EXCLU : un climategate français a commencé !

On se souvient de la « suspension » de la publication de l’article de Pascal Richet, celui-ci ayant eu l’outrecuidance de s’opposer au carbocentrisme régnant.
Les climatologues qui ont fait censurer cet article ont peut-être cru qu’une fois exercées quelques pressions aux bons endroits, tout rentrerait dans l’ordre sans laisser de traces. Eh bien c’est raté, car Pascal Richet n’est pas homme à se laisser marcher sur les pieds ! La contre-attaque qu’il vient de lancer, visiblement mûrie, a donc tout pour inquiéter nos chers adversaires.

Pascal Richet a constitué un rapport complet de 34 pages serrées, qu’il m’a transmis pour diffusion de son contenu. Ce rapport détaille les dessous de la censure exercée par l’éditeur de l’article, Copernicus, suite aux pressions de climatologues en vue. À sa lecture, ces derniers apparaissent comme constituant un véritable cartel de recherche, selon l’expression d’un remarquable article d’Henry Bauer récemment repris par Judith Curry. Voici le résumé introductif du document :

Compte tenu de l’absence de toute fraude ou inconduite, la réévaluation a posteriori de mon article de HGSS [History of Geo and Space Sciences] a été complètement injustifiée. Sa censure a ensuite clairement violé non seulement les règles immémoriales du débat scientifique, mais aussi les obligations fixées par Copernicus Publications eux-mêmes pour les éditeurs scientifiques et les rapporteurs d’études soumises pour publication. Contrairement aux engagements de Copernicus, la réévaluation a en outre été inéquitable, partiale et opaque et n’a par ailleurs pas respecté la nature contradictoire de toute procédure visant à résoudre des désaccords entre parties. Selon les obligations imposées par Copernicus lui-même, l’article doit être republié sans délai. Les rapporteurs seront alors libres de soumettre leurs commentaires auxquels je répondrai aussitôt que leur anonymat aura été levé.

Très bien écrit, le rapport détaille la position générale de l’article original, tout en ayant soin de ne pas entrer dans une discussion sur la validité des arguments scientifiques qui y sont présentés. L’objectif, en effet, est ailleurs : il s’agit de dénoncer la cancel culture climatique qui a sévi. Bonus : le rapport contient aussi quelques mails croustillants rédigés par les adversaires de Pascal Richet. Leur style n’est pas sans rappeler celle des courriers divulgués lors du fameux Climategate de 2009. Chassez le naturel, il revient au galop…

Je détaillerai dans les prochains jours les aspects les plus saillants de ce rapport, mais souhaite insister sur le point essentiel : cette affaire ne concerne pas le contenu à proprement parler de l’article de Pascal Richet, il n’y a donc pas besoin d’être climato-réaliste pour s’indigner de ce qui s’est passé. L’enjeu est bien plus important, il porte sur le sens même qu’on donne à l’entreprise scientifique en général. Pas plus que quiconque les climatologues ne sont des scientifiques assermentés dont les lettres de cachet pourraient effacer les points de vue divergents.

La lutte qui commence n’est donc pas « pour le climato-réalisme », mais en défense d’une certaine idée de la science, selon laquelle les controverses franches et ouvertes devront toujours avoir le dessus sur les consensus Potemkine.

Partager

71 réflexions au sujet de « EXCLU : un climategate français a commencé ! »

  1. Cancel culture, néo féminisme, culture woke, fumeuse théorie du genre, carbo-catastropho-réchauffisme.
    Toutes ces sottises idéologiques sont colportées par les mêmes fous furieux.
    Le Président Joe Biden vient même d’annoncer le plan “le plus ambitieux de l’histoire des Etats-Unis” de lutte contre le réchauffement climatique. (qui s’accélère, paraît-il, ce qui est un mensonge)
    Il ne manquait plus que ça pour compléter le tableau: museler le débat scientifique, au mépris de toutes les règles établies depuis des lustres.
    Ce n’est pas la planète qui se réchauffe, mais les têtes qui surchauffent, et qui vont, pour le coup, parvenir à provoquer une vraie catastrophe.

  2. Comme disait à peu près Voltaire, «Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrais pour que vous puissiez vous exprimer» … C’est également ma position … Mais les États-Unis sont aujourd’hui paradoxalement entrés dans leur ère socialiste-soviétique, cette ère où la vérité est indiquée par la politique et pas par la science … À mon avis, chacun a le droit voltairien de s’exprimer sur quelque sujet, changement climatique compris, surtout si l’argument est étayé par une science sans défaut, ce qui est le cas sur votre présent site … Mais je ne suis pas d’accord avec vous, parce que chaque article que je lis sous votre plume est certes tout ce qu’il y a de plus scientifique, mais il est incomplet, et que ce dont vous ne parlez pas va chaque fois à l’encontre de votre idée …

    • On ressort cette phrase de Voltaire à tous les coins de rue. On voit le génie d’un des premiers vrai maître de la communication puisque ce cher Voltaire usait très régulièrement de ses entrées à la cour pour demander la censure de ses contempteurs. L’histoire est bien une fable convenue (celle-ci est de Napoléon)

      • Puisque l’esprit scientifique nous anime ici, voici ce que le dictionnaire des citations en ligne de celle que vous citez :

        https://www.dicocitations.com/citations/citation-34615.php

        La citation « Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer » est apocryphe. Cette citation n’est pas de Voltaire, mais d’Evelyn Beatrice Hall. On retrouve cette citation la première fois en 1906 dans The Friends of Voltaire, livre en anglais d’Evelyn Beatrice Hall écrivant sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, pour résumer la position de Voltaire. Elle utilisa la célèbre formule pour résumer la pensée voltairienne. « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », was his attitude now ». Elle confirmera par la suite que c’était sa propre expression et qu’elle n’aurait pas dû être mise entre guillemets.

        Bien cordialement,

        Simdew

  3. Chasse aux sorcières ?
    Comme au Moyen Age ?
    2016 Philippe VERDIER chef du service météo de France 2 licencié après la parution de son livre Climat Investigation
    2018 Peter Ridd spécialiste de l’étude des sédiments marins, licencié de la James Cook University of North Queensland pour avoir affirmé que la barrière de corail se portait bien (l’Université sera par la suite condamnée pour licenciement abusif)
    2019 Susan Crockford zoologiste exclue de l’Université de Victoria (Colombie Britannique) pour avoir affirmé que la population des ours blancs était plutôt en augmentation

    • «2019 Susan Crockford zoologiste exclue de l’Université de Victoria (Colombie Britannique) pour avoir affirmé que la population des ours blancs était plutôt en augmentation» … Cette exclusion est d’autant plus idiote que si la population des ours blancs est en augmentation, cela n’entre pas en conflit avec le réchauffement de l’arctique ! Cela indique que les ours blancs ont probablement changé d’alimentation (dans le nord canadien, pour la première fois depuis mémoire d’humain, on a vu un ours blanc s’alimenter avec un renne et pas un phoque) …

      • Deux observations.

        On doit bien être capable de les compter, les ours blancs, et savoir qui a raison. L’arithmétique, quand même, c’est plutôt objectif, en principe.

        Un ours qui mange du renne, jamais vu de mémoire d’humain… OK.
        Mais de mémoire d’ours, on est sûr ?

        • En fait, selon Suzan Crockford, est difficile de compter les ours blancs avec précision, car ils sont répandus sur une immense surface répartie entre plusieurs pays.

      • On aura bientôt des ours vegan , espérons que cela ne les rende pas aussi excessifs que les hommes et qu ils resterons tolérant avec leur congénères pas décidés à franchir le pas.

      • A une époque lointaine de l’Holocène où les températures globales étaient nettement supérieures à celles que nous connaissons, les ours blancs ont certainement du changer de comportement pour adopter celui qui est rapporté ici, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
        La preuve, c’est que les ours blancs, tout comme les hommes ont survécu à des conditions que les climatoréchauffistes nous décrivent comme apocalyptiques.

    • Je me permets une petite réponse rapide. Jean-Marc Jancovici n’a pas assez étudié les sujets dont il parle. Il l’avoue d’ailleurs lui même, expliquant qu’on ne peut être spécialiste en tout, ce qui est vrai. Mais sa formation généraliste (école polytechnique) le pousse a suivre une démarche bien trop biaisée au vu de son engagement militant. Il saurait faire des additions, des règles de trois, ou encore détecter un raisonnement circulaire s’il n’était pas aussi convaincu par ses propres slogans. D’ailleurs quand il bosse un peu, il peut être a contre-courant des opinions de ses amis : c’est le cas concernant l’énergie nucléaire, par exemple. Mon interprétation du personnage est qu’il se dit que si tant de gens tiennent le même discours alors ça doit bien être vrai.

      • En résumé, le nombre de convaincus aurait valeur de vérité, indépendamment de toute objectivité scientifique… Comme à l’époque où le géocentrisme était tenu pour une certitude absolue, et où tout “contrevenant” était sévèrement châtié…
        L’humanité répète sans cesse, au fil des siècles, les mêmes erreurs, en dépit des progrès scientifiques et techniques.

        Fascinant.

      • J’en rajouterai une couche, pas uniquement dirigée contre Jancovivi.

        En 1984, le Pr. J.C. Ritchie de l’Université de Toronto publiait un livre (Past and Present Vegetation of the Far Northwest of Canada) dans lequel il faisait état, photographie à l’appui (photographie qui depuis fait le tour des réseaux sociaux sérieux sur le climat) d’un tronc de pin encore debout, daté de 5.000 ans, isolé dans la toundra arctique (≈ 70°N). Aujourd’hui, la limite nord de ce type d’arbre est à une centaine de km plus au sud. Les cernes de croissace de ce vieux tronc étant plus larges que celles de ceux poussant aujourd’hui à 100 km au sud, la limite nord de la forêt devait, il y a 5.000 ans, être davantage au nord de cette relique.
        Au Canada, le nord d’Ellesmere Island (80°N), soit la latitude du nord Groenland, était forestier au Crétacé (troncs en place dans les dépôts de cet âge). Ceci aussi bien à l’Albien (100Ma) qu’au Crétacé terminal (70 Ma) et aussi au Tertiaire. La limite nord actuelle de la forêt au Canada est à près de 2.000 km au sud. Il existe une littérature géologique abondante là-dessus depuis les années 80. Mais aussi une quantité d’articles suggérant que des changements climatiques importants (petites glaciations) intervenaient. Au début du Tertiaire, vers la limite Paléocène-Eocène (55 Ma), la mangrove à Avicenia poussait sur des îles de la ride de Lomonossov, aujourd’hui noyée sous le pôle nord.
        Les climats anciens étaient donc à la fois plus chauds et aussi oscillants. Sans ce fichu perturbateur qu’est l’homme. Climats changeants comme maintenant. A ceci près que nous sommes encore dans une période glaciaire globalement plus froide depuis environ 1 Ma (même dans l’interglaciaire dans lequel nous vivons).

        Question : ce hâbleur de Jancovici sait-il cela ?
        Question subsidiaire : la presse d’“investigation“ sait-elle cela ?
        Question finale : quand ces idiots suiveurs liront-ils ?

      • J’oubliais :
        Les forages antarctiques qui ont atteint le substratum de la calotte glaciaire actuelle font état de litières de feuilles au contact. Sacrebleu, il y avait de la forêt là aussi autrefois ?

      • Je suis beaucoup moins convaincu que vous par l’honnêteté intellectuelle de JMJ. Il a un côté sympathique par son vocabulaire familier mais il ne faut pas s’y tromper, c’est un lobbyiste pur et simple avec le cynisme qui va avec. Il en a toutes les caractéristiques: grande école (d’ailleurs on ne sait pas si il fait partie d’un corps), parcours obscur, membre de think tanks et Carbone 4 n’est qun cabinet de conseil, dont les profils des embauchés sont bien curieux. J’ai écouté ses cours aux Mines, il y a des oublis flagrants et un vrai discours militant.

        • René Girard serait encore plus radical selon sa théorie du mimétisme : là où il y a unanimité, il y a forcément erreur !
          Il parle évidemment des vérités humaines, les seules avec lesquelles l’on vit, qui relèvent de la compréhension et non de l’explication.
          Le problème avec le climatisme actuel est que l’on voudrait faire passer pour une science exacte ce qui relève avant tout, dans le choix scientifique qui est fait de son approche et de son interprétation, d’une science de l’esprit soumise à une idéologie devenue dominante. Chaque époque produit ainsi un savoir qui est le fond de la compréhension des choses que personne n’a plus à justifier s’il adhère à cette vérité confortable : vérité théologique au XVIe, métaphysique au XVIIe, morale au XVIIIe, économique au XIXe, technique au XXe, ethico-technico-scientiste au XXIe…
          A notre époque de mimétisme absolue, où
          le “servum pecus” ne s’exprime plus que par zéros, euh réseaux sociaux interposés et autres “teams”, malheur à l’homme seul -“Vae soli”, dans une formule lapidaire que seul le latin peut rendre- que nous sommes si nous ne portons pas crédit à une vérité métaphysique renforcée par un projet politique qui emporte tout sur son passage : l’homme est mauvais et il doit payer, ou, autrement dit : la nature est bonne (toujours) et l’homme, qui vaut moins qu’elle, lui veut du mal !
          Aucune donnée scientifique objective ne pourra aller là contre ! Devant la vague barbare il n’y a plus qu’à emporter nos trésors et à continuer à résister par l’esprit, comme les moines du Xe emportaient leurs reliques pour les mettre à l’abri des Normands avant de les conquérir plus tard par leurs prières (qui correspondraient à nos recherches).

      • Sur son site, Jancovici traite des gaz à effet de serre de manière, en général, rationnelle. Cependant, il présente un graphique d’absorption Infra Rouge en fonction de la fréquence pour comparer CH4 et N2O. Sur cette figure, il ne manque que le CO2 dont l’absorption est totale pour 100m d’atmosphère; M. Jancovici le sait très bien mais il cache la réalité découverte par Angstroem il y a plus de 100ans: comme l’absorption est totale, elle ne dépend pas de la concentration en CO2. Donc, le CO2 participe à l’effet de serre mais son effet est saturé et ne dépend plus de la concentration en CO2. Les réchauffistes cachent ce fait. Poussés dans leurs retranchements, certains changent de discours en montant à 10000m; l’argument n’est pas plus valable mais il est plus compliqué.

        • Si j’ai bien compris, vous dites que au-delà d’une concentration en CO2 de 100ppm dans l’atmosphère, tout le CO2 en surplus n’a plus aucun effet.au niveau de l’ absorption du rayonnement thermique, Ça mériterait une explication plus détaillée, mais je veux bien vous croire sur parole.
          Donc pour supprimer ce satané effet de serre, il faut et il suffit de retirer TOUT le vilain CO2 de l’atmosphère. Ou presque.
          Les shadoks n’ont pas fini de pomper… les pauvres.
          Admettons qu’ils y parviennent, les bougres. Plus de cet affreux CO2, ça va pas poser un petit problème… ?
          Admettons aussi que seul cet horrible CO2 soit responsable de l’abominable effet de serre. (oublions surtout la vapeur d’eau), Ça voudrait pas, dans cette hypothèse, poser un autre petit problème ?
          Ils réfléchissent les réchauffistes, ou bien ils ont déjà le cerveau en bouillie, à cause de ce réchauffement catastrophique ?
          Je me demande une chose: les extraterrestres qui nous observent, ils sont catastrophés de nous voir aussi bêtes, ou morts de rire ?

          • Cher monsieur,

            voici l’explication détaillée que vous souhaitez :
            1/ un gaz à effet de serre absorbe certaines fréquences caractéristiques de sa nature chimique, bloque leur évasion dans l’espace et retourne leur énergie (chaleur) à la planéte.
            2/ l’effet de serre d’un gaz particulier dépend de sa teneur dans l’atmosphère. Si elle est nulle il est nul et à l’inverse il existe une certaine teneur, dite de saturation, à partir de laquelle 99,99999999…% de ces infrarouges sont absorbés. Au delà de cete teneur et faute d’IR à absorber, l’ajout de ce gaz n’a plus aucun effet sur la température.
            3/ le fait qu’un ngaz a atteint et dépassé sa teneur de saturation est aisément détectée en constatant que les fréquences d’IR concernées sont totalement absorbées et ne figurent plus dans le spectre d’émission électromagnétique de la Terre relevé depuis l’espace.
            4/ c’est ce qui ressort du relevé publié par leGIEC, repris dans de nombreux sites internet comme celui du CEA et jamais démenti.

            J’ai exposé en détail tout ceci dans mes livres “Réchauffement Climatique: le Pavé dans la Mare” et “Changement Climatique : aprés le Pavé le brûlot” et dans mes vidéos Youtube “accusé CO2 levez-vous” et “Ecologie et Réchauffement Climatique”

            Il n’y a que trois faits scientifiques avérés en matière de réchauffement climatique 1/ l’existence de l’effet de serre et 2/ la saturation de l’effet des serre 3/ le Théorème fondamental que j’ai énoncé selon lequel la température de la terre à énergie solaire constante, ne dépend exclusivement que de deux facteurs : l’albédo et l’effet de serre.

            Je suis extrêmement contrarié que l’association des climato réalistes dans laquelle comme beaucoup d’autres j’avais mis de grands espoirs n’ait pas reconnu et défendu ces faits indiscutables et indiscutés et n’ait abouti qu’à une faillite qui a ridiculisé encore plus la cause des climato réalistes et n’a servi qu’à permettre à Mr Benoit Rittaud d’accéder à une petite notoriété médiatique.

            Comme j’estime qu’il faut avoir le courage de ses opinons et que je récuse l’anonymat dans les débats publics mon email est jmbonnamy@aol.com. N’hésitez pas à m’écrire si vous souhaitez plus d’infos ou avez des questions.

    • Jean-Marc Jancovici est ingénieur conseil. Lorsque l’on présente un problème à un ingénieur, c’est pour qu’il y apporte une solution (technique), pas pour qu’il juge si le problème présenté est pertinent, ou pas.
      C’est pour cela, qu’au fil du temps on a aussi inventé un tas de trucs inutiles ou mal fichus.

    • Je partage avec Jancovici le même prénom et je suis comme lui polytechnicien. Pire encore j’ai travaillé quelque temps à l’Institut Français du Pétrole dont il est issu ! Je ne partage pas ses idées sur le réchauffement climatique mais il a construit sa carrière là dessus et sur ses opinions politiques qui lui ont permis d’acquérir une notoriété médiatique. Comment pourrait-il aujourd’hui retourner sa veste et saborder son fonds de commerce ?
      J’ai démontré irréfutablement dans mes livres et mes vidéos que le CO2 du fait de la saturation de son effet de serre ne pouvait jouer aucun rôle dans quelque réchauffement que ce soit mais en dépit des insistances de certains de mes lecteurs et amis je n’ai pas voulu me confronter directement avec Jancovici parce que je le tiens pour quelqu’un de compétent dans son domaine de l’énergie et je partage d’ailleurs son opinion sur l’énergie nucléaire, et qu’il n’aurait pas été charitable de ma part de le plonger dans un dilemme entre l’honnêteté scientifique à laquelle tout polytechnicien est ou devrait être attaché et son discours que je crois, pour erroné qu’il soit, sincère. Mais j’aurais été intéressé que quelqu’un d’autre le fasse à ma place !

      L’effet de serre est incontestable. Le GIEC (et Jancovici ?) interprète mal son mécanisme mais le résultat est le même. A partir d’une certaine teneur “de saturation” un GES ne peut plus jouer aucun rôle dans quelque réchauffement que ce soit. C’est comme avec votre cuisinière. Une fois que vous avez tourné le robinet à fond vous ne pouvez pas aller plus loin. La saturation de l’effet de serre du CO2
      découle du fait que les IR qu’il absorbe sont absents du spectre électromagnétique de la Terre ce qui signifie évidemment qu’ils ont tous été absorbés.

      • Bonjour Mr Bonnamy,
        Je viens de visionner votre première vidéo intitulée “accusé CO² levez-vous ! “.
        Vos explications me semblent limpides. Je comprends que le taux de saturation de l’absorption par le CO2 dépend directement de la quantité d’énergie présente dans les longueurs d’onde que le CO2 est susceptible d’absorber. Pour que ce taux puisse changer à la hausse, il faudrait par exemple que le soleil nous envoie davantage de rayonnement dans certaines longueurs d’onde de telle sorte que la Terre réémette dans son atmosphère une plus grande quantité d’énergie se situant dans le spectre d’absorption du CO2. -corrigez-moi si je me trompe-. Bien entendu, cela n’est pas possible, le soleil étant relativement constant -pour l’instant- au niveau de son spectre d’émission. Ce spectre va évoluer, certes, mais dans une échelle de temps qui se mesure en milliards d’années.

        Je ne comprends pas bien pourquoi les climato réalistes ne font pas davantage cas de vos explications. Une chose est sûre, les réchauffistes se fichent comme d’une guigne des lois les plus élémentaires de la physique. Des gens racontent des âneries, il y en a toujours eu, Ce qui est ennuyeux, c’est que ces sottises puissent avoir une telle influence sur les politiques
        publiques. Et surtout les effets désastreux que ces politiques vont engendrer.

        Vous ne souhaitez pas débattre du réchauffement climatique. Mon opinion est qu’il a été réel et fort modéré, (il n’a pas gravement remis en cause les conditions de vie sur Terre), Toujours selon mon opinion, il est dû à des causes parfaitement naturelles et très complexes, j’ai beaucoup de mal à imaginer que la température terrestre puisse être régulée au centième de degré près par un thermostat électronique géant et ultra précis. Pour finir, il semble bien que l’on se dirige vers une période plus froide, pour des raisons tout aussi naturelles et complexes.

        Merci à vous pour cet éclairage pertinent, et puisse la voix de la raison se faire entendre.
        Merci pour votre adresse mail, Mais je pense intéressant de laisser cet échange accessible publiquement.

      • J’ai quelques questions de béotien:
        – Connait-on le pourcentage de réchauffement potentiel de la petite bande d’absorption des 15 micromètres du CO2 par rapport à la totalité du spectre infrarouge ? (J’imagine que l’infrarouge renvoyé par la terre ne l’est pas “que” dans la bande des 15 micromètres)
        – La ré-émission de ce fameux rayonnement vers la terre ne viole-t-elle pas le 2eme principe de thermodynamique qui veut qu’un corps ne peut réchauffer qu’un corps plus froid que lui et donc ne pas ré-émettre vers la terre ?
        – Malgré tout ce que vous dites sur la saturation de l’effet de serre du CO2 dans les basses couches, je trouve la démonstration du Professeur Gueuskens très convainquante pour le reste de l’atmosphère.

    • je ne sais pas pourquoi mais mon nom n’apparaît pas à la publication du commentaire que je viens dee poster en réponse au votre, et j’apparais comme un anonyme TP ?
      Je corrige ce bug. Je suis jean-Marc Bonnamy et mon email est jmbonnamy@aol.com

  4. Jean Marc JANCOVICI a co-fondé en 2007 une société qui vend des bilans carbone aux entreprises. A ce titre (?), l est un ardent promoteur de la taxe carbone.

  5. Si quelqu’un pourrait dire ce que l’on a reproché à Richet dans son papier ; Je pense que c’est tout simplement parce qu’il appartient à l’IPG comme Courtillot qui est aussi banni par les réchauffistes

    • Cher Frédéric Sommer, si vous voulez vraiment savoir, c’est simple. Je vous invite à consulter la note sur le site du journal qui avait publié l’article de Richet : https://hgss.copernicus.org/articles/12/97/2021/

      Ce page contient un lien vers les 7 rapports des relecteurs issus des domaines suivants : Epistémologie, Science du climat, Géochimie, Paléoclimatologie et Recherche sur les carottes de glace (voir le rapport de l’éditeur téléchargeable aussi sur le même site). De ce pdf de 38 pages, il ressort que tout est faux dans l’article de Pascal Richet, à part peut-être le nom de l’auteur.

      Ne vous inquiétez pas. Pascal Richet a parfaitement le droit de re-soumettre son article ailleurs. Il y a suffisamment de journaux prétendument scientifiques qui publient n’importe quoi, moyennant paiement, et qui font semblent d’être des journaux à relecture par les pairs. D’ailleurs l’article de Pascal Richet reste téléchargeable sur le site du journal sous le lien que je vous ai indiqué.

      • Merci pour le lien, je n’avais pas vraiment été au fond de cette affaire. J’ai donc lu avec attention les reviews. Une précision, Richet n’est pas climatologue ni géochimiste de la glace, simplement il réfléchit sur les données disponibles en tant que physicien dotée d’un cerveau en état de marche. Comme beaucoup. Y a-t-il du mal à cela ?

        Mon impression générale est que le sérail des besogneux, même de haut grade et de haut vol, n’accepte pas qu’un “étranger“ au sérail puisse se permettre de critiquer. Les besogneux sont ces superspécialistes qui passent leur carrière à essayer de comprendre la forêt la face dans le gazon.
        J’imagine sans peine la volée de bois vert que recevrait un “étranger“ de ce type qui viendrait expliquer aux spécialistes de Mars qu’il n’y a jamais eu d’eau sur cette planète, arguments et observations irréfragables à l’appui.

        Autrefois, il y avait dans certaines revues un paragraphe « observations et réponses » à la suite d’un article publié. Le peer-reviewing l’a remplacé. Mais il est obscur car il sert à l’évidence à barrer la route à ce qui ne plait pas, de façon invisible aux lecteurs. Je trouve ce système soit-disant objectif totalement abject, notamment sur les sujets importants qui impactent la société.
        Le peer-reviewing ne devrait servir qu’à éliminer les trucs farfelus ou les raisonnements bancals mais laisser libre cours aux opinions circonstanciées. Les mécontents pourraient faire des “comments“ et l’auteur faire des “replies“ tout aussi circonstanciés. Le public, l’histoire jugerait.

        JC Duplessy, éditeur final, a fait la somme des plus et des moins et, tel Ponce-Pilate,….
        Comme tous les editeurs scientifiques d’ailleurs.
        Ce système de peer-reviewing a dérivé.

        • J’ai publié quatre vidéos et deux livres dans lesquels je dénonce l’attribution du réchauffement climatique réel ou supposé du fait de la saturation de l’effet de serre du CO2 qui ne m’ont valu aucune critique sérieuse de la part de personnes ayant un minimum de compétences, mais à plusieurs reprises la remarque que je n’étais pas crédible sous prétexte que je n’avais publié dans une “peer reviewed” revue. Ces personnes pour qui apparemment la carte de visite de quelqu’un importe plus que ce qu’il dit ignorent que la publication dans une revue scientifique est payante de quelques centaines à quelques milliers d’euros, que c’est un business suffisamment profitable pour que les “peer reviews” ne valent plus dire grand chose. Il y a eu une étide récente à ce sujet montrant que certains reviewiers n’avaient même pas lu les textes qui leurs étaient soumis.Ne généralisons bien sûr pas !

      • Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ….

        Un scientifique a priori reconnu (Normale Sup, chercheur au CNRS, membre de l’Insitut de Physique du Globe de Paris) écrit un article sur la corrélation, et surtout la causalité, CO2-réchauffement climatique. C’est un vieux débat sur le réchauffement climatique.
        Rien de bizarre.
        Il envoie cet article à une revue scientifique connue – Copernicus -après l’avoir fait vérifier par quatre de ses pairs conformément aux procédures de la revue.
        Toujours rien de bizarre.
        La revue publie l’article.
        L’article aurait été contesté par … par qui au juste ? on ne sait pas.
        Ca devient bizarre.
        La revue fait étudier ou examiner l’article par 7 “referees’ (en français arbitres). Sur les 7 “referees”, 6 sont anomymes. Il parait que c’est normal, mais ça parait bizarre.
        La revue publie une synthèse des 7 rapports. mais seulement une synthèse. Bizarre.
        La revue retire l’article. Elle aurait pu publier soit les 7 rapports, ou – mieux – une ou d’autres études scientifiques contestant la première. Ce n’est pas le cas. C’est de plus en plus bizarre.
        Affirrmer que TOUT est faux dans un article écrit par un scientifique reconnu, ça parait bizarre.

        Bizarre, vraiment, vous avez dit bizarre ?

        • Cher Monsieur Blondot,

          Contrairement à ce que vous avez écrit, les 7 rapports des relecteurs sont disponibles en entier sur le site de la revue. Je redonne le lien : https://hgss.copernicus.org/articles/12/97/2021/ – cette page pointe vers le pdf de 38 pages qui contient les rapports (pour vous faciliter la vie : https://www.history-of-geo-and-space-sciences.net/2021-08-30_hgss-2021-1_referee-reports-merged.pdf).

          “Tout est faux” était mon résumé rapide de ces 38 pages de critiques qui ont amené chacun de ces 7 relecteurs à formuler la recommandation de rejeter l’article. Même si ce “résumé” de ma part était extrêmement sommaire, il est clair que de l’avis concordant des 7 relecteurs, aucun des arguments centraux de l’article de Pascal Richet n’est valable. Notons que l’éditeur de la relecture (réévaluation) post-publication était Jean-Claude Duplessy, un paléoclimatologue reconnu membre de l’Académie des Sciences.

          Comme vous, je trouve regrettable que 6 de 7 relecteurs dans ce cas précis sont restés anonymes. Cependant, c’est leur droit et un tel taux d'”anonymité” n’est pas anormal.

          Pour votre information, Copernicus n’est pas un journal. Le journal dont on parle ici est “History of Geo- and Space Sciences”, qui est un journal de la maison d’édition Copernicus. Ce journal est très peu lu et cité. Son facteur d’impact est 0.5. C’est vraiment très faible. Il ne s’agit donc en rien d’un journal largement connu et encore moins d’un journal qu’on qualifierait habituellement de “reconnu”.

          Néanmoins, le fait que le journal permette une telle relecture post-publication est en fait à son honneur. Il arrive à beaucoup de journaux, même aux meilleurs, de publier des articles qui n’auraient pas dû passer le stade de la “peer review”. Un exemple récent a été fourni par “The Lancet” au moment de la discussion sur l’hydrochloroquine. Le retrait d’articles identifiés comme erronés ou sciemment trompeurs après la publication peut même être pris pour une preuve du sérieux d’un journal. N’empêche que dans le cas présent, les erreurs de l’article auraient sans doute été soulevées au moment de la relecture par les pairs si l’éditeur initial et les relecteurs avaient été compétents dans le domaine précis et/ou intéressés par une évaluation sérieuse de l’article.

          Notons que Copernicus utilise souvent un processus de publication “à deux étages”, avec une publication de l’article soumis (donc pas encore évalué par les relecteurs choisis par l’éditeur) et la possibilité pour d’autres personnes de commenter l’article à ce stage. C’est la cas par exemple de “Climate of the Past”, qui publie les articles soumis (donc pas évalués et finalisés) sur le site “Climate of the Past Discussions”. HGSS utilisera dans l’avenir ce même processus qui aurait peut-être pu permettre de soulever plus tôt les erreurs et omissions majeures relevées ici à postériori.

          Bien cordialement.

          • En missionnant des climatologues pour écrire des rapports visant à annuler la publication d’un article remettant en cause les hypothèses fondatrices de leur domaine — hypothèses dont ils vivent (au sens propre) — on ne pouvait pas s’attendre à autre chose que des critiques sévères.

            Ce biais ne démontre pas que l’article de Pascal Richet est bon. MAIS les arguments doivent être scientifiques. Hélas, certains de ces rapports sont des caricatures.

            Je me contenterai d’un petit échantillon, bien suffisant à mon avis : deux points.

            1. Une bonne part des critiques formulent, de façon plus ou moins directe, que tout auteur ne basant pas son travail sur les hypothèses fondatrices de la climatologie n’est pas légitime pour étudier le climat.
            Ce n’est pas de la science mais de la politique.

            Il pourrait y avoir 1 milliard de climatologues sur terre convaincus par l’existence d’un état stable du climat ou par l’effet dominant des émissions humaines de CO2 sur le réchauffement climatique, cela ne prouverait pas ces hypothèses de travail. Seuls des faits peuvent les prouver.
            En utilisant cet argument, les climatologues s’assurent qu’aucune théorie contradictoire ne pourra voir le jour, quels que soient les faits scientifiques.

            2. Pour le deuxième point je cite la page 10:
            “the science of greenhouse gases was already well
            established well before the ice core results. Already in the 1970s, it was very clear for meteorologists and specialists of atmospheric radiative transfers, that the increasing CO2 or CH4 concentrations will have obvious visible impacts, in terms of increasing temperatures, in the following decades. This prediction turned out to be true, since the
            world’s temperature is now about 1.2°C above pre-industrial levels, just as anticipated almost fifty years ago. ”

            Ce paragraphe est un concentre de sophismes et erreurs logiques basiques.

            D’une part, l’existence reconnue d’un impact du CO2 sur la température ne donne aucun élément sur le fait que cet impact soit négligeable ou non, au regard d’autres facteurs. Concernant les météorologues, il est bien connu qu’ils ignorent les mesures locales de ce gaz pour les prévisions à court terme.
            Mais ce premier points n’est qu’un détail ; le reste est effarant.
            Le relecteur nous explique donc que la prédiction d’un impact du CO2 sur le réchauffement global, formulée dans les années 70, a été démontrée comme vraie car… les températures ont augmenté par la suite avec à peu prés les bons chiffres. Et donc la science des “greenhouse gases” était déjà bien établie.
            Comment peut on prétendre être scientifique et oser écrire de telles âneries ? L’anonymat de l’auteur de cette critique joue beaucoup, sans doute.

    • Bien que ce ne soit pas présenté ainsi, c’est à peu près ça. Lire les contorsions sémantiques de Copernicus pour justifier le rejet vaut son pesant de cacahuètes.

  6. @Serge
    Je pense que comparer les climats du passé lointain pour vouloir démontrer quoi que ce soit sur les évolutions du passé récent ( depuis le PAG) n’a pas de sens
    Au crétacé la configuration des terres et des continents n’était pas encore comme : l’Atlantique Nord n’était pas ouvert , l’Inde était une île dans l’Hémisphère sud et on a subi les orogenèses alpines entre temps
    D’ailleurs en affirmant qu’au crétacé il y avait de la forêt au Greenland ou des palmiers PETM ( paléocène éocène thermal maximum) au Svalbard , vous cherchez le bâton pour vous faire battre car à cette époque le taux de CO2 dépassait 2000 ppm

    • Réponse dudit :

      “Pas de sens“ ? Tiens donc ! La littérature géologique montre tout simplement que le climat a toujours varié et dans des proportions bien plus considérables que le micro-réchauffement actuel (soit-disant de la main de l’homme et à condition que les données météo ne soient pas trafiquées ou triées pour la bonne cause). Il faudra donc trouver une explication naturelle à ces changements considérables où l’homme, qui n’existait pas, n’y était forcément pour rien.
      A plus court terme, il suffit de lire les textes sur les aléas climatiques pour se convaincre que les catastrophes récentes sont du pipi de chat par rapport à ce qui est rapporté (sécheresses prolongées, canicules, grands fleuves quasi à sec, orages de grêle démesurés ayant fait crever le bétail dans les prés, …) par les chroniqueurs des siècles passés où le CO2 était stable.

      La géographie de l’Arctique n’a guère varié depuis le Crétacé. L’Atlantique s’est ouvert en ciseau vers les basses latitudes. Quant à ce qui s’est passé dans le Pacifique (l’Inde qui a filé vers le nord à toute vitesse pour emboutir l’Asie), c’est hors sujet.

      Quant au taux de CO2 au Crétacé, laissons tomber le fond sur lequel il y aurait beaucoup à dire ; disons plus prosaïquement que si son augmentation aboutit à un climat plus chaud et plus égal à l’échelle terrestre, alors, pour le bien de l’humanité, je vote pour. Grillons vite le charbon restant et cramons le reste du pétrole. Malheureusement, je crois (toujours la littérature scientifique), que là aussi on soit déçu. Avez-vous une explication au fait que l’augmentation du CO2 lors des déglaciations quaternaires soit en retard par rapport à l’augmentation de température ?

      • Dans le même ordre d’idée, les glaciers des alpes ont beaucoup varié depuis la dernière glaciation, il y a 10000ans. On peut suivre leur évolution en analysant les moraines mais aussi les arbres que l’on trouve conservés dans des lacs d’altitude autour desquels il n’y a plus d’arbre aujourd’hui. IL y a des articles complets sur ce sujet. En moyenne, sur 10000 ans, les glaciers étaient moins étendus qu’aujourd’hui. Par exemple, il faisait nettement plus chaud à l’époque des romains, ce qui a du faciliter le passage des éléphants d’Hannibal. Ces fluctuations des glaciers alpins, qui sont très bien documentées, sont totalement indépendantes du CO2 anthropique. Le responsable est très probablement le Soleil qui produit presque toute l’énergie sur notre planète et qui varie comme bon lui semble.

        • Cher Monsieur Maurin,

          Je me permets deux ou trois petites remarques qui vous intéresseront peut-être.

          Depuis très longtemps, on sait que l’orbite de la Terre varie lentement sous l’influence gravitationnelle des autres planètes. Un certain Milutin Milanković s’est basé sur ce fait pour énoncer la théorie astronomique des paléoclimats, théorie largement acceptée. En réalité, c’est plutôt, pour être un peu plus précis, une “théorie des glaciations”. L’idée de base est que les changements d’insolation en été déterminent fortement le bilan de masse d’un glacier (et d’une calotte de glace) : C’est en été que les glaciers fondent, donc s’il y a plus de rayonnement solaire, ils fondent plus vite. L’ensoleillement en hiver est moins critique, car ce qui compte en hiver, ce sont les chutes de neige, donc aussi et surtout la quantité de précipitation (en montagne et près des pôles, là où il y a un glacier, on peut imaginer qu’il ne va pas trop pleuvoir en hiver – et si oui, ce glacier a déjà fondu depuis longtemps).

          Donc selon la théorie de Milanković, si on regarde les variations de l’ensoleillement d’été, on peut comprendre les avancées et reculs des glaciers. Or il se trouve que depuis 10000 ans environ, l’insolation d’été dans l’hémisphère Nord diminue (et celle d’hiver a augmenté, mais c’est sans importance pour la question précise). Donc la configuration orbitale est devenue de plus en plus favorable pour les glaciers, et d’ailleurs on voit un lent refroidissement depuis 10000 ans dans l’hémisphère nord dans beaucoup d’enregistrements paléoclimatiques, surtout en été (jusqu’en 1900 environ, allez savoir pourquoi).

          Bon, je vous raconte tout ça alors que tout le monde devrait le savoir. On apprend ça au lycée en SVT. Mais vu que vous semblez être un lecteur assidu de ce site, je dois me résoudre à l’idée que vous n’avez pas les connaissances attendues d’un bachelier dans le domaine du climat. Mais ce n’est pas un reproche, ni une insulte ! Moi aussi, j’ai oublié des choses que j’ai apprises au lycée, dans certains domaines. Et puis les programmes du lycée ont peut-être changé depuis que vous y étiez.

          Ensuite, il faut savoir que les glaciers des Alpes ne sont pas encore à l’équilibre avec le climat d’aujourd’hui. Les glaciers, selon leur taille, mettent des décennies à s’équilibrer avec le climat. Vu que le climat dans les Alpes a changé assez rapidement ces dernières décennies (allez savoir pourquoi), les glaciers sont aujourd’hui nettement plus grands qu’ils ne seraient au bout de, disons, 50 ans si le climat venait à se stabiliser au niveau actuel (allez savoir comment). Donc il est un peu problématique, pour le dire poliment, de comparer l’extension des glaciers aujourd’hui avec celle de la période romaine qui était plus stable (climatiquement parlant) que les dernières décennies. C’est d’autant plus problématique qu’on sait qu’aujourd’hui, les températures en Europe sont plus chaudes qu’à l’époque romaine (voir par exemple Büntgen et al., “2500 Years of European Climate Variability and Human Susceptibility”, Science, 2011). Exit Hannibal.

          Pour résumer : On sait pourquoi les glaciers des Alpes étaient plus petits qu’aujourd’hui pendant une bonne partie des derniers millénaires, il faut être très prudent quand on compare les glaciers de différentes périodes avec l’état des glaciers d’aujourd’hui qui n’est pas très représentatif du climat actuel, et on sait que le climat de notre région aujourd’hui est plus chaud que pendant la période romaine.

          Bien cordialement.

          • En tout cas l’extension exceptionnelle des glaciers des Alpes et d’autres massifs montagneux lors du Petit Age Glaciaire a conduit les spécialistes à juger que cette période fut la plus froide subie par la Terre depuis la fin de la dernière glaciation. Prétendre par contre comme le fait le GIEC que les températures actuelles sont les plus chaudes jamais enregistrées ne repose sur rien de sérieux.

  7. A propos de JMJ Jean Marc Jancovici

    • Technologies de l’information : quelques sources intéressantes
    • Remerciements
    Documentation > Publications > Articles > Le désespoir de l’énergie (L’Expansion, octobre 2005)
    Le désespoir de l’énergie
    Le texte ci-dessous est celui d’une petite nouvelle parue dans le numéro d’octobre 2005 du magazine l’Expansion, qui portait sur l’énergie. “On” m’avait demandé d’imaginer comment on pourrait vivre dans quelques décennies. Voici – hélas – une réponse parmi d’autres (et qui n’est bien sûr même pas la pire possible) si nous continuons à nous intéresser de façon secondaire aux problèmes d’énergie et de climat, mais entendons nous bien : je suis le premier à souhaiter que cela n’arrive pas !
    Quelques commentaires ont été rajoutés à la fin de ce texte au vu de quelques réactions constatées ici et là après la parution.
    site de l’auteur : http://www.manicore.com – contacter l’auteur : jean-marc@manicore.com
    ***
    Anne referma d’un geste lent l’album jauni par les années, en se maudissant une fois de plus de ne pas l’avoir jeté à l’instant même où elle l’avait retrouvé par hasard dans son grenier. Maintenant, c’était trop tard : telle une droguée, elle y revenait encore et encore, malgré le sentiment d’anéantissement qui la gagnait inéluctablement ensuite. Les photos ne mentaient pas, bien sûr : il y avait réellement eu une forêt autour de la maison, et une petite fille joyeuse qui y poursuivait le garçon voisin, un peu grassouillet mais si drôle… Progressivement vaincus par la sécheresse, les incendies, ou les maladies accompagnant des hivers trop doux, chênes et pins avaient cédé la place à une improbable garrigue, qui seule parvenait à subsister.
    Anne n’avait pas faim : les 32 °C dans la cuisine lui ôtaient l’appétit. La température extérieure ne descendrait pas plus bas en ce mois d’août, même la nuit, alors inévitablement la chaleur finissait par entrer partout. Un puissant mistral soulevait des nuages de poussière ocre, arrachée aux champs situés en contrebas. Il faudrait bien, malgré ces conditions, qu’elle aille à vélo au bourg voisin dans la soirée, si elle voulait avoir une chance quelconque de se procurer des légumes pour améliorer la ration distribuée par la Milice. En échange de courges ou de tomates qui poussaient encore ici et là, elle proposerait des travaux de couture, étant l’une des dernières de la région à toujours disposer d’une machine à coudre mécanique. A petite échelle, ce troc de voisinage était toléré par la Milice, à cause de la pénurie de vêtements neufs.
    Malgré la difficulté qu’il y avait à savoir ce qui se passait ailleurs, Anne savait qu’elle n’était pas la plus malheureuse. Elle avait conservé, immense privilège, le droit d’habiter dans sa maison, hors de l’enfer des villes. Tous ceux qui n’avait pas été affectés aux champs, aux industries qui fonctionnaient encore, ou recrutés par les divers services du Ministère du Développement Perpétuel erraient dans des ghettos urbains devenus d’immenses prisons à ciel ouvert, désoeuvrés et souvent malades. Sans calendrier précis, la Milice y effectuait de temps à autres une distribution gratuite d’alcool ou de haschisch – c’était un des rares choix qui restait – qui provoquait la formation d’interminables files d’attente, et fournissaient autant d’occasions de rixe entre les prétendants aux paradis artificiels.
    Anne s’en souvenait comme si c’était hier. Le 26 février 2015, des islamistes fondamentalistes avaient pris le pouvoir au Pakistan. Prises par surprise, les nations occidentales démocratiques n’avaient rien fait, à part gesticuler un peu devant les caméras : l’opinion ne voulait pas risquer une bombe sur New-York ou Tokyo en jouant les gros bras ! Un an plus tard, pourtant, deux bombes atomiques, probablement acheminées dans de simples cargos-suicide, anéantissent simultanément Manhattan et le principal terminal pétrolier du Golfe Persique. Trouver les concours nécessaires chez les scientifiques pakistanais n’avait pas du être difficile pour les organisateurs de ces attentats du siècle : la haine contre les nations industrielles avait cru au même rythme que la présence de leurs armées dans les pays pétroliers. Même les Français avaient largement encouragé cette invasion larvée lorsque la voiture pour tous leur avait semblé menacée. L’Occident assista alors, impuissant, à l’écroulement progressif du magnifique château de cartes qui avait fait son quotidien pendant quelques décennies, et que tout le monde avait un peu hâtivement cru acquis pour l’éternité. Tant que les nouvelles de l’étranger lui parvenaient encore, Anne avait vu tous ces peuples autrefois qualifiés de civilisés se précipiter les uns derrière les autres, à la faveur de la récession massive et de l’explosion du chômage qui avaient suivi les événements de 2016, dans les bras de prophètes illuminés encore inconnus de tous quelques années auparavant. Et puis plus rien, à part la propagande officielle.
    Si elle avait eu le coeur à rire, Anne aurait ressorti quelques vieux exemplaires de magazines qui avaient échappé Dieu sait comment aux fouilles périodiques de la maison. Il y était question de croissance durable et de développement industriel planétaire, d’ère des loisirs et du tourisme de masse appelée à durer, de civilisation hydrogène et de biocarburants qui remplaceraient le pétrole, et encore de quelques promesses diverses d’un avenir nécessairement meilleur. Comment les journalistes et ceux qui les lisaient avaient-ils pu à ce point croire que les histoires les plus belles sont les plus probables ? Certes, la voiture à hydrogène était bien là, mais seuls les Miliciens en possédaient : elles étaient hors de prix. Il est vrai qu’avec des routes tordues par la chaleur l’été, et un bitume qui faisait de plus en plus défaut pour les réparer, ce n’était pas nécessairement très utile d’en posséder une. Adieu les vacances, à peu près toutes les paires de bras valides étant nécessaires pour pallier la baisse de l’énergie disponible, adieu le divorce, devenu illégal – et de toute façon comment se séparer, quand l’état seul décidait qui logeait où ? -, adieu le travail choisi, les emplois étant affectés par la planification centrale, adieu l’éducation longue, les enfants étant uniquement formés pour le métier qui leur serait assigné, et depuis 10 ans on ne mangeait quasiment plus de boeuf, les rendements agricoles étant en chute libre.
    Il y a 2 ans, l’alerte avait été chaude, et Anne en frissonnait encore : le Logiciel d’écoutes automatiques l’avait dénoncée pour emploi du mot « opposition », qu’elle avait malencontreusement utilisé pour parler du comportement de Sophie à sa mère, affectée en Bretagne. Le plus enviable des sorts en cas de dénonciation, qu’elle soit le fait d’un homme ou du Logiciel, était d’être affecté aux travaux pénibles en camp d’internement, qui signifiaient généralement une mort par épuisement ou maladie au bout de quelques mois. Tout ce qui avait été accueilli comme un progrès du temps du monde libre semblait désormais se retourner contre nous. La carte bancaire, obligatoire (les billets avaient été supprimés), permettait de savoir à tout moment combien chacun dépensait : difficile dans de telles circonstances d’organiser la moindre action illégale ! Les puces implantables à GPS permettaient de localiser chacun en temps réel, ce qui simplifiait bien sûr les contrôles. Tout logement disposait automatiquement d’un ordinateur pour son courrier, rendant illusoires les espoirs d’échapper à la surveillance systématique des échanges – un logiciel ne s’endort pas au bout de quelques heures de travail répétitif, lui. Gare à quiconque était trouvé porteur d’une lettre manuscrite : il avait nécessairement quelque chose à cacher. Plus que le rationnement et la cohabitation forcée, plus que les maladies et le climat qui semblait devenir fou, c’était vraiment cette liberté perdue qui lui pesait le plus, elle qui avait connu le monde « d’avant ». Sophie prenait souvent les histoires de sa grand-mère pour des contes pour enfants, tellement ce qui s’offrait à ses yeux était devenu différent de ce qu’Anne lui racontait. Mais la prochaine fois que sa petite fille refuserait de la croire, elle lui sourirait d’un air tendre, au lieu de se comporter comme une idiote en lui mettant ces photos d’une époque révolue sous le nez.
    Une chose émerveillait encore Anne : que les armes atomiques accumulées du temps de la prospérité n’aient pas encore été utilisées en Europe, malgré que cela fasse 23 ans – déjà ! – que la France avait basculé dans la dictature, tout comme l’essentiel de ses voisins (sauf peut-être la Grande-Bretagne, personne ne savait au juste). Ou peut-être ces armes avaient-elles été utilisées sans que l’on s’en rende compte ; comment savoir ? N’était-il pas possible que les effets de conflits lointains soient indécelables avec des gens qui mourraient bien plus jeunes « qu’avant » de toute façon, à cause de l’alcool gratuit et du rationnement des soins médicaux ?
    La rapidité avec laquelle tout avait basculé la sidérait encore. On est jeune, dit le dicton, tant que l’on se croit éternel et invincible. Elle avait ô combien satisfait à cette définition ! Comme tous ses amis lorsqu’elle avait l’âge de Sophie, elle avait trouvé normal d’avoir une voiture, son appartement, de la viande chaque jour, le dernier modèle de téléphone, dix robes différentes, et de prendre l’avion pour partir en vacances. Tout le monde faisait pareil, où était le problème ? Les conséquences « plus tard » ne la préoccupaient pas plus que le temps d’un article occasionnel dans le journal. Si c’était si grave, “on” en parlerait plus que ca dans les media, c’était évident ! Et si problème il y avait, les ingénieurs allaient trouver des solutions, comme ils l’avaient toujours fait ! Quelle naïveté… Ce n’était pas seulement elle qui avait été jeune, mais l’ensemble de la population, du plus riche bourgeois au dernier des smicards. Comment ses propres grands-parents, qui vivaient alors comme un cadre de la Milice d’aujourd’hui, avaient-ils pu se considérer comme « modestes » ? Qu’elle aurait souhaité les ressusciter, tous autant qu’ils étaient, juste pour leur jeter à la figure ce que le monde était devenu par leur faute ! Comment tous ces gens avaient-ils pu à ce point se détourner du futur de leurs propres enfants ?
    La Milice avait rejeté la demande d’enfant unique de Sophie, sans motifs comme d’habitude. C’est probablement mieux ainsi, pensa Anne en regardant par la fenêtre. Dans deux heures, les alentours se videraient et resteraient déserts jusqu’à la nuit. Certes, les travaux nocturnes en extérieur signifiaient un risque accru de maladies à cause des moustiques, mais la chaleur dans la journée était vraiment trop insupportable.
    La radio s’alluma toute seule. Un climatologue autorisé prit la parole, pour expliquer que le réchauffement du climat était en train de s’accélérer, que notre planète allait prendre au moins 15 °C d’ici 2200, et que la terre ne pourrait alors nourrir que 100 millions d’hommes. Suivait une allocution du ministre de la propagande qui expliqua que les négociations avec la Norvège pour reloger d’urgence les Provençaux et les Aquitains ayant échoué, et l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Pologne lorgnant les mêmes terres, c’était la guerre, avec mobilisation des femmes. Anne regarda Sophie qui venait de rentrer dans la cuisine, et fondit en larmes.
    Bienvenue en 2048.

    • Cette nouvelle de 2005 écrite par JMJ , par ses dires, n’est qu’un scénario de fiction , mais pas du tout une prévision .
      JMJ dit simplement qu’il va y avoir du ”petit bois” dans le futur étant donné que les énergies fossiles ne sont pas inépuisables et que l’humanité participe par ses actions , changement des sols, pollutions en tous genres, déforestation , à son propre effondrement .
      Moins d’humains sur Terre et plus de difficultés pour chacun .

  8. Comme quoi on peut être Ingénieur Conseil en Développitude Durab’, avoir l’oreille des média, de la députation et du gouvernement et raconter des énormités.

  9. Je suis tombé sur cette vidéo du média Blast dont l’obédience est ouvertement ultra gauche écologiste.
    Soucieux de l’expression de tous les points de vue, je mets ici le lien de cette vidéo afin d’avoir des commentaires éclairés sur les questions qu’elle soulève. Merci!
    https://youtu.be/DGlTnDxrZ5Y

    • @airut
      merci pour ce lien que je vais transmettre à tous mes anciens collègues de TOTAL ; cela serait quand même terrible s’ils ne répondent pas

    • Ouais… depuis 1971, on craint un réchauffement climatique… Oh les vilains messieurs du pétrole !
      Pourtant, sur ce site, on a rappelé que dans les années 1970, on craignait plutôt une glaciation.
      Donc déjà, faudrait savoir.

      https://www.climato-realistes.fr/dans-les-annees-1970-cest-un-refroidissement-global-qui-inquietait-la-communaute-scientifique/

      Mis à part ça, le propos de ce petit film est ras les pâquerettes, on y retrouve les habituels poncifs du discours écolo de base. Discours tenu par ces gens trop gâtés qui ont la chance de profiter de tout le confort qui a été apporté par les progrès que nos anciens ont réalisé et qu’ils nous ont légué. Qu’ils retournent donc se terrer dans des cavernes, comme à l’aube de l’humanité. Sans carte vitale, sans RSA, sans chauffage central, sans eau chaude, et juste deux silex pour pouvoir allumer un feu de bois.

      Je l’ai déjà dit sur ce site, une transition énergétique se fait naturellement à l’occasion d’une découverte scientifique et/ou d’une innovation technologique. Le jour où on trouvera quelque chose de mieux que le pétrole, tout le monde s’en servira.

      Faut-il rappeler que l’électricité, portée aux nues par les écolos, n’est pas en soi une source d’énergie, puisqu’elle provient d’une conversion. A moins que l’on parvienne un jour à domestiquer la foudre, par exemple. La machine climatique terrestre est aussi une très puissante génératrice électrique. Mais ça, pour l’instant, c’est de la science fiction.

      C’est vrai, ce monde n’est pas parfait, mais le fustiger sans cesse, et vouloir l’entraîner vers la régression ne va sûrement pas contribuer à l’améliorer. Apprenons plutôt à apprécier ce que nous avons, essayons de l’utiliser intelligemment et faisons confiance à l’avenir.

      • L’article de référence à nos commentaires traite pour le dire simplement de censure.
        La vidéo traite aussi d’une possible dissimulation organisée par Total/Elf.
        Qu’à l’époque la préoccupation fût le refroidissement climatique ne change pas qu’il y ait pu avoir une dissimulation d’une prevision qui s’est avérée exacte.
        Je connais les motivations des uns et des autres mais ce n’est pas le sujet ici.

        • Total/Elf a peut-être voulu dissimuler une ânerie, tout simplement…
          Quant à l’exactitude de la prévision, faut pas exagérer. C’est vrai, il a fait un peu plus chaud ces 20 ou 25 dernières années, j’en conviens, et alors ?
          Les variations du niveau des mers se mesurent en millimètres, à la hausse, mais aussi à la baisse,.(les plaques continentales, elles aussi, elles bougent). Quelle catastrophe !

          Si dans les années qui viennent, il se remet à faire plus froid, (ça a déjà commencé), les réchauffistes vont-ils se convertir au frigorisme ? Et il vont accuser quoi ou qui cette fois ? Les fabricants de chocolats glacés ?
          Faudrait peut-être vérifier si ils ne sont pas en train de nous dissimuler quelque chose.

          En tout cas, les âneries, elles elles ne sont pas censurées, c’est le moins qu’on puisse en dire.

          PS: je n’ai pas d’actions chez Total/Elf.

      • Pour rebondir sur “une transition énergétique se fait naturellement à l’occasion d’une découverte scientifique et/ou d’une innovation technologique”, j’aime bien citer cette remarque de je ne sais plus qui “on n’est pas passé de l’âge de pierre à l’âge du fer par manque de pierres”.

        • Très amusante citation, mais en réalité, c’est parce qu’on l’ a découvert, le fer, (après le bronze), et parce qu’il s’avérait plus performant.,
          Une succession de découvertes apportant un progrès, c’est ainsi que nous avons évolué.
          Depuis le sémaphore jusqu’à Internet, par exemple.

          • J’aime beaucoup la citation, cependant les outils de pierre qui étaient beaucoup plus performants, d’un accès quasi immédiat, que tout le monde pouvait faire en quelques minutes, ont été remplacés par des outils très chers, qui demandaient des spécialistes et par un processus qui a duré longtemps (il y a encore des outils en pierre dans l’antiquité). Cette histoire me semble d’une illogique totale et pourtant ce choix illogique initial était le bon.

      • Il ne faut pas oublier que tous les climatosceptiques qui commentent sur ce site, moi y compris, sont tous grassement payés par Total, Exxon Mobil, Shell, etc…
        Certains intellectuellement faibles en sont en tout cas persuadés, tout comme ils sont absolument persuadés du “consensus à 97%” qui vient d’ailleurs d’être porté récemment par je ne sais plus quel crétin à 99,99%, “à la soviétique”.

  10. Bonjour,

    dans l’article de Pascal Richet (The temperature–CO2 climate connection:an epistemological reappraisal of ice-core messages) l’auteur mentionne la publication très technique de van Wijngaarden & Happer (2020) sur la saturation de absorptivité du rayonnement infrarouge par le dioxyde de carbone.. Il a bien d’autres articles et depuis longtemps. Comment se fait-il que l’on ait pas de consensus à ce sujet ?

    Cordialement,
    Jean-Luc

    • Très bonne question ! Demandez à Mr Rittaud pourquoi l’association des Climato réalistes qu’il préside à systématiquement occulté mes ouvrages qui dénoncent la responsabilité du CO2 à cause justement de la saturation ? Il en a eu la primeur puisque Mr Prudhomme qui avait reçu par des voies détournées mon manuscrit avant sa parution l’avait vivement encouragé à le publier …
      Si au sein même de l’association son président milite pour que ce fait soit passé sous silence y a-t-il lieu de s’étonner de ce fameux consensus chez les autres ?
      Je précise bien entendu que mes livres n’ont jamais été réfutés part quiconque à part un ou deux illuminés analphabètes dont les commentaires n’ont jamais dépassé le stade de l’insulte.
      Jmbonnamy@aol.com

  11. @Airut

    “””””””””L’article de référence à nos commentaires traite pour le dire simplement de censure.””””””
    Cela on avait compris , mais ma question était la raison de cette censure

    “””””””La vidéo traite aussi d’une possible dissimulation organisée par Total/Elf.”””””””
    La vidéo donnée par Pierre THEIN qui concerne Total/Elf. est une manip monstrueuse

    “”””””””Qu’à l’époque la préoccupation fût le refroidissement climatique ne change pas qu’il y ait pu avoir une dissimulation d’une prevision qui s’est avérée exacte. “””””””
    En 1973 , pic pétrolier on s’inquiétait du refroidissement climatique ; normal ; 50 ans après on s’inquiète du réchauffement climatique , et on a toujours au moins 30 ans de réserve pétrolière; je pense que le problème est ailleurs

    “”””””””Je connais les motivations des uns et des autres mais ce n’est pas le sujet ici.”””””””
    J’aimerais savoir qui sont les uns et qui sont les autres et leurs motivations

    • @ frederic sommer

      “””””””” vous cherchez le bâton pour vous faire battre car à cette époque le taux de CO2 dépassait 2000 ppm “”””””””

      Cause ou conséquence des températures élevées ? Cause ou conséquence partielle, négligeable, principale ?

      Je pense que ce qui vous échappe concernant les nombreux scientifiques classés comme “sceptiques” est qu’ils défendent avant tout une certaine rigueur scientifique. Le fait que le sujet soit le climat est finalement presque secondaire.
      Vouloir changer le monde parce que deux courbes semblent vaguement coïncider (si on occulte les 6 dernières années…), sans aucune preuve du sens du lien de cause a effet supposé peut avoir pour conséquence de discréditer la science. C’est bien ce danger que l’on essaie de combattre avec des moyens dérisoires comparés aux forces médiatiques et financières colossales des alarmistes du climat. Veut-on réellement retourner au temps de l’alchimie et des croyances mystiques ?

      Une hypothèse théorique, aussi élégante et crédible soit elle, n’est pas une preuve. Un modèle prédictif basé sur des hypothèses ne peut par construction les prouver, sinon il s’agit d’un raisonnement circulaire.

  12. Ce n’est pas moi qui ai proposé cette vidéo, je l’ai juste regardée. Et j’ai donné mon avis à son sujet.
    En cherchant (très peu), on trouve facilement un tas d’âneries sur l’Internet. Aucun sujet n’est épargné.

    J’ai lu quelque part que les dinosaures ont disparu à cause d’une augmentation de la constante gravitationnelle G. Sans que cela ait affecté la structure de l’univers tel que nous l’observons, bien entendu.
    Que dire du petit ventilateur de refroidissement d’un ordinateur qui se met à tourner à tout seul grâce à quelques aimants en débitant assez d’énergie pour alimenter trois ampoules halogènes de 60W ? Ou encore du téléphone portable qui fait éclater des grains de maïs en popcorn grâce à l’énergie rayonnée par son antenne ? Ah, les ondes électromagnétiques… J’ai aussi vu un truc assez débile à propos de fort mystérieux et étranges “angströms”…

    Fort heureusement, la plupart de ces âneries ne viennent pas trop influer sur les politiques publiques.
    Manque de pot, cette fable sur le CO2 a pris, elle, des proportions incontrôlables.
    Les uns et les autres, ça doit juste être ces gens ordinaires qui argumentent contre toutes ces sottises.

  13. @ Pierre THEIN
    Désolé , pour l’erreur , c’est bien Anrut qui a donné le lien et je l’avais remercié
    Si les dinosaures ont disparu c’est parce que les mammifères sont apparus ; de même les terriens vont disparaître quand les vénusiens vont arriver parce que le soleil les chauffe trop
    Fritz

    • Frederic,
      Les mammiferes existaient bien avant la disparition des dinosaures. C’est leur disparition qui a libéré les niches écologiques qu’ils ont peu a peu occupé, d’ailleurs en augmentant de taille. Pas l’inverse.

  14. “””””Bien avant””””
    Le problème est là; la notion du temps quand on n’a pas fait de la géologie , cela efface toutes les références, pour certains ce sont des siècles , pouf d’autres des millénaires , pour les plus au courant pour des millions d’années

  15. Pour Serge
    Vidéo. L’ONU fait un parallèle entre l’extinction des dinosaures et ce qui se profile pour l’humanité
    https://www.sudouest.fr/environnement/video-l-onu-fait-un-parallele-entre-l-extinction-des-dinosaures-et-ce-qui-se-profile-pour-l-humanite-6749517.php
    L’histoire des dinosaures et des mammifères se répètera effectivement avec l’extinction du commun des mortels auquel ne survivront qu’une nouvelle espèce d’humanoïdes qu’on appelle ” réchauffistes” et qui finiront d’exploiter les niches énergétiques à notre place

    • Les dinosaures ont régné sur Terre pendant plusieurs dizaines de millions d’années et n’ont rien foutu.
      Finalement, ils se sont pris un astéroïde sur le museau, sans comprendre ce qui leur arrivait.

      Les civilisations humaines remontent tout juste à environ 50 000 ans pour les plus anciennes.
      Elle ont certes provoqué pas mal de dégâts, mais ont aussi fait des chouettes trucs.

      Établir un parallèle entre les deux est une absurdité. Mais on n’en est plus à ça près…

  16. Pour compléter mon précédent post je voudrais rajouter que parallèlement à l’histoire des dinosaures et des mammifères qui , comme le précisait Serge Ferry existaient déjà bien avant que les dinosaures disparaissent , les premiers réchauffistes datent de presque deux siècles avant la naissance et l’explosion des réchauffistes avec la formation du GIEC en 1988
    On a eu Fourier en 1824, Tyndall dans les années 1860 et bien sûr Svante Arrhénius prix Nobel en 1903; et plus récemment Syukuro Manabe nobélisé pour ses travaux qui datent des années 1960
    Ceci pour revenir à mes propos concernant les notions de temps et l’évolution passée et future de l’humanité qui est certainement plus rapide que celle des reptiles et des mammifères
    Je voudrais profiter de ce post pour répondre à une question de Serge Ferry dans un post qui m’est passé à côté pour des raisons de vacances très occupées ; la question était : “””” Avez-vous une explication au fait que l’augmentation du CO2 lors des déglaciations quaternaires soit en retard par rapport à l’augmentation de température ?”””””
    La réponse est simple c’est la réinstallation de la végétation sur les terres qui fixe du CO2 dans les sols au lieu de fossiliser au fond des mers pendant les périodes glaciaires

    • “””” Avez-vous une explication au fait que l’augmentation du CO2 lors des déglaciations quaternaires soit en retard par rapport à l’augmentation de température ?”””””

      Mais justement, c’est pas ce que plusieurs climatologues ont démontré? Que c’est l’augmentation de la température qui fait monter le CO2 et non l’inverse?

  17. @Andre
    J’ai retrouvé cela dans mes archives , C’est Bard qui voulait prouver avec Shakun que le CO2 précédait la température
    Ce papier semble être le papier de trop pour Bard ; je ne sais pas , mais je trouve que cela sent un peu le sapin , comme pour la carrière scientifique de Mann
    Montrer que le réchauffement de l’Atlantique Nord est en retard par rapport au réchauffement des pôles , alors que l’insolation augmente pour ceux-ci au détriment des latitudes plus faibles n’a rien de surprenant pour moi ; tant qu’on ne démolit pas le décalage augmentation T et CO2 dans les carottes de glace, on n’a rien changé à mon avis
    This paper, cosignated by Bard as last author, seems to be the paper too much , too much, trop trop trop for him ; it has a smell of pine tree (or coffin) as that of the « scientific » carrier of M.Mann
    It looks a bit bizarre to me that it would be revolutionnary that temperatures of Northern Atlantic and tropical environments do not lag that of polar environments and ice, while the sun irradiates more the poles to the detriment of tropical latitudes ; really, as long , as they do not demonstrate that CO2 does not lag temperature in ice cores , there is nothing new ; and if they do, we are waiting for the explanations of vice président Jouzel to find the source of CO2 before the deep polar oceans started to moove
    https://www.skyfall.fr/medias-qui-trompent/comment-page-13/
    Fritz

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

captcha