Ce que la fonte des glaciers alpins nous dit du climat

Par Rémy Prud’homme

Les glaciers du Valais, en Suisse, sont une merveille justement classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cet été, plusieurs d’entre eux (notamment le glacier Tournemagne) se sont fracturés. Le phénomène n’est pas limité à la Suisse. Il frappe également l’Italie (où l’effondrement du glacier la Marmolada a fait des victimes) et la France. Il n’est pas non plus propre à 2022. Globalement, les glaciers alpins fondent, rétrécissent, et disparaissent, lentement mais sûrement. Cette évolution nous dit deux choses importantes sur le climat et son évolution.

La première, très connue, est qu’elle est à peu près certainement une conséquence du réchauffement de la planète. C’est ce que suggère le bon sens. On sait que la moyenne des températures a augmenté d’environ 1 degré centigrade au cours des 150 dernières années – un peu plus dans certaines régions, un peu moins dans d’autres. Que ceux qui doutent de ce réchauffement, s’il y en a (je n’en ai jamais rencontré aucun) nous proposent une autre cause de cette lente disparition des glaciers.

La deuxième, moins connue, est que la disparition des glaciers fait apparaitre des vestiges qui montrent qu’autrefois il n’y avait pas de glace sur le site du glacier d’aujourd’hui. Autrefois veut dire principalement la période romaine et la première période capétienne. Sous la glace, la vie humaine. Le recul des glaciers est une véritable aubaine pour les archéologues. La glace a en effet conservé à l’abri de l’air les squelettes, les vêtements, les chaussures, les outils, ou encore les armes des soldats, des commerçants, des religieux qui résidaient ou qui passaient par là. L’archéologie glaciaire est ainsi devenue une branche de l’archéologie. Elle a son musée, à Sion, dans le Valais. Des centaines d’objets y sont présentés, qui ont été ensevelis sous la glace pendant des siècles, et que le recul des glaciers a récemment mis à jour.

La signification climatique de ces trouvailles est importante. Reprenons l’idée de bon sens que la longueur des glaciers est une fonction de la température. Cela veut dire que la température de la planète (ou en tous cas des Alpes) a été sous Jules César proche ou plus élevée encore que celle dont nous jouissons aujourd’hui. Que la planète a ensuite souffert d’un refroidissement marqué. Avant de connaître sous Philippe Auguste un net réchauffement. Puis d’être frappée par un refroidissement certain (connu sous le nom de « petit âge glaciaire ») jusqu’au milieu du 19ème siècle. Suivi ensuite par le réchauffement que nous vivons.

Ce scénario dicté par ce que nous montrent les reculs actuels des glaciers alpins porte un coup sérieux à la théorie de la responsabilité dominante des rejets de CO2 par l’homme (on dit : anthropiques, ça fait plus chic) dans le réchauffement en cours. On ne voit pas comment et pourquoi les rejets de CO2 aurait beaucoup augmenté sous l’empire romain, ou à la fin du moyen-âge, époques où les voyages en avion et les centrales au charbon étaient rares. On en conclut que les réchauffements de ces périodes doivent bien avoir d’autres causes que les rejets anthropiques de CO2 – autres causes qui pourraient peut-être expliquer aussi le réchauffement que nous subissons. Et corollairement que nos rejets de CO2 ne sont pas coupables de tous les maux dont on les accuse.

Ce que nous dit l’érosion des glaciers alpins a une importance considérable. Petit fait, grandes conséquences. Dans les pays développés (pas en Chine, ni en Inde, ni au Brésil, ni au Nigeria) une guerre sans merci est en effet engagée contre le CO2 anthropique. La transition énergétique, comme on appelle cette guerre, est devenue la priorité numéro 1 des politiques publiques, en particulier en France et dans l’Union Européenne. Il faut tout lui sacrifier, à commencer par l’énergie bon marché, mais aussi l’industrie automobile, la réduction de la dette, et le niveau de vie des Français. Attention, nous murmurent les glaciers alpins, attention, il est à peu près sûr que vous vous trompez d’ennemi !

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46 réflexions au sujet de « Ce que la fonte des glaciers alpins nous dit du climat »

  1. Ce à quoi, on nous rétorque souvent : oui mais ça se réchauffe plus vite qu’avant, donc c’est bien la faute du méchant CO2 anthropique. Surtout ne pas chercher de cause annexe, surtout pas, ça pourrait faire réfléchir.

    Avant, le réchauffement durait des dizaines, des centaines, des milliers d’années (variable selon les interlocuteurs).
    Aujourd’hui, en 1 siècle, on a pris cher. Preuve que c’est notre faute.

    Sortez la discipline https://fr.wikipedia.org/wiki/Discipline_(objet)
    Et après on va nous dire que ce n’est pas une religion.

    • Au sujet du réchauffement actuel, ceux qui parlent d’une rapidité exceptionnelle, UN degré en un siècle, qui serait la preuve de l’influence prépondérante des activités humaines, seraient incapables de dire à quelle vitesse se sont produits les réchauffements notables des “optimums” minoen, romain ou médiéval.
      Qu’ils se reportent au site Wikipédia intitulé “Abrupt Climate Change”. On y découvre que des réchauffements de plusieurs °C en l’espace de QUELQUES années ont été mis en évidence au Groenland et ailleurs dans le monde à la fin de la dernière glaciation.

  2. Article fort intéressant, mais totalement vain.

    La première ministre, ex-ministre de la transition énergétique, se fiche complètement des vestiges romains retrouvés sous les glaces. Empêtrée dans les conséquences de récentes décisions pour le moins hasardeuses, elle n’a pas d’autre choix que de s’entêter dans sa politique désastreuse en matière d’énergie.

    Les réchauffistes veulent avoir raison jusqu’au bout, peu importent les conséquences.

    Quand les glaciers auront fini de fondre, pensons à laisser nous aussi quelques vestiges. Dans un avenir lointain, ils éviteront peut-être à nos descendants de commettre les mêmes bourdes, au cas où l’ Histoire se répèterait.

    Des fois que l’ Humanité aurait fait suffisament de progrès pour comprendre le message, et en tenir compte…

    • Bien d’accord. Et quand on voit Elisabeth Borne monter au créneau, suite à la petite blague du président du PSG, ça en dit long sur l’affairisme climatique !
      J’étais en contact avec feu Jacques Duran (alias Jean Martin, du site Pensée unique pour les scientifiques), qui m’avait dit que “même les pieds dans la glace, les gourous du réchauffement nieront l’évidence”.

  3. Rien à redire sauf sur le 1 degré de réchauffement depuis 150 ans.
    Ce serait plutôt 0.4 °C d’après les meilleures analyses. Ce sont justement, entre autres, les glaciers qui permettent cette évaluation parce qu’ils ont montré des anomalies de fonte négatives dans les années 1960 à 1980 alors que leur retrait avait commencé au milieu du XIXème.

    Si le réchauffement climatique est quantitativement plus faible que ce qui est ordinairement prétendu, cela signifie aussi que les impacts d’une hausse de la température moyenne de 1 °C sont largement sous-estimés.

  4. Il semblerait que même sur Mars, les glaciers fondent:
    https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/univers-mars-son-atmosphere-rechauffe-aussi-10658/
    Surement à cause des robots qu’on y a envoyé…
    L’article date un peu (2007), mais j’imagine qu’il y a des études régulières sur l’évolution du climat de Mars. Ce pourrait être intéressant de savoir si elle suit toujours la même tendance que sur Terre, comme semble l’indiquer cet article.

    • Fabien, avez-vous lu l’article de Fenton et collègues dans Nature ? Elle dit qu’ils ont observé des variations de l’albédo de la surface de Mars sur 20 ans, induites par le transport de poussière, et qu’ils ont calculé les variations climatiques induites par ces variations à l’aide d’un modèle de climat (en gros les mêmes qu’on utilise pour les projections climatiques sur Terre…). C’est tout. Rien à voir avec ce qui se passe sur Terre. L’article de Fenton ne dit en rien que ça serait le processus en oeuvre dans le changement climatique sur Terre. C’est la formulation du journaliste de Futura Sciences qui est très maladroite. Il donne cette impression contraire au travail de la scientifique (et c’est pour ça qu’elle est régulièrement reprise depuis 2007 sur les sites climato-“réalistes”).

      Si vous voulez, allez voir sur climate.nasa.gov et mars.nasa.gov – deux sites de la NASA où vous ne trouverez certainement rien sur un prétendu changement climatique récent sur Mars qui permettrait de quelque manière que ce soit jeter un doute sur l’origine du changement climatique observé sur Terre. Et si vous cherchez avec des mots clés appropriés (“Mars”, “climate change”) dans les bases de données bibliographiques (du genre scholar.google.com), vous ne trouvez rien de tel non plus.

      Ou envoyez un email à François Forget, Directeur de Recherche CNRS, membre de l’Académie des Sciences, et grand spécialiste du climat de Mars (https://www.lmd.ipsl.fr/portrait/francois-forget/). Et demandez-lui ce qu’il en pense. Si après la lecture de votre message il n’est pas mort de rire, il vous répondra peut-être.

      Cordialement.

  5. Analyse très légère.
    Elle consiste à dire que le climat était aussi chaud sous l’empire romain, mais dans le même temps les émissions de CO2 liées à l’Homme étaient faibles donc le CO2 ne peut être lié au réchauffement actuel.
    C’est aussi juste que de prétendre que la cigarette n’est pas la cause majeure des cancers du poumon parce qu’un travailleur de l’amiante par exemple en était atteint alors qu’il était non fumeur.
    Beaucoup de raccourcis comme prétendre décrire le climat global de la Terre en décrivant une situation très locale : l’état des glaciers alpins ou en supposant que l’activité économique romaine (forte déforestation et développement massif de la métallurgie) était faible et sans conséquences.

    • Il y a au moins un constat solide concernant la région alpine : pas d’effet détectable du CO2 en se basant sur les glaciers.

      Vous pensez malgré tout que l’augmentation du taux de gaz carbonique provoque un réchauffement important, vous pourrez donc peut-être m’aider à voir juste. Que proposez-vous comme preuve ou démonstration ?

      • Phi, votre combat d’arrière-arrière-garde est franchement comique.

        Prenez les 14000 articles scientifiques cités dans le dernier rapport de l’IPCC, groupe de travail 1 si vous voulez la réponse à votre question (enlevez peut-être les quelques articles de Lindzen également cités.)

        Ou par exemple le Prix Nobel de Physique pour Syukuro Manabe et Klaus Hasselmann, attribué “pour la modélisation physique du climat de la Terre, la quantification de la variabilité et la prévision fiable du réchauffement planétaire”.

        Autant mettre en doute que le Soleil se lèvera demain.

        • Anton, vous ne savez donc pas faire la différence entre une hypothèse et une preuve ni ce qu’est un modèle basé sur des hypothèses, ni
          finalité. Ça tourne au ridicule là…
          Il n’y aurait pas besoin de 14000 articles prouvant que les émissions humaines de CO2 sont là principale cause du réchauffement observé depuis un siècle, UN seul suffirait. Il n’existe pas et les connaissances actuelles du climat font qu’on en est sans doute très loin.
          Ce constat est factuel et accepté par les auteurs cités dans les rapports du GIEC.

          • C’est ce que répondit un jour Einstein à une centaine de scientifiques qui s’étaient regroupés pour réfuter sa théorie de Ia Relativité Restreinte: “Je ne comprends pas qu’ils se soient mis aussi aussi nombreux pour me démontrer que je suis dans I’erreur. Un seuI d’entre eux aurait suffi …”

    • Cyril, Mr Rémy Prud’homme met précisément en relief que la fonte des glaciers alpins ne saurait constituer une preuve du lien de “mono-“causalité entre les émissions de CO2 (les autres facteurs étant négligeables) et le réchauffement observé depuis 1850.

      Les articles décrivant la situation très locale de l’état des glaciers alpins pour étayer cette hypothèse mono-causale se comptent par milliers. Vous êtes donc d’accord ! La fonte des glaciers ne prouve rien sur la cause du réchauffement.

      Concernant la déforestation ou le développement massif de la métallurgie du temps des Romains : pouvez vous développer ? Le nombre d’êtres humains à cette époque et le fait que le taux de CO2 dans l’atmosphère soit sensiblement le même partout sur terre font que j’ai un peu de mal à suivre l’argument. Quelles était donc le facteur liant possiblement ces activités romaines à la fonte des glaciers ?

    • Si le changement de climat est lié à l’activité humaine, moi je suis la reine d’Angleterre
      Hubert Reeves avait dit une fois, le jour où l’homme maîtrisera le climat il deviendra fou.
      Il avait à la fois raison et tort !

  6. En ce qui concerne les glaciers alpins je vous suggère de consulter les travaux des géologues qui ont mis en évidence les mouvements de ces glaciers au travers des âges. Pour faire simple, ces glaciers ont fortement progressé au cours du petit âge glaciaire (soit la période historique allant des Valois jusqu’à la restauration). Pour nous ils ont toujours existé et les voir fondre nous donne une impression de fin d’une époque. Mais il faut savoir : 1/ Que ces glaciers ont commencé leur fonte avant que les activités humaines aient pu y jouer un rôle. 2/ Au cours de l’holocène (11 700 dernières années) les glaciers ont été fréquemment aussi bas voire bien plus bas qu’aujourd’hui selon les époques de réchauffement et sur une période cumulée d’environ 5000 ans. (source glaciers-climat.fr).

    • Vous avez parfaitement raison. Le P.A.G a été reconnu (iI y a consensus à 97% Ià dessus) comme la période Ia pIus froide jamais subie par Ia Terre depuis Ia fin de la dernière glaciation. Les avancées des glaciers furent catastrophiques et la fin de cet épisode exceptionneI où Ieur extension fut à Ieur maximum a coïncidé avec le développement des transports, du tourisme alpin et des premières études scientifiques sur Ies gIaciers des AIpes, ce qui a ancré malheureusement dans I’esprit des contemporains de nos arrière grands parents et de Ieurs descendants dont nous faisons partie I’idée qu’iIs existaient sous cette forme depuis toujours. Leur Ient retrait à Ia fin du 19e siècIe fut considéré à I’époque comme une bénédiction. Son accéIération au cours du 20e siècIe a conduit certains à envisager avec angoisse Ieur inquiétante disparition et à suggérer que Ie réchauffement concomitant observé par Ies météoroIogues pouvait ne pas être natureI.
      La découverte récente de souches d’arbres (en Europe et aiIIeurs dans Ie monde) datées de pIus ou moins un miIIénaire sous des moraines à des aItitudes anormaIement éIevées a Iaissé à penser qu’une grosse partie des gIaciers européens de moyenne aItitude actueIs n’existaient pas durant Ie haut Moyen Age du fait de températures pIus éIevées que ceIIes que nous connaissons.
      On peut comprendre I’embarras des “experts” du GIEC devant Ia mise en évidence d’une période historique particuIièrement chaude tout aussi inexpIicabIe à Ieurs yeux que ceIIe, gIaciaIe, qui a suivi.

  7. Hitler disait, hélas, qu’ “un mensonge répété mille fois devient une vérité”. L’endoctrinement climatique est tel (c’est totalement aberrant, il ne se passe pas un jour sans que les médias parlent du climat – si on mettait autant d’énergie à réduire le chômage !) que les gens ne pensent même plus à s’informer par eux-mêmes en étudiant le passé.
    Tout doit tendre vers l’alarmisme. Par exemple : la vigne, victime du réchauffement, devra migrer vers le Nord. Et alors ? Elle l’a fait jadis (Vinland, au Canada)… Les viticulteurs parlent d’un millésime 2022 exceptionnel (comme en 2003, autre été caniculaire).

  8. Les glaciers fondent, c’est alarmant.
    La banquise fond, c’est catastrophique.
    Les icebergs fondent, c’est terrifiant.
    Sauver la planète, ça, c’est magnifique.

    CO2 CO2 CO2 CO2 CO2, soit maudit à jamais !

    Répétez cette ânerie tous les jours, au moins sept fois, matin, midi et soir.
    Dans quelques années, si vous persévérez, l’holocène, le petit âge glaciaire, les vestiges romains, et j’en passe,
    Vous vous en ficherez totalement.

    Vous serez converti.

    • Exact, ce n’est pas de la science, c’est de la religion. Amen.
      Et j’ajouterais : sauver la planète en multipliant les voitures, vélos, trottinettes (bientôt les patins à roulettes ?)… électriques et nous faire croire que toute cette énergie dépensée est verte !

  9. Rapporté par Patrice Poyet, éplucheur redoutable des stupidités Giequiennes, voir son blog sur Research Gate (https://www.researchgate.net/project/Multi-disciplinary-Perspectives-on-Climate-and-Paleo-climates/update/631a4b0b0c295f1f9ad54afe), les glaciers ont fondu bien avant l’ère industrielle et par exemple Trutat (photographe, pyrénéiste, géologue et naturaliste français, cf Wikipedia) déclarait en 1876 “Depuis que j’explore les Pyrénées, je vois les glaciers fondre sous mes yeux et dans la vallée du Lys et dans la région d’Oo, ils reculent avec une rapidité effrayante” (Trutat, 1876).
    Sans CO2 anthropique, of course, à l’époque.
    Cela rejoint les observations des glaciologues alpins. Les glaciers fluctuent considérablement (sans l’homme) et suivent les variations globales anciennes mises en évidences par d’autres indicateurs.

    Rq : c’est en anglais mais on peut traduire par morceaux sur DeepL (sinon il faut payer). Traduction automatique excellente.

  10. Excellent article sur les glaciers et ses anciens vestiges retrouvés
    On peut faire le parallèle avec les rivières et fleuves asséchés en évoquant “les pierres de la faim” (preuve évidente que la baisse des cours d’eau cet été n’est PAS une catastrophe due à l’Homme moderne occidental)
    https://www.lefigaro.fr/sciences/le-long-des-fleuves-d-europe-la-secheresse-revele-des-pierres-de-la-faim-vieilles-de-plusieurs-siecles-20220819
    Les fleuves d’Europe ont toujours été jadis d’importantes routes commerciales et lorsque les cours d’eaux européens s’asséchaient, les navires transportant de la nourriture ne pouvaient plus naviguer… et la famine faisait alors des ravages
    Aujourd’hui, grâce aux avions, camions (roulant avec du pétrole) et aux trains (électricité nucléaire), le transport de nourriture est devenu très banal …au grand dam des écolocollapsos qui voudraient favoriser les transports de marchandises par voie d’eau…une grave erreur, la preuve !

    • Et donc, la réapparition de ces “pierres de la faim” sont une preuve in-dis-cu-ta-ble des cycles météorologiques de notre bonne vieille Terre…
      Greenpeace va-t-il monter un commando pour effacer ces signes sacrilèges, tels les talibans sur les buddahs de Bamyan ?
      à suivre…

      • Ce sont des idéologues, il faut s’attendre à tout de leur part.

        La Bête Immonde a été noire et aussi rouge, si je ne dis pas de bêtise.
        Cette fois, elle est verte.

    • Un petit désaccord.
      Depuis ces époques lointaines, on a construit des canaux. Je n’ai pas entendu dire qu’ils étaient à sec cet été. Le Canal du Centre, qui passe près de chez moi, est resté parfaitement en eau.
      En ces périodes de sèchesse, il n’y avait peut-être, aussi, plus grand chose à transporter. Les récoltes étaient sans doute bien maigres…
      De toute façon, les péniches, elles marchent aussi au pétrole, les Verdâtres n’ont pas dû y penser.
      Ceci dit, un réel effort serait souhaitable sur le transport ferroviaire, ce qui, au passage, améliorerait la sécurité routière.
      Sujet qui n’intéresse pas les Verdâtres. Ils sont contre la bagnole. (Et surtout contre nos libertés)

      Exprimons notre reconnaissance à ces ancêtres qui ont eu, malgré la faim, la présence d’esprit de nous laisser ces messages. Ils signifient qu’il faut être vigilants, et prévoyants, mais en relativisant.
      L’énergie et le progrès technique sont nos meilleurs atouts pour faire face aux caprices de la Nature.
      Nous le savons depuis le premier hominidé qui a réussi à allumer et entretenir un feu de bois.

      Les Verdâtres sont des obscurantistes ignares.

    • Hum, les écolocollapsos qui voudraient favoriser le transport fluvial ?
      Ce sont pourtant les écolos qui sont en grande partie responsables de l’abandon de la liaison fluviale Rhin-Rhône, il me semble me souvenir.
      Mais bof, ils ne sont pas à une contradiction près.

  11. Bonjour,
    merci pour la qualité du site, des articles ainsi que des commentaires qui sont une vrai mine d’infos.
    Je me fais la réflexion que plus je subis le catastrophisme ambiant et plus je déboule sur ce site, force est de constater que ma fréquentation a augmenté…
    Cet article est une belle épine dans le pied des religieux alarmistes (+ celui du figaro qu’un commentateur a laissé: les pierres de la faim).
    Ce premier commentaire de ma part pour évoquer ce qu’on retrouve dans beaucoup de média : la sécheresse a ratatiné la patate, tout en évitant de parler des récoltes de céréales plutôt bonne cette année : (https://www.franceagrimer.fr/filiere-grandes-cultures/Cereales/Actualites/Recolte-2022-des-cereales-a-paille-colza-et-pois-la-qualite-au-rendez-vous#:~:text=La%20qualit%C3%A9%20de%20la%20r%C3%A9colte,r%C3%A9pondre%20aux%20attentes%20des%20march%C3%A9s.&text=C%C3%A9r%C3%A9ales%20et%20colza%20ont%20b%C3%A9n%C3%A9fici%C3%A9,de%20d%C3%A9veloppement%20%C3%A0%20l%27automne).

    Merci encore, de faire refroidir les passions! (sur ce sujet bien sûr :))

    • Il faut lire et comprendre, pas prendre ce qui nous arrange.
      Le colza est une culture d’hiver (colza d’hiver). Semé en fin d’été et récolté début juillet de l’année suivante elle n’est pas impactée par la sécheresse de l’été (sauf pour les semis et cette année la sécheresse met en difficulté). Idem pour les orges d’hiver. Merci les hiver doux. Et n’oublions pas que le colza se cultive majoritairement dans le nord, qui, s’il a subit des températures anormalement élevées, n’est pas soumis au niveau de chaleur/sécheresse de la moitié sud de la France.
      Pour ce qui est du blé et de l’orge de printemps les rendements sont inférieurs par rapport aux moyennes quinquennales à cause de la grêle et des conditions inhabituellement chaudes du début d’été (-16% pour l’orge).
      Maintenant sur les cultures d’été (maïs, betterave, tournesol et bien sûr pomme de terre) les chiffres sont mauvais et surtout la qualité risque de ne pas être au rendez-vous.

      • @Cyril, les rendements agricoles ont fortement augmenté en quarante ans, contribuant à faire disparaitre la plupart des famines survenant au siècle dernier, hormis celles issues de conflits majeurs. La cause de cette augmentation est un cumul de facteurs : augmentation du taux de CO2, progrès technologiques, et quelques gros mots comme les pesticides ou les OGM. Donc qu’on argumente sur une prétendue catastrophe a venir, soit, mais au présent mentionner les émissions humaines de CO2 comme nuisibles à l’agriculture est un mensonge, au regard des chiffres globaux. Mentionner les crises humanitaires liés à 1,5 degrés d’augmentation en 150 ans, les fameux criminels climatiques, est plus qu’un mensonge, c’est indécent. Au lieu d’allouer, entre 2009 et 2019, 90% des 700 milliards d’euros financés par l’UE pour le développement durable à l’éolien et au solaire (pour passer de 1 à 3,5% de couverture de la demande électrique en valeur absolue — source: rapport UE — qu’aurait on pu faire? Améliorer l’accès à un instruction de qualité pour tous les enfants ? Aider les sans abris à survivre ? Lutter contre les réseaux mafieux, la prostitution forcée ? Financer des programmes de développement dans des pays en crise humanitaire ? Il y avait des dizaines de causes sans doute plus urgentes et assurément moins incertaines que celle de suivre les croyances des angoissés d’une apocalypse climatique imminente.

        • Cher TP. Une expertise menée par l’INRAE et ifremer a rendu ses conclusions en début d’été. On peut tourner le problème dans tous les sens, les PPP, s’ils ont permis d’améliorer les rendements, notamment par le biais des OGM, ont aussi participé à l’érosion de la biodiversité. Nous avons permis d’améliorer notre condition de vie sur les 60 dernières années en réduisant les travaux dans les champs et en optimisant les rendements agricoles grâce à la mécanisation, à l’utilisation des engrais et au développement des produits phytosanitaire. Dès lors si nous contaminons notre environnement pour des siècles, l’Homme y aura-t-il pour autant gagné au change, rien n’est moins sûr.
          Si on voit chez certains écologistes une ignorance scientifique qui entraine des craintes d’apocalypse et des dérives ridicules, je lis sur ce site un aveuglement dans la technologie, un sentiment que l’être humain ne peut avoir tort quand il développe ses savoirs et les met en pratique, quand bien même ceux là peuvent représenter un danger. En somme la beauté du “geste” préempte tout.
          Personnellement savoir que des particules de polymères se trouvent dans les abysses les plus profonds jusqu’aux sommets les plus hauts, autant dire partout, que la biodiversité a décliné fortement et rapidement à cause des activités humaines, bref que nos activités détruisent l’environnement qui nous permet d’être ce que nous sommes, me laissent un sentiment amer et aucunement une fierté comme vous l’exhibez.

          • Mélanger tous les sujets pour retomber sur ses pattes est un peu un sophisme. Il y a des points avec lesquels je suis d’accord, comme le plastique, à condition de bien parler dee macro déchets qui, en effet, posent des problèmes qu’il faudra bien réduire avec une certaine urgence (les micro éléments étant par contre chimiquent neutres, l’urgence est discutable). Mais justement ! Mettre des centaines de milliards d’euros dans des éoliennes ou panneaux voltaïques, parce que cela vous et dicté par une communauté scientifique bien specifique qui se finance avec des modèles basés sur une hypothèse bien incertaine, alors que d’autres problèmes écologiques avérés, établis, mesurés, sont négligés en terme de financement, c’ est tout sauf écologique. Si on veut sécuriser nos centrales nucléaires il faut des fonds. S’il on veut comprendre l’origine et traiter le problème de la disparition d’insectes pollinisateurs il faut de l’argent. Si on veut nettoyer les océans il faut des moyens.
            Accessoirement, s’il on s’intéresse à la biodiversité en France on doit prendre en compte la réalité : c’est dans les zones de pâturage qu’elle est la plus riche, et non pas dans les forêts ou le maquis, encore moins les mono-cultures. Toute une chaîne en dépend (notamment les oiseaux) donc imposer le veganisme amener la destruction à terme de cette activité serait une catastrophe écologique sans précédent. Est-ce le discours actuel ? Non car ce discours ne sert pas la cause anti progrès ou anticapitaliste.
            Il ne s’agit pas d’un foi aveugle en la technologie mais considérez rationnellement les conséquences d’une décroissance brutale. La baisse du niveau de vie, l’augmentation de la mortalité, feraient que les populations chercheraient par tous les moyens un accès à l’énergie bon marché qui leur sauve la peau. L’écologie serait le cadet de leurs soucis ! Quand il s’agit de manger ou de survivre… Cela me semble être une évidence, oubliée par des populations européennes ou occidentales qui sont à l’abri du besoin (concernant la majorité des citoyens). Donc pour préserver l’environnement il est nécessaire de maintenir un niveau de vie le plus élevé possible. La technologie est necessaire. Elle doit être moderne, propre.

          • @TP : Je ne mélange pas tous les sujets, mon propos était de dire qu’on ne peut pas balayer tous les impacts négatifs des activités humaines d’un revers de la main sous prétexte que la science qui sous-tend ce développement est “belle”.
            Ainsi en affirmant que les micro plastique sont neutres vous prétendez ramener le problème aux macro déchets et c’est encore une fois faire preuve d’une légèreté confondante. Déjà pour commencer vous n’avez aucune idée de ce que cette accumulation dans le sang et les poumons fera à moyen-long terme. Vous n’en avez aucune car le sujet est complexe et fait l’objet de recherche en écotoxicologie qui sont en cours. En plus c’est faire fi de tous les additifs qui sont relargués (type phtalates, BP, etc) et qui ont déjà des impacts concrets comme la baisse de la fertilité chez l’être humain. Pour information mon dentiste a identifié une hypominéralisation des molaires et des incisives chez chacun de mes enfants. Ca touche une proportion de plus en plus importante d’enfants (plus de 25% des enfants en sont atteints en Finlande par exemple), ce qui était rare il y a une quarantaine d’années et il m’a expliqué que les recherches tendent vers les perturbateurs endocriniens (dont les fameux phtalates et les BP).
            Vous parlez de priorité alors que certains dangers n’apparaissent que dans le temps long.
            Pour ce qui est de la biodiversité je ne suis pas végétarien mais j’ai réduit de façon importante ma consommation de viande et vous parlez de pauvreté de la biodiversité dans les monocultures, pour rappel elles servent à l’agro-industrie pour l’huile dans les produits transformés et pour la nourriture animale. En mangeant des quantités astronomiques de viande, il faut bien pouvoir nourrir ces pauvres bêtes et donc faire de la culture de soja qui est une catastrophe pour la biodiversité.
            Et pour finir, je suis convaincu que l’on ne trouvera pas de solution miracle pour remplacer le pétrole, mais il faudra en passer par un ensemble de solutions dont la réduction de notre consommation énergétique donc de biens manufacturés ou des transports (la décroissance quoi, oh le vilain mot de khmer vert). Justement s’y préparer c’est éviter la chute brutale.

          • @ Cyril, je réponds à votre dernier message.
            Cela vous surprendra, mais je pense que nous sommes assez d’accord sur certains aspects.

            Oui, les pâturages ne sont pas des fermes aux mille vaches. Les mono-cultures servent à nourrir des animaux parmi lesquels des êtres humains, en minorité (20% je crois). Il est plus écologique de consommer de la viande élevée en plein air, donc en quantité moindre de par son prix et sa rareté éventuelle, que des produits transformés (à base de Soja et champignons produits industriellement notamment) pour remplacer la viande. Oui, on peut s’intéresser aux micro particules, ou encore vouloir changer les normes actuelles sur les pesticides puisque les traces sont inférieures aux limites fixées par la loi quasiment partout.

            Mon propos est qu’il faut se poser la question de la priorité pour chacun de ces sujets. La distribution des fonds dépend des réponses. Sans ces fonds rien ne se règle, la diminution du niveau de vie ne faisant qu’aggraver les choses.

            Si on part de ce principe, le combat contre le CO2 devrait être en dernière priorité, ainsi que la transition dite “écologique” vers le tout électrique qui va avec.

            Les “climatologues” sont pour la plupart des chercheurs en sciences de données ayant choisi des données climatiques comme source. Leur discipline consiste à construire des modèles pour évaluer numériquement l’impact futur des émissions humaines de CO2, si l’hypothèse d’une relation de causalité CO2 –> température non négligeable s’avère juste. On passera sur le fait qu’ils ne s’intéressent qu’aux impacts négatifs, la suite de mon message vous expliquera sans doute pourquoi c’est vital pour eux.

            Cette hypothèse fondatrice, existant depuis la création de l’IPCC, n’a jamais été démontrée. C’est impossible vu la complexité et le peu de mesures fiables disponibles (seulement depuis 1850). Elle est pourtant vitale pour la climatologie. Leur discipline s’effondre si cette hypothèse est fausse.

            D’où leur acharnement à s’auto-proclamer seuls spécialistes du climat (ce que 99% d’entre eux ne sont pas, quand bien même il pourrait exister des “spécialistes” d’un objet dépendant d’autant de paramètres). D’où ce jeu consistant à profiter de l’ignorance scientifique des journalistes (eux-mêmes parfois auto-proclamés “spécialistes du climat”, après avoir étudié dans une école de journalisme, en science politiques ou après une pauvre petite maîtrise de physique…) pour faire passer leurs modèles prédictifs comme des preuves d’une quelconque urgence.

            Si l’un des journalistes, plus objectif que les autres, ose leur rappeler que leurs modèles sont basés sur une hypothèse et ne sauraient donc pas prouver celle-ci, la communauté des climatologues embrayera très vite sur le “consensus”, le fameux “c’est quasi acté” (par qui ? quelle référence scientifique ?), les 14000 chercheurs du GIEC, bref tous les arguments classiques, bien faiblards si le débat est supposé être scientifique et non politique. Il faut dire que la progression de carrière fulgurante de certains d’entre eux justifie de rester ferme.

            On y vient donc… la politique. Tout ce beau petit monde de la climatologie serait bien plus anonyme et donc impuissant si ce combat anti-CO2 n’était pas aussi un formidable argument anti-capitaliste, anti-progrès, voire anti-humain pour certaines personnes en manque de religion et de culpabilité.

            Ce cocktail explosif fait que de nos jours, l’écologie se résume presque au combat contre le CO2, sous peine d’une catastrophe imminente.

            Les climato-sceptiques seraient donc des criminels climatiques, des imbéciles platistes ou encore de méchants spéculateurs, ayant des intérêts cachés avec les grandes compagnies pétrolières (mais ce n’est pas de la théorie du complot puisque c’est pour la bonne cause).

            L’origine du climato-réalisme est bien plus banale : des gens formés en science, souvent, qui s’inquiètent des risques de jeter ainsi la science en pâture à des fins politiques et des conséquences sur la société que cela aura. Ces conséquences peuvent s’avérer bien pires que si on ne fait rien du tout.

        • La popuIation de I’Inde a été multipliée par 3 en I’espace de 60 ans II y a 60 ans et pIus ce pays subissait des famines parfois dramatiques à intervaIIes réguIiers. Par Ia conjonction du progrès scientifique et technique (engrais synthétiques), de Ia mécanisation hautement carbonée de I’agricuIture, de I’augmentation du CO2 dans I’atmosphère et ceIIe, reIative, de Ia pIuviométrie, I’Inde ne subit pIus de famines, nourrit à Ieur faim 3 fois pIus de citoyens, et est devenu un exportateur net de denrées agricoIes et aIimentaires.
          Les gourous du changement climatique n’aiment pas trop qu’on leur en parIe…

          • @Jack : j’ai une idée de où vous voulez en venir, mais je trouve le timing plutôt mal choisi quand l’Inde annonce pour la première fois des restrictions à l’export du blé, tant les récoltes ont été mauvaises cette année à cause de la sécheresse. Il se dit même que le stock de blé est inférieur de moitié à celui de 2021, ce qui pousserait l’Inde à importer.
            Je vous rappelle que les paysans ont longuement manifesté (manifestations qui ont été sévèrement réprimées par le gouvernement) en 2021 car Modi veut changer le système qui semble être à bout de souffle avec des agriculteurs qui se suicident en très grand nombre car fortement endettés à cause des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus nombreux qui réduisent les récoltes et au prix de vos merveilleux engrais de synthèses que ne peuvent plus se payer ces personnes là. Les miracles ne durent pas éternellement, loin s’en faut.

      • Bonjour,

        Je ne veux pas être (trop) de mauvaise foi.
        Dans ce cas précis j’ai été agréablement surpris de voir que ces récoltes là ne soient pas catastrophiques.
        Du coup je viens de googler ‘mais récolte 2022’ est sur la première page on peut trouver :
        https://www.reussir.fr/grandes-cultures/mais-une-recolte-precoce-et-des-rendements-historiquement-bas
        Et en début d’article : “D’un extrême à l’autre : après une campagne 2021 marquée par des rendements records, la récolte 2022 s’annonce en forte baisse”.
        Je ne suis pas expert mais le bon sens me faire dire que ma foi cette année c’est pas ‘top’ mais est-ce que ça ne serait pas compensé par l’année dernière ?

        • @Elbe : Je ne vais pas refaire le bilan de 2021 mais lorsque l’on regarde la carte des anomalies de températures au mois de juillet par exemple, qui a été le mois de juillet le plus chaud en Europe depuis les premiers relevés, nous avons été des “miraculés” c’est à dire les seuls avec l’extrême nord de l’Espagne a avoir des températures très légèrement inférieures aux normes de 81-2010. Partout ailleurs en Europe ils ont suffoqué. Rebelote au mois d’Aout. On peut le dire, nous avons eu beaucoup beaucoup de chance. Conclusion : nous avons eu des rendements records.
          Pour information Agreste vient de publier les chiffres pour le maïs, le rendement n’a jamais été aussi faible depuis plus de 30 ans (baisse de 17% environ par rapport à 2017-2021). Concernant le tournesol, malgré une augmentation de 22% des surfaces cultivées, la production a baissé de 3% : baisse de plus de 10% des rendements. Orge, pomme de terre, betterave, même combat.

        • Elbe
          En tendances longues, les rendements (quintaux/hectares) pour le blé, le maïs et l’orge sont en légère augmentation depuis trente ans.
          Pour le maïs, le rendement est particulièrement contrasté : il varie entre 80 et 100 qx/ha, avec des années record (2011, 2014, 2017, 2021) et des années médiocres (2003, 2005, 2015, 2016, 2020). La moyenne sur les 20 dernières années est de 89 qx/ha. L’année 2022 est au-dessous de la moyenne (87 qx/ha) contre 100 en 2021.
          Source : Agreste, statistiques au 10/09/2022 (rapports entre productions et surfaces cultivées).
          MD

  12. Très intéressant, cet article, merci.

    la technique des Verdâtres consiste à ne mettre en avant que ce qui les arrange. Et à soigneusement camoufler sous le tapis ce qui va à l’encontre de leur doctrine.

    Cela s’appelle la propagande, diamétralement opposée à la Science.9gb7

  13. La planète Terre se réchauffe ! La belle affaire, c’est sans doute la première fois que cela arrive. Ce sont sans doute nos prédécesseurs de la grotte Cosquer qui sont à l’origine de la montée des eaux de 37m, la rendant inaccessible depuis près de 9000 ans. Le plus étonnant est que la Terre se réchauffe surtout depuis que l’on dispose d’instruments de mesure très performants. Comment, en effet, évaluer des variations de quelques dizaines de degré lorsque l’on ne dispose que des cernes de arbres ou des couches de sédimentation ?
    La Terre se réchauffe-t-elle partout, ou bien y a-t-il des régions privilégiées ? Il y a une quinzaine de jours, des orages de grêle se sont abattus dans le département du Var ; c’est sans doute une facétie de la météorologie locale de ce département.
    Mais il y a plus étonnant : lorsque les Romains étaient les maîtres du bassin méditerranéen j’ai cru comprendre que la Mer de Glace n’existait pas, sans doute au Montenvers puisqu’on retrouve des traces d’activités humaines dans la partie inférieure du glacier, et pourtant aucun dégagement de CO2 “anthropique” ne peut expliquer la période chaude d’alors ni celle de 2500 BC qui a vu disparaître le Haut Empire égyptien). La Terre est une planète, elle a une vie propre que l’Homme ne maîtrise pas (et sans doute heureusement !), tantôt elle a froid, tantôt elle a chaud. Plusieurs facteurs doivent intervenir : les cycles de Milankovic certainement. Sont-ils seuls responsables des variations climatiques de notre planète ? La recherche dans ce domaine n’en est qu’à des balbutiements, personne ne peut affirmer que d’autres facteurs (encore inconnus) ne jouent pas un rôle majeur.
    Un autre sujet fait aussi les délices de certains : la sécheresse. Il est exact de constater que (pour citer un exemple) le niveau du lac de Serre-Ponçon est particulièrement bas cette année. Il a donc “perdu” de l’eau. Mais je ne vois personne nous expliquer ce qu’est devenue cette eau : est-elle partie dans l’espace, ou au contraire dans les entrailles de la planète, ou bien s’agit-il de l’effet d’une redistribution ?
    Dans ces problématiques, il est important de ne pas confondre le cas particulier avec le cas général.
    Il serait bon que l’on relie ces différentes observations dans le cadre d’une étude globale. Ce serait sans doute préférable aux démarches politiciennes de culpabilisation utilisées par certains.
    Que l’on culpabilise notre civilisation pour les déchets imputrescibles (plastiques et autres) qu’elle laisse un peu partout, on le comprendrait. Et l’École devrait à ce niveau jouer un rôle moteur. Mais dans le débat auquel on assiste, c’est la confusion entre pollution et climat. Le climat est sans doute plus commode pour culpabiliser des populations que l’abandon des déchets laissés par les plus riches.
    Et je me pose la question : les “complotistes” que l’on évoque souvent, qui sont-ils ? Ceux qui contestent l’origine anthropique du réchauffement, ou bien ceux qui font tout pour apeurer et culpabiliser les populations ?

  14. Madame le premier ministre demande aux footballeurs de « prendre conscience du réchauffement climatique ». Elle ajoute « la canicule, la sécheresse ça devient évident ».
    Et bien non Madame Borne vous avez tout faux !
    Le réchauffement climatique s’est arrêté en 2016 (troposphère: +1,05°C en 2016, +0,87°C en 2022, sur les sols: +046°C en 2016, +0,32°C en 2021): ) et les prévisions sont au refroidissement pour les prochains mois, y compris probablement cet hiver dans l’hémisphère nord (ça se suit statistiquement) .
    La canicule n’a eu lieu cet été que dans peu d’endroits dont l’Europe de l’ouest, il a fait froid sur le reste de la planète, en particulier l’hiver austral a été très rude. La moyenne terrestre est au contraire en baisse en 2022.
    La sécheresse n’a rien à voir avec le réchauffement, elle est due à un manque de précipitation depuis plusieurs mois, alors que le réchauffement s’accompagne d’une accélération du cycle de l’eau et donc de davantage de précipitations.
    L’homme ne peut rien contre le réchauffement, de même qu’il n’en est pas le responsable, encore moins les footballeurs. Le réchauffement est naturel, lié à la position de la terre par rapport au soleil et à l’activité des cycles solaires (les cycles 21 22 et 23), le sacro-saint effet de serre ne faisant que réchauffer l’air des basses couches atmosphériques. Il faut beaucoup plus de chaleur pour réchauffer les sols sur 10 ou 15 cm de profondeur et infiniment plus pour réchauffer l’énorme masse d’eau des couches supérieures des océans qui couvrent 70 % de la planète. De plus le CO2 produit par les activités humaines ne représente que 4,1 % du CO2 atmosphérique (source GIEC!) et encore plus, le CO2 lui-même n’est pas un gaz à effet de serre dans l’atmosphère car son absorption des infra-rouges est saturée par l’humidité de l’air. Enfin le CO2 ne précède pas le réchauffement, il n’en est que la conséquence quand la température des océans augmente (dégazage des océans par la loi de dissolution de Henry). Au total, lutter contre le CO2 est une absurdité scientifique !!!
    Non Madame le premier ministre vous dites de pures sottises.
    Alors pourquoi ?
    Soit vous êtes mal informée et vous subissez le lavage de cerveau général sans le moindre esprit critique : dans ce cas vous n’êtes pas à votre place.
    Soit vous savez tout cela et c’est plus grave encore, vous emboîtez le pas des petits Torquemadas de la religion climatique, des ayatollahs des écolos néo-marxistes, des khmers verts.. Espérons que vous faites semblant pour relancer la filière nucléaire (il y a d’autres bonnes raisons), mais en attendant vous êtes complice du nouveau totalitarisme de la pensée unique qui devient insupportable.
    De grâce, Madame le premier ministre, reprenez-vous.

    • Mme Borne dit d’autant pIus de bêtises qu’eIIe ignore compIètement que si Ia France disparaissait du jour au Iendemain, pIus un seuI gramme de CO2 émis par I’Hexagone, Ies températures gIobaIes ne baisseraient pas de un dix miIIième de degré C. Aucun thermomètre, aussi sensibIe soit-iI ne Ie remarquerait !
      Tous Ies efforts qu’eIIe prétend imposer aux français pour sauver Ia pIanète seront anéantis en queIques années par Ies émissions des pays qui n’en ont “rien à battre” du réchauffement, à commencer par notre voisin aIIemand qui remet en service ses centraIes au charbon dans I’indifférence de ses écoIos qui en avaient fait fermer une grosse partie.

  15. Monsieur Prud’homme: “Reprenons l’idée de bon sens que la longueur des glaciers est une fonction de la température.”

    Se méfier de ceux qui font appel au bon sens est aussi une idée de bon sens.

    La longueur d’un glacier n’est pas une fonction instantanée du climat. Les glaciers ont un temps de réponse d’une dizaine à quelques centaines d’années pour les plus grands d’entre eux. Voilà pourquoi il y a le passage suivant dans le chapitre 9 du dernier rapport de l’IPCC : “There is therefore very high confidence that the disequilibrium of glaciers will persist as warming continues, and that glaciers will continue to lose mass for at least several decades because of their lagged response, even if global temperature is stabilized.” Allez voir un glacier tant qu’il y en a, vous comprendrez vite.

    Ca veut dire que si on veut comparer les glaciers d’aujourd’hui à ceux du passé, il faut tenir compte du fait que les glaciers sont aujourd’hui en déséquilibre (ils perdent de la masse aujourd’hui). La comparaison directe des longueurs actuelles des glaciers avec ce qu’on sait de leur longueur à l’époque romaine, telle que vous la faites ici, est malheureusement trompeuse.

    • La Iongueur des gIaciers dépend au moins autant des précipitations que de Ia température, désoIé de vous I’apprendre. Une étude d’iI y a queIques années concIuait à un gain net de masse de I’inIandsis antarctique maIgré Ie réchauffement et Ia géothermie sous jacente importante en certains endroits (gIaciers Thwaites et iIe des Pins), du fait de précipitations abondantes.

  16. Sur les bancs de mon école j’apprenais en 1946 que “nos glaciers fondaient” et notre instituteur nous montrait des cartes postales de nos glaciers du début du siècle et celles de cette époque pour nous le faire constater. Même s’il s’est accéléré ce retrait des glaces existe depuis longtemps et leurs avancées et reculs successifs sont nombreux depuis que des écrits, des découvertes du passé ou des mesures nous renseignent. Le Groenland (Greenland) est un témoin historique des grandes variations climatiques. Cela n’avait bien sûr pas de rapport avec le CO2 anthropique. La planète que nous habitons n’est hospitalière que parce que nous vivons, à la bonne distance du soleil, de l’air qui nous entoure, et de la présence de l’eau. C’est le soleil le maître du climat avec ses taches solaires et ses différents cycles qui modèlent notre climat laissant aux courants marins la frontière entre climatologie et météorologie, et aux pressions atmosphériques et aux nuages le chantier de la météorologie et la manipulation de la peur par le chantage climatique.

  17. Bonsoir à tous,
    Tous les gogols politiquement corrects entre eux ne m’atteindront pas.
    Ma religion c’est LE SOLEIL, c’est le magnétisme tellurique, le Cosmos…..
    Les interactions avec les Étoiles.
    Bref tout ce que les Pseudo Scientifico-politico-mafioso colportent avec le concours des médiamerdes que nous connaissons tous.
    Quand allons nous, homo-sapiens, nous révolter contre la toute puissance du Verbe mensonger….

    Un coup de gueule bizarre.?… … Oui c’est le mien.
    Roland

  18. C’est un argument sans vaIeur, car Ie GIEC est incapabIe de nous dire si Ies réchauffements des précédents optimums cIimatiques se sont produits en 5 secondes, 5 ans ou 5 siècIes pour avoir une base de comparaison utie.

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