À propos du changement du niveau des océans dans les zones côtières

V. Courtillot, J-L. Le Mouël, et F. Lopes

Université´ Paris Cite´, Institut de Physique du globe de Paris, CNRS UMR 7154, F-75005 Paris, France

Cet article est la traduction en français d’un article disponible en anglais sur le réseau ArXiv d’articles scientifiques. Des revues internationales ont rejeté cet article pour des motifs contestés par les auteurs. Le texte qui suit est le résumé de l’article dont le texte intégral peut être téléchargé en suivant ce lien.


Résumé

Les variations du niveau de la mer, basées sur les données marégraphiques (GSLTG) et la combinaison des données marégraphiques et satellitaires (GSLl) sont soumises à une analyse spectrale singulière (ASS) afin de déterminer leurs tendances et leurs composantes périodiques ou quasi-périodiques. GLSTG augmente de 90 mm de 1860 à 2020, une contribution de 0,56 mm/an au taux d’augmentation moyen. Des périodes annuelles à multidécennales de 90/80, 60, 30, 20, 10/11 et 4/5 ans se retrouvent à la fois dans les données GSLTG et GSLl. Ces périodes correspondent aux périodes commensurables des planètes joviennes et à la combinaison des périodes de Neptune (165 ans), Uranus (84 ans), Saturne (29 ans) et Jupiter (12 ans). Ces mêmes périodes se retrouvent dans les variations du niveau de la mer, le mouvement de rotation du pôle RP et l’évolution de la pression globale PG, suggérant des corrélations physiques. Les premières composantes ASS comprennent l’essentiel de la variance du signal : 95 % pour GSLTG, 89 % pour GSLI, 98 % pour PG, 75 % pour PR. Laplace a dérivé les équations de Liouville-Euler qui régissent la rotation et la translation de l’axe de rotation de tout corps céleste. Il a souligné qu’il fallait tenir compte des moments cinétiques orbitaux de toutes les planètes en sus des attractions gravitationnelles et conclu que l’axe de rotation de la Terre devrait subir des mouvements qui portent les combinaisons des périodes du Soleil, de la Lune et des planètes. Presque toutes les périodes trouvées dans les composantes SSA du niveau de la mer (GSLl et GSLTG), de la pression globale (PG) et de la rotation polaire (RP), de leurs modulations et de leurs dérivées peuvent être associées aux planètes joviennes. Il serait intéressant de rechercher des séries de données sur des périodes plus longues, ce qui permettrait de vérifier si les tendances elles-mêmes pourraient être des segments de composantes ayant des périodicités encore plus longues (par exemple, le cycle de 175 ans de Jose).

Lien vers le texte intégral de l’article

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18 réflexions au sujet de « À propos du changement du niveau des océans dans les zones côtières »

  1. Enfin une voie négligée ouverte. On verra.
    Quant au peer-reviewing scientifique, il oscille avec constance entre passoire et censure.
    Quand tout ceci finira, la science n’en sortira pas grandie aux yeux du grand public.

  2. Dans la “climatopoliticomédiasphère” bien-pensante adepte inconditionnelle du “consensus à 97%” en matière climatique, le nom de Vincent Courtillot a le pouvoir de déclencher instantanément des réflexes pavloviens de rejet.
    Cet article très intéressant et pertinent n’aura malheureusement pas l’écho impartial qu’il devrait avoir pour cette unique raison. Un coup d’épée dans l’eau ?

  3. Il serait intéressant de voir avec quels arguments cet article a été refusé. Serait-il possible de publier les commentaires des relecteurs dans l’intérêt d’une discussion scientifique transparente ? De quelles revues internationales s’agit-il ?

    Je reste quand même optimiste pour le sort de ce travail. L’expérience montre qu’il est facile de trouver des éditeurs incompétents prêts à nommer des relecteurs complaisants, notamment dans des revues de seconde zone (et parfois même dans des revues “respectables”).

    • …Par exemple l’étude bidon sur l’hydroxychloroquine publiée en 2020 par le très respectable”The Lancet” et aussitôt recrachée telle quelle par les média mainstream pour abreuver leur moulin anti-Raoult et qui servit de prétexte à O. Véran pour interdire l’emploi de cette molécule dans la lutte contre le Covid.
      Aussitôt débusquée très rapidement par France Soir avec des arguments chocs, elle fut retirée par The Lancet, honteux et confus d’avoir été pris la main dans le sac par un journal dit “complotiste”.
      Ce qui n’empêcha pas Véran de maintenir son interdiction de l’HCQ fraichement classée en France “substance dangereuse”, une molécule employée depuis plus de 80 ans contre le palu par plus d’un milliard de personnes sans qu’une mortalité particulière ait jamais été remarquée parmi elles.

      • S’il vous plaît ne mêlez pas ce débat avec celui du climat! Merci.
        Cette intervention est désastreuse pour la crédibilité des informations publiées sur ce site.
        Concernant l’hydroxychloroquine elle n’est plus prescrite contre le paludisme depuis 20 ans dans les pays developpes: inefficace et pleine d’effets secondaires. Le seul traitement à ce jour contre le paludisme reste le répulsif antimoustique.

        • L’inefficacité récente de l’HCQ contre le paludisme est due aux mutations progressives du Plasmodium qui est devenu résistant à cette molécule. Elle a quand même sauvé des millions de personnes d’une mort certaine pendant des décennies.
          Mais elle est encore très utilisée contre d’autres maladies comme le Lupus érythémateux ou la polyarthrite rhumatoïde et plusieurs autres moins connues. Vous pouvez trouver 350 études favorables à son utilisation contre le Covid dans ce site : hcqmeta.com

        • On sait maintenant que l’étude dite du LancetGate sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine (HCQ) est à jeter, avec des suspicions de fraudes pour les auteurs de l’article , et un système de revue par les paires qui n’a pas fonctionné (euphémisme).

          Le LancetGate n’est plus un sujet.

  4. Il n’y a que les écologistes pour croire et affirmer que notre planète est un monde fini, fermé et immuable, insensible à toute influence extérieure. Pour des gens qui se prétendent proches de la Nature…
    La Science, la pauvre, a déjà bien dégringolé après l’épisode hystérique de la Covid19.

    Bienvenue au néo moyen-âge.

  5. Moi ce qui m’intéresserait , c’est le volume d’eau dans les océans pas le niveau des océans qui est grandement influencé par la tectonique , la configuration , l’altitude et donc l’érosion des continents qui se retrouvent au fond des océans

    • Fritz, je vous encourage à demander à Vincent Courtillot et à ses collègues à l’IPGP si des changements de la configuration des bassins océaniques peuvent expliquer 20 cm d’augmentation du niveau relatif des mers depuis 1901… je me demande par exemple quelle serait l’activité sismique et volcanique globale qui accompagnerait de tels bouleversements tectoniques ?

      Vous pourriez également leur demander ce qu’ils pensent du fait que les changements observés de la masse des glaciers, des calottes de glace, de l’eau stockée sur les continents (par exemple les barrages), et la dilatation thermique de l’océan expliquent l’augmentation observée entre 1901 et aujourd’hui (et aussi pour des périodes plus courtes débutant en 1971, 1993, 2006), et quelle est leur théorie comment Uranus (et ses copains) ont pu causer ces changements.

      Ensuite on pourrait les encourager à montrer leurs courbes de niveau de la mer induit par Uranus (et ses copains) sur des périodes plus longues, quelques siècles avant 1900. Car la mécanique céleste a ça de beau qu’elle est ultra-précise sur des millions d’années.

      Oui, ce travail est vraiment passionnant.

      • @Anton
        On peut lire en entrée
        “””””. Des revues internationales ont rejeté cet article pour des motifs contestés par les auteurs.””””
        Je n’ai pas lu l’article et ne peux plus lire même le résumé qui est incompréhensible avec tous les
        GSLTGGSLlPGPRASS etc…
        Connaissant les auteurs , je suppose qu’ils ont oublié de parler de CO2, d’augmentation de température et de dilatation de l’eau
        J’aimerais bien effectivement qu’ils comparent les résultats des fontes des calottes aux réajustements isostatiques
        Je sais que pour eux c’est les mouvements orbitaux des planètes autour du soleil qui provoquent tous les cycles climatiques mais je pense que pour des périodes aussi courtes que un siècle , on ne peut pas faire abstraction de l’influence de l’homme sur les outils que sont les thermomètres , les marégraphes en insistant sur leurs emplacements

      • Bonjour Anton,
        Sans parler d’Uranus, l’impact de la lune sur les marées n’est plus à démontrer et reste bien visible.
        Excellent travail me semble-t-il ?
        Les peers reviewers me semblent plutôt partials.
        Mais, il est vrai que les tenants de la théorie du réchauffement climatique anthropogénique en lien avec l’augmentation du taux de CO2 a un avantage ; celui d’avoir avec eux les politiciens et les services secrets des pays qui ont des intérêts cachés et une idéologie peu recommandable.
        Bien cordialement.

  6. Plus on observera le monde avec des instruments puissants et précis, plus on verra de détails.
    Nos ancêtres se fichaient comme d’une guigne que le niveau de la mer monte ou descende de cinq, dix ou quinze millimètres. Et qu’il fasse un ou deux degrés de plus ou de moins n’avait pas de signification pour eux.
    Seule leur importait la météo, au jour le jour, qui avait une influence directe sur les récoltes.

    @fritz
    Il y a effectivement question concernant les conditions des mesures.

  7. Le choix des marégraphes est crucial dans ce genre d’étude sur les variations du niveau marin, variations qui sont toujours relatives car interviennent au moins deux variables, le niveau eustatique et le couple subsidence/soulèvement de nature tectonique. Ainsi des côtes se soulèvent (zones de subduction) ou s’enfoncent plus ou moins régulièrement (marges dites passives, notamment).
    Il y a peu, un article paru dans Contrepoints (https://www.contrepoints.org/2020/02/01/363335-montee-des-eaux-les-dents-de-la-mer-grignotent-elles-les-cotes) montrait la chose suivante, en prenant exemple sur le marégraphe de Brest, souvent utilisé dans ces études. Il montrait la comparaison entre élévation du niveau marin relatif (NMR) au marégraphe de Brest et subsidence (altimétrie satellitaire sur un point proche à terre). La période de mesure du marégraphe est plus longue (1810-2020) que celle de l’altimétrie satellitaire (1999-2020). Les courbes remises à la même échelle (et la courbe de subsidence une fois inversée) montrent que l’élévation du NMR est à peine supérieure à celle de la subsidence. Donc l’élévation du NMR est principalement due à la subsidence de la marge atlantique (au moins pour la période récente correspondant aux mesures GPS). Il vient donc également que le plateau constaté dans la courbe du NMR entre 1810 et 1910 suivi d’une augmentation entre 1910 et 2020 résultent de phénomènes purement tectoniques. Cette remarque est évidemment valable pour tous les marégraphes situés sur les marges atlantiques, par définition subsidentes. On constate d’ailleurs que les pentes de montées du NMR sont variables, signe que la subsidence l’est d’un point à un autre sur ces marges atlantiques.
    A verser au dossier.

    Et surtout se rappeler deux choses basiques :
    (1) les variations constatées du niveau marin sont toujours relatives et non absolues (eustatiques).
    (2) le recul des côtes, quant à lui, n’est pas forcément dû à la montée des eaux car en géologie on apprend que ce recul, sur les côtes à forte énergie des vagues comme celles de la Manche, peut se faire à niveau marin constant. L’érosion des vagues crée une surface d’abrasion faiblement pentée qui mange progressivement le relief. Le phénomène ne s’arrêtera que lorsque cette surface passera au-dessus de la surface topographique. Un calcul simple montre que l’érosion régressive des falaises à partir de l’axe du fleuve Manche (qui coulait lors des bas niveaux glaciaires), sur l’intervalle cumulé des hauts niveaux marins des 10 derniers interglaciaires, est compatible avec le recul mesuré des 70 dernières années sur les côtes françaises.

    • Excellent commentaire qui démolit bon nombre de bêtises complaisamment répandues par le GIEC et les média MSM affidés.
      Les anglo-saxons tendent à équiper leurs marégraphes de balises altimétriques GPS, ce qui permet de lever toute controverse sur la valeur réelle du niveau marin et son évolution en un endroit précis, et devrait réjouir les compagnies d’assurances qui assurent les biens immobiliers sur le littoral.
      Je lisais un article sur la grotte Cosquer près de Marseille, qui se lamentait de son engloutissement prochain et définitif sous l’effet de la montée “catastrophique” du niveau marin. L’entrée de cette grotte (à -37 mètres actuellement) était encore à l’air libre il y a 8000 ans. On peut supposer que le long boyau de 150 mètres qui y mène était lui aussi orné de peintures rupestres aujourd’hui disparues. Dans la grotte, les archéologues ont repéré certains traits gravés se prolongeant de quelques centimètres en dessous du niveau actuel.
      Si l’on consulte le marégraphe de Marseille (bien connu des marseillais sur la “Corniche”, inauguré vers 1850) à 3 ou 4 km à vol d’oiseau de la grotte, on note une montée régulière bien plus faible qu’à Brest de l’ordre de 1mm/ an: La grotte Cosquer ne sera donc pas entièrement submergée avant plusieurs millénaires, n’en déplaise aux catastrophiles réchauffistes.

  8. Je me réjouis de voir que Mr COURTILLOT que l’on n’entendait plus depuis plusieurs mois, se soit à nouveau penché sur le sujet. Humble et toujours à la recherche de la vérité, comme tout grand scientifique qui se respecte, il devrait continuer à intervenir sur le sujet plus souvent.

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