Évaluation de la TCR (réponse climatique transitoire) à partir des observations de la période 1979-2022

par Franck Bosse

(article initialement publié en anglais sur le site de Judith Curry)

Gavin Schmidt a publié un article très intéressant portant sur la TCR (réponse climatique transitoire) observée dans la fenêtre temporelle 1979-2022 en utilisant les derniers modèles climatiques.

Gavin Schmidt compare les « modèles validés par leur TCR » aux observations en utilisant les données de température de surface du GISS :

Fig.1 : Reproduction du 1er graphique de Gavin Schmidt.

Que veut dire Gavin Schmidt par « modèles validés par leur TCR » ? Il fait référence à un papier de Tokarska et al (2020 dans lequel tous les modèles CMIP6 (et CMIP5) ont été utilisés pour contraindre le TCR en effectuant une régression par rapport au réchauffement observé. Ce n’est pas exactement la méthode utilisée par Gavin Schmidt. 

Extrait du chapitre « Contraintes sur le TCR » de Tokarska (2020) :

Nous constatons que la tendance récente au réchauffement (1981-2017) est fortement corrélée au TCR dans les modèles CMIP6 (R = 0,82). 

Cela signifie également que la tendance au réchauffement de 1979 à 2022 est davantage corrélée auTCR que ce qui avait été trouvé par Tokarska et al (2020) car la fenêtre temporelle est plus longue : 44 contre 37 ans.

La droite de régression représente le TCR implicite.

Tokarska et al décrivent les observations contraintes par le TCR de la façon suivante :

La plage d’incertitude de la TCR contrainte par l’observation (17% à 83%), basée uniquement sur les modèles CMIP6 se situe entre1,20° et 1,99°C avec une médiane de 1,60°C.

La meilleure estimation du TCR basée sur les modèles CMIP6 (la ligne rouge sur la Fig.1) est de 1,6K/ 2*CO₂, selon l’article cité.

En utilisant les données préliminaires de températures moyennes globales GMST (Global mean surface temperature) du GISS pour janvier à octobre 2022, j’ai reconstruit la Fig.1 de l’article de Gavin Schmidt pour estimer les pentes de la tendance au réchauffement sur la période 1979-2022 :

Fig. 2 : Complément avec la valeur estimée de 2022 et la nouvelle droite de régression
selon les modèles CMIP6 et les observations (déduite de la Fig.1 de Gavin
Schmidt)

Les pentes de tendance des observations GISS, (qui sont fortement corrélées au TCR, comme l’ont établi Tokarska et al) sont inférieures de 21 % à celle des modèles CMIP6 contraints par le TCR (dont la meilleure estimation est de 1,6).

Compte tenu de ce fait, les observations indiquent un TCR de 1,6/1,21 = 1,3 K/doublement de CO₂ comme étant la meilleure estimation. La plage d’incertitude probable 17 à 83 % résultant de la régression est alors de 1,22 à 1,38.

Ces valeurs de TCR sont très similaires à l’estimation de Lewis/Curry (2018).

Le TCR de 1,3 tel qu’il est confirmé par les dernières données, donne un réchauffement en 2100 de 1,75°C par rapport à l’époque préindustrielle, dans l’hypothèse du scénario de forçage de 4,5 W/m². Même avec un forçage de 5W/m² jusqu’en 2100, on resterait en deçà de l’objectif de « 2° C » puisqu’il ne produirait qu’un réchauffement de 1,9° C.

Toute la littérature sérieuse disponible s’accorde pour exclure une issue catastrophique au réchauffement climatique, si l’on reste dans la limite des 2°C, et il semble très probable que cela sera le cas. Pas de scénario catastrophique et nul besoin de vandaliser des toiles de maître. Il faudrait le faire savoir aux activistes qui commettent ce type d’actions « au nom de La Science ».

La science délivre au contraire un message optimiste permettant de présager que l’humanité évitera une « fin de partie » climatique catastrophique.

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23 réflexions au sujet de « Évaluation de la TCR (réponse climatique transitoire) à partir des observations de la période 1979-2022 »

  1. Ah le Crétacé sup. où la forêt boréale avec de bon vieux gros troncs allait jusqu’à l’extrême bout de l’extrême nord canadien. Ou même le Pliocène, plus proche de nous, où la forêt couvrait au moins une partie du Groenland. Le bon temps.
    Donc, j’ai rangé l’article dans le dossier tétracapillotomie.
    Car, ayant repris les données météo de diverses stations françaises ou étrangères depuis les années 40, je n’arrive pas à avoir une courbe montante telle que le GISTEMP des graphiques fournis. A noter que cette courbe démarre en 1980 (ben tiens, car si on démarre plus tôt, pouf, raté pour la pente). Egalement, est-ce que ce GISTEMP tient compte du biais des stations mal situées près des grandes villes (dôme thermique) ?
    Mais bon, s’il faut torturer les mouches et se situer sur le terrain de l’adversaire, pourquoi pas.
    Bonne année à tous les commentateurs, et auteurs bien entendu.

  2. ::::::: Gavin Schmidt a publié un article très intéressant portant sur la TCR (réponse climatique transitoire) observée dans la fenêtre temporelle 1979-2022 en utilisant les derniers modèles climatiques.;;;;;;;;
    On n’en a rien à foutre des modèles et des modélisateurs ; les seules choses qui devraient intéresser les gens sont les données ; les modèles ne sont là que pour leur foutre la trouille .
    Salut Serge , mais comme tu dis , la paléoclimatologie est complètement oubliée , remplacée par la modélisation ; j’ai mis sur skyfall ce matin le post suivant
    “”””””””15 ° C ce matin en Alsace , 18 à l’heure actuelle
    Il faudrait qu’on ponde ensemble un article sur la modification du vortex polaire et en définir la cause : CO2 ou plus de soleil dans les tropiques ?””””””””
    Si plus de CO2 réchauffe l’Arctique , je ne vois pas comment celui-ci peut provoquer la panique aux USA, comme obsevée récemment
    ci-dessous
    “”””””””””””””””Lorsque l’on visualise les cartes de réchauffement moyen observé ou prévu par les différents modèles de climat, les tropiques présentent une élévation de température relativement modeste. En particulier par rapport aux hautes latitudes de l’hémisphère nord.””””””””””””””””
    https://sciencepost.fr/pourquoi-le-rechauffement-du-climat-est-particulierement-insidieux-dans-les-tropiques/
    Encore une confusion entre “observé ou prévu par des modèles ”
    Mais il y a des scientifiques qui observent et d’autres qui prévoient pour faire plaisir aux politiques

    • La paléoclimatologie complètement oubliée. Ah bon. Puis-je vous rappeler que Jean Jouzel et Valérie Masson-Delmotte, respectivement ancien vice-président et actuelle co-présidente du groupe de travail I du GIEC, sont paléoclimatologues ?

        • Comparez le nombre d’articles qu’ils ont publié en paléoclimatologie, et les journaux dans lesquels ils les ont publiés. Nos compères Allègre et Courtillot, chevaliers de la Terre noire et plate, sont sèchement battus. Aucune crédibilité.

          • Anton,
            S’il vous venait l’idée saugrenue de critiquer l’astrologie, science millénaire bien établie, limiteriez-vous vos références aux articles des pontes de la discipline parus dans les meilleures revues spécialisées ?

          • Phi – question intéressante sur les pseudo-sciences en effet. Astrologie, homéopathie, tout ça. A partir du moment où ces pseudo-sciences feraient des prédictions systématiquement justes, il faudrait commencer à se poser des questions pourquoi ça marcherait (même si leurs théories sont farfelues).

            Et je suis convaincu que si, par exemple, il y avait des preuves que l’homéopathie marche, ces preuves seraient rapidement publiées dans les meilleurs journaux (entendez : Nature, Science, The Lancet, PNAS). Mais étant donné que ces preuves n’existent pas, il n’y a pas de questions à se poser. (D’ailleurs Nature a bien publié le truc sur la mémoire de l’eau, non sans diligenter immédiatement une enquête sur place qui a clairement montré que la démarche expérimentale était biaisée).

            Situation parfaitement orthogonale à celle de la climatologie, où :
            1) il y a une théorie fermement basée sur la physique (sinon pourquoi il y aurait-il eu le Prix Nobel pour Manabe, avec la justification très claire ? Faudrait m’expliquer), et
            2) cette théorie a fait des prédictions justes et est la seule capable d’expliquer les observations multiples du climat présent et passé. Il faut être Christy pour le contester, avec un jeu de données pas crédible, qui est en contradiction avec tous les autres.

          • Anton,
            Si sur le principe général je peux m’accorder avec vous, ce n’est pas le cas pour ce qui est de l’application à la climatologie. Cette discipline coche toutes les cases d’une pseudo-science ce qui n’est finalement pas surprenant puisqu’elle est instrumentalisée par la politique depuis une cinquantaine d’années.

            Sur le plan théorique, la climatologie moderne repose sur le reniement de la thermodynamique opéré par Manabe dans son article de 1967. Je ne reviens pas en détail sur ce point que j’ai abordé largement par le passé. Vous pouvez toujours consulter mon commentaire sur ce fil :
            https://www.climato-realistes.fr/le-climat-comme-gisement-deconomies

            Pour ce qui est de l’évaluation du réchauffement, il repose sur une méthodologie aberrante privilégiant les tendances à courts termes au détriment des tendances à long terme. Ce traitement inepte aboutit sans surprise à une Kyrielle d’incohérences avec les observations.

            Finalement, la climatologie échoue lamentablement à démontrer un réchauffement exceptionnel à l’échelle millénaire sans utiliser des artifices de traitement grossiers et anti-scientifiques.

            Le cas de la climatologie n’est pas orthogonal mais parallèle à celui de l’astrologie. Malheureusement.

      • Premièrement informez-vous correctement sur Jean Jouzel, il a une formation en chimie, n’a aucune formation en climatologie et la paléoclimatologie est avant tout l’affaire des géologues ce qu’il n’est pas plus. Mais c’est à la mode de s’autoproclamer climatologue ou paléoclimatologue, une chance que Milankovitch qui a eu un apport à la géologie et à la paléoclimatologie a eu la décence de ne pas s’autoproclamer paléoclimatologue ou géologue. Donc pour finir Jean Jouzel a eu une importance dans l’étude des isotopes (domaine de la chimie) pour déterminer dans les carottes de glace la température et le niveau des gaz CO2 et NH4, ce qui en fait un chimiste utile en paléoclimatologie, mais pas un véritable paléoclimatologue.

        Et pour ces publications plus nombreuses qu’Allègre et Courtillot n’est dû qu’a la doxa climatique qui favorise outrageusement les publications bonnes ou minables si elle ne contredise pas la doxa mais font la vie dure aux scientifiques qui contredisent la religion climatique. Donc en bref la qualité des articles sur le climat est inversement proportionnelle à leur servitude envers la doxa. Parce que ceux qui réussissent à être éditer doivent atteindre un haut degré de qualité pour avoir une chance de contrebalancer la doxa.

        • Jouzel, membre de l’Académie des Sciences, médaille d’Or du CNRS en tant que “paléoclimatologue et glaciologue”, Prix Vetlesen, auteur de plus de 400 publications, dont 33 dans Nature et 17 dans Science si j’ai bien compté, toutes sur le climat, vice-président du GT1 du GIEC… pas un paléoclimatologue donc. Mais oui. C’est ça. ^^

          Quasiment tous les climatologues sont à l’origine des mathématiciens, physiciens, chimistes, géologues, (ou ingénieurs) … – la climatologie étant une application des diverses sciences fondamentales.

          • Je vois que nous ne sommes pas de la même génération vous connaissez la climatologie tel que presque créer et vendu par le GIEC, alors que la climatologie, dans ma jeunesse était un sous ensemble de la géographie physique étudiant les différences entre les climats qui meublent la terre. Et d’ailleurs c’est surtout en géographie physique et en science de la terre et de l’atmosphère (autrefois la géologie) que de nouveaux diplômes en climatologie apparaissent formés dans le nouvel esprit de la climatologie soit d’étudier l’évolution du climat..! Mais les titres prestigieux ne sont que des enveloppes qui n’ont aucune valeur si le contenu n’en a pas.

      • N’oubliez pas non plus le Professeur François Gervais et son “L’innocence du Carbone” et son dernier “Les contradictions du rapport GIEC” ( dont il fut correcteur avant d’être définitivement écarté).

        • N’importe qui peut être relecteur du GIEC ! Il suffit de s’inscrire sur le site du GIEC au moment de l’ouverture de la période de relecture. Aucune compétence n’est requise, personne n’est rejeté. Mon grand-père pourrait être relecteur s’il savait se servir d’un ordinateur.

          A ce que je sache, il a été correcteur dans l’AR6 aussi. Si vous avez des preuves qu’il a été écarté, je veux les voir. Je suis certain que ce n’est pas le cas, sauf s’il a divulgué le rapport contrairement à l’engagement de confidentialité qu’il a dû signer.

  3. Le problème est que tout cela n’est que pure spéculation, car en fait, nous ignorons totalement comment les choses vont évoluer dans les décennies à venir. Nous avons déjà du mal à faire des prévisions météo fiables au-delà de quelques jours.
    Ceux qui vandalisent les oeuvres d’art au “nom de la science” sont totalement incultes et n’y comprennent rien, à la science. Ils sont motivés par l’idéologie.
    Le réchauffement observé n’est rien d’autre qu’un insignifiant soubressaut d’origine naturelle. Plus on observe les choses de près, plus on découvre de détails. Cela s’appelle “l’effet loupe”. L’effet “mouton” fait le reste. Nos ancêtres, qui ne disposaient pas de caméras thermiques ultra sensibles embarquées sur des satellites, ne se faisaient pas tant de noeuds au cerveau.

    Bonne Année à tous.

  4. Bonjour,
    Donc maintenant vous reconnaisse la réalité du changement climatique ? c’est fou ca. pas mea-culpa ?
    Et du coup vue que vous vous êtes bien planté jusqu’ici, vous vous permettre encore une fois de ramener votre science pour nous dire que ca sera pas si grave ?
    Vous avez imaginé 2 seconde que encore un fois vous êtes a l’ouest et que si vous avez tors ca peut etre tres grave ?

    • Peut être serait-il utile de nous définir ce que vous entendez par “changement climatique” ?
      Ce terme sibyllin a été choisi prudemment il y a une décennie pour remplacer celui de “réchauffement climatique global’. Si c’est bien de cela qu’il s’agit, je ne vois pas bien QUI parmi les climatoréalistes en aurait selon vous contesté la réalité. Ce qui rend l’outrance de votre commentaire singulièrement ridicule.

      • Facile, Jack. L’ensemble de changements observés et projetés dans le système climatique, dont le principal est le réchauffement global de la troposphère. De nombreux changements y sont liés, tels l’augmentation globale de la fréquence et de l’intensité des événements de précipitation extrêmes et des vagues de chaleur, la diminution de l’intensité et de la durée des vagues de froid, l’augmentation du niveau de la mer, la fonte des glaciers, des pergélisols, de la glace de mer et des calottes de glace, le refroidissement de la stratosphère, etc etc.

        Mais vous savez tout ça. Vous savez que ces changements étaient prédits il y a 50 ans déjà, et qu’ils se réalisent comme prédits. Je ne sais pas pourquoi je m’embête à vous répondre en fait.

        • C’est faux pour les événements extrêmes et pour l’essentiel du reste, c’est observé depuis plus de 150 ans.
          Il n’y a en réalité rien là qui puisse être mis priori sur le dos des GES.

          Quant à prédire il y a 50 ans la poursuite d’une tendance séculaire, bof.

          Les problématques des événements extrêmes et du changement plutôt que du réchauffement sont assez récentes. Elles sont beaucoup plus floues et difficilement quantifiables que le seul réchauffement. Pratique quand la température regimbe.

          Et une question, auriez vous une référence d’au moins 50 ans prédisant l’augmentation des événements extrêmes ?
          J’avais dans l’idée qu’à cette époque on pensait plutôt que l’effet des GES étant de réduire les gradients de températures, l’importance et la fréquence des événements extrêmes diminueraient. Je peux me tromper.

        • “Ces changements étaient prédits il y a 50 ans déjà”
          Je crois entendre Van Ypersele (le multi-candidat à la présidence du GIEC) qui proclamait dans tous les médias que le GIEC avait annoncé dès 1990 les inondations du 14 juillet 2021 en province de Liège.
          Les dernières grosses inondations à Liège dataient du 1er janvier 1926. Suite à celles-ci, un professeur de l’université de Liège a fouillé les archives pour recenser un maximum d’inondations importantes. Il est remonté jusqu’à la fin du 9ème siècle et en a dénombré 15, soit une tous les 69 ans en moyenne. “Prévoir” en 64 ans après les dernières grosses inondations qu’il allait s’en produire de nouvelles (95 ans après), est-ce de la science ? Oui, de bêtes statistiques mais pas de la climatologie.
          Ces derniers jours, on nous a annoncé la disparition de nombreux glaciers d’ici 2100 avec une hausse du niveau des océans comprise entre 9 et 15.8 cm. Si on y ajoute les +/- 4 cm depuis 2001, cela nous fait entre 13 et 20 cm. En comparant aux 17 cm du 20ème siècle, où est l’accélération annoncée ?

  5. Certes, les estimations sur la TCR tendent à diminuer, même chez un “pilier du temple” tel que Schmidt, et c’est une bonne nouvelle.

    Mais les alarmistes vont vous dire
    “la TCR ok, mais l’ECS, vous en faites quoi, malheureux ?”

    Or, quelque chose me dit que la “science” du passage de la TCR à l’ECS souffre de quelques “biais haussiers”, mais avez vous de bons articles sur le sujet ?

    • Benard – Je ne pense pas qu’on “passe de la TCR à l’ECS”. En ce qui concerne l’ECS, la publication de référence est désormais Sherwood et al., 2020: An Assessment of Earth’s Climate Sensitivity Using Multiple Lines of Evidence. Reviews of Geophysics, 58(4), e2019RG000678, doi:10.1029/2019rg000678.

      92 pages, tout de même.

  6. Je ne sais pas, comme le pense Anton, si la climatologie est parfaitement basée sur la physique mais en tant que spécialiste de l’optique je vois encore dans la plupart des présentations expliquer que le rayonnement infrarouge émis par la terre est en partie absorbé par les gaz à ‘effet de serre’ (terme horriblement mal choisi hélas mais bon!) qui réémettent ce rayonnement dans toutes les directions limitant ainsi les déperditions vers l’espace. Or je peux vous assurer que la fluorescence de ces gaz ne peut pas être observée aux pressions qui règnent dans la basse atmosphère et ce au moins jusqu’à une altitude de 10-15km voire plus. L’aspect radiatif de la réémission est donc limité à la haute atmosphère: cela ne veut pas dire que l’énergie infrarouge absorbée est perdu mais en tout cas elle ne peut être récupérée de cette façon.
    Beaucoup d’autre points sont hélas suspect dans la science climatique et conduit tous scientifiques objectifs à ce poser des questions légitimes. Aujourd’hui les preuves scientifiques de la responsabilité unique du gaz carbonique sur le réchauffement climatique observé ne sont pas établies. Qu’il puisse y avoir présomption, je veux bien l’admettre, mais jusqu’à présent tout au moins dans le domaine scientifique, présomption ne vaut pas preuve.
    Par ailleurs, le fait que des courbes aussi grossièrement falsifiés que la courbe en ‘crosse de hockey’ de Mann puissent avoir été si longtemps utilisées par le GIEC et même ressorties du placard récemment ne sont pas des éléments qui me rassurent quant à l’intégrité de la recherche climatique.
    Je reste à l’écoute critique du domaine mais je ne suis pas prêt à gober toutes les élucubrations ou les contre-vérités que j’entends proférer tous les jours dans nos médias. Personnellement, je pense que cela va desservir durablement la science climatique et, beaucoup plus grave encore, la science en général.
    Quant à la distribution des prix Nobel ou des médailles d’or diverses, j’ose espéré qu’elle reste encore indépendante des enjeux politiques du moment mais l’exemple du prix Nobel de la paix galvaudé depuis de nombreuses années voire des prix Nobel de littérature récents commence à mettre le doute dans mon esprit!

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