Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 91

SUCCÈS DE LA SOIRÉE CLIMATO-RÉALISTE DU LUNDI 6 MAI

Lundi 6 mai à Paris, deux conférenciers exceptionnels ont présenté devant une salle comble autant que conquise leurs perspectives sur l’alarmisme climatique. Laurent Alexandre, chirurgien, essayiste et entrepreneur, a dénoncé le caractère régressif et anti-science des mouvements écologistes contemporains, qui en viennent à nier les bienfaits pourtant incontestables des progrès technologiques de ces derniers siècles. John Christy, climatologue à l’université d’Alabama à Huntsville, a quant à lui comparé les prévisions des modèles climatiques aux observations satellitaires qu’il mène depuis des années, pour expliquer que les certitudes du GIEC ne résistent pas à la confrontation aux données expérimentales.

Les vidéos de ces conférences sont disponibles sur la chaîne YouTube de l’association ; vous les obtiendrez en cliquant sur les liens suivants :

COMMENT DES FAITS VÉRIFIABLES DEVIENNENT DES « FAKE NEWS »

À force d’être répétée en boucle, l’affirmation selon laquelle le nombre d’événements climatiques extrêmes augmente finit par s’imposer comme une vérité ne souffrant aucune contradiction. L’émission L’heure des pros nous en en récemment fourni l’illustration : une journaliste s’est vue traitée de négationniste parce qu’elle osait questionner la réalité de l’augmentation du nombre des événements extrêmes  au cours des 30 dernières années (lire ici le commentaire de Benoît Rittaud sur cet épisode).

En réalité il n’y a pas d’augmentation du nombre des événements climatiques extrêmes, cela est même reconnu par le GIEC dans son rapport spécial de 2012. Le nombre de désastres naturels est  stable (394 événements en 2018 dont 58 séismes) selon le rapport annuel de l’assureur AON, voire en diminution sur la période 1998-2017 selon l’UNISDR (Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes ).

LA VALSE DES MILLIARDS

Tirant prétexte de l’augmentation (pourtant fictive) du nombre des événements extrêmes, certaines institutions internationales (et de nombreux gouvernements en Occident) recommandent d’investir des sommes pharaoniques pour décarboner l’économie mondiale. La Banque mondiale estime à 90 000 milliards de dollars les sommes que le monde va devoir investir  dans les infrastructures d’ici 2030. Le programme de la liste « Renaissance » (LREM) aux élections européennes (sans doute inspirée par le projet de l’économiste Pierre Larrouturou et du climatologue Jean Jouzel) propose d’investir 1000 milliards d’euros par an pendant 30 ans via une banque européenne du climat.

Le bon emploi de ces sommes est pour le moins douteux. Ce dont en revanche on peut être certain c’est qu’elles renchériront le coût de l’énergie alors que selon les données fournies par la Banque mondiale, 15% de la population mondiale (soit plus d’un milliard d’habitants), n’a pas encore accès à l’électricité (47 % pour la seule Afrique subsaharienne).

Ces sommes énormes, qui ne contribueront en rien à la résolution des vrais problèmes de l’humanité (les guerres, les maladies et la misère), sont choquantes, notamment pour les habitants des pays pauvres. Dans une tribune de 2009, Fiona Kobusingye, coordonnatrice du congrès pour l’égalité raciale en Ouganda, exprimait ainsi sa colère :

« Le vrai problème n’est pas la science discutable ou fausse, les revendications hystériques et les modèles informatiques sans valeur qui prédisent les catastrophes liées au réchauffement de la planète. C’est qu’ils sont utilisés pour justifier de dire aux Africains qu’il ne faut pas construire de centrales électriques au charbon ou au gaz naturel. C’est l’absence presque totale d’électricité qui nous empêche de créer des emplois et de devenir des sociétés modernes. C’est que ces politiques tuent » .

RETOUR À LA SCIENCE (ET À LA RAISON)

Le comble est que ces dépenses n’auront aucun effet sur le réchauffement. Le statisticien danois Bjorn Lomborg l’a déjà démontré en 2016 dans la revue Global Policy (traduction en français accessible ici) : la mise en œuvre des politiques climatiques prévues par l’accord de Paris ne réduirait la hausse de la température mondiale que d’environ 0,17 °C en 2100.

Les travaux du dernier prix Nobel  d’Economie William Nordhaus vont dans le même sens : son analyse coûts/avantages (expliquée dans cet article par l’économiste Rémy Prud’homme) montre que l’objectif de l’ONU de limiter le réchauffement à 1,5°C appauvrirait l’humanité.

PUBLICATIONS

L’écologisme, nouveau totalitarisme ?, le nouveau livre de Drieu Godefridi  paru chez Texquis (disponible sur Amazon).

La Physique du Climat, un livre en ligne de Jacques-Marie Moranne et Camille Veyres, préfacé par François Gervais.

« Appel au bon sens » par Christian Gerondeau et Rémy Prud’homme, sur l’effet réel des émissions anthropiques mondiales annuelles.

DANS LES MÉDIAS

« Transition énergétique allemande : le fantasme fait place à la gueule de bois », par Philippe Manière, Challenges11 mai.

Une interview de François Gervais dans Atlantico du 15 mai sur la géo-ingénierie.

Une interview de Benoît Rittaud sur Radio Notre Dame (23 avril), sur le thème « pouvons-nous encore échapper à l’ effondrement de la planète ? »

Un débat sur France 3 Corse (21 avril) entre Benoît Rittaud et Antoine Orsini.

 

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