par Samuel Furfari
Article initialement publié le 7 novembre par Science climat & énergie
Alors que s’ouvre la COP30 à Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre 2025, avec près de 70 000 participants attendus, il devient plus que jamais indispensable d’engager une évaluation critique de l’efficacité réelle de ces conférences climatiques. Cette nouvelle édition, par sa démesure organisationnelle, incarne le fossé croissant entre le processus diplomatique et les réalités énergétiques mondiales. Le bilan de trois décennies de négociations climatiques est sans appel : en dépit de l’accumulation de déclarations solennelles et d’engagements ambitieux, les émissions mondiales de CO₂ ont augmenté de 65 % depuis le Sommet de la Terre qui a inauguré le processus de la décarbonation.
Science-climat-énergie a demandé à Samuel Furfari de présenter à nos lecteurs la thèse de son dernier ouvrage, « La vérité sur les COP; Trente ans d’illusions » (également disponible en anglais), une analyse rigoureuse et documentée des échecs successifs de ce processus, et interroge la pertinence de sa perpétuation. Cet ouvrage est dédié au Professeur Ernest Mund, qui fut un contributeur régulier sur Science, Climat, Energie (ici).
L’échec fondateur : le Protocole de Kyoto et ses illusions
COP est l’acronyme de Conference of the Parties (Conférence des États-parties), c’est-à-dire la réunion annuelle des États ayant ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Rio, 1992), afin de s’engager à réduire leurs émissions de CO₂. La première conférence s’est tenue à Berlin en 1995 sous la présidence d’Angela Merkel, alors ministre de l’Environnement dans le gouvernement d’Helmut Kohl. Dès 1994, j’ai assumé la responsabilité du dossier climatique à la Direction générale énergie de la Commission européenne, ce qui m’a permis de suivre dès avant la première COP ces conférences annuelles. Même après avoir quitté cette fonction, j’ai continué à observer ces conférences par intérêt personnel, ce qui m’a permis d’acquérir une vision approfondie du processus, même sans plus y participer directement.
Le Protocole de Kyoto (1997) devait marquer l’avènement d’une gouvernance climatique mondiale contraignante. En fixant pour les pays industrialisés un objectif de réduction de -5,2 % des émissions d’ici 2010–2012, il inaugurait l’ère des engagements chiffrés. La réalité a rapidement déçu les espoirs : l’administration Clinton-Gore des États-Unis, alors premier émetteur mondial, a refusé de ratifier le traité, pourtant négocié par elle, tandis que le Canada s’en est retiré en 2011. Plus grave encore, les mécanismes de flexibilité ont permis un transfert virtuel des émissions plutôt qu’une réduction effective. Entre 1990 et 2010, les émissions mondiales ont augmenté de 32 %, mettant en évidence l’inefficacité structurelle d’un système exemptant les pays émergents de toute contrainte.
Souligner que cet objectif devait être atteint en « 2010–2012 » ― une exigence des écologistes ― n’est pas un détail : cette échéance visait à alimenter le discours d’urgence permanente. Non seulement les objectifs n’ont pas été atteints en 2012, et a fortiori en 2010 ; mais ce procédé entretient une pression constante sur le débat public.
On notera qu’à la COP3 il n’y avait aucun chef d’état et de gouvernement, mais rien que des ministres de l’Environnement et qu’il était donc facile de se mettre d’accord sur des objectifs utopiques.
La débâcle de Copenhague : le révélateur des divisions Nord-Sud
La COP15 de Copenhague, tenue en décembre 2009, était censée marquer un tournant décisif dans la gouvernance climatique internationale en définissant un cadre successeur au Protocole de Kyoto qui avait été un échec inavoué. Cette conférence, pourtant très attendue, se solda par un échec retentissant puisqu’aucun accord juridiquement contraignant ne put être conclu. Ce sommet fit émerger au grand jour une fracture profonde et durable entre pays développés et pays en développement, notamment quant à la répartition des responsabilités climatiques.
Contrairement à Kyoto, la COP15 vit une forte présence des chefs d’État et de gouvernement, qui prirent la main dans les négociations pour éviter que des ministres « écologistes » ne conduisent leurs pays à adopter des engagements trop contraignants, jugés irréalistes compte tenu des enjeux économiques. Cependant, une fois exposées les conséquences économiques dramatiques potentielles d’une décarbonation, de nombreux États firent marche arrière. Il ne fut plus question d’objectifs contraignants ni même indicatifs au niveau global.
Les nations émergentes, en particulier la Chine et l’Inde, menèrent un refus catégorique de toute limitation significative de leur développement économique au nom de la lutte contre le changement climatique. Elles s’appuyèrent sur le principe fondamental de « responsabilités communes mais différenciées », affirmant leur droit au développement économique sans contraintes excessives, au regard des émissions historiques disproportionnées des pays industrialisés. Ces positions furent centrales dans le rejet d’un traité contraignant et connurent une forte résistance sur la scène internationale.
La conférence s’acheva dans un climat de confusion et de tensions diplomatiques, illustrant l’incapacité des instances onusiennes à concilier intérêts nationaux divergents et gestion de biens publics mondiaux.
L’échec de Copenhague a marqué un tournant majeur dans la gouvernance climatique internationale, révélant que le consensus onusien ne pouvait plus dissimuler les véritables conflits d’intérêts stratégiques entre pays développés et pays en développement. Sous la pression des activistes et des médias, les chefs d’État et de gouvernement (Barack Obama, José Manuel Barroso, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Xi Jinping,…) ont été piégés, pressés d’envisager des mesures qui auraient nui à leur économie nationale, mais ils ne cédèrent pas et préférèrent l’échec. Depuis, certains assistent brièvement à l’ouverture des COP pour « être sur la photo », puis quittent rapidement les débats afin d’éviter toute responsabilité quant à l’absence de décisions concrètes. Pris au piège une fois, ils prennent désormais soin de ne plus participer aux négociations.
Le désaccord de Paris : la consécration de l’incantatoire
Présenté en grande pompe comme un succès diplomatique historique, l’Accord de Paris de la COP21 (2015) est en réalité le triomphe de l’art français de la diplomatie. Pendant des mois, la diplomatie française a œuvré pour convaincre un maximum de pays à accepter cet accord international. On notera que ce n’est pas un protocole comme pour Kyoto, car il n’aurait pas résisté aux processus de ratifications dans nombre de pays. Rien que cette considération de droit international démontre la vacuité de ce qui est présenté comme un succès français.
Laurent Fabius, les larmes aux yeux, clamait que c’était un événement historique… mais regardons les faits, dix ans après : c’est surtout un échec monumental. Il fallait bien essayer de sauver le mandat présidentiel de François Hollande, mais manifestement, cette COP n’a pas réussi à inverser la tendance. Hollande n’a même pas eu le courage de se représenter. L’accord de Paris ne lui a servi à rien. Ni à lui ni aux autres si ce n’est de faire croire à l’UE et aux activistes qu’ils avaient inversé la marche du monde.
Dans mon livre, j’ai d’ailleurs intitulé le chapitre qui est dédié à cette COP « Le désaccord de Paris » car ilest vide de substance. Il ne contient rien d’autre que des obligations bureaucratiques, qui n’ont pour effet concret que de créer du travail administratif superflu — ce qui, ironie du sort, génère du CO₂ supplémentaire inutile. Une belle farce écologique car les consommations d’énergies fossiles mondiales n’ont cessé d’augmenter. Leur part reste écrasante, près de 87 % du mix énergétique mondial. Rien dans cet accord ne change réellement les choix énergétiques des États, les énergies fossiles étant toujours plébiscitées car sur dix ans elles représentent 77 % de la croissance de la demande, c’est-à-dire que le gouffre qu’il y a entre elles et les énergies renouvelables ne cesse de se creuser (voir l’article « Addition d’énergie, pas transition : les énergies fossiles restent le socle du progrès » du 18 juillet 2025 dans Science-climat-énergie).
Paradoxalement, l’énergie nucléaire — seule source décarbonée capable de fournir une électricité abondante et pilotable — demeurait jusqu’à la COP 28 marginalisée dans les négociations climatiques internationales. Or, le développement de technologies nucléaires avancées, y compris les petits réacteurs modulaires, représenterait une solution crédible face au double impératif du développement économique et de la réduction des émissions de CO₂ pour ceux qui y croient encore. Persister à exclure cette option du mix énergétique mondial constitue une erreur stratégique majeure, voire une faute historique.
Le tournant géopolitique : la révolte des pays en développement
Le paysage géopolitique a considérablement évolué depuis le désaccord de Paris, marquant une rupture définitive avec le paradigme de la décarbonation. L’ouverture de la « COP29 » en 2024 à Bakou par le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, affirmant que « l’énergie fossile est un don de Dieu », a symbolisé ce changement de cap. Cette déclaration reflète une réalité plus profonde : les pays africains et asiatiques refusent désormais ouvertement toute limitation de leur développement au nom de la lutte contre le changement climatique. Comme le démontrent les besoins énergétiques du continent africain — où 180 millions d’habitants vivent dans des villes de plus de cinq millions d’habitants —, l’électrification ne peut absolument pas reposer sur les énergies renouvelables intermittentes. L’exigence d’une énergie abondante et bon marché devient la priorité absolue, reléguant la décarbonation au second plan.
Ce changement était déjà perceptible dès la « COP » de Glasgow, où le Néerlandais socialiste Frans Timmermans, alors premier vice-président de la Commission européenne, avait convaincu le fantasque écolo Boris Johnson ― bien que se présentant comme conservateur ― de bannir le charbon. Eh bien, ils sont tous les deux hors course à présent, et la consommation de charbon ne cesse de croître. Après Glasgow, nous avons eu droit à des COP organisées chez les pays pétroliers (Égypte et ÉAU) qui ont réorienté la conférence en faveur de la sécurité d’approvisionnement énergétique. Pire encore, à Dubaï, en marge de la COP, une conférence a eu lieu pour relancer l’« énergie nucléaire » : les activistes climatiques ont dû boire le calice jusqu’à la lie. On rappellera que le Premier ministre belge Alexandre De Croo était sur la photo, mais n’a pas pu signé l’accord sur cette relance nucléaire, car son gouvernement était sous la coupe des écolos. Après tout, à observer son parcours, on peut se demander si cet écologiste voulait vraiment être sur la photo par conviction ou par simple hypocrisie.
Observons qu’il a fallu attendre la tenue des COP dans des pays pétroliers pour que les pays en développement commencent à oser, d’abord timidement puis plus courageusement à Bakou, s’exprimer contre la décarbonation. Pendant longtemps, ils ont faire croire qu’ils s’intéressaient à la décarbonation en plaidant pour obtenir des fonds frais de la part des pays de l’OCDE. Ils étaient encouragés par les activistes climatiques qui exigeaient le « transfert de technologies », c’est-à-dire offrir des technologies, comme si la technologie n’était pas une valeur commerciale appartenant à des entreprises privées, et qu’il suffisait de la céder gratuitement aux pays moins nantis. Ce n’est que lorsqu’ils ont compris que l’argent n’affluerait pas comme ils l’espéraient et que la technologie doit s’acheter qu’ils ont osé cesser de soutenir les activistes écologistes.
Comment ne pas voir que dans tout ce processus des COP il n’y a eu que manipulations idéologiques, opportunisme politique et appât du gain ?
L’urgence du développement contre le dogme climatique
Les dernières COP ont montré que la véritable priorité des populations des pays en développement — en particulier la Chine et l’Inde — n’est pas la réduction des émissions de CO₂, mais bien l’accès effectif et rapide au développement économique et social (grâce au recours massif au charbon ― l’énergie qui produit le plus de CO₂ par unité d’énergie fournie ―, Narendra Modi est parvenu à électrifier le milliard quatre d’Indiens). Seule une électrification massive permet le décollage industriel, la création d’emplois et la diminution structurelle de la pauvreté ; c’est ce que demandent les dirigeants africains.
Dès lors, les politiques énergétiques doivent reposer sur des solutions offrant fiabilité, coût raisonnable et densité énergétique — exigences auxquelles seules les formes conventionnelles d’énergie, fossiles et nucléaire, répondent aujourd’hui à l’échelle que réclament ces pays. Promouvoir la décarbonation en privilégiant exclusivement les sources renouvelables intermittentes, c’est condamner d’avance ces nations à demeurer dans un état de sous-développement énergétique chronique. Et elles ne l’acceptent plus, c’est pourquoi les COP ne seront jamais un succès.
Cette réalité vient d’être explicitement reconnue par Bill Gates, qui affirme désormais que la décarbonation ne saurait constituer une priorité, puisqu’aucune catastrophe climatique imminente n’est pas scientifiquement constatée, comme ne cesse de la clamer de nombreux scientifiques y compris dans Science-Climat-Énergie et ceux de l’association Clintel. Cette position, longtemps défendue par de nombreux scientifiques, économistes et penseurs critiques, a été systématiquement marginalisée par une presse trop acquise aux thèses des activistes écologistes, qui leur refuse tribune et débat contradictoire.
L’éradication de la pauvreté nécessite de toute évidence une utilisation massive d’électricité, ce qui implique la construction de centaines de centrales électriques conventionnelles : charbon, gaz, hydroélectrique et nucléaire. Refuser cette réalité, c’est entretenir l’illusion au détriment du sort des populations les plus vulnérables. Les activistes ont d’ores et déjà perdu la bataille du climat ; n’en déplaise à la Commission européenne, qui s’obstine dans une politique de décarbonation économiquement suicidaire, déconnectée des enjeux réels du développement.
Observons que ce ne sont ni les déclarations de Donald Trump ni celles de Bill Gates qui ont mis fin à l’utopie des COP, mais bien les trente années d’échecs persistants que les médias et la Commission européenne ont dissimulés et continuent de dissimuler. Ils portent une lourde responsabilité.
Dans mon livre, je cite de nombreux événements illustrant le caractère erroné de ces rencontres : un ministre de l’environnement sévèrement réprimandé par son Premier ministre pour des décisions insensées ; l’organisation, à Varsovie, d’une conférence pour la promotion du charbon en pleine COP ; des changements de ministres en cours de réunions à cause de leur inefficacité ; ou encore des discussions ubuesques portant sur la taille des réfrigérateurs, lorsque lors de la COP2, l’ambassadeur des États-Unis déclara : « vous n’allez pas décider de la taille de nos réfrigérateurs ». Cette répartie fait directement écho à la célèbre phrase du scientifique de l’atmosphère Richard Lindzen : « Si vous contrôlez le carbone, vous contrôlez la vie ». Il s’agit là, selon lui, du rêve ultime de bureaucrates : prétendre contrôler la vie.
Pour une réorientation fondamentale des priorités internationales
Le constat est sans appel : le processus des COP a échoué dans son objectif fondamental de réduction des émissions mondiales. Sa perpétuation procède désormais d’une routine institutionnelle inutile. Les sommes considérables consacrées à ces conférences — chaque COP coûtant environ 100 millions d’euros — seraient infiniment mieux utilisées pour financer des projets concrets de développement énergétique dans les pays du Sud. L’urgence n’est pas dans l’organisation de nouvelles grands-messes climatiques, mais bien dans la reconnaissance du droit au développement et la fourniture des moyens énergétiques indispensables à sa réalisation.
Retour au Brésil après Rio 1992
Trente ans après la première Conférence des Parties (COP) à Berlin, le bilan est accablant : les émissions mondiales de CO₂ ont augmenté de près de 65 % depuis les engagements adoptés à Rio de Janeiro, illustrant l’échec manifeste d’un processus dirigé par des activistes et des politiques en quête de popularité qui a sacrifié l’action concrète à l’incantation stérile. À la veille de la COP30 de Belém, où quelque 70 000 participants sont attendus, tout indique qu’une nouvelle occasion sera manquée.
Le contraste est saisissant : le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva qui va ouvrir la COP30 vient à peine d’autoriser des prospections pétrolières dans la partie brésilienne de la « marge équatoriale », ce nouvel eldorado qui s’étend du Guyana, via le Suriname et la Guyane française, jusqu’au nord-est du Brésil, au large du fleuve Amazone. Ce vaste bassin, actuellement en plein développement, incarne la collision brutale entre les impératifs économiques et la rhétorique internationale sur le climat.
Si le Brésil aspire à remplir la promesse de Stefan Zweig d’« être le pays d’avenir et de nourrir le monde », il devra nécessairement compter sur une production énergétique abondante — et donc sur une exploitation accrue d’énergies fossiles. Cette orientation est en totale contradiction avec les objectifs affichés de la COP que le pays s’apprête pourtant à accueillir. Comme le montre cet ouvrage, le processus des COP donne malheureusement trop souvent lieu à une hypocrisie récurrente.
En outre, il incombe aux journalistes une lourde responsabilité : celle d’avoir failli à leur mission critique en ne dénonçant pas l’immense farce de ces conférences, contribuant ainsi à entretenir l’illusion d’une décarbonation engagée alors que les dynamiques profondes demeurent inchangées.
Il est temps de tourner la page des illusions climatiques et de reconnaître que la priorité mondiale doit être le développement économique et l’accès à l’énergie pour tous. Comme le démontre l’évolution des positions des pays émergents, l’avenir appartient non pas à la décarbonation idéologique, mais au pragmatisme énergétique qui seul peut répondre aux aspirations légitimes des populations à la prospérité, à la qualité de vie et au bien-être. Le moment est venu d’abandonner un processus onusien qui a fait la preuve de son inefficacité et de réorienter les efforts internationaux vers les véritables priorités : la lutte contre la pauvreté et le développement économique pour tous par l’accès à l’énergie abondante et bon marché.
Faut-il attendre la COP99 pour admettre l’échec ?

Je suis journaliste, à Bayard Service, maison d’édition, et je dénonce depuis des années le mensonge du « CO2 = effet de serre = réchauffement climatique anthropique ». J’ai écrit des centaines de papiers, aucune réponse (si ce n’est pas un aveu). Tout doit aller dans le sens de ce que dictent les Etats.
Mais la vérité éclatera un jour.
Bonne et fraîche nuit…
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Ce sera la troisième guerre mondiale
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En attendant moins quatre ce matin en Alsace ; mais comme la forêt amazonienne émet plus de CO2 qu’elle n’en fixe , on est sauvé ; le climat continuera à se réchauffer , meme si le fossile restera en terre puisqu’on fera du biocarburant en déboisant
Pas de cookies
Fritz
Je me demande vraiment vous pouvez supporter le discours ambiant chez Bayard presse.
Entre les éditos de JC Ploquin qui regrette le recul sur les ZFE en les justifiant par les 48000 morts liés à la « pollution atmosphérique » (chiffre bidon obtenu par modélisation) et les appels répétés pour la décroissance (forcément joyeuse), notamment portés par VMD, j’avoue qu’en tant que lecteur, je sature surtout quand je vois les dégâts que ces discours provoquent chez les jeunes (dont mes propres enfants). C’est d’ailleurs curieux qu’en même temps, le groupe Bayard via la Croix, appelle de ses vœux, la censure contre la « désinformation climatique » (où l’on apprend que contester les EnRi, c’est faire le jeu des climatosceptiques).
La vérité finira par l’emporter mais, en prenant lentement l’escalier.
Je travaille à Bayard Service, qui est une filiale de Bayard Presse. Je suis moins confronté aux articles « alarmo-climatiques » de mes confrères. Qui, de toute façon, sont tellement formatés par le discours ambiant qu’ils écrivent ce qu’on leur dicte. Avec souvent une méconnaissance totale du sujet. Si on fait bande à part, c’est le même chemin que Philippe Verdier, ancien chef météo de France Télévision, licencié pour avoir émis des doutes sur le RCA.
Les COP se terminent toujours de la même façon : au dernier moment, ils vont dire qu’ils ont trouvé un accord. Puis chacun repart : l’Europe avec ses délires coûteux de transition écologique, le reste du monde avec le pétrole et le charbon qu’ils utiliseront jusqu’au bout pour se développer.
56.000 participants à Belem … beaucoup de CO2 !
Sans oublier la venue de paquebots de croisière pour loger ces éminents experts du climat, car il a fallu les faire venir en raison d’une insuffisance de la capacité hôtelière …
Mais les COP se limitent de plus en plus à une guéguerre nord-sud pour faire payer les pays du nord.
J’ai lu – je ne sais plus où, informatin furtive – que les Australients avaient refusé qu’une prochaine COP se tiennent à Sidney. Pourquoi ?
« « « « Sans oublier la venue de paquebots de croisière » » » » »
A ce propos jeudi dernier au 20h de FR2 ; « Léa Salamé » a fait un zoom sur les nouvelles commandes paquebots de croisières XXL des chantiers de l’Atlantique ; bien pour l’industrie , bien pour l’emploi ..cependant en fin de reportage, FR2 n’a pas pu s’empêcher silencieusement de faire un gros zoom sur les bouffées d’échappement ( COUPABLE!!!) ; navire en manœuvre portuaire , ça fume plus dans les transitoires , moins en régime stabilisé en crachant du ; pas bien .
Le shipping fait de gros effort en matière de moindre pollution , les armateurs appliquent MARPOL depuis les années 70. On « lave » les gaz d’échappement des Nox et Sox via les « scrubber » , les moteurs thermiques sont souvent duals ( gazole ou GPL) moins de C02 donc .
https://www.meretmarine.com/fr/construction-navale/man-devoile-son-nouveau-moteur-dual-fuelgpl
Mais on gagne en petits pourcentages ; industrie et armateurs sont en butée , on ne pourra pas essorer plus je pense , d’ailleurs Saade CMA/CGM dit qu’il n’y arrivera pas.
Entendu dit le camarade Janco MAIS démerdez vous !!! CAR : « La lutte pour le climat n’est pas très éloignée d’un effort de guerre » ….
Et VMD qui dit – dans une radio Francequelquechose – qu’une part récente du réchauffement climatique est due à la réduction de pollution des bateaux, ce qui est physiquement exact. Dieu, que les lois de la physique sont dures. Mais elle s’est limitée à ce constat, du reste sans chiffres.
et des oxydes polluants au milieu des océans, c’est un problème?
Merci Monsieur Furfari : magnifique rétrospective, sans fard, de ce que sont les COP depuis leur origine en 1995 à Berlin (j’imprime et j’affiche) : des « machins » ruineux, sans queue ni tête, qui n’ont aucun effet concret dans leur propre domaine de compétence (la diminution des émissions de CO2 jusqu’à leur suppression, or c’est exactement l’inverse qui se produit) et se résument à du bla-bla ou chacun se croit obligé de se montrer sur la photo d’inauguration pour satisfaire l’aile verte, très influente mondialement, de leurs électeurs, mais aussi pour contrôler les débats et brider les mesures écolos trop radicales…
Sans effet, mais ultimes armes néanmoins utilisées par l’Europe (européiste) pour tenter de maintenir son influence morale sur le monde, via l’ONU et le GIEC : vraie « moraline écologiste » qui voudrait culpabiliser les pollueurs au CO2 et les empêcher de développer leur économie, culpabilisation non contraignante cependant qui, de ce fait, a de moins en moins d’effet…
Non contraignante, car l’Europe (européiste) n’a pas (et n’a jamais eu) de force politique pour défendre ses projets, et n’est dorénavant plus soutenue par les Etats-Unis, son bras armé sur le plan climatique, entre autres : l’Europe (européiste) est « un ventre » (selon le projet d’origine de Jean Monnet, marchand de Cognac et homme de Roosevelt antigaulliste, qui voyait dans les Européens avant tout des « consommateurs », et de son porte-voix Robert Schuman), sans ossature, ni axe, ni projet que le simple mercantilisme à l’ombre des armes otaniennes : pas de territoires définis, ni de frontières définitives (on parle de la Turquie, de l’Ukraine et jusqu’à la Géorgie, pays asiatique !), ni de structure claire (Fédération ou Confédération ?) , ni de politique unifiée, ni de responsable écouté et respecté (on connait l’image de Mme von der Leyen dans les instances internationales et le « respect » qu’elle inspire auprès des dirigeants « ayant du poids »)…
Comment sur cette non-base définir une identité européenne ?
On peut néanmoins reconnaître à Macron la volonté (non avouée) d’incarner le rôle du « chef », mais vu sa fragilité politique intérieure on voit mal comment il pourrait s’imposer durablement à l’international, et cela vaut sans doute mieux…
Evidemment il y a le projet « démocratique », mais en l’occurrence il s’agirait davantage d’un projet « démo-gastrique » où l’estomac ne joue pas le beau rôle que pouvait évoquer Ménénius Agrippa dans son « Apologue des membres et de l’estomac », l’estomac vu comme centre de la vie de la Cité et facteur essentiel de cohésion entre le Peuple et le Sénat : comme il n’y a pas de projet politique et que l’on ignore ce que pourrait être réellement une « Europe politique », l’estomac consomme et produit pour le pur plaisir jouissif de la consommation à l’infini, des loisirs, du Hamburger, du Black Friday, de Disneyland, d’Halloween et j’en passe…
Quant à la défense de l’Etat de droit, on a nettement l’impression que la CEDH défendrait de plus en plus l’état de non-droit, mais c’est une autre histoire…
La population Indienne sera le double de celle de la Chine en 2100 et cette dernière sera énorme !
Tout est dit pour l’utilisation des énergies fossiles !
Il faut lire le titre désabusé du New York Times du 16 septembre dernier:
« It Isn’t Just the U.S. The Whole World Has Soured on Climate Politics. »
« Ce n’est pas seulement aux Etats Unis. Le monde entier en a soupé de ces politiques climatiques ! »
Et celui du Monde d’aujourd’hui 21/11 :
COP30 : La présidence propose un nouveau texte sans feuille de route sur les énergies fossiles !
« La France a ainsi dénoncé vendredi « l’omission incompréhensible » des énergies fossiles dans le projet d’accord de la présidence brésilienne. »
Après l’ouverture de la COP 29 par le président de l’Azerbaïdjan qui disait en substance: « Les énergies fossiles sont un cadeau de Dieu », on sent que la fin approche…
« » » » » » » » » » » » » » » » » »« La France a ainsi dénoncé vendredi « l’omission incompréhensible » des énergies fossiles dans le projet d’accord de la présidence brésilienne. » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
La France ? La France ou son président ? Et qu’est-ce qu’il a dit au juste ? Que dit la France dans le projet d’accord de la présidence brésilienne ? J’espère qu’aux prochaines présidentielles en France on règlera le problème au climat
Evidemment il ne faudrait pas ignorer le volet financier de la question, bien évoqué par Samuel Furfari…
« Pendant longtemps, ils [les pays en développement] ont fait croire qu’ils s’intéressaient à la décarbonation en plaidant pour obtenir des fonds frais de la part des pays de l’OCDE. Ils étaient encouragés par les activistes climatiques qui exigeaient le « transfert de technologies », c’est-à-dire offrir des technologies, comme si la technologie n’était pas une valeur commerciale appartenant à des entreprises privées, et qu’il suffisait de la céder gratuitement aux pays moins nantis. Ce n’est que lorsqu’ils ont compris que l’argent n’affluerait pas comme ils l’espéraient et que la technologie doit s’acheter qu’ils ont osé cesser de soutenir les activistes écologistes. »
Lu dans le Figaro du jour, quelques extraits éloquents à ce sujet :
« [ …] On doit aussi rendre compte à nos populations et on ne peut pas leur dire qu’on sera les seuls à assumer l’entièreté de l’effort en termes d’atténuation (des GES, NDLR) et qu’en plus on est les seuls à payer l’addition », a lancé la ministre française [de la Transition Ecologique, Monique Barbut]. »
Plus loin : «… mais aussi des pays qui étaient plutôt avec nous au départ , comme les petites îles, et qui, au fur et à mesure que le temps passe, se disent : « Si on a du financement pour l’adaptation, à la limite, on peut vivre sans un texte sur l’atténuation. » Mais ça ce n’est pas possible », a martelé Monique Barbut, qui redoutait que l’UE ne se retrouve « très isolée » !
Questions innocentes d’un Béotien :
– Le « Sud » attendrait-il beaucoup d’argent du « Nord » pour accepter de « transiter » (apparemment, ce serait la condition « sine qua non ») ?
– Ou bien le Sud espèrerait-il par hasard un transfert de technologies gratuit de la part du Nord ?
– L’UE (la France, en particulier) serait-elle la seule concernée par ce financement hors de prix, comme il semblerait dans l’article ?
– Y aurait-il là essentiellement une histoire de « gros sous », avec une UE vache à lait, après le retrait américain ?
Face au fiasco annoncé, le « dernier carré » s’est rapidement constitué pour sauver l’honneur : selon un projet de Lula d’il y a deux ans, depuis sagement oublié, « une coalition de pays très divers [pour ne pas dire hétéroclites], la France, la Colombie, le Kenya et les iles Marshall » s’est constituée pour « endosser le projet » et « mettre fin à la dépendance au énergies fossiles » !
Rassurons-nous, le 10ème anniversaire du (dés)accord de Paris va bientôt tout sauver, avec notre vaillant Président sabre au clair qui veut commémorer l’évènement comme il se doit et rencontrer les scientifiques du GIEC « au nom du choix de la science contre l’idéologie » (sic) : mais le GIEC, c’est précisément l’idéologie !
Quelle ambiance de fin d’Empire, qui sombre dans la folie : en France on n’a toujours pas de pétrole, plus d’idées, plus de gouvernement, plus de parlement, plus de budget, plus d’argent, mais il nous reste un président arc-bouté sur l’écologisme et son jeu d’ombres mortifère comme ultime illusion d’exister encore… et de pouvoir « sauver la planète » (et surtout son bilan cataclysmique) !
Peut-être que, dans un an et demi, pourra-t-il, comme Néron, s’exclamer sur son lit de mort (politique) : « Qualis artifex pereo ! »
J’avais noté avec ironie et malaise la déclaration de notre président « Make Our Planet Great Again »
Jolie formule en réponse au MAGA bien connu. Mais son auteur est président de son pays.
Notre président est loin d’être légitime pour devenir celui de la planète. Quel vertige!
La planète se débrouillera très bien sans nous.
Quant à notre usurpateur, son rôle est bientôt terminé, Dieu merci.
Il a même pas été fichu de faire la France Great Again, ce président…
Noooon…
Titre du Point de dimanche 23 novembre : ”Arrêtons de croire que les COP vont sauver le monde”.
Diable, le balancier, ou le courant de marée s’inverserait-il ? Sur le cul, là l’on est.
Comme disait le vieux Le Pen, ce qui manque en France c’est une usine à c..illes (à l’usage des politiques, bien entendu). Apparemment, elles commencent à pousser toutes seules, même en hiver.
Je suis moins étonné. J’ai entendu plusieurs fois sa rédactrice en chef, Geraldine Woessner tenir des propos que je trouve réalistes, et qui ne sont pas du tout dans la ligne du parti écocoloalarmiste. C’est au 28 minutes d’Arte.
J’en suis presque étonné qu’ elle reste invitée sur les plateaux. pluralisme oblige, peut être
Et sur d’autres sujets, elle n’a pas peur non plus d’aller à contrecourant des pensées convenues.
Merci madame
Serge , ne te fais pas de soucis , tant qu’on aura du charbon en Chine , du pétrole en Russie et aux USA et dans les pays arabes, du gaz ( de l’H2) en Lorraine ; tout ira bien ; le CO2 continuera à monter et les COP rassembleront de plus en plus de riches branleurs à travers le monde
Bonjour
Plus haut j’évoquais MARPOL et ses annexes relatives à la limitation des rejets ( annexe IV) et traitement des gaz d’échappement ( annexe VI)
Dans son annexe VI nouvellement amendée l’OMI rentre dans le lard en mode coercitif à imposer taxes/pénalités aux armateurs qui n’afficheraient pas de volonté pour tendre vers un net zéro 2050. MAIS sous grosse pression américaine le texte a été reporté ….
Debut de citation
« Coup de théâtre à Londres : l’adoption du « Net Zero Framework *» reportée
« Un projet ambitieux pour décarboner le transport maritime
Le projet Net Zero Framework (NZF), pierre angulaire de la stratégie climatique de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), vise à éliminer les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime d’ici (ou autour de) 2050. Ce cadre inclut un mécanisme économique inédit de taxation des émissions au niveau mondial, assorti d’un système de redistribution des fonds. Le 17 octobre dernier à Londres, ce schéma devait être soumis au vote puis adopté. Deux conditions étaient nécessaires pour son adoption : une majorité d’au moins deux tiers des voix exprimées (un pays = une voix) et une représentativité tonnage : les votes des états de pavillon favorables devant représenter au moins 50 % du tonnage mondial »
Un consensus attendu… jusqu’au coup de force diplomatique
Pressions et menaces : une escalade sans précédent
Les États-Unis ont ainsi orchestré un véritable coup de force diplomatique, assorti de menaces explicites envers les pays favorables à l’adoption, en particulier les pays en développement. Ainsi, les US promettent – en clair sur le site internet gouvernemental – des sanctions économiques comme l’augmentation des frais d’escale, des blocages pour l’obtention de visas des équipages, des menaces de détention de navires battant pavillon de ces pays, voire des mesures visant directement et à titre personnel les membres des organisations ou des pays soutenant le NZF, le tout accompagné d’une nouvelle et virulente diatribe contre l’Europe, accusée « d’exporter une réglementation climatique néo-coloniale…
fin de citation
https://jeunemarine.fr/2025/11/coup-de-theatre-a-londres-ladoption-du-net-zero-framework-reportee/
Voir carte source DNV
• pour ; UE , Brésil , Australie
• contre ; USA-Inde-Chine-Russie-KSA ….
Sur le fond ; pour gagner en conso, ou en « energy saving » déjà on optimise les coques en moindre traînée , on opte pour des peintures silicone pour diminuer la rugosité de surface ET on a la solution GNL ; peu de Nox/Sox moins 20 % de CO2 mais ça pète malgré tout le méthane! La quantité de gaz d’échappement est évidemment en rapport de la puissance motrice navire ; 80 MW et plus sur un gros porte conteneurs .
L’idée réside donc en un forçage punitif taxe pour contraindre l’industrie d’aboutir à des solutions techniques NZF , mais comment ? Monsieur Jancovici , dites aux ingés du domaine comment faire , abstraction du mode compagnie des Indes orientales ?
Perso ; difficile de critiquer MARPOL qui depuis plus de 50 ans améliore ….mais là on pousse le bouchon au risque de tuer le shipping.
Alors dans ce registre , en France le dispositif « certificat d’économie d’énergie » va être appliqué dès janvier en des augmentations à nous faire les poches.
https://www.ouest-france.fr/economie/transports/carburants-essence-diesel/info-ouest-france-prix-des-carburants-cette-hausse-cachee-qui-va-affecter-les-automobilistes-en-janvier-12fd1b58-c6f5-11f0-87d4-6087669916a8
Pendant ce temps là Madame Masson Delmotte va au charbon en défendant son bifteck…Son activisme militant pousse la « branche armée » Quota Climat à dénoncer les mal-pensants à l’ARCOM
https://www.facebook.com/franceculture/posts/confrontée-au-climatosceptiscisme-et-à-la-contestation-des-faits-scientifiques-d/1342670064571419/?locale=fr_FR
Sinon côté éolien , les îliens et continentaux littoraux de Bretagne Sud sont vent debout contre le projet pharaonique du parc éolien. Éoliennes flottantes de 300 mètres de haut.
https://www.breizh-info.com/2025/11/21/253868/eolien-en-mer-bretagne-sud-une-fronde-municipale-inedite-face-au-projet-de-rte/
La balle est dans le camp du préfet…….et bien entendu l’initiative est appuyée par Dominique Voynet qui ministre à l’époque de l’Erika ( j’y étais avec seau et pelle) disait « c’est pas la catastrophe écologique du siècle » .
Alors DV a ? ( avait ) une maison à Groix ; si elle y réside toujours en mode été , de la pointe des chats elle pourra bientôt admirer l’œuvre en question qui fait l’adhésion parisienne.
DV est aussi le fer de lance du saccage nucléaire français ; c’est du reste pour ses compétences en la matière qu’elle siége au sein du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire ….on ne sourit pas , outre ces fonctions elle est signataire de ce projet inquisitoire ( bulle du pape)
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/PNREANR5L17B1853.html
Enfin les littoraux sont des ignares invétérés , ils n’ont même pas leur certificat d’études. D’abord s’opposer « aux moulins à vent » c’est de la désinformation contagieuse ; vous n’avez pas le droit d’être contre , si vous persistez on va vous laver le cerveau , vacciner à la vaseline sémantique ou pire vous couper le jus , voilà bienfé ;
« Qui voit Groix voit sa croix »
Flotte de thoniers dundee décimée dans la tempête de 1930 , plus de 200 victimes . Les souvenirs restent, on vit avec le littoral , que les donneurs de leçons ( promo science-po 2023 ) s’abstiennent.
Amen
Pour le transport maritime, pourquoi ne pas utiliser la propulsion nucléaire qui a fait ses preuves sur nos sous-marins stratégiques et d’attaque ainsi que sur le PAN grand Charles.
Le retour d’expérience de la Royale devrait être mis à la disposition de nos chantiers navals et relancer ainsi en France la construction navale de navires de commerce autres que de luxueux paquebots de croisière !
J’ai lu ou entendu que la propulsion nucléaire devait être réservée aux engins militaires, car sous contrôle d’états, et que laisser le monde civil, tous pays, était un risque. ça me semble crédible
j’y avais pensé forcément mais la question vers JMJ portait à trouver une solution à la motorisation actuelle et future des poids lourds du shipping . Ils tous propulsés au 2 temps dont puissance varie de 50 à 80 Mw , Techniquement outre la solution GNL j’vois pas , sinon jouer sur le curseur vitesse et déplacement difficilement compatible avec l’optimum éco armateur , Saadé CGA CGM dit qu’il n’y arriverait pas.
Alors contraint et forcé la solution nuc ?
– Y aurait viscosité et frein à main des ONG verte . Un coup à ce que Green peace se fasse hara-kiri.
– Les brises glace RU sont nuc , dans les années 60 les Youesse avaient conçu le fameux cargo nuc cf « NS Savannah »
– On a 2 types de réacteurs ; ceux a uranium hautement enrichi ( UHE ) et ceux faiblement enrichi ( UFE) . Les nôtres, K15 actuel ( 150 MWt) et futur K22 (225 Mwt) sont UFE , ce qui nécessite dépose pour recharge tous les 10 ans. Russes et US sont UHE montés à vie.
– Le nucléaire multiplie le coût de possession d’un navire par 10 voire bcq Plus ; coût de possession soit coût étude construction + maintenance et formation équipage
– Côté réacteurs ; Trop grosse contrainte d’intégration ; tout le maillage structurel compartiment propulsif à adapter au safety nuk , blindage et menace collision .
– Côté turbine ça impose un bloc turbo réducteur et une ligne d’arbre ainsi qu’en connexe tout le piping caloporteur vap et autres des circuits 1 et 2
– Les gros 2 temps actuelles sont en simple attaque directe hélice ,
– En terme de puissance un 80 Mw ( PC Merck à 25 nds) mécanique hélice supposerait un réacteurs d’environ 200 Mw thermique , bref du volume pour loger cœur et machinerie et cheveux blanc à l’armateur
– Et puis en l’état de la réglementation pas sûr que tous les ports acceptent escale commerciale des nuc
Dans le coût de possession faut aussi intégré le coût de dépollution deconstruction
Dans cette perpective on serait à puissance 10 épisode CLEM amianté.,
Les métastases vertes diffusent sévèrement avec nos impôts:
https://frontpopulaire.fr/international/contents/lobby-fantome-lenquete-qui-embarrasse-deja-bruxelles_tco_31562002