La rupture de l’iceberg A-76 n’est pas liée au changement climatique

Un bloc de glace d’environ 170 km de long sur 25 km de large, pour une surface totale de 4 320 km² s’est détaché de la plateforme glaciaire de Ronne, située près de la base de la péninsule antarctique.

Baptisé A-76 par les scientifiques, ce géant est désormais considéré comme le plus gros iceberg flottant au monde, détrônant ainsi l’A-23, d’une superficie de 3.380 km2, qui dérive lui-aussi dans la mer de Weddell.

L’A-76 ne bat pas la taille du plus grand iceberg précédent, le B-15, qui a été découvert en 2000 et qui avait une superficie de 11 000 kilomètres carrés avant de se briser en plusieurs petits icebergs.

Le vélage est un processus naturel : les barrières de glace s’avancent continuellement sur le dessus de l’océan sous l’effet de poussée gravitationnelle, les éloignant de la côte. Typiquement, le front d’une barrière de glace va s’étendre pendant des années voire des décennies entre les différents épisodes de vêlage d’icebergs.

La rupture du A-76, qui devrait bientôt se scinder lui-même en deux ou trois morceaux, n’est pas liée au changement climatique, a déclaré à Reuters Ted Scambos, chercheur en glaciologie à l’université du Colorado. La Ronne et la Ross, une autre plateforme de glace, se sont « comportées de manière stable et quasi périodique » au cours du siècle dernier et au-delà. La glace de l’A76 flottant déjà dans la mer avant de se desceller de la côte, son détachement ne fait pas augmenter le niveau des océans, a-t-il assuré.

Ce diagnostic a été confirmé par la glaciologue Catherine Ritz, directrice de recherche à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble :

On ne peut pas en conclure que le vélage de cet iceberg est une conséquence du réchauffement climatique car il était prêt à partir…

Catherine Ritz (France Inter le 20 mai 2021)

Pour une information plus détaillée sur les glaciers de la péninsule antarctique, lire notre article : La fonte des glaciers de l’antarctique : réchauffement climatique ou variabilité naturelle

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Une réflexion au sujet de « La rupture de l’iceberg A-76 n’est pas liée au changement climatique »

  1. OK. Les ruptures de plaques de glace (d’eau douce) et de glaciers flottant sur l’eau en Antarctique et au Groenland est bien documentée… Il y avait eu le glacier Peterman il y a dix ans environ au nord du Groenland.

    Ce qui me choque c’est que l’article (et il n’est pas le seul) parle de “réchauffement climatique” qui ne serait donc par la cause de ces ruptures.
    A mes yeux un “bon” climatoréaliste ne doit jamais prononcer les deux mots liés “réchauffement climatique”, puisque nous nions formellement le caractère “climatique” du présent réchauffement.
    Il faut se contenter de dire systématiquement “du réchauffement de 1°C observé depuis un siècle”.
    Ce qui n’a pas changé le “climat” !
    En utilisant, même sans s’en rendre compte, les mots de nos opposants, nous les renforçons dans leurs idées…..
    S’il n’y a pas de “réchauffement climatique”, n’utilisons jamais un mot de quelque chose qui n’existe pas !
    HENRI VORON

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