Climat : le prophète ou l’ingénieur

Rémy Prud’homme

Le climat est-il malade ? comment le soigner ? le diagnostic dominant, et même hégémonique, est le suivant : les rejets anthropiques de CO2 sont la cause d’une hausse considérable des températures, qui a des conséquences terribles. On en tire une thérapeutique : réduire à zéro ces rejets mortifères, thérapeutique effectivement mise en œuvre, au moins dans les pays dévelopés.

On peut légitimement entretenir des doutes sur le diagnostic (CO2 ­—> températures, et températures —> conséquences). On ne le fera pas ici. On s’interrogera plutôt sur la thérapeutique. Correct ou non, le diagnostic débouche sur deux prescriptions bien distinctes : (i) agir sur la cause de l’évolution du climat, sur le CO2 ; ou (ii) agir sur les conséquences de cette évolution, sur les dommages potentiels. Actuellement, la première de ces deux options, qu’illustre la figure du prophète, domine totalement le paysage. On peut pourtant penser que la deuxième, qui s’incarne dans le travail de l’ingénieur, est la plus raisonnable.

Il est facile de voir que la stratégie de réduction à zéro des émissions de CO2 est irréaliste, pour ne pas dire absurde. Deux chiffres le montrent. Les célèbres accords de Paris, en 2015, allaient sauver la planète en engageant l’élimination du CO2. Comment ont évolué les rejets depuis 2015 ?

Dans l’Union Européenne, les rejets de CO2 ont diminué d’un peu plus de 300 millions de tonnes. A un coût très élevé qui affecte la compétitivité et le niveau de vie de l’Union : les prix de l’électricité, par exemple, y sont deux ou trois fois plus élevés que dans le reste du globe.

Dans le même temps, en Chine, durant la même période, les rejets de CO2 ont augmenté de 1300 Mt. Un pas en avant, quatre pas en arrière. L’humanité ressemble à Pénélope qui détricotait chaque nuit le linceul qu’elle avait tissé chaque jour ; ou à Sisyphe qui montait à grand peine son rocher presque au sommet de la colline, pour le voir lui échapper et dégringoler la pente. La sagesse grecque nous rappelle que le linceul de Pénélope ne fut jamais tissé, et que le rocher de Sisyphe ne fut jamais posé au sommet.

Rien ne permet de penser que la situation pourrait être renversée dans les décennies à venir. Le coût de la réduction d’une tonne de CO2 va augmenter dans les pays développés qui, on peut le supposer, ont commencé par les opérations de réduction les moins coûteuses, et vont continuer avec des opérations de plus en plus coûteuses. Les habitants de ces pays, surtout les plus pauvres d’entre eux, et les entreprises, ne supporteront pas ces augmentations. On le sait et on le dit depuis longtemps. Mais l’actualité devrait ouvrir les yeux les mieux fermés. Les prophètes, et les gouvernements qui les écoutent, ont tout fait pour avoir une énergie très chère (pensez à la taxe carbone, présentée comme le plus sûr moyen de réduire nos rejets de CO2). Ils ont obtenu une énergie chère. Et les voilà qui la trouvent trop chère. Ils font marche arrière, et se disputent sur les moyens d’en faire baisser le prix.

De toutes façons, tous les efforts de nos pays développés sont et seront dérisoires et vains. L’évolution du total des rejets n’est plus entre nos petites mains, mais entre les gros bras de la Chine, de l’Inde, et des pays pauvres.

C’est pourquoi, il faut se tourner vers l’autre politique, celle qui consiste à demander aux ingénieurs de nous protéger des conséquences possibles des évolutions du climat. Les forêts de Gironde sont en feu. Il est puéril d’en conclure que cela prouve que nous n’avons pas assez lutté contre les rejets de CO2, et qu’il faut dorénavant remplacer les bains par des douches; c’est là singer les prêtres et les courtisans de Byzance qui discutaient du sexe des anges lorsque les Ottomans faisaient le siège de la ville. En réalité, ces incendies signifient que nous n’avons pas assez débroussaillé et pas assez acheté de canadairs, et qu’il faut engager des programmes de débroussaillage et d’achats de canadairs.

Cette stratégie d’adaptation n’a rien d’original : elle est celle que l’humanité met en œuvre depuis toujours. Elle a trois avantages.

Le premier est qu’elle fonctionne. Le Bangladesh en fournit un exemple impressionnant, qu’illustre le tableau ci-après.

Ce pays de basse altitude est depuis toujours exposé à des cyclones dévastateurs. Au cours des cinquante dernières années, les pertes humaines causées par les cyclones y ont été drastiquement réduites, presque éliminées. Pas parce que les cyclones auraient été moins violents. Pas parce que la teneur en CO2 aurait diminué. Mais parce que le Bangladesh, qui a créé un ministère de la Gestion des désastres, a amélioré la protection des habitants. Pour le cyclone Amphan, en 2020, près de deux millions de personnes ont été évacuées, mises à l’abri, nourries, soignées – et sauvées.

Le second avantage est que cette stratégie d’adaptation est considérablement moins coûteuse que la stratégie d’élimination des rejets de CO2. On dispose de peu d’études véritablement scientifiques sur ce point. Mais des analyses officielles anglaises sur les dommages potentiels des inondations des côtes et des rivières (le plus important des dommages associés à une continuation de l’augmentation des températures) suggèrent un coût annuel de 10 (dix milliards de livres par an) pour l’inaction, de 1 pour l’adaptation, et de 100 pour l’élimination des rejets de CO2. Ces chiffres sont à prendre avec prudence, mais le rapport de 100 à 1 qu’ils suggèrent est un ordre de grandeur (en fait : deux ordres de grandeur) qui donne à réfléchir. Ils ne sont pas inconciliables avec la conclusion de William Nordhaus, prix Nobel d’économie (le plus écologiste des économistes, et le plus économiste des écologistes), qui a calculé que l’augmentation optimale de température, celle qui minimise le total des coûts pour l’humanité, est de 4 degrés centigrades, ce qui nous est présenté par beaucoup comme la fin de la planète.

Le troisième avantage est que cette stratégie est graduelle. Elle consiste à faire ce qui est utile pour réduire les dommages immédiatement prévisibles, là où cela apparaît nécessaire, hic et nunc. Si dans vingt ans d’autres dépenses deviennent nécessaires, il sera toujours temps de les engager. Si cela ne devient pas nécessaire, si par exemple, le soleil se met à moins chauffer, ou si le CO2 n’est pas la cause principale du réchauffement, eh bien tant mieux, on aura fait de grosses économies. Cette politique des petits pas dans le réel se compare avantageusement avec la politique dominante du grand bond en avant dans l’inconnu. Elle consiste à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et permet de prendre en compte les incertitudes du climat et de la technologie.

Tout suggère donc que pour faire face au (modeste) réchauffement de notre planète, mieux vaut faire confiance aux ingénieurs qu’aux prophètes. A l’action effective des ministres de la Gestion des désastres du Bangladesh et d’ailleurs, plutôt qu’aux discours enflammés de l’écolière Greta Thunberg et de ses thuriféraires.

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34 réflexions au sujet de « Climat : le prophète ou l’ingénieur »

  1. C’est pourtant l’atténuation (diminution du CO2) qui est privilégiée budgétairement et non l’adaptation.

    Par exemple, lorsqu’on regarde la répartition du Fonds Vert pour le climat des Nations Unies, c’est 90% du fonds qui part dans l’atténuation (éoliennes et PV, reboisements, fours solaires…) et seulement 10% qui vont à l’adaptation (occupation des sols, prévention et sauvegarde …) alors même que le Secrétaire général des Nations Unies dit qu’il faudrait répartir les efforts entre ces deux stratégies à 50, 50.

    Mais comme vous l’expliquez bien dans cet article, même ce principe 50/50 n’est pas souhaitable car c’est bien la seule adaptation qui est rentable, efficace et donc souhaitable pour l’humanité. Malheureusement, dire qu’on ne prévient pas les inondations ou les sécheresses en plantant des éoliennes passe de nos jours comme l’ultime subversion.

    • “la seule adaptation qui est rentable, efficace et donc souhaitable pour l’humanité” : Il y a des limites à l’adaptation. L’humanité et encore plus les écosystèmes ne pourront pas s’adapter à tout. Quelques mots clefs à chercher, si la vraie littérature scientifique et l’avenir de vos enfants et petits-enfants vous intéressent, sont : (soft, hard) limits of adaptation, residual risks.

      Et je me permets de vous donner un vieux proverbe à méditer : Il vaut mieux prévenir que guérir.

      Mais il est très clairement temps de passer à l’adaptation, d’autant plus qu’il faut du temps. Car il me semble par exemple qu’on ne peut pas faire pousser du jour au lendemain une forêt adaptée au climat futur plus chaud (pour lequel vous oeuvrez de toutes vos forces en vous opposant à ce qu’on va pudiquement appeller le constat scientifique majoritaire).

      D’ailleurs le HCC ne dit pas autre chose dans son rapport annuel 2021: “Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation”.

      • “La vraie littérature scientifique”…
        Tout est dit de votre vision des choses en peu de mots!
        1) Les changements climatiques sont la règle et pas l’exception depuis des centaines de millions d’années.
        2) Ces changements peuvent être graduel ou soudain.
        3) Ces modifications du climat jusqu’à une période récente (grosso modo un siècle) ne peuvent être imputées aux activités humaines.
        4) Dans l’histoire récente : optimum climatique romain, optimum médiéval (2° plus chaud qu’aujourd’hui), le minimum de Maunder (2° plus froid qu’aujourd’hui), le minimum de Dalton.
        5) La quantité de CO2 dans l’atmosphère représente 0,04% du volume de cette dernière.
        6) Cycles climatiques de Milancovic…
        7) Variation de l’activité solaire.
        8) Traversée du système solaire de différentes zones de la galaxie plus ou moins froides…
        C’est une liste non-exhaustive car il y a un nombre de paramètres énormes sans compter leurs interactions… Et tout ceci est sourcé!
        Vous feignez d’invoquer la science mais vous parlez comme un idéologue!

        • Mon Dieu, Madmax. Autant d’arguments invalides en si peu d’espace. Je vais le reprendre un par un, si les modérateurs me laissent faire.

          1) “Les changements climatiques sont la règle et pas l’exception depuis des centaines de millions d’années”. Oui. Demandez aux paléoclimatologues compétents. En France, il y a par exemple les paléoclimatologues Jean Jouzel ou Valérie Masson-Delmotte, qui jouent/ont joué des rôles importants au GIEC. Ou Edouard Bard et Jean-Claude Duplessy ou Claude Lorius (tous à l’Académie des Sciences, comme Jouzel d’ailleurs). Ou quelques centaines d’autres paléoclimatologues qui publient dans le domaine. 99 à 100% d’entre eux vous confirmeront que le climat à toujours changé à toutes les échelles de temps, et que quasiment tous les changements climatiques passés *globaux* connus ont été causés ou amplifiés par les variations des concentrations de gaz à effet de serre. Réfroidissement depuis le Crétacé, par exemple : inexplicable sans la diminution forte de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, causée par des variations du volcanisme et l’érosion des chaînes de montagne (qui retire du CO2 de l’atmosphère par l’altération accrue des silicates). Pareil pour les cycles de Milankovich, causés par les variations de l’orbite de la Terre – sans amplification par le cycle de carbone, leur effet sur le climat global serait beaucoup plus faible.

          Sur demande, je peux vous fournir des dizaines d’articles à ce sujet. Tous dans des journaux reconnus bien sûr. De la vraie littérature scientifique, pas de la désinformation tirée directement de chez Anthony Watts.

          2) 3) 4) “Ces changements peuvent être graduel ou soudain.” Fournissez-moi un exemple de changement *global* aussi abrupte que le présent. Médiéval, Maunder, Dalton : Pas 2° global, très loin de là. Lisez la littérature scientifique si vous voulez parler de science. Là aussi, si vous voulez, je vous fournis les références.

          5) Oui, et alors ? C’est quoi l’argument ? Vous voulez un climat comme sur Vénus ?

          6-10) Plus tard, pas le temps maintenant.

          • Lien CO2-climat : relation ne veut pas dire cause. La dénatalité en Alsace est étroitement liée à la diminution du nombre des cigognes.

          • Concernant le changement abrupt prétendument exceptionnel, les seules mesures statistiquement fiables datent de 1850 à nos jours. Difficile donc d’affirmer quoi que ce soit. Quand l’incertitude est supérieure à la tendance qui peut se dégager, il est peu prudent de conclure. Si votre référence est la courbe de Mann, elle a été invalidée depuis de nombreuses années tant les méthodes employées pour obtenir ces résultats sont étranges pour ne pas dire totalement fausses. Les rapports scientifiques du GIEC se gardent bien d’etre affirmatifs concernant cette courbe en crisse de hockey et la magie permettant d’effacer l’optimum médiéval, contredite par d”innombrables récits historiques. Les résumés écrits a des fins politiques, c’est une autre affaire évidemment.

          • 2) 3) 4) “Fournissez-moi un exemple de changement *global* aussi abrupte que le présent.”
            Le site Wikipédia “Abrupt Climate Change” nous indique que des variations de température de plusieurs degrés °C allant jusqu’à 10°C en QUELQUES ANNEES ont été mises en évidence à la fin de le dernière glaciation (Young Dryas) au Groenland et en quelques autres endroits du globe.
            Alors dire que une augmentation de 1°C en un siècle, c’est du jamais vu… Relativisons, SVP

          • “quasiment tous les changements climatiques passés *globaux* connus ont été causés ou amplifiés par les variations des concentrations de gaz à effet de serre.”
            Voir l’étude précise des courbes obtenues à partir des carottes de glace de Vostok : le contraire de ce que vous affirmez. Alors correction svp.

        • 6) Cycles de Milanković: Fréquences de 19000, 23000, 40000, 100000, 400000 ans principalement. Rien à voir avec le changement climatique rapide et global sur les 50 (100) dernières années.

          7) Variation de l’activité solaire : Diminution de l’activité solaire moyenne depuis 1979 au moins.

          8) “Traversée du système solaire de différentes zones de la galaxie plus ou moins froides…” – vous êtes sérieux là ? Il me semble que la fréquence de rotation de la glaxie est de quelques 100 Ma. De là à ce que ça puisse avoir le moindre effet mesurable sur le climat de la Terre sur des échelles de temps de quelques décennies… c’est vraiment à hurler de rire.

          • Le climat est un système dépendant de phénomènes chaotiques largement méconnus. Il n’a pas d’état stable. Donc sans preuves mesurées avec une incertitude faible, on n’en sait rien.
            La question d’étudier les raisons des variations climatiques est distincte. Dit autrement, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas que l’on a la preuve que l’hypothèse du CO2 humain comme cause du réchauffement est vraie. Il peut d’ailleurs avoir des causes anthropiques qui sont tout autres, comme l’effet de l’activité humaine sur la formation des nuages. Il a probablement de nombreuses causes, naturelles ou non. Rappelons que la connaissance du climat est extrêmement faible et que les modèles sont basés sur des hypothèses dont la principale (le CO2) n’a jamais été démontrée autrement qu’en se basant sur une corrélation apparente entre deux courbes, depuis quelques décennies. Une corrélation ne donne aucune information sur la causalité.
            Une dernière remarque, il est erroné de considérer que les 50 dernières années montrent une augmentation significativement plus rapide que les 50 pprécédentes et les 50 encore précédentes encore. Nous sommes d’ailleurs sur un plateau depuis 2016, alors que le taux de CO2 augmente de façon linéaire. Ce dernier point n’a aucune signification non plus mais illustre bien, justement, le danger d’interprétations sur des périodes courtes, sans recul et avec de faibles connaissances des lois de l’interaction de multiples phénomènes.

          • 6) Ce n’est pas ce que je vois sur le site de Meteo France, on a quand même depuis des dizaines d’années (vers 1900) des périodes de chaleur même plus longues qu’aujourd’hui. D’ailleurs pas plus tard qu’hier on a encore qualifié de canicule une journée chaude alors que théoriquement, il faut attendre 3j et ça dépend aussi des températures nocturnes. Moi je ne vois aucun changement en fait.

            7) Ah, j’avais pourtant lu que le dernier cycle solaire était justement le plus violent depuis des millénaires.

        • Nous ne faisons que nous appuyer sur le 3eme rapport du GIEC. Libre à vous de nous percevoir comme des idéologues !

          Dans son troisième rapport (TAR), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, IPCC en anglais, un organisme de l’ONU) aborda la question de la prédictibilité du climat dans les termes suivants :

          “Predictability in a Chaotic System: The climate system is particularly challenging since it is known that components in the system are inherently chaotic; there are feedbacks that could potentially switch sign, and there are central processes that affect the system in a complicated, non-linear manner.

          These complex, chaotic, non-linear dynamics are an inherent aspect of the climate system. In climate research and modelling, we should recognise that we are dealing with a coupled non-linear chaotic system, and therefore that the long-term prediction of future climate states is not possible.”

  2. Et les courants océaniques ? Le volcanisme ? Le bétonnage des côtes ? Le champ magnétique terrestre ? La tectonique des plaques ? L’activité solaire ? La déforestation ? Le rayonnement cosmique ?
    L’orbite lumaire ? La vapeur d’eau ? (liste non exhaustive)

    En fait, le problème est d’une telle complexité que personne n’y comprenait quoi que ce soit dans sa globalité, finalement. Heureusement, grâce au Giec et à ce maudit CO2, tout est devenu simple et limpide.

    Amen.

    • Volcanisme ? Fort effet possible d’éruptions majeures sur quelques années, mesuré (Agnung, Pinatubo). Effet déterminant sur le climat à l’échelle de quelques dizaines à centaines de millions d’années (refroidissement généralisé depuis que Crétacé par exemple). Pas de changement majeur d’activité volcanique séculaire depuis la période préindustrielle, donc exit.

      Courants océaniques : Oui, font partie du climat. Et donc ?

      Valeur d’eau : Rétroaction majeure, instantanée. Ne peut pas causer des changements climatiques pour exactement cette raison : il pleut quand il y en a trop.

      Rayonnement cosmique : L’expérience CLOUD, sur laquelle vous avez tous compté comme sur la venue du Christ Rédempteur, a bien prouvé qu’il n’en est rien.

      Tectonique des plaques : Effet majeur sur des échelles de millions d’années. Si je regarde une carte du monde de 1900, je n’ai pas l’impression que la distribution des continents a beaucoup changé depuis.

      Orbite lunaire : A-t-elle changé ? Ben non, la mécanique céleste est prévisible comme une horloge sur des millions d’années.

      Déforestation : Effet certain, beaucoup de climatologues travaillent dessus. Deux effets: 1) Bilan de carbone (voir CO2); 2) effet biogéophysique – forçage de l’ordre de 10% max (certainement inférieur) de celui des GES émis depuis 1850. Abondante littérature scientifique disponible sur demande.

      A part ça, j’aurais bien aimé avoir une discussion sur l’article ci-dessus sur l’adaptation, pas sur tout et n’importe quoi avec des arguments réfutés depuis 100 ans que vous me servez là.

      • En somme, seul le CO2 peut faire varier le climat. Le fragile équilibre qui conditionne la Vie sur Terre ne dépend que de quelques ppm en plus ou en moins de CO2 présent dans l’atmosphère, sans qu’aucun autre paramètre ne puisse avoir la moindre influence.

        Et nous aurions pour obligation de maintenir ces conditions au ppm près, régulant ainsi la température du globe au dixième de degré près.

        Fascinant.

        • Non. La tectonique peut faire varier le climat. Le volcanisme peut faire varier le climat. Les émissions d’aérosols font varier le climat. Le changement d’utilisation et d’affectation font varier le climat. Le méthane, le N2O et d’autres gaz à effet de serre font varier le climat. L’activité solaire fait varier le climat. Les variations de l’orbite de la Terre font varier le climat. Les variations naturelles font varier le climat.

          Et le top, c’est que tout ça est quantifié pour les différentes échelles de temps et d’espace. Il se trouve seulement que l’activité humaine à causé un réchauffement climatique de 1.1°C depuis 1850-1900 (dont +1.5°C via les GES et -0.4°C via les émissions d’aérosols), et que les autres facteurs mentionnées sont mineurs sur les 150 dernières années.

          Il suffit de lire la littérature scientifique, un *bon* livre (pas ceux qui sont promus ici habituellement), ou les rapports de l’IPCC. Ou vous commencez par un site internet comme celui du CNRS, de la NASA (climate.nasa.gov), de Météo France, du Met Office Anglais, de la météo américaine (NOAA). Et si vous croyez que toutes ces sources sont douteuses, demandez-vous s’il ne serait pas temps de commencer à surtout douter de votre propre capacité de jugement.

          • C’est bien compris, seules les émissions de CO2 “anthropiques” sont resposables du changement climatique. L’influence des autres facteurs est négligeable à l’échelle de temps considérée. Point.

            Pourtant, dès 1990, le Giec alors tout récemment créé, annonçait la submersion pure et simple du Bangladesh à l’horizon de l’an 2000. Ce qui, apparemment, ne s’est pas produit. Cette annonce paraissait pourtant très étayée scientifiquement.

            Etonnant.

          • Si l’IPCC, la NASA ou Météo France avaient une ébauche de preuve scientifique sur le fait tque les émissions de CO2 humaines ont causé le réchauffement observé sur cette courte période, nous assisterons peut-être tout de suite la fin du monde d’avant, tant rêvée et fantasmée .
            Malheureusement, malgré trente ans de rechery acharnees et de financements inédits en volume pour une discipline aussi jeune que la climatologie, il n’y a rien. On se rabat donc sur une notion bien trouble appelée “consensus”, sur l’icône Greta Thunberg, pas vraiment ce que l’on appelle une scientifique et sur des modèles. Le principe d’un modèle prédictif basé sur une hypothèse de causalité est qu’il n’a pas vocation à prouver cette hypothèse, sinon c’est un raisonnement circulaire. Par ailleurs, Spencer, Christie, Judith Curry, Lintzen, ne sont pas des platistes embauchés par erreur à la NASA, au MIT et autres instituts parmi les plus élitistes du monde. La science n’est pas un tribunal politique où la majorité l’emporte et fait taire les dissidents.
            Comme nous débattons de lectures utiles, je pense que ‘one hundred scientists against Einstein” est assez instructive sur le risque de mêler politique et sciences. Parmi les auteurs de cet ouvrage exprimant un consensus écrasant contre la théorie de la relativité se trouvaient des physiciens parmi les plus réputés, dont deux prix Nobel. Eistein répondit qu’il ne comprenait pas l’utilité de réunir 100 auteurs contre sa théorie alors qu’un seul fait aurait suffi.

  3. Questions.

    On nous dit que la température “globale” a augmenté de 1°c en 150 ans.
    On en est VRAIMENT sûrs ?
    Autrement dit, les mesures effectuées par nos ancêtres au 19e siècle et celles que nous effectuons aujourd’hui sont-elles PARFAITEMENT comparables ? (conditions des mesures, étalonnage et résolution des instruments utilisés)
    On nous dit également que jamais un tel réchauffement ne se serait produit aussi “vite”. Comment le sait-on, puisqu’il n’y avait pas de relevés de température au jour le jour, avant l’invention du thermomètre ?
    Et si tout ceci n’était qu’une sinistre farce ou une monumentale erreur ?

    • Le site Wikipédia “Abrupt Climate Change” nous indique que des variations de température de plusieurs degrés °C allant jusqu’à 10°C en QUELQUES ANNEES ont été mises en évidence à la fin de le dernière glaciation (Young Dryas) au Groenland et en quelques autres endroits du globe.
      Alors dire que une augmentation de 1°C en un siècle, c’est du jamais vu… Relativisons, SVP.

  4. Un climat comme sur Vénus ! Il faut rester raisonnable !
    L’atmosphère sur Vénus, comme celle de Mars, est composée essentiellement de CO2, et alors ?
    Ce qui crée la température de surface c’est la pression atmosphérique et non sa composition,
    sur Vénus 450° C sous 90 Bars , sur Mars -60° C sous 0,006 Bars !
    Bon, sur Vénus il y a aussi la durée du jour solaire ou sidéral (plus long) qui influence la température.

    Jamais sur notre Terre,

    ”qui est une planète qui tue tout ce qui vit, sans exception, l’oxygène qui oxyde tout !
    Dame nature est sans pitié, une vraie pourriture, un écureuil qui criait dans mon jardin après s’être fait casser le train arrière par un chat ( c’est beau la nature), je n’ai pas fait fuir ce chat pour qu’il abrège ses souffrances .
    Belle la Planète, magnifique la biodiversité , le monde est merveilleux, il faut le préserver, les poissons fourrages et les antilopes connaissent bien ce monde merveilleux !
    Espérons qu’il n’y ait pas beaucoup d’autres planètes avec de la vie dans l’univers ” Tant de souffrances sur cette terre !

    il ne fera une température comparable à celle de Vénus

    • La moitié d’entre vous dit “le CO2 n’est que 420 ppm, c’est peanuts, ça ne peut avoir aucun impact sur le climat.”

      L’autre moitié dit : “Les raies d’absoprtion du CO2 sont saturées de toutes manières, tellement il y en a. En rajouter ne peut rien changer.”

      Les deux arguments sont à côté de la plaque, mais en plus ils se contredisent mutuellement. Décidez enfin d’adord lequel vous voulez soutenir.

      Ensuite, regardez par exemple un conférence (dispo sur youTube) de Jean-Louis Dufresne, directeur de recherche au CNRS. Il vous expliquera.

      • @Anton, l’argument d’autorité ne convaincra que des gens n’on éduqués scientifiquement. On peut vous répondre de visionner une conférence de pionniers de la climatologie comme Judith Curry ou Roy Spencer, ou encore Richard Lintzen, je ne vois pas en quoi cela permet de trancher. Oui il faut étudier des sources. Les auteurs relayés sur ce site sont souvent bien plus neutres dans leurs analyses que sur bon nombre de sites catastrophistes qui mélangent allègrement tous les sujets et toutes les questions.

        • Je ne parle pas de sources catastrophistes, TP. Je parle des institutions scientifiques compétentes. Je parle du CNRS, de la NASA, de Météo France, de l’UK Met Office, de la NOAA (et je pourrais en rajouter plein, comme les Académies de Science majeures).

          Bien sûr ont entend des bêtises chez Extinction Rebellion – effectivement, c’est l’équivalent, à signe inversé, des sources que vous semblez consulter, du genre chez Watts. A éviter.

          Avez-vous déjà réfléchi pourquoi il y a toujours les mêmes quelques noms qui reviennent quand vous essayez de donner (pour un argument d’autorité) les noms de climatologues qui soutiennent des positions hors consensus ?

          Peut-on déjà au moins convenir que si on accepte la position minimale de Lindzen et Curry (existence d’un effet de serre supplémentaire dû aux émissions de GES par l’Homme, même s’ils l’estiment à à peu près 1/3 de l’ampleur estimée par 98% des scientifiques compétents), on peut déjà évacuer 80% des bêtises qu’on peut lire sur les sites climato-sceptiques (genre l’augmentation des concentration de GES n’est pas due à l’Homme, il n’y a pas d’effet de serre, il n’y a pas de réchauffement) ? OK ?

          (Roy et Spencer sont différents, ils n’ont pas l’envergure de Curry et Lindzen. Ils ne connaissent que leur micro-bout de spécialité d’analyse de données de sondeurs micro-ondes et ne sont même plus pris au sérieux dans leur propre domaine restreint.)

          • Ce que j’essaie de vous expliquer est que la climatologie est une discipline qui défend son clocher, comme toutes les autres. À partir du moment où cette discipline particulière refuse toute remise en cause de ses fondements en agissant de façon politique — grâce au GIEC notamment — ce n’est plus de la science, c’est de la politique. L’argument prétendant que seuls les climatologues peuvent valider ou invalider des conclusions est faux. Toute personne compétente en statistiques et sciences de données peut vérifier 100% de ce qui relève de données observées.

            Personnellement c’est ce mépris de toute éthique scientifique dans cette communauté bien spécifique, et jeune, que je trouve dangereuse. Bien plus que les températures. On en arrive a publier un rapport de l’ONU délirant sur une explosion du nombre de catastrophes naturelles que les données — du reste très connues et maintes fois étudiées — employées pour réaliser ce rapport contredisent à 100%. Pourquoi les climatologues n’ont ils pas ouvertement,. Immédiatement, démenti ces conclusions, avec virulence ? Parce qu’elles vont dans le sens de leur consensus et protègent donc leurs financements, et peu importe si tout est faux.

            Croyez moi ou non mais vu mon métier et ma formation je sais qu’un modèle d’apprentissage supervisé basé sur une hypothèse de causalité (CO2 humain –> température moyenne globale) a pour finalité de prédire l’ampleur de cet effet de causalité. En aucun cas il peut prouver l’hypothèse sur laquell il est construit. Sinon c’est un raisonnement circulaire.

            Il n’y aura rien de scandaleux, si cela se produit, à avoir écrit des milliers de papiers et dépensé des milliards d’euros pour faire des modèles sur une hypothèse qui à un instant t semblait pertinente et s’est avérée fausse. C’est le principe de la science, une perpétuelle remise en cause qui permet le progrès.

            Ce qui est scandaleux est d’exploiter cyniquement une discipline pour faire peur aux gens et imposer des changements de société majeurs quand les chiffres de données observées ne montrent rien d’une telle ampleur.

            Vous pouvez donc mépriser les quelques moutons noirs parmi une majorité de climatologues, cela reste un argument bien fragile pour ne pas dire étrange. Pourquoi refuser tout débat de fond, de chaque question précise ? Seuls les climatologues connaissent les lois statistiques et sont capables d’analyser des chiffres ?

  5. Bonjour,
    Merci pour cette intéressante synthèse. Le rapport du GWPF par Andrew Montfort ne présente pas le graphique que vous montrez. Auriez-vous la référence de cette évolution des conséquences des cyclones au Bengladesh svp ?
    Merci encore.
    Bien à vous

  6. Le météorologue américain Antony Watts (WUWT) vient de publier un premier rapport sur le positionnement des stations météo US dont un grand nombre sont situées dans des zones urbaines asphaltées, etc. A tomber à la renverse ! Cela laisse rêveur sur la fiabilité des mesures des canicules récentes (relayées jusqu’à la nausée, par la presse catastrophiste) si les mesures sont caviardées par l’effet du dôme thermique urbain.
    A quand une étude exhaustive sur le sujet ?
    Au passage, un peu de lecture à propos du réchauffement récent qui ne serait pas aussi catastrophique qu’on veut bien le croire par rapport à des événements passés récents de même nature, et qui se sont produits sans ce fichu CO2 de la faute à l’homme :
    https://www.researchgate.net/publication/200033573_Reconstructing_climatic_and_environmental_changes_of_the_Past_1000_years_A_reappraisal

    • Voilà pourquoi les observations par les stations de surface TRES sont sujettes à caution. Je me souviens il y a quelques jours avoir remarqué une station météo coincée entre l’autoroute A7 et le début d’une bretelle de sortie vers Avignon Nord ou Orange, je ne me souviens plus très bien, soit deux larges surfaces d’asphalte noire surchauffées par la canicule à moins de 5 mètres de part et d’autre de ladite station, auxquelles on ajoute la température des gaz d’échappement des voitures (parfois immobilisées lors des grandes migrations) et des refroidissement des clims.
      Les relevés de température peuvent être mis au panier sans même se fatiguer à les regarder !

      • Voilà qui confirme mes soupçons. En 1850, il n’y avait pas d’autoroutes.
        Le réchauffement de 1.1°C depuis 1850 n’est peut-être même pas prouvé de façon irréfutable.

        Si ça se trouve, il ne se passe rien d’anormal.

      • Jack
        Vous faites une confusion avec le réseau de stations météo des autoroutes, qui sont utilisées par les services d’exploitation pour l’observation, la prévention et l’information des usagers sur les phénomènes localisés pouvant présenter un danger (brouillard, verglas, rafales de vent, fortes pluies, neige etc.). Il y en a environ une tous les 10 km, (plus ou moins selon la vulnérabilité des sites) et elles sont évidemment situées le plus près possibles des axes autoroutiers, là où elles sont les plus pertinentes. Toutes les données sont télétransmises aux centres d’exploitation, avec un rafraîchissement toutes les deux ou trois minutes. La station d’Avignon-nord fait partie de ce réseau.
        MD

  7. Une question me taraude, il est convenu d’évoquer une hausse de la température moyenne de la terre d’un peu plus d’un degré en 170 ans. Mais les effets de l’industrialisation en 1850 étaient faibles, le taux de co2 atmosphérique était d’alors de 280 ppm et en 1945 il était aux alentours de 300 ppm, soit une augmentation d’environ 156 gt en 95 ans. L’augmentation de la température moyenne a été estimée sur cette période à environ 0,5 degrés. Entre 1945 et 2022 l’augmentation du co2 est de 1100 gt l’augmentation de la température est estimée à 0,6 degrés. La corrélation CO2 et hausse des températures n’est pas évidente. Il faut donc admettre que le rôle attribué au co2 est surestimé et que d’autres causes naturelles ou anthropiques (gaz souffrés) interviennent de manière significatives. En tout cas prétendre que le co2 est le facteur déterminant de ce réchauffement est faux, en tout cas jusqu’à ce jour.

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