Patrice Poyet (*)
(*) Patrice Poyet est un scientifique comptant à son actif 169 publications et 1262 citations. Titulaire d’un DEA en géophysique, géochimie et télédétection de l’Ecole des Mines de Paris, il a soutenu un D.Sc. en Géochimie, Géo-Mathématiques et Géo-Informatique (1986) à l’Université de Nice et à l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique). En 2021 Patrice Poyet faisait paraître, en libre accès, la première édition de son monumental ouvrage sur le Climat The Rational Climate e-Book : Cooler is Riskier.
Dans le texte qui suit, Patrice Poyet fait la critique d’un livre du géologue Andy May, intitulé Politics & Climate Science – A history (Politique et science climatique – Une histoire) publié par American Freedom Publications.
À l’heure où le dogme climatique tente de s’imposer par tous les moyens, non pas pour « sauver la planète », mais pour imposer une transformation radicale de nos sociétés, Patrice Poyet estime que la lecture du livre de Andy May .
Résumé de la critique
Ce livre est indispensable à toute personne s’intéressant à l’histoire de ce qu’on appelle la science du climat et aux personnes qui ont contribué à façonner les idées dominantes de notre époque. Il décrit également comment les luttes de pouvoir entre divers groupes influents ont déterminé la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Bien que le livre se concentre sur les personnes qui ont fait bouger les choses, il ne manque jamais de nous rappeler, chaque fois que cela est nécessaire, les connaissances scientifiques et le raisonnement qui prévalent, ou plutôt qui devraient prévaloir, dans l’analyse et la prise de décisions rationnelles en matière de climat. Andy May démontre également le niveau considérable d’incertitude qui subsiste après 40 ans de recherches intensives et reconnaît que certaines variables clés pour la compréhension du système climatique ne sont malheureusement pas mieux connues aujourd’hui qu’il y a 40 ans.
La science est importante, mais l’histoire est faite de personnes qui font bouger les choses, et c’est précisément ce dont traite cet excellent ouvrage. Il relate le rôle de tous ceux qui ont apporté une contribution importante, les scientifiques bien sûr, mais aussi, et peut-être plus important encore, les nombreux autres acteurs qui sont entrés en scène. Le livre se termine par une réflexion sur l’analyse prémonitoire de Dwight D. Eisenhower, qui avait prédit que les politiques publiques deviendraient l’otage d’une élite scientifique et technologique contrôlée par les financements des bureaucrates et des politiciens. Andy May livre un récit fascinant de cette partie importante de l’histoire humaine, qui façonnera sans aucun doute l’avenir de nos civilisations, et pas nécessairement pour le plus grand bien comme on le suppose.
Préface
Même si le livre se concentre sur les personnes, la préface nous rappelle bien ce qu’est la science : il ne s’agit pas de prouver quoi que ce soit, mais plutôt d’une méthode permettant de réfuter des idées. Nous le savons grâce à K. Popper, qui a montré comment une idée passe de son statut initial à celui d’hypothèse, puis, si elle n’est pas contestée, à celui de théorie, qui reste toutefois susceptible d’être réfutée. C’est une bonne introduction pour rappeler au lecteur qu’une théorie n’est jamais définitivement établie, que la science n’est jamais figée. Il convient également de noter que, bien qu’il soit tout à fait exact que le livre de May s’intéresse aux personnes qui ont façonné cette tromperie hypocrite qu’est « l’alarmisme climatique », son ouvrage aborde également en détail les questions scientifiques nécessaires pour donner au lecteur le contexte approprié, comme par exemple la discussion sur la variabilité naturelle du climat holocène (à partir de la page 25) ou la présentation claire et pas trop technique de l’effet de serre (p. 32).
Chapitre 1 : Les politiciens et le changement climatique
Andy May commence par rendre compte des différences frappantes d’appréciation entre les scientifiques et les politiciens en utilisant l’exemple de la relation étroite qui existait entre les auteurs de l’article écrit par Singer, Revelle et Starr (1991) et le problème que cet article a posé à Al Gore. Il illustre également toutes les manœuvres trompeuses auxquelles les politiciens peuvent se livrer pour réécrire l’histoire à leur guise afin de l’adapter à leur programme, allant jusqu’à insinuer que Revelle était atteint de démence lorsqu’il a collaboré à la rédaction de l’article.
Le récit de cet événement est très bien documenté et instructif, et documente la rétractation inquiétante du Dr Justin Lancaster, une histoire vraiment incroyable à moins que toutes les preuves ne soient fournies, comme le fait à juste titre Andy May. Ensuite, Andy May aborde certaines des tromperies classiques proférées par les alarmistes climatiques en examinant le site web d’Al Gore, telles que le consensus fabriqué et sans fondement, plusieurs arguments d’autorité qui font appel aux politiciens mais certainement pas aux scientifiques et couvre en détail la complexité du traitement d’un mélange de données proxy et de données mesurées avec différentes résolutions temporelles et de la recherche d’informations pertinentes afin de séparer la variabilité naturelle à court terme des tendances à plus long terme, et d’évaluer si le réchauffement moderne présente un taux de changement exceptionnel ou non, ce qui n’est pas le cas.
Comme Al Gore a joué un rôle si important dans la promotion de cette peur infondée et a élevé le culte de la haine du CO2 aux États-Unis à un niveau inimaginable, l’auteur a assisté en personne à une conférence donnée par Gore à l’université Rice de Houston le 23 octobre 2017. Cela a permis à Andy May de rendre compte de première main de toutes les erreurs et affirmations non fondées présentées comme des preuves à un public favorable, mais seulement jusqu’à un certain point, car 25 % des sièges étaient vides à la fin de la conférence. Selon Al Gore, presque toutes les misères de l’humanité sont liées au réchauffement climatique induit par le CO2 bien qu’il n’ait pas ajouté à la liste les tsunamis et les tremblements de terre comme l’ont fait certains chefs d’État lors des conférences de la COP ! Il rend les combustibles fossiles responsables de tous les maux de la Terre, alors qu’ils ont sorti des milliards de personnes de la pauvreté.
La demande d’enquête sélective inquiétante envoyée par le représentant américain Raúl Grijalva, qui est également lié à Greenpeace et au Climate Investigations Center, ainsi qu’à une foule d’autres sénateurs libéraux qui ont spécifiquement ciblé les scientifiques sceptiques de l’AGW, crée un précédent odieux. Cela est parfaitement documenté par Andy May. Plus important encore, en attirant l’attention sur l’origine du financement de certains scientifiques, ils portent atteinte à leurs droits les plus fondamentaux dans le cadre d’une chasse aux sorcières qui n’a tout simplement rien à voir avec leur travail. Cela soulève la question du financement de nombreuses organisations militantes écologistes qui bénéficient d’un soutien massif du « club des milliardaires», notamment le Rockefeller Brother’s Fund, la William and Flora Hewlett Foundation, la David and Lucile Packard Foundation, la Schmidt Family Foundation, la Sea Change Foundation, la Park Foundation et la Marisla Foundation.
Andy May poursuit en dénonçant les tentatives infâmes de criminalisation de la dissidence scientifique par le sénateur Sheldon Whitehouse, un illuminé ignorant qui se vante de comprendre la science du climat alors qu’il n’a pas la moindre compétence en la matière. Ce que révèle le chapitre 1, c’est qu’au-delà de quelques politiciens impudents qui n’ont aucune autre compréhension du climat que de répéter que plus de CO2 constituera une menace majeure pour l’humanité, des forces profondes et puissantes poussent le « club des milliardaires » à agir, non pas pour le bien de la population, mais pour poursuivre une idéologie, à savoir supprimer l’utilisation des combustibles fossiles à ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire nous, le peuple.
Chapitre 2 : Les médias d’information et le changement climatique
Après avoir rappelé au lecteur la tendance politique des médias d’information américains, qui s’intéressent davantage à promouvoir leur agenda qu’à présenter des points de vue équilibrés à leurs lecteurs, ce qui est de plus en plus largement reconnu par le public, Andy May aborde le sort de « Willie » Soon, un grand astrophysicien américain né en Malaisie. Il a été attaqué par le soi-disant Climate Investigations Center de Kert Davies, qui a dressé une liste de sceptiques à cibler et a ensuite rejoint Greenpeace en tant que directeur de recherche. Imaginez un peu ! Une liste de personnes à harceler parce qu’elles ne sont pas d’accord avec le consensus sacré. Comme le fait remarquer Andy May, la seule chose positive pour Soon est d’être en bonne compagnie, aux côtés de treize des meilleurs climatologues actuels qui figurent également sur la liste noire de Davies.
Des pratiques honteuses sont ainsi dévoilées au grand jour. Soon et ses coauteurs ont publié en 2003 deux articles influents qui ont rétabli la période médiévale de réchauffement (MWP) et le petit âge glaciaire (LIA) comme événements climatiques mondiaux et la nature ordinaire du réchauffement moderne (MW) actuel. Ces articles ont donné lieu à des attaques contre Soon, car ce travail remarquable a également établi de facto le caractère fallacieux de la propagande basée sur le graphique en crosse de hockey de Michael Mann. Le livre de May fournit de nombreuses preuves et références sur la nature mondiale de ces anomalies séculaires que sont le MWP et la LIA, qui remettent bien sûr considérablement en cause le caractère prétendument exceptionnel du MW. Il souligne que les travaux de Soon ont été financés par plusieurs organismes, à savoir la NASA, l’armée de l’air et l’American Petroleum Institute, mais qu’au moins la NASA, représentée par le Dr Drew Shindell, n’était pas satisfaite de ces conclusions remarquables. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le représentant de la NASA, lui-même éminent scientifique, ne s’intéressait pas du tout à la science ni à la pertinence des conclusions de Soon et al. mais a souligné qu’un seul article ne devait pas remettre en cause « les milliers d’articles qui composent un document tel que le rapport du GIEC ».
D’après les révélations d’Andy May, les liens évidents entre Shindell et Mann et d’autres auteurs impliqués dans le GIEC montrent clairement qu’il était urgent de publier une réfutation d’une vérité aussi gênante, ce qui a été fait. Mais l’histoire nous apprend que l’affaire de « la crosse de la canne de hockey » s’est terminée, réfutation ou pas, par une attaque sinistre contre le « Climate Journal » qui avait publié l’article de Soon et al. L’attaque a échoué et le « hockey stick » est désormais relégué aux oubliettes de la science.
Andy May fait un excellent travail en documentant toutes les lacunes des articles de Mann et al. et la disparition de ce concept erroné malgré le soutien de toute la presse et du NYT. Ils ont même accusé les responsables de la Maison Blanche – chargés d’examiner la situation – d’essayer de supprimer la science du climat. Avec le recul, cela semble ridicule, d’autant plus qu’il est désormais clairement démontré par May en 2020 qui a réellement tenté de supprimer et de déformer la science : l’équipe de Mann, des médias complaisants et les démocrates du Congrès. En fait, l’humiliation causée par les révélations du Climategate montre à quel point les fautes ont été graves. Cela n’a pas conduit à de meilleures pratiques scientifiques, mais au contraire à de nouvelles attaques perpétrées par Greenpeace contre Soon. Ils ont demandé à son employeur, la Smithsonian Institution, l’accès à sa correspondance personnelle ! Et ils ont répété cette honte tous les deux ou trois ans, dans un geste de harcèlement que la Smithsonian n’a pas condamné, mais toléré. Heureusement, cette demande odieuse a suscité une vague de lettres de soutien, rédigées par des scientifiques de renommée mondiale qui ont pris le parti du Dr Soon, dans une défense plus générale de la science contre les manigances des militants et les menaces qu’ils proféraient.
Andy May fait un excellent travail en racontant les subtilités de ces actes répréhensibles et les tristes conséquences qu’ils ont eues sur la réputation scientifique, la vie personnelle et même la santé du Dr Soon, tout cela de la manière la plus injustifiée qui soit. Le plus regrettable est que le harcèlement de Greenpeace et du NYT s’est intensifié après la publication en 2015 d’un nouvel article scientifique dont le Dr Soon était l’auteur principal, avec Lord Monckton, vicomte de Brenchley. Ce nouvel article a embarrassé le GIEC, montrant son incapacité à établir, dans son cinquième rapport d’évaluation, la sensibilité du climat au CO2 .Cette critique a donné lieu à de nouvelles attaques ad hominem contre le Dr Soon et le financement que son employeur a reçu de l’industrie pétrolière et gazière, ce qui n’a absolument rien à voir avec la validité des données scientifiques présentées dans les articles controversés. Andy May a raison d’insister sur la reproductibilité de la science et d’expliquer son fonctionnement. L’ensemble de l’article Wikipédia consacré au Dr Soon est une litanie de calomnies sans rapport avec le sujet, visant à occulter la pertinence et les mérites de l’hypothèse scientifique développée au cours de sa carrière. En perdant complètement son impartialité et en se laissant influencer par des considérations politiques, l’encyclopédie en ligne montre également qu’elle a perdu toute crédibilité.
Ce chapitre 2 critique également à juste titre le caractère discriminatoire des politiques en matière de conflits d’intérêts et de divulgation utilisées à l’encontre des sceptiques afin de les réduire au silence. Il montre comment, par exemple, Michael Mann, qui occupe divers postes pouvant nécessiter des éclaircissements, n’a jamais été interrogé. Cette partie couvre également le tristement célèbre « climategate » et les nombreux échanges d’e-mails révélant des astuces, des falsifications de données, des obstructions à l’examen par les pairs, etc. Elle montre enfin que la seule « preuve » que le GIEC a pu fournir a été fabriquée en collant un bâton constitué de mesures instrumentales à l’extrémité d’une lame aplatie et défectueuse basée sur des proxys reconstruits. Il s’agit là d’une science de pacotille, si tant est qu’il s’agisse de science. Andy May expose également comment des organisations telles que Factcheck.org ou Politifact.com passent à côté de l’essentiel. Leur défense circulaire de préjugés, à savoir que le réchauffement ne peut être que d’origine humaine, à tout prix, a causé des dommages irréparables à la science du climat. Il montre comment ce sont des idées d’extrême gauche, plutôt que des faits et des analyses rationnels, qui façonnent leur raisonnement. Ces organismes sont des organisations biaisées, déguisées en vérificateurs de faits, qui utilisent des techniques trompeuses qui ne vérifient rien. May le démontre clairement à l’aide de plusieurs exemples de mensonges fabriqués de toutes pièces pour faire passer les gens pour des incompétents, alors que leurs déclarations initiales ont été vicieusement déformées pour en faire des déclarations fausses.
Chapitre 3 : Les organisations à but non lucratif et le changement climatique
Ce chapitre commence par une présentation éclairante du modèle économique de Greenpeace, que la plupart des gens considèrent comme une ONG, mais qui fonctionne en réalité comme une entreprise très centralisée basée aux Pays-Bas, dont l’objectif ultime est de générer des profits. Tromper les gens à l’aide de méthodes de campagne très élaborées est leur gagne-pain. Andy May explique en détail comment cela fonctionne, et cela en vaut vraiment la peine. En bref, Greenpeace a constaté que moins le public est informé sur le sujet et plus sa réaction est émotionnelle, mieux cela vaut pour les finances de Greenpeace. Il y a toujours un scénario avec une victime, un méchant, une grande cause et une seule solution, celle qu’ils imposent. Greenpeace est une organisation malfaisante, car elle utilise l’ignorance des gens pour atteindre ses objectifs, ne souhaite pas les éduquer sur le sujet, ne se soucie pas des conséquences pour la société ou l’humanité, mais se préoccupe uniquement de l’efficacité financière de sa propagande, comme le démontre clairement Andy May. Elle préfère proposer des « solutions » irréalistes, sachant qu’elles ne peuvent être mises en œuvre, ce qui lui assure un flux constant de dons pour financer ses campagnes.
L’un des véritables casse-tête soulevés par ce chapitre est le cas de Tom Steyer, un homme manifestement intelligent qui a démontré sa capacité à prendre des décisions mûrement réfléchies au cours de sa carrière extrêmement réussie dans le domaine de l’investissement, mais qui semble fasciné par la question du « changement climatique et de l’urgence ». Cela rappelle certains mouvements sectaires des années 1960 – la Scientologie, Hari Krishna, le révérend Moon, le Bagwhan (« gourou de l’amour »), etc. – qui ont conduit des personnes auparavant intelligentes et réfléchies à se laisser entraîner dans ces groupes et à se transformer en zombies avec lesquels il n’était plus possible de raisonner. Bien qu’Andy May ne fasse pas de parallèle, il est difficile de trouver une explication rationnelle à la position de Steyer.
Plus étonnant encore, Andy May raconte que certaines personnes, comme le professeur Shukla, ont cherché à utiliser la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act) pour poursuivre les climatosceptiques, mais ont fini par être elles-mêmes prises en flagrant délit d’utilisation abusive de fonds fédéraux, notamment Shukla qui s’est enrichi personnellement de 4 millions de dollars de subventions qui n’ont donné lieu qu’à un seul article. Politique ou science ? Andy May poursuit en décrivant les actions extrêmement néfastes qui ont eu lieu dans le cadre du complot ExxonKnew, principalement soutenu par le Rockefeller Family Fund et une foule d’universitaires militants qui ont rédigé des articles publiés, évalués par des pairs, mais sans fondement, afin d’étayer les arguments en faveur de la poursuite d’ExxonMobil. Ces articles visaient à détruire l’entreprise avec l’aide d’un groupe de procureurs généraux d’État politiquement corrompus. Cette association sinistre d’avocats spécialisés dans les recours collectifs, d’activistes politiques, d’universitaires corrompus et de procureurs généraux d’État a échoué lamentablement lorsque les juges fédéraux ont demandé la divulgation complète de tous les documents sur la base de plusieurs demandes FOIA.
Mais cela ne s’est pas arrêté là. Michael Bloomberg, impliqué dans ces manigances répugnantes orchestrées par l’Union of Concerned Scientists, la Harvard Law School, le Climate Accountability Institute et les différentes fondations Rockefeller, est allé encore plus loin, d’une manière totalement déconcertante. Le lecteur du livre d’Andy May découvrira , de manière très détaillée, les subtilités des procédures judiciaires et les violations des droits constitutionnels qui ont été menacés. Ce scénario sordide a été monté par des avocats spécialisés dans les recours collectifs, qui ont utilisé le même raisonnement sournois que celui utilisé contre l’industrie du tabac, à savoir que les dirigeants des compagnies pétrolières et gazières connaissaient les dangers des émissions anthropiques et ne les avaient pas divulgués. Il s’agissait d’un complot bien orchestré, soutenu par un groupe de procureurs généraux militants, dont tous, à l’exception d’un seul, étaient démocrates. Le procureur général restant était Claude Walker, des Îles Vierges américaines, un indépendant proche du Parti vert. Mais cette conspiration sans fondement s’est heurtée à la réalité : non seulement aucun investisseur ne s’était jamais plaint d’avoir été induit en erreur par ExxonMobil, mais l’essentiel de la plainte restait sans fondement. Il n’a pas pu être démontré que les émissions anthropiques ont à elles seules un impact significatif sur le climat au-delà de la variabilité naturelle, qui reste largement méconnue. Heureusement, cette triste affaire a jusqu’à présent connu une issue heureuse.
La Cour suprême de New York a rejeté l’affaire « avec préjudice » à la fin de 2019. Peut-être moins remarqué, mais tout aussi important et bien expliqué par Andy May, est le fait que la littérature scientifique évaluée par des pairs a participé à cette supercherie, notamment Naomi Oreskes et Geoffrey Supran. Leurs prétendues « preuves » ont été rejetées et démolies par l’experte nommée dans l’une des affaires judiciaires, Kimberly Neuendorf, ce qui n’est guère surprenant étant donné que les auteurs susmentionnés n’ont tout simplement aucune compréhension de ce qu’est la science ; comment auraient-ils donc pu produire une étude respectant les normes appropriées ? L’une des tentatives les plus odieuses de Naomi Oreskes a été ses efforts incessants pour établir une « science par consensus », ce qui est un oxymore et démontre qu’être historien des sciences ne signifie pas nécessairement que l’on comprend quoi que ce soit à ce sujet.
Chapitre 4 : Les bureaucrates et le changement climatique
Le chapitre commence par un bon compte rendu de la folie de l’expérience soviétique de Lyssenko et des millions de personnes qui ont souffert, ont été affamées et sont mortes à cause de ce « génie », imposteur nommé par Staline, et de ceux qui pensaient que la science pouvait être imposée par décret gouvernemental. Après ce rappel utile, Andy May passe à la manière dont l’EPA (Agence de protection de l’environnement) s’est lentement éloignée de sa mission initiale, qui était de contribuer à la compréhension des différents problèmes environnementaux, pour se mettre à promulguer des réglementations, puis à recourir à des « recherches externes » fournies par des groupes militants tels que Greenpeace ou le Sierra Club sans les vérifier, afin d’élaborer des réglementations gouvernementales.
Cela explique comment des idées aussi stupides que le coût social du dioxyde de carbone ont été introduites, et comment l’ajout de coûts virtuels permettrait la mise en œuvre de nouvelles règles ayant des coûts réels, car ces réglementations ineptes « économiseraient » les coûts fantaisistes. Un monde sans combustibles fossiles est bien connu de l’humanité, c’est le monde d’avant la révolution industrielle, une époque de souffrances et de misère, et un monde avec moins de CO2 est également bien connu, comme lors du dernier maximum glaciaire, lorsque les plantes étaient privées de CO2 et de vie. La vie dans son ensemble était au bord de l’extinction, car lorsque les autotrophes meurent par manque de CO2 ,la fin est proche.
Andy May analyse le genre de divagations idéologiques et de sources externes, y compris la documentation du GIEC, qui ont été utilisées sans aucune enquête interne supplémentaire afin d’amener l’EPA à déclarer que le CO₂ est un polluant (c’est-à-dire la conclusion sur la dangerosité du CO₂), l’une des idées les plus absurdes que l’humanité ait jamais eues. Il explique également comment le pouvoir législatif en la matière a été retiré au Congrès par la Cour suprême pour être transféré de manière douteuse à l’EPA. Ceux qui s’y sont opposés se sont simplement vu répondre de travailler sur d’autres sujets. Mais cela ne s’arrête pas là, car Andy May rapporte que lorsque le nouveau secrétaire de l’EPA a tenté de recourir à la science proprement dite, avec des données publiques, des algorithmes, etc. pouvant être vérifiés pour leur reproductibilité – les bases de la science –, il a été intimidé pour des raisons futiles et le magazine anti-science « Scientific American » a défendu cette attitude dans un article lamentable affirmant que cela empêcherait l’EPA de mettre en œuvre des réglementations appropriées pour protéger le public américain !
Chapitre 5 : Procès et changement climatique
Ce chapitre explique pourquoi les tribunaux ne sont pas le lieu approprié pour débattre de science et rapporte que, pour certains, ils sont devenus un moyen d’intimidation systématique visant à faire taire les opinions contraires. Dans l’une de ces nombreuses actions judiciaires, il convient de noter, et ce n’est qu’un fait, que Michael Mann n’a pas produit les données et le code demandés par le tribunal canadien où il avait déposé sa plainte, jusqu’à ce que le juge rejette l’affaire et accorde à Tim Ball tous les frais liés à sa défense.
Comment cela se fait-il ? Est-il si difficile pour un scientifique de se conformer à la pratique scientifique la plus élémentaire, qui permet la reproductibilité ? Andy May expose ensuite sept autres poursuites judiciaires intentées par Michael Mann, qui semble disposer de plus de ressources pour les poursuites judiciaires que pour divulguer correctement la manière dont son travail a été réalisé. Andy May pèse ensuite soigneusement ses mots, craignant probablement de devenir une nouvelle cible du néfaste Mann et d’être poursuivi dans une neuvième procédure venant à la suite des huit premières. Le lecteur sera certainement intéressé par le récit complet fourni par May, mais cela reviendrait à donner une trop grande visibilité aux agissements de Mann que de continuer à les publier dans cette revue. J’hésite entre le mépris pour le retard intentionnel et la mauvaise foi qui consiste à ne pas contribuer à résoudre le problème, et une sage indifférence.
La science l’emportera, chacun aura droit à son héritage. Quoi qu’il en soit, on notera que les reconstructions de Mann, qui utilisent des proxies douteux et des techniques statistiques (ACP) inappropriées, ont toutes contribué à effacer plus de 900 ans de variabilité naturelle. Il a en outre commis l’inacceptable en collant les températures mesurées à la fin de la reconstruction, afin de montrer une variabilité maximale et unidirectionnelle et d’affirmer, sans fondement, mais à la grande satisfaction du GIEC, que l’empreinte humaine sur le climat était prouvée. Depuis lors et depuis la démystification de ces reconstructions erronées, le GIEC n’a jamais plus tenté de fournir une preuve directe de l’influence humaine sur le climat et a recouru à des modèles informatiques très contestables.
Chapitre 6 : Faits et théories
Au début de ce chapitre, Andy May rappelle au lecteur à quel point les opinions peuvent être variées et à quel point le consensus est hors de propos en établissant que, quelles que soient les erreurs commises par les alarmistes climatiques pour tenter désespérément d’effacer la peur du refroidissement climatique du milieu des années 1970, cette peur a bel et bien existé et s’est rapidement transformée en peur du réchauffement dans les années 1980. Le consensus est en harmonie avec le climat actuel, véritable girouette, et n’offre aucune valeur prédictive, ce que l’on attend d’une science rigoureuse. En outre, May renvoie à juste titre à Popper (1962) en soulignant que toute hypothèse qui ne peut être réfutée n’est tout simplement pas scientifique et que les théories doivent fournir des prédictions (positives ou négatives) suffisamment claires pour pouvoir être vérifiées. Tant que les observations confirment les prédictions, la théorie survit, sinon elle est invalidée.
On pensera à cet égard à l’histoire des rayons N de l’infortuné René Blondlot. May continue en soulignant la différence entre les faits, les théories, les lois, les hypothèses et les idées. Enfin, Andy May examine les modèles informatiques, car ce sont eux seuls qui restent les preuves supposées avancées par le GIEC qui s’oppose à la comparaison de ses scénarios spéculatifs avec les preuves empiriques solides accumulées par les sceptiques, notamment les faibles sensibilités climatiques au CO2.
Il conclut qu’en matière de science, rien n’est jamais définitif, et certainement pas dans le domaine de la climatologie aujourd’hui, compte tenu du degré élevé d’incertitude qui entoure la plupart des facteurs importants et pour lesquels les fourchettes de valeurs restent obstinément larges malgré les fonds de recherche considérables alloués à de nombreux laboratoires au cours des dernières décennies. May conclut ce chapitre sur le faux consensus de 97 % et la remarque que les alarmistes climatiques préfèrent ne pas discuter des faits et évitent généralement de s’engager dans un débat.
Chapitre 7 : Les débuts
Ce chapitre commence par le début, c’est-à-dire les précurseurs qui ont émis l’idée que certains gaz pourraient contribuer à l’absorption de certains rayons infrarouges, puis passe à la naissance de la science climatique moderne, au lancement du GIEC suivi des deux premiers sommets et rapports clés, au troisième rapport d’évaluation qui a marqué un tournant, et se poursuit avec les rapports AR4 et AR5. Divers aspects de l’hypothèse solaire sont abordés et, bien sûr, un tel ouvrage ne serait pas complet sans évoquer les avantages politiques que les responsables politiques espèrent tirer en poussant la question climatique au-delà de ce que la plupart des scientifiques considèrent comme raisonnable, compte tenu du niveau d’incertitude extrême qui subsiste au bourt de 40 ans.
Andy May décide de commencer le chapitre avec John Tyndall, peut-être le premier des « modernes », car il n’était pas encore né lorsque Horace Bénédict de Saussure construisit son premier hélio-thermomètre en 1774, qui est en fait une véritable mini-serre conçue pour des mesures physiques. Mais le récit que Tyndall fait de ses expériences le qualifie sans aucun doute comme le premier à avoir formulé de manière précise ce que la plupart appelleraient aujourd’hui l’effet « serre », même si le terme est mal choisi. La loi de Stefan-Boltzmann remonte aux mesures de Tyndall, du moins en ce qui concerne les travaux de Stefan. Andy May évoque bien sûr la contribution de Svante Arrhenius, scientifique de renom et lauréat du prix Nobel, ainsi que celle de Guy Stewart Callendar, ingénieur britannique qui a tenté de relier la température mondiale à la concentration de CO2. Le refroidissement climatique entre 1944 et 1977 porta un coup dur aux idées de Callendar, qui était également un inventeur de génie, mais celles-ci resurgirent après sa mort (en 1968), lorsque le réchauffement climatique reprit au début des années 1980.
Andy May passe ensuite à la « science moderne » et montre comment l’AR5 ne parvient pas à fournir de meilleures estimations de l’impact du CO2 (c’est-à-dire la sensibilité climatique à l’équilibre, ou ECS), 34 ans après le premier « rapport Charney », ou comment l’AR5 tente plutôt maladroitement de minimiser le fait que toutes les études montrent que cette ECS a évolué dans une seule et unique direction, à savoir à la baisse, avec une fourchette plus restreinte.
Le rôle joué par James Hansen le 23 juin 1988 lors d’une réunion de la commission sénatoriale présidée par le sénateur Tim Wirth sur les changements climatiques catastrophiques est rappelé. Cela pourrait avoir été un moment décisif dans la manière dont les politiciens ont été amenés à croire à l’urgence d’agir. Andy May nous rappelle comment la très politique CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) n’a cessé de faire pression sur le GIEC et les scientifiques depuis la publication en 1990 du premier rapport d’évaluation du GIEC (FAR) afin qu’ils parviennent à des conclusions qui justifieraient leur existence même, qui dépend entièrement de la démonstration que le changement climatique est d’origine humaine. Il s’agit là d’un cercle vicieux qui empêche tout travail scientifique sérieux d’être mené de manière sereine et indépendante.
Ce qu’Andy May révèle, c’est que le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 restera probablement un moment décisif, ne serait-ce que pour les divagations délirantes de Maurice Strong, qui n’avait rien de mieux à proposer que l’effondrement de nos sociétés industrialisées pour sauver l’espèce humaine. Vous ne pouvez pas le croire ? Lisez le compte rendu précis d’Andy May. Cela explique également pourquoi, preuves du réchauffement climatique d’origine humaine ou non, la science a été tranchée dès la publication du deuxième rapport d’évaluation (SAR) en 1996, et qu’il a été ajouté, sur la base d’articles non publiés, controversés et douteux que « l’ensemble des preuves suggère une influence humaine discernable sur le climat mondial ». Ce fut le point de basculement marqué par une série de décisions clairement motivées par des considérations politiques, qui ont conduit à l’inquiétant « chapitre 8 » que le lecteur découvrira, avec ses pratiques choquantes qui aboutissent à une science de mauvaise qualité.
Une fois que les décisions ne sont plus motivées que par des considérations politiques, tout déraille, et c’est ce qui a fait du protocole de Kyoto un « désastre conceptuel » selon William Nordhaus, célèbre économiste de Yale et lauréat du prix Nobel. Andy May résume tout cela en une seule phrase : « Ce que veulent vraiment les guerriers du climat, c’est un gouvernement socialiste mondial ». Comme si le « chapitre 8 » ne suffisait pas, la troisième page du troisième rapport d’évaluation (TAR) du GIEC, publié en 2001, contenait le fameux « graphique en crosse de hockey ». Ce graphique erroné, résultat de pratiques scientifiques médiocres et d’une compréhension quasi inexistante des méthodes d’analyse statistique utilisées, notamment la technique PCA, a poussé la communauté climatique à adopter
en 2001 contenait le tristement célèbre « bâton de hockey ». Ce graphique erroné, résultat de pratiques scientifiques médiocres et d’une compréhension insuffisante, voire inexistante, des méthodes d’analyse statistique utilisées, notamment la technique PCA, a conduit la communauté climatique à affirmer que c’était clair, qu’il n’y avait pas matière à discussion, que le signal anthropique était évident. Quelle honte ! Andy May revient en détail sur cette histoire incroyable, expliquant notamment comment des preuves validées par des pairs ont été écartées pour servir l’agenda.
Dans le quatrième rapport d’évaluation (AR4) publié en 2007, on lit une admission contorsionnée de l’échec du graphique en crosse de hockey du TAR. Mais surtout, l’idée de recourir à des preuves matérielles pour démontrer un réchauffement anormal au XXe siècle a été abandonnée et les auteurs se sont plutôt contentés de tentatives basées sur des modèles pour prouver que les humains étaient bel et bien en train de changer le climat, en utilisant la plupart du temps des arguments circulaires !
Comme le rapporte Andy May, la « preuve » consistait simplement à faire tourner des modèles avec et sans ce que le GIEC avait décidé être la réponse du système terrestre aux émissions de CO2 d’origine humaine. Cela était censé être une « preuve » plus que suffisante. Pas besoin d’observations, comme c’est pratique, mais très peu convaincant. Le cinquième rapport, AR5 (2014), est une répétition du même exercice, avec les mêmes modèles fallacieux et peu convaincants.
Andy May examine ensuite comment la variabilité solaire est prise en compte par les simulations du GIEC, ou plutôt n’est pas prise en compte, et conclut qu’elle est tout simplement d’un ordre de grandeur inférieur à ce qu’elle devrait être, selon diverses études récentes sur des étoiles G0 similaires, comparables au Soleil. Bien sûr, une telle décision est hautement politique et ce qui est clair, c’est que les enjeux sont énormes et dépendent de si peu. Les politiques basées sur le GIEC vont détruire la prospérité occidentale parce qu’elles ne tiennent pas correctement compte de la variabilité solaire dans leurs modèles ; cela vous semble-t-il raisonnable ?
Chapitre 8 : Quelle est l’implication du gouvernement dans la recherche ?
Ce chapitre clôt le livre sur la vision malheureusement prémonitoire de Dwight D. Eisenhower qui avait clairement vu, bien avant que cela ne se produise, comment un cercle vicieux pouvait se développer, dans lequel les bureaucrates contrôleraient le monde universitaire et favoriseraient un programme politique, avec la complicité des médias dociles. Ils supprimeraient alors les opinions dissidentes, qu’elles soient scientifiques ou politiques. La recherche et les contributions privées sont marginalisées et diabolisées, car elles sont supposées être corrompues par des intérêts particuliers, et le « bien commun » abstrait est toujours mis en avant pour justifier des solutions mondiales sous l’égide et le contrôle d’organismes supranationaux, ce qui éloigne toujours plus toute action de ceux qui pourraient éventuellement avoir besoin de s’adapter à des conditions changeantes.
Andy May aborde également les cercles vertueux qui se créent lorsque le secteur privé et les universités coopèrent pour améliorer l’employabilité des diplômés, par opposition au cercle vicieux qui apparaît lorsque le secteur universitaire, principalement financé par le gouvernement, poursuit des voies qui ont peu de valeur pour le secteur privé, ce qui conduit à une dévalorisation des diplômes. La recherche en sciences de la Terre est emblématique de ce malaise, axée sur des modèles et des prévisions pessimistes, pour la plupart arbitraires et non fondés, et sans valeur ni pour le secteur privé ni pour la société dans son ensemble. Le livre conclut par la nécessité de vérifier, valider et évaluer de manière approfondie la reproductibilité des résultats des modèles logiciels et la solidité des hypothèses qui les sous-tendent.
Les droits constitutionnels fondamentaux sont en jeu, et les abstractions informatiques ne sauraient justifier la coercition politique. Andy May rend brillamment compte de ce qui est en jeu, et cela donne des frissons dans le dos. Ce livre est à lire absolument.
Liste abrégée de références
[1] P. Poyet, « Book Reviews : « Politics & Climate Science – A HISTORY » par Andy May », Clintel. Consulté le : 08 juillet 2025. [En ligne]. Disponible à l’adresse : https://clintel.org/a-review-of-politics-climate-science-a-history-andy-mays-new-book/
[2] P. Poyet, « Liste des publications de Patrice Poyet – 24 juin 2025 ». Auto-publié, 24 juin 2025. doi :
10.13140/RG.2.2.22944.08962.
[3] P. Poyet, « Critique littéraire : « Politics & Climate Science – A HISTORY » (Politique et science du climat – UNE HISTOIRE) par Andy May ». 30 janvier 2021. doi :
10.13140/RG.2.2.29634.71365/1.
[4] WBGU, Welt im Wandel : Gesellschaftsvertrag für eine Große Transformation ; [Hauptgutachten], 2., Veränd. Aufl.
Berlin : Wiss. Beirat der Bundesregierung Globale Umweltveränderungen (WBGU), 2011, ISBN : 978-3-936191-38-7.
Consulté le 6 mai 2020. [En ligne]. Disponible à l’adresse : https://www.wbgu.de/fileadmin/user_upload/wbgu/publikationen/hauptgutachten/hg2011/pdf/wbgu_jg2011.pdf
[5] Heartland Institute, Mann vs. Steyn Mann vs. Steyn: A Disgrace to the Profession – Climate Change Roundtable #97, (2024). Accessed: Aug. 06, 2025. [Online Video]. Available: https://www.youtube.com/watch?v=LWwle7R6PFk
[6] The Associated Press, « L’écrivain canadien Mark Steyn condamné à verser 1 million de dollars américains à un climatologue après un procès en diffamation », 2 septembre 2024. Consulté le 6 mai 2025. [En ligne]. Disponible à l’adresse : https://www.cbc.ca/news/world/us-trial-mann-defamationsteyn-simberg-1.7110203
[7] R. Mittiga, « Political Legitimacy, Authoritarianism, and Climate Change », Am. Polit. Sci. Rev., vol. 116, n° 3, pp. 998-1011, août 2022, doi : 10.1017/S0003055421001301.
[8] P. Poyet, The Rational Climate e-Book: Cooler is Riskier, 2e éd. Malte, 2022, ISBN : 978-99957-1-929-6. doi :
10.5281/zenodo.15575052.
[9] M. Crok et A. May, éd., Frozen Climate Views of the IPCC: An Analysis of AR6: An Analysis of AR6. États-Unis : Andy May Petrophysicist, 2023, ISBN : 979-8-89074-862-1.
[10] A. May et M. Crok, « Carbon dioxide and a warming climate are not problems », Am. J. Econ. Sociol., vol. 84, n° 1, pp. 43–57, janvier 2025, doi : 10.1111/ajes.12579.
[11] W. Soon et al., « The Detection and Attribution of Northern Hemisphere Land Surface Warming (1850–2018) in Terms of Human and Natural Factors: Challenges of Inadequate Data », Climate, vol. 11, n° 9, p. 179, août 2023, doi :
10.3390/cli11090179.
[12] D. Koutsoyiannis, C. Onof, A. Christofides et Z. W. Kundzewicz, « Revisiting causality using stochastics: 1. Theory », Proc. R. Soc. Math. Phys. Eng. Sci., vol. 478, n° 2261, mai 2022, doi : 10.1098/rspa.2021.0835.
[13] D. Koutsoyiannis, C. Onof, A. Christofidis et Z. W. Kundzewicz, « Revisiting causality using stochastics: 2.
Applications », Proc. R. Soc. Math. Phys. Eng. Sci., vol. 478, n° 2261, mai 2022, doi : 10.1098/rspa.2021.0836.
[14] A. May, Politics and climate changes: a history, première édition. Springfield : American Freedom Publications LLC, 2020, ISBN : 978-1-63625-262-9.
[15] G. Alimonti, L. Mariani, F. Prodi et R. A. Ricci, « Note de rétractation : Évaluation critique des tendances des événements extrêmes en période de réchauffement climatique », Eur. Phys. J. Plus, vol. 138, n° 8, août 2023, doi: 10.1140/epjp/s13360-023-04386-3.
[16] G. Alimonti et L. Mariani, « Is the number of global natural disasters increasing? », Environ. Hazards, vol. 23, n° 2, pp. 186-202, mars 2024, doi : 10.1080/17477891.2023.2239807.
[17] M. Friedman, Capitalisme et liberté, édition du 40e anniversaire. Chicago : University of Chicago Press, 2002, ISBN : 978-0226-26420-2. doi : 10.5281/zenodo.15834371
Merci pour le partage.
Pour les anglophones (ou avec deepl pour les francophones), la lecture du livre de M. Poyet est très utile pour avoir des bases sur le paléoclimat et la critique des modélisations du GIEC. Il exige toutefois un gros investissement de lecture car il est dense. On est récompensé car on y apprend entre autres des choses sur les ailes de ptérodactyle ; )
On trouvera sa suite logique dans les travaux de Courtillot-LeMouël et Vinos pour ce qui est des études alternatives du climat avec l’établissement du lien astroclimat-climat terrestre. A ma connaissance, cette piste bloque cependant sur deux trois chaînes de causalités physiques, ce qui lui vaut d’être contestée par des carbonistes. Mais ceux qui comme moi aiment le freestyle se plairont à l’étude, et leur curiosité leur ouvrira les portes de l’héliologie, la géophysique, l’aéronomie et derrière à d’autres théories encore plus appliquées et originales.
A ce sujet, s’il y a des géologues parmi vous, je cherche des données annuelles de long terme sur le déplacement vectoriel des plaques terrestres et sur des mesures locales du champ électrique terrestre à basse fréquence car j’ai lu quelque part que le spectre de Schuman avait varié ces dernières années. Je prends tout lien.