme sait si bien le faire l’écologisme militant avec sa moraline… et la plume de M. Xénard par exemple ?
Mais pour mieux « viser » et atteindre Rémy Prud’homme (la seconde cible) dans le P.S. (avoir toujours un coup d’avance, n’est-ce pas ?) vous orientez dès le début la lecture que vous faites du « post » (« La cartographie du déni climatique »), afin de pouvoir aisément retourner contre l’auteur son propre argument, en interprétant : « scientifique dans le domaine du climat » par : « scientifique du climat » : vous réduisez le « domaine du climat » au « climat » !
Et donc, une fois la prémisse erronée avancée rapidement pour mieux la faire avaler, il n’y a plus qu’à enfoncer ultimement le clou, l’estocade en quelque sorte (in cauda venenum), en concluant : « On note d’ailleurs avec satisfaction qu’il s’exclut lui-même de toute discussion sur la physique du climat. » (puisque Rémy Prud’homme est « super-économiste », et non physicien).
On est donc passé du « domaine du climat », de Rémy Prud’homme, au « climat » tout court, puis à « la physique du climat »… Vous centrez le débat sur la discipline qui vous convient le mieux afin d’amener l’adversaire sur votre propre terrain pour mieux l’estoquer.
Mais Anton, vous savez comme moi que la « climatologie » est une science transversale, et que le domaine purement « climatologique » est, à la pointe du sommet de la pyramide, un domaine extrêmement réduit : vous savez comme moi que la « climatologie » (comme l’égyptologie) fait appel à de multiples sciences qui nourrissent sa recherche et lui permettent de mieux interpréter les phénomènes (regardez la composition des savants qui participent aux travaux de vos amis du GIEC), ce qui en fait l’insigne richesse, sinon elle serait totalement aveugle ou plutôt borgne : océanologie, glaciologie, anthropologie, zoologie, botanique, paléoclimatologie, cosmologie, astronomie, météorologie, mathématiques, physique, informatique, et j’en passe…
Et puis il y a le « domaine du climat » dont parle Rémy Prud’homme, c’est-à-dire toutes les sciences annexes à la « science du climat » et à ces sciences connexes évoquées ci-dessus, et parmi elles : l’économie, la science politique (avec l’étude des idéologies), la sociologie, la science des religions, voire la philosophie, et j’allais rajouter : la psychologie, pour ne pas dire la psychanalyse…
Désolé le flicage et l’art accompli de la délation ne font pas partie de ces sciences, ni annexes, ni connexes, ni rien du tout !
Je parlais de psychanalyse car votre conclusion est un modèle du genre : vous êtes obsédé par le désir révélateur de faire taire les gens qui ne sont pas de votre avis et qui ne sont pas des « scientifiques » au sens où vous l’entendez (c’est-à-dire des « dogmatiques ») au nom d’une science autoritaire réduite à la « physique du climat », vue néanmoins sous le prisme étroit de l’idéologie « écologiste », championne de la censure !
Evidemment que « vous remplissez toutes les conditions pour avoir le droit de vous exprimer sur la science du climat » : quelle question ! qui le conteste d’ailleurs (et quel complexe chez vous apparait ici en pleine lumière !) ? et pour autant Rémy Prud’homme, en tant que scientifique économiste, ne s’exclut nullement d’une discussion dans le « domaine annexe des conséquences économiques de la politique climatique » (comme vous vous précipitez de le conclure significativement), science économique qui est un volet essentiel du « domaine du climat » abordé dans le blog qui propose une vision d’ensemble du problème, sous tous ses aspects, multiples et variés !
Une dernière précision, puisque vous vous obstinez à ne pas vouloir comprendre : ce blog s’adresse à toute personne sincère qui souhaite réagir dans le « domaine du climat », vous y-compris… Il y a les auteurs d’articles, qui sont des scientifiques dans le vaste « domaine du climat » (y-compris l’économie), et puis les simples lecteurs, scientifiques ou non, spécialistes ou non, qui réagissent librement selon leur domaine de compétence ou de prédilection, ou leur ressenti de citoyens directement victimes de la criminelle politique climatique actuelle ! Et ceux-là aussi vous voudriez les faire taire et les culpabiliser parce qu’ils ne sont pas « scientifiques » : quelle manie de petit dictateur « vert » élitiste !
Eh oui, pendant longtemps on utilisait l’expression : « parler de la pluie et du beau temps » pour évoquer un sujet neutre qui permettait d’éviter les disputes (notamment en famille), mais ce n’est plus vrai : tout est devenu polémique, car tout est devenu politique, la « science climatique » en premier, pervertie par l’idéologie militante des « khmers verts » adossée au « wokisme » (ou « endormissement » général) envahissant !
Pour ma part je réagis en tant que citoyen français libre -c’est mon unique titre, ne vous en déplaise, et il me suffit-, mais citoyen qui fait un « usage public » de sa raison (au sens où l’entend Kant), car, comme le disait Descartes : « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », du moins devrait-il l’être…
Quand j’écris que l’économie étudie « les conséquences économiques » de la politique climatique, je me demande si un certain « pari » économique ne serait pas plutôt à l’origine de la politique climatique suicidaire de l’UE, comme on le voit dans l’industrie automobile par exemple, avec la folie du choix du « tout électrique », ou dans l’énergie, avec le développement ruineux des sources d’énergie renouvelables (éolienne et photovoltaïque) : évidemment on connait le résultat, et le gouvernement, aux toutes dernières nouvelles, semble faire un rétropédalage d’urgence, mais à quelle échelle et est-il encore temps ?
Du moins cela prouve que la politique a (heureusement) toujours le dernier mot avant de se prendre le mur dans lequel nous amènent tout droit les « savants » moralistes à la petite semaine, climatologues ou médecins de tout poil, qui cultivent, comme les juges, de secrets rêves de pouvoir…
Il faut toujours chercher quelle est la volonté de puissance qui se cache derrière tout projet humain, et la « science » (comme la « justice ») n’y échappe pas !
Compte tenu des gentillesses que le camp du bien pourrait me réserver et dont j’ai déjà été plus ou moins victime, je ne tiens pas à exposer mon CV. Sachez toutefois que chez les « climato-surréalistes » il n’y a pas que des ingénieurs. Même si les ingénieurs ont généralement plus de bon sens que les climato-crédules qui remplissent les labo français, il y a aussi des chercheurs qui cherchent et qui trouvent.
Je crains hélas que les mouchards de la Stasi climatique – dont un spécimen se répand régulièrement ici – ne soient déjà sur votre trace.
Le risque que la traque aboutisse à la publication de votre CV dans le trombinoscope du sycophantesque sieur Xénard n’est effectivement pas négligeable.
Malgré les désagréments, c’est un honneur digne de l’Ordre National du Mérite Climato-Réaliste qu’il faudra bien officialiser un jour ou l’autre.
L’AMOC n’est pas en train de s’effrondrer
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Eh si ! l’AMOC est tombé dans le COMA et la neige et la pluie casse le climat dans l’Atlantique Nord
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/meteorologie-climat-44-experts-alertent-effondrement-courant-cle-consequences-terrifiantes-w2t8-129625/
Quoi qu’il se passera dans un futur proche , ce sera le RCA !
La politique et ses promesses, les scientifiques et leurs models.
Et par dessus tout l’IA, pour la manipulation, qui est de la connerie à cheval : Hiaa, Hiaa !
L’IA rend les hommes plus bêtes , et en premier lieu les politiques : mais ils en profitent
Le problème n’est ps de savoir si l’AMOC va s’effondrer ou non, c’est du même ordre de probabilité que l’éruption de Yellowstone ou que la chute d’une météorite géante. Le problème, c’est:qu’il y a dévoiement quand l’autorité scientifique est utilisée comme levier politique, c’est une faute intellectuelle, pas une divergence d’opinion; ce n’est pas la science qui parle, mais une position idéologique sous couvert de science.
Les scientifiques avec leurs modèles !
Si c’était fiable juste un peu, Ils n’ont cas prévoir le futur économique de la France et de l’UE, prévoir qui va gagner la guerre d’Ukraine…..
Non ils ne peuvent, mais le climat ou l’AMOC , ça oui .
Hiaa, hiaa !
Si quelqu’un voulait bien m’expliquer cette partie : « Elle est basée sur la vitesse locale de changement de volume. Pour une couche [ ] de densité constante, cette vitesse doit être égale à la somme de la transformation forcée F (par les flux de chaleur) de la surface et de la transformation liée au mélange entraîné par la transformation en surface M, moins le flux méridien exporté (c’est à dire, les masses d’eau transportés vers le sud). »
Je recommande la lecture d’une interview de l’océanographe Julie Deshayes dans Balises qui est une publication du Centre Pompidou.
Cet article est intitulé : » L’arrêt de l’AMOC constituerait une catastrophe dans la catastrophe « , mais ce titre est trompeur, il faut lire l’article en entier pour comprendre que l’AMOC est un concept et n’a pas de réalité physique. En conséquence il ne peut pas « s’effondrer ».
Adresse de l’article : https://lnkd.in/e-sMXFVe
Julie Deshayes est directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la modélisation des océans et du climat. Elle étudie les courants marins et l’AMOC, cette construction mathématique qui synthétise l’effet des courants de l’océan Atlantique sur le climat. Alors que certaines études prédisent l’effondrement imminent de cette circulation, l’océanographe nous met en garde : l’incertitude scientifique ne doit pas servir de prétexte à l’inaction.
Je cite Julie Deshayes qui pose une bonne question dans ce article :
» Au-delà des pseudo-experts proliférant en ligne, d’autres issus des rangs scientifiques agitent le chiffon rouge d’un effondrement de l’AMOC et d’une ère glaciaire à venir. Je ne comprends pas ce discours. Mais ce que je sais, c’est que les organismes auxquels ils sont rattachés sont financés par de l’argent privé et des fondations. Pour moi, il y a une vraie question à poser : pourquoi observe-t-on autant d’instrumentalisation des résultats scientifiques par les scientifiques eux-mêmes ? « .
Il serait temps qu’on se pose la question des ONG et autres Fondations climatiques.
Mon message à Monsieur Anton :
Si vous remplissez les conditions que Monsieur Prud’Homme a formulées pour avoir le droit de s’exprimer sur le changement climatique, alors ayez l’honnêteté de vous nommer.
Sinon on pourrait croire que vous faites partie des scientifiques désignés par Julie Deshayes qui agitent le chiffon rouge d’un effondrement de l’AMOC et par qui vous êtes payé pour le faire.
Je m’appelle Paul Pettré et tout le monde peut consulter mon profil sur Academia (https://independent.academia.edu/PaulPettr%C3%A9)
qui prouve sans conteste que j’ai toutes les qualités requises pour m’exprimer sur les questions du climat.
Paul Pettré
« …l’incertitude scientifique ne doit pas servir de prétexte à l’inaction ». C’est le genre de phrase absurde qui décrédibilise totalement le propos de Mme Deshayes qui se veut équilibré, mais qui ne l’est pas. Comment peut-on se vouloir crédible scientifiquement et prétendre que l’on peut agir pour changer le climat? Elle n’est pas là pour donner des leçons de savoir vivre, mais pour servir la science et les contribuables qui la financent. Cette phrase résume l’impasse idéologique dans laquelle s’est engouffré le CNRS et la science française en général.
Quant à Anton, c’est mieux pour lui qu’il reste anonyme. Ca lui permet de se libérer de sa haine de temps en temps, sans avoir à descendre dans la rue pour jouer les antifas.
Excellente idée, invitez Julie à faire un séminaire sur le changement climatique devant une assemblée de climato-surréalistes ! Je vous garantis que vous en prendrez pour votre grade.
Auparavant, vous pourriez regarder ce qu’écrit le GIEC à ce sujet (je vous garantis aussi que ce n’est pas ce que vous croyez).
M. Pettré
vous écrivez : « l’incertitude scientifique ne doit pas servir de prétexte à l’inaction ».
Je crois que c’est la base même du « principe de précaution » qui est dans la constitution française et dans la pratique de nos gouvernants.
Pour moi, incertitude implique action, mais quelle action?
Autant on peut comprendre qu’une élite dirigeante soit tenue d’agir quand il y a un danger redouté (avec incertitudes sur sa survenance et ses effets), autant le fait que l’incertitude puisse être tous azimuths fait tourner l’action au pari: Le dirigeant qui voit en plein brouillard arriver un mur ou un récif, doit il accepter de prendre le mur, ou dans une évasive prendre un autre mur encore plus méchant? .
Question qui justifie de prendre du temps et des conseils éclairés, chose peut être impossible dans le monde actuel.
Bonjour Joe,
Merci pour votre commentaire qui me permets de répondre aussi à Arthur.
Ce n’est pas moi qui ai écrit cette phrase : « l’incertitude scientifique ne doit pas servir de prétexte à l’inaction », mais la rédaction de Balises dans sa présentation de Madame Julie Deshayes qui est la personne interviewée dans l’article dont j’ai recommandé la lecture.
Dans cette interview Madame Deshayes ne va pas vraiment dans le sens de l’alarmisme climatique.
On peut penser que le titre trompeur et cette phrase sont destinés à contrebalancer ce que dit en fait Madame Deshayes :
« Depuis le milieu du 20e siècle, tous les manuels scolaires reproduisent le même schéma : le Gulf Stream comme un grand fleuve diagonal partant du Mexique pour arriver jusqu’en Bretagne. C’est totalement faux. On le sait depuis longtemps, mais l’observation satellitaire de la surface océanique l’a confirmé sans équivoque. Le Gulf Stream n’est en réalité observé qu’au large des côtes américaines en partant du golfe du Mexique. Dans le reste de l’Atlantique, on observe une mer de tourbillons qui circulent aussi bien vers le sud que vers le nord. Tous les schémas situant ce courant en travers de l’Atlantique nord relèvent de l’erreur. »
« Le climatologue Broecker a représenté cette circulation thermohaline sous la forme d’un grand ruban orange et bleu, rapidement devenu l’image emblématique du « grand courant » de circulation. Mais Broecker lui-même insistait : ce n’était pas un courant réel, simplement une image de synthèse, une théorie visualisée. »
« Je fais de la recherche. Mon travail n’est pas d’apporter des certitudes absolues. Mon métier consiste à faire progresser les hypothèses, à résoudre des controverses, à chercher de nouvelles informations, qu’il s’agisse de nouvelles observations, d’une théorie plus fine, de meilleurs modèles ou d’une meilleure quantification des incertitudes. C’est ça, la recherche. ».
Donc je suis d’accord avec vous Joe et avec Madame Deshayes quand elle dit ce que j’ai cité plus haut.
Mais je suis aussi d’accord avec Arthur car il y a bien de mon point de vue une impasse idéologique dont le CNRS aura du mal à se sortir.
Quand à Anton il nous expliquera peut-être de quel droit il se permet d’appeler Madame Deshayes par son prénom sans autre forme de respect et c’est inutile de sa part de nous recommander de lire le GIEC car il semble bien qu’on le connaisse mieux que lui.
Je suis totalement d’accord avec vous aussi.
Pour info, Madame Deshayes fait partie de l’équipe qui a rédigé l’article dont nous débattons.
@PP
Je pense que vous avez bien compris ce qui sous-tend mon propos, mais j’en profite pour le développer:
La transition énergétique forcée, à échéance très courte en Europe, particulièrement pour la voiture électrique, n’est elle pas le mur « méchant » où nous allons, pour éviter celui de la catastrophe climatique causée par les GES? Rappelons nous le discours alarmiste d’il y a quelques années: « si nous n’agissons pas d’ici 3 ans, le processus catastrophique sera irréversible ». Heureusement, il y a un mouvement outre atlantique qui dissipe le brouillard (ou déchire le voile opaque dressé par nos média et gouvernants)
Mon point de vue est aussi étayé par ce qu’a écrit dans son livre le président du conseil scientifique de l’Elysée pour la crise sanitaire Covid, personnage a priori respectable et scientifique (médecin) réputé: Dans son application, le principe de précaution conduit à protéger le personnel politique et à faire porter le poids des erreurs sur les scientifiques