Vidéo de l’intervention de Vincent Courtillot lors de la conférence du 19 octobre 2018

L’association des climato-réaliste a organisé le 19 octobre 2018, une conférence sur le thème « l’alarmisme est-il justifié au regard de l’état de la science du climat ? ». Au cours de cette conférence deux grands scientifiques sont intervenus : Richard Lindzen [1] et Vincent Courtillot [2].

Nous publions ci-dessous la vidéo de l’exposé de Vincent Courtillot. (pour télécharger la présentation Powerpoint de son intervention, cliquer ici).

Nous sommes en train de sous-titrer la vidéo de Richard Lindzen ; elle sera mise en ligne dès que possible.

Résumé de l’intervention de Vincent Courtillot.

Vincent Courtillot nous a fait part de quelques uns des résultats récents de son équipe, qui lient le climat à l’activité solaire. À l’aide d’une méthode mathématique plus précise que la classique analyse de Fourier (qui permet de décomposer une courbe en somme de sinusoïdes mais a le plus grand mal à traiter des signaux qui ne sont pas exactement périodiques, tels les cycles solaires – dont la durée varie de 10 à 14 ans), il semble aujourd’hui possible de relier l’activité solaire à plusieurs variables climatiques (Oscillation décennale du Pacifique, Oscillation Multi décennale de l’Atlantique, El Niño…) avec une précision impressionnante. Vincent Courtillot a aussi expliqué que les « solaristes » qui, comme lui, estiment que les variations climatiques s’expliquent principalement par l’activité de notre étoile, n’ont pas une mais deux cordes à leur arc. La première, la plus connue, est celle de l’influence des rayonnements cosmiques, une idée portée aujourd’hui par Henrik Svensmark et Nir Shaviv (qui ont publié en 2017 un article dans la revue Nature sur le sujet). La seconde, moins connue mais qui pourrait être complémentaire de la première, se fonde sur l’influence du soleil sur la magnétosphère.


[1] Richard Lindzen est physicien, membre de l’Académie américaine des sciences. Professeur en sciences de l’atmosphère au MIT, il a été l’un des principaux auteurs du chapitre 7 du 3eme rapport d’évaluation du GIEC sur le changement climatique.

[2] Vincent Courtillot est membre de l’Académie des sciences, professeur de géophysique à l’université de Paris-Diderot et ancien directeur de l’Institut de physique du globe de Paris. Il a publié de très nombreux articles dans les revues scientifiques internationales.

Partager